Archives pour la catégorie ‘Franc-parler

Pour qui parle le Bloc? (extrait)

- 28 août 2014

Le Bloc est un parti politique — et comme tout parti politique, son but est de rassembler le plus de gens possible.

Plus il y a d’électeurs qui votent Bloc, plus le Bloc aura de la légitimité pour effectuer les changements qu’il souhaite faire.

Or, Mario Beaulieu est un activiste qui s’adresse d’abord et avant tout à des militants crinqués à bloc.

Avez-vous vu la vidéo montrant l’ex-président de la Société St-Jean-Baptiste faire le tour du centre-ville de Montréal sur une calèche ?

Surréaliste. On croirait un sketch de RBO.

Le gars chiale contre tout ce qui a un nom à consonance anglaise. « Levi’s ? Bouhouhou ! Burger King ? Chou ! »

 

(Pour lire ce texte au complet, cliquez ici…)

 

 

Pourquoi la police est-elle syndiquée? (extrait)

- 27 août 2014

Les policiers devraient être neutres.

Or, comment un policier syndiqué peut-il être neutre devant des manifestants qui sont membres d’un syndicat affilié au sien ?

Les manifestants qu’il est censé surveiller (et arrêter, si jamais ils dérapent) se battent pour améliorer SES conditions de travail ! Pourquoi sévirait-il contre eux ?

On a vu ce que cette situation conflictuelle peut donner, l’autre jour, à l’Hôtel de Ville de Montréal.

Des policiers qui font des « high-fives » aux manifestants et qui regardent ailleurs quand ceux-ci foutent le bordel et collent des affiches…

 

(Pour lire la suite du texte, cliquez ici…)

 

 

Les Charlots contre la séparation

- 26 août 2014

La scène se déroule dans une salle louée par le PQ.

 

— Salut la gang, merci d’être là ! Comme vous le savez, la Basse-Côte-Nord veut se séparer du Québec. Les maires de la région sont même prêts à faire un référendum sur la question. Si jamais ça arrivait, ça serait catastrophique pour notre province. Quelqu’un sait comment on pourrait les empêcher de partir ?

 

Un gros poilu lève le bras.

 

— Gros Jambon, on t’écoute.

 

— (Se raclant la gorge) C’est parce que… C’est pas ce qu’on veut faire, justement, se séparer ? Pourquoi on empêcherait les habitants de la Basse-Côte-Nord de le faire, si c’est exactement ce qu’on prône pour nous autres ?

 

— Voyons, Gros Jambon, t’es pas sérieux ! Ce n’est pas du tout la même chose…

 

— Ah non ? Pourquoi ?

 

— Premièrement, nous, on veut se séparer du Canada parce qu’on juge que notre économie se porterait mieux si on partait…

 

— Eux aussi.

 

— Oui, mais nous, on est boudé par le gouvernement du Canada, ils ne s’occupent pas de nos affaires, ils se foutent de ce qui nous arrive. On leur envoie des gonzillions de dollars en impôts et on n’en a pas pour notre argent…

 

— C’est exactement ce que les citoyens de la Basse-Côte-Nord pensent du gouvernement du Québec.

 

— Oui, mais les Québécois forment un peuple ! On ne peut pas séparer un peuple, voyons !

 

— C’est ce que les Canadiens se disent à propos des séparatistes du Québec ! Ils ne comprennent pas pourquoi on veut briser leur pays, pourquoi on veut séparer des gens qui vivent ensemble depuis 150 ans.

 

— Mais on ne part pas juste pour des raisons économiques…

 

— Ah non ? C’est pourtant ce qu’on ne cesse de répéter aux Québécois depuis quelques années : il faut partir parce que ça serait bon pour notre développement, parce qu’on contrôlerait mieux les leviers de notre économie, parce qu’on serait plus riche…

 

— Mais il y a aussi des raisons culturelles : les Québécois ne sont pas des Canadiens, tu le sais bien ! On ne pense pas pareil, on ne vit pas pareil…

 

— C’est exactement ce que pensent certains habitants de Blanc-Sablon : ils sont anglophones à 80 %, ils vivent à 5 kilomètres de la frontière du Labrador et se considèrent Labradoriens d’abord et avant tout…

 

— Et l’intégrité du territoire québécois ? Y as-tu pensé ?

 

— Tu veux vraiment que je réponde à cette question… ?

 

— En tout cas, si les maires de la région organisent un référendum, la question est mieux d’être claire : « Voulez-vous que la Basse-Côte-Nord se sépare du Québec pour se joindre à Terre-Neuve, oui ou non ? » Pas de question alambiquée qui fourre tout le monde et qui tente de noyer le poisson. C’est OUI ou c’est NON.

 

— Ben là…

 

— Sais-tu ce que je pense ? On devrait louer des autobus et aller à Blanc-Sablon dire aux gens qu’on les aime et qu’on les considère comme des Québécois à part entière !

 

— C’est pas anti-démocratique ? Après tout, ils ont le droit de décider ce qu’ils veulent faire, ils sont maîtres de leur destin !

 

— Fuddle Duddle, mon ami ! Just watch me, ça ne se passera pas comme ça… »

 

 

Concours: trouvez un nouveau nom au Bloc!

- 25 août 2014

Il ne reste plus que deux députés au Bloc.

 

Étant donné qu’un bloc est censé être une « masse pesante et solide », le temps est venu de trouver un autre nom à cette formation politique qui était censée n’exister que pour un seul et unique mandat.

 

Quels noms proposez-vous? Le Fragment Québécois? Le Caillou? La Gravelle?

 

 

La charité spectacle

- 25 août 2014

Cette semaine, une personnalité que je respecte beaucoup m’a mise au défi de participer au fameux « Ice Bucket Challenge ».

Je vous le dis tout de suite : ça n’arrivera pas.

Si j’ai envie de donner de l’argent à un organisme de charité ou à une fondation, je le ferai discrètement.

Sans me jeter de l’eau sur la tête. Et loin des caméras.

 

LE SPECTACLE DE LA CHARITÉ

 

Il fut une époque où la charité se faisait timide, prude, discrète…

Aujourd’hui, elle est érigée en show.

Normal : tout est public, maintenant. Tout doit être partagé sur les réseaux sociaux. « Je suis sur le Net, donc j’existe. »

Tu manges au restaurant ? Tu publies une photo sur Facebook.

Tu vas aux toilettes ? Tu publies une photo sur Instagram.

Tu donnes de l’argent à un organisme caritatif ? Tu publies un vidéo sur YouTube.

Tout doit se montrer, tout doit se dévoiler, tout doit se savoir.

Tu refuses de te mettre à nu devant les caméras ? Tu dois avoir quelque chose à cacher…

En cette ère de transparence obligatoire, la discrétion et la pudeur sont perçues comme une forme de maladie mentale, une perversité. Ne se cachent que les coupables, les tordus.

Les méchants.

Aujourd’hui, la générosité et la compassion se portent à la boutonnière comme des médailles ou des décorations.

Un bracelet pour le cancer du sein, un ruban pour la violence faite aux femmes… « Regardez comme ma conscience est propre, comme mon âme est grande, comme mon empathie ne connaît aucune limite… »

 

 

« DONNEZ, C’EST UN ORDRE ! »

 

Question quiz : qu’est-ce que j’ai appris sur la maladie de Lou Gehrig en regardant certaines vedettes se verser un seau d’eau sur la tête ?

Rien. Ça ne me dit rien sur ses symptômes, les souffrances qu’elle cause, où en est la recherche…

Véronique Cloutier a la maladie du Lou Gherig à cœur ? Alors qu’elle fasse le tour des talk-shows et qu’elle en parle en long et en large…

Le pire, avec ce défi, est que si vous refusez de le relever, vous passez pour un sans-cœur.

Eh bien, soit. J’en prends le risque. Pensez ce que vous voulez, je m’en balance. Je sais à quel organisme je donne, je sais combien je donne, et je ne ressens pas le besoin de rendre ma générosité publique pour sentir que je suis une bonne personne et redorer ma réputation à vos yeux.

Donner devrait être un choix libre, pas un ordre ou une admonestation.

Je donne parce que je trouve que c’est la bonne chose à faire, pas parce que j’ai peur de ne « pas faire partie de la gang ».

 

L’ARGENT JUSTIFIE TOUT ?

 

Vous me direz que cette réflexion existentielle ne pèse pas lourd à côté des sommes d’argent colossales que ce défi a permis de rapporter.

Vrai. Et alors ?

L’argent serait le fin mot de tout ? Il rendrait toute réflexion caduque ?

Notre sens critique devrait s’éclipser devant une liasse de billets ?

Bravo pour ceux qui ont participé au défi. Moi, j’ai décidé de ne pas le faire.

Ça ne veut pas dire que je suis moins généreux…