Archives pour la catégorie ‘Franc-parler

Les indépendantistes québécois et l’Écosse: se contenter de peu…

- 19 septembre 2014

«C’est une grande avancée du mouvement souverainiste. Je reviens au Québec inspiré par la démarche écossaise», a déclaré Alexandre Cloutier.

Je rêve ou quoi?

C’est ce que souhaitent les péquistes: perdre par 10 points ? Ça ferait leur affaire, ça les remplirait de joie?

Ben coudonc. Il y a des gens qui se contentent de peu.

 

 

Au théâtre ce soir: l’amitié en question

- 19 septembre 2014

ART, de Yasmina Reza… Trois amis se disputent parce que l’un d’eux a acheté une toile trop « conceptuelle »…

 

 

 

 

Une pièce géniale sur l’amitié…. Et si, derrière toute relation amicale, se cachaient de la haine, du ressentiment, de la jalousie et de l’agacement?

 

Et si c’était effectivement le cas… So what? N’est-ce pas le lot de toute relation humaine?

 

Contrairement à trop de pièces contemporaines, ce n’est pas la mise en scène qui prime, ici, mais — ô scandale — le texte et le jeu des comédiens…

 

Pierre Arditi est particulièrement génial…

 

 

Acheter des votes avec l’argent public

- 19 septembre 2014

On dit souvent que le gouvernement doit gérer comme « un bon père de famille ».

Quand tu es endetté jusqu’au cou et que tu n’as pas une cenne dans tes poches, tu n’achètes pas une console XBox à tes enfants.

Et quand tu viens de perdre ton emploi, tu n’amènes pas ta blonde dans le sud même si tu lui avais promis il y a six mois.

Tu lui dis : « J’aurais bien aimé respecter ma promesse, mais la situation a changé et je n’ai plus les moyens de t’offrir ce cadeau. J’espère que tu comprends… »

 

 

C’EST MA TOURNÉE !

 

 

Le hic, avec la situation actuelle, est que le gouvernement dit à ses « enfants » qu’il n’a plus les moyens de respecter les ententes qu’il avait signées quand il roulait carrosse… alors qu’il continue de dilapider son fric à droite et à gauche !

Comment veux-tu convaincre ta famille de se serrer la ceinture si tu continues de faire la bamboula, de manger dans des restaurants quatre étoiles et de payer des tournées à tes chums ?

Ou t’es sur la paille, ou tu ne l’es pas. Ça ne peut pas être les deux à la fois.

C’est sûrement ce que vous avez pensé lorsque vous avez lu l’excellent dossier de mon confrère Jean-François Cloutier sur Investissement Québec, hier.

Comment le gouvernement peut-il dire qu’il est au bout du rouleau et pris à la gorge, alors qu’il pompe des millions de dollars dans des entreprises qui ont un pied dans la tombe ?

Aider une entreprise en santé qui traverse un moment difficile, soit. Mais quand tu investis des millions de dollars dans une entreprise bancale qui déclare faillite quelques mois après avoir reçu ton chèque, c’est que quelqu’un n’a pas fait sa job.

 

 

ACHETER DES VOTES

 

 

Une de mes anciennes voisines a déjà travaillé pour la Société générale de financement. Elle analysait les dossiers de différentes entreprises pour savoir si l’État québécois devait les aider ou pas.

Elle m’a dit qu’il lui arrivait souvent de rejeter des dossiers. Les entreprises qui demandaient de l’aide n’avaient pas les reins assez solides, leur santé financière était trop fragile, leurs chances de se sortir du trou ne semblaient pas assez grandes, etc.

Bref, le risque lui paraissait trop grand.

Or, même si ma voisine recommandait à ses patrons de ne pas donner un sou et de passer leur tour, il arrivait souvent, me dit-elle, que la SGF décide quand même d’investir dans ces entreprises qu’elle jugeait moribondes !

Pourquoi ? « Parce que c’était des dossiers politiques », croit-elle.

On n’investissait pas de l’argent dans ces entreprises parce qu’on croyait que ça rapporterait des sous et que ça sauverait des emplois, non.

On investissait de l’argent dans ces entreprises parce qu’on savait que ça rapporterait des votes !

 

 

DÉTOURNEMENT DE FONDS

 

 

Le gouvernement du Québec pompe chaque année des centaines de millions de dollars dans un fonds spécial discrétionnaire administré par Investissement Québec pour répondre aux demandes des élus !

Cet argent ne va servir qu’à une seule chose : acheter des votes.

Vous trouvez ça normal, vous ?

Quelle est la différence entre ça et ce qu’on entend à la Commission Charbonneau ?

 

 

DGE: 15 ans de réflexion (extrait)

- 19 septembre 2014

En octobre 2013, le DGE a déposé six plaintes contre le parti Équipe Montréal de Richard Bergeron car certaines affiches n’indiquaient pas le nom de l’agent officiel ni celui de l’imprimeur.

Ça, c’était important ! Ça, c’était une urgence !

Mais un imposant système de fraude, de collusion et de corruption mis sur pied pour financer illégalement des partis à coups de milliers de dollars ?

Bof… Merci pour l’info, on va s’asseoir tous ensemble au bureau et voir ce qu’on peut faire.

« Hey, Gaétan, peux-tu organiser une réunion pour savoir quand on va organiser une réunion sur ce sujet ? »

 

(Pour lire le texte au complet, cliquez ici…)

 

 

Tirer la couverture

- 17 septembre 2014

Aux Gémeaux, Guy A. Lepage et Marie-Josée Turcotte ont dénoncé les compressions imposées à Radio-Canada.

Une productrice a critiqué les coupures effectuées dans le programme des crédits d’impôt.

Les médecins ne veulent pas étaler leur hausse de salaire sur neuf ans.

Les employés municipaux ne veulent pas modifier leur régime de retraite pour permettre aux municipalités de mieux respirer.

 

 

ET MOI, ET MOI, ET MOI

 

 

Chaque jour, la liste des organismes, des syndicats, des corporations ou des associations qui pourfendent les compressions imposées par les gouvernements s’allonge.

« C’est un scandale ! On remet en cause nos acquis ! On nous demande de couper ! On nous oblige à offrir moins de service ! »

Faire des sacrifices pour le bien de la collectivité ? Oui, certes… Mais pas moi. Pas nous.

Comment voulez-vous qu’on se sorte du trou si personne n’est prêt à se serrer la ceinture ? Si tout le monde et son frère tire la couverture de son bord ?

« La nation, comme l’individu, est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements », écrivait l’historien Ernest Renan.

C’était en 1880. Quand les mots « effort », « sacrifice » et « dévouement » voulaient encore dire quelque chose.

Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir ce qu’on pourrait faire pour l’État, mais ce que l’État pourrait faire pour nous.

Comme le chantait Jacques Dutronc, deux ans avant Mai 68, la pseudo-révolution sociale qui sonnait en fait l’avènement de l’individualisme et de la société de consommation :

« Sept cent millions de chinois / Et moi, et moi, et moi / Avec ma vie, mon petit chez-moi / Mon mal de tête, mon point au foie / J’y pense et puis j’oublie / C’est la vie, c’est la vie… »

 

 

TOUJOURS PLUS

 

 

Remarquez, je ne juge personne. Je ne me place pas au-dessus de la mêlée ni ne regarde personne de haut.

Je constate, c’est tout.

Nous vivons tous en 2014, et en 2014, l’individu prime sur la collectivité.

Pendant des décennies, on nous a vendu l’idée que le progrès ne connaîtrait aucune limite. Que la croissance serait exponentielle. Que nos désirs ne connaîtraient aucun frein.

Qu’on cheminerait toujours vers « plus ». Plus d’argent, plus d’avantages, plus de programmes, plus de filets sociaux, plus de confort, plus de liberté.

On nous l’a tellement répété qu’on a fini par le croire.

Alors, maintenant qu’on nous dit que les temps ont changé, qu’on n’a plus les moyens de nos ambitions et qu’il faut reculer pour permettre à nos enfants d’avancer, forcément, on résiste.

On bloque, on fait la baboune.

« C’est quoi, cette connerie ? Ce n’est pas ce qu’on nous avait promis, ce n’est pas ce que vous avez signé, il y a 20 ans ! »

 

 

TOUT FEU, TOUT FLAMME

 

 

C’est rendu que les pompiers de Montréal ont allongé leur temps de réponse de 30 à 40 secondes pour protester contre la loi 3 !

Trente secondes, c’est une éternité quand un incendie fait rage dans ta maison et que tu es caché dans un placard.

Mais, bof, l’important est que les pompiers défendent leurs droits.

« Quarante secondes dans un feu / Et moi, et moi, et moi… »