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Cinq grands films sur l’alcoolisme

- 1 septembre 2014

5) Arthur, de Steve Gordon (1981)

Dans le rôle du saoulon sympathique, Dudley Moore est irrésistible… Et que dire de son impassible valet, joué par Sir John Gielgud, qui croque avec gourmandise dans chacune de ses répliques? Ajoutez la chanson-thème de Cristopher Cross (If you get lost between the moon and New York City, the best that you can do is fall in love…), et vous avez l’une des grandes comédies des années 80…

 

 

 

4) Under the Volcano, de John Huston  (1984)

 

L’increvable John Huston adapte l’inadaptable roman de Malcolm Lowry, racontant la descente aux enfers d’un diplomate alcoolo…  Les scènes montrant la cérémonie des morts mexicaine est inoubliable… Maladroit, inégal, prétentieux mais extraordinaire malgré tout… Un grand film malade, comme dirait Truffaut… Avec l’excellent Albert Finney qui en met des tonnes, comme toujours…

 

 

 

3) The Days of Wine and Roses, de Blake Edwards  (1962)

 

Jack Lemmon (le comédien préféré de Kevin Spacey) est génial dans le rôle d’un attaché de presse qui tombe tête première dans la bouteille… La scène où il détruit une serre dans l’espoir de trouver une bouteille qu’il avait cachée dans une plante est un morceau de bravoure… Un drame rempli d’amertume, réalisé par le très sophistiqué Blake Edwards… Un Mad Men en noir et blanc, avec la musique magnifique du grand Henry Mancini…

 

 

2) Un dernier pour la route, de Philippe Godeau  (2009)

 

L’histoire vrai d’un grand reporter qui est devenu une véritable loque… Trois raisons de voir ce film: François Cluzet, François Cluzet et François Cluzet… La scène où il cale frénétiquement des bouteilles de vin est pathétique…

 

 

1) Leaving Las Vegas, de Mike Figgis  (1995)

 

Un homme s’enferme dans un motel miteux avec une prostituée et boit jusqu’à ce qu’il crève… LE grand rôle de Nicolas Cage… Le gars n’est pas triste, il ne veut pas s’en sortir — il veut juste qu’on le laisse tranquille pendant qu’il boit sa vie… La scène du début, où il remplit son panier de bouteilles d’alcool, est à la fois drôle et tragique…  Et il y a Elizabeth Shue… Ah, qu’est-il advenu de toi, Elizabeth? Où es-tu?

 

 

 

C’est pas physique, c’est électrique (extrait)

- 1 septembre 2014

Dans le privé, ce n’est pas suffisant d’avoir une bonne idée. Tu dois tenir compte des réalités du marché, faire des études, voir si les gens sont intéressés à acheter ton produit, quel prix ils seraient prêts à payer, etc.

Bref, tu dois t’assurer que l’eau est profonde avant de sauter ! Tu n’investis pas des sommes importantes aveuglément, tu testes le terrain, tu vois si ton idée est réalisable et si elle tient la route…

Mais au public ? Bof, on s’en fout, au y’âble la dépense !

« On va installer des bornes électriques, et les gens vont se mettre à acheter des autos électriques… »

Eh bien, le miracle tant attendu ne s’est pas produit.

Les Québécois n’ont pas troqué leur bon vieux moteur à combustion pour des piles.

Pourquoi ? Parce que les autos électriques sont trop chères.

 

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À gauche ou rien

- 1 septembre 2014

Amis lecteurs, j’ai un sacré scoop pour vous !

Je viens de mettre la main sur la question qui sera posée aux Québécois lors du prochain référendum sur la souveraineté.

Elle a été rédigée par Marc Laviolette, du SPQ-Libre, l’aile gauche du Parti Québécois.

 

« Voulez-vous que le Québec se sépare du Canada et devienne un pays socialiste indépendant avec un nouveau code du Travail qui interdit les lock-outs, des régimes de retraite à prestation déterminée pour tous les travailleurs, une réglementation interdisant l’exploitation de nos ressources naturelles, des pistes cyclables sur toutes les rues, un financement stable des groupes progressistes et féministes, une redistribution équitable des richesses produites par les méchants capitalistes, une politique internationale axée sur la résolution pacifique des conflits, une reconnaissance pleine et entière des droits de nos frères autochtones, une politique économique non assujettie aux lois du marché et un système d’éducation libre et gratuit du primaire à l’université afin que nous puissions construire tous ensemble une société basée sur les idéaux les plus élevés de liberté et de justice sociale et ainsi devenir le plusse meilleur pays du monde ? »

 

Bon, j’avoue, c’est un peu long.

Mais c’est un début, non ?

Moi, si j’étais Marc Laviolette, j’inclurais aussi l’annulation des traités de libre-échange, la nationalisation du tabac, le bannissement des concours de beauté, la démolition du Dix30 et des Galeries de la Capitale, l’obligation pour les multiplex de consacrer 80 % de leurs salles à la projection de films québécois et l’interdiction de tester des médicaments contre la sclérose latérale amyotrophique sur les poissons-zèbres.

 

 

LA CASQUETTE DU CAPITAINE

 

 

Chaque fois que Pierre Falardeau entendait un indépendantiste dire qu’il fallait arrimer la souveraineté du Québec à un projet de société, il explosait.

« Comme si la lutte de libération nationale n’était pas, en soi, un projet de société, tonnait-il. Le bateau coule et des passagers veulent discuter de l’aménagement intérieur de la chaloupe. Ramons, câlice! On discutera ensuite de la couleur de la casquette du capitaine ou de la forme des rames. L’indépendance n’est pas le paradis. Ce n’est pas la solution à tous nos problèmes. Mais il s’agit de choisir enfin. Ou le statut de nation annexée à jamais, ou la liberté. »

Pauvre Falardeau…

Je suis sûr que s’il pouvait entendre Marc Laviolette parler, il ferait des culbutes dans sa tombe.

Falardeau était un indépendantiste, un vrai.

Il plaçait l’indépendance du Québec au-dessus de toute autre cause. Pour lui, l’important n’était pas de créer une République socialiste ou un Paradis libertarien en Amérique du Nord, c’était de sortir le Québec du Canada, point.

S’il avait été convaincu que seul Robert Bourassa pouvait y arriver, eh bien, il se serait bouché le nez et aurait appuyé Robert Bourassa, c’est tout.

 

DU TATAOUINAGE

 

 

Aujourd’hui, malheureusement, l’indépendance n’est plus perçue comme une fin en soi, mais comme un moyen.

Un pas de plus dans le long cheminement qui mènera inexorablement la classe ouvrière vers le paradis.

Pendant que les fédéralistes se serrent les coudes et parlent d’une seule voix, les indépendantistes se chicanent sur le nombre de pistes cyclables qu’on construira dans un Québec indépendant…

Et si c’était à cause de ce maudit niaisage que l’option piquait du nez ?

 

 

Pour qui parle le Bloc? (extrait)

- 28 août 2014

Le Bloc est un parti politique — et comme tout parti politique, son but est de rassembler le plus de gens possible.

Plus il y a d’électeurs qui votent Bloc, plus le Bloc aura de la légitimité pour effectuer les changements qu’il souhaite faire.

Or, Mario Beaulieu est un activiste qui s’adresse d’abord et avant tout à des militants crinqués à bloc.

Avez-vous vu la vidéo montrant l’ex-président de la Société St-Jean-Baptiste faire le tour du centre-ville de Montréal sur une calèche ?

Surréaliste. On croirait un sketch de RBO.

Le gars chiale contre tout ce qui a un nom à consonance anglaise. « Levi’s ? Bouhouhou ! Burger King ? Chou ! »

 

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Pourquoi la police est-elle syndiquée? (extrait)

- 27 août 2014

Les policiers devraient être neutres.

Or, comment un policier syndiqué peut-il être neutre devant des manifestants qui sont membres d’un syndicat affilié au sien ?

Les manifestants qu’il est censé surveiller (et arrêter, si jamais ils dérapent) se battent pour améliorer SES conditions de travail ! Pourquoi sévirait-il contre eux ?

On a vu ce que cette situation conflictuelle peut donner, l’autre jour, à l’Hôtel de Ville de Montréal.

Des policiers qui font des « high-fives » aux manifestants et qui regardent ailleurs quand ceux-ci foutent le bordel et collent des affiches…

 

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