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Le procès (extrait)

- 16 avril 2014

À les entendre, l’artisan de la charte serait le grand responsable de la débâcle du 7 avril.

Quand la charte hissait le PQ au sommet des sondages, tous les péquistes voyaient Drainville dans leur soupe. C’était le successeur tout désigné de Pauline Marois, on vantait son ton rassurant, son doigté, le tact avec lequel il avait piloté ce dossier potentiellement explosif…

Mais maintenant que l’appui pour la charte ne s’est pas transformé en votes pour le PQ, il serait le grand méchant extrémiste qui a mené le parti à la boucherie en divisant le vote francophone.

Quel manque de reconnaissance…

Un jour, tu es le Golden Boy que tout le monde courtise. Le lendemain, un pestiféré que tout le monde fuit.

 

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L’intégrité, une valeur surfaite (extrait)

- 15 avril 2014

Lorsqu’il est question de fraude, les Québécois se montrent très complaisants.

« On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs », « Ça fait parte de la game », « Tout le monde le fait », « Que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre », etc.

On connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a payé un peintre en dessous de la table, qui a triché l’impôt, qui a travaillé au noir, qui garde des enfants sans rien déclarer au gouvernement ou qui empoche de la CSST en jouant au golf…

Pas étonnant que Les Bougon ait remporté un tel succès. Outre la qualité des textes et le jeu des comédiens, les Québécois ont toujours ressenti une certaine sympathie pour les Wheeler Dealers qui fourrent le système.

 

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De l’importance d’être constant (extrait)

- 13 avril 2014

Yves Desgagnés, le metteur en scène des discours de Pauline Marois (« Parlez clairement, regardez les gens dans les yeux et soyez déterminée » — par ici la facture) retourne au théâtre après 18 mois d’absence.

Sa première mise en scène ? De l’importance d’être Constant, d’Oscar Wilde, qui sera présentée au TNM cet automne.

On ne pouvait rêver d’un choix de pièce plus ironique.

En effet, s’il y a une chose qui a manqué au PQ au cours de la dernière campagne, c’est bien la constance !

 

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Fin d’une époque, fin d’une idée (extrait)

- 13 avril 2014

La pierre de lance du projet souverainiste était la culture, et la culture s’en va chez le diable.

Prenez ce qui arrive au cinéma québécois. Pour certains, la crise que traverse présentement notre cinéma est un détail, une anecdote. Pour moi, c’est un signe d’un phénomène beaucoup plus important.

Dans les années 70, au plus fort du mouvement souverainiste, les Québécois allaient voir les films faits ici, ils aimaient se voir sur un grand écran.

Les gens faisaient la queue pour voir Tiens-toi bien après les oreilles à papa, Les Ordres, J’ai mon voyage, Mon oncle Antoine, Bingo, La vraie nature de Bernadette…

On chantait en chœur les tounes de Ferland, de Piché, de Dubois, de Charlebois, de Dufresne, d’Offenbach, on était 300 000 sur le mont Royal à rêver le pays avec nos chanteurs, nos écrivains, nos artistes…

La souveraineté surfait sur une énorme vague d’affirmation culturelle. Nous étions fiers de qui nous étions.

Aujourd’hui, cette vague s’est éteinte. 

 

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La tête dans le sable (extrait)

- 10 avril 2014

Dans Le Devoir, Bernard Descôteaux rappelait une phrase que Pauline Marois a prononcée au lendemain de l’élection catastrophique (une autre) de 2007, alors que le PQ, sous André Boisclair, n’avait réussi qu’à récolter 28,4 % des voix.

« Dans notre désir de faire ce que nous croyions être le mieux pour les gens, nous avons oublié d’entendre ce qu’eux considéraient être le meilleur pour eux-mêmes… »

Voilà. Tout est là.

C’est bien beau, croire dur comme fer que tu as raison. Mais, comme disait Jean Renoir dans La Règle du jeu, « tout le monde a ses raisons ».

 

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