Ciné-club (4)

- 15 octobre 2012

Hirsohima mon amour (1959) d’Alain Resnais…

 

Avant de filmer des adaptations de pièces de théâtre (de petits exercices de style qui, personnellement, me laissent complètement indifférents), Alain Resnais était un grand maître du septième art…

 

Dans ce long métrage émouvant écrit par Marguerite Duras, Resnais trace un parallèle entre l’attaque atomique sur le Japon et une peine d’amour… Comme Michel Rivard dans sa chanson TOUTE PERSONNELLE FIN DU MONDE, il affirme que la fin d’une histoire d’amour est aussi dévastatrice, pour l’âme d’un individu, qu’un cataclysme nucléaire…

 

À l’époque, les scènes d’amour entre les protagonistes et les extraits de documentaire sur les ravages causés par la bombe causèrent un véritable scandale et valurent au film d’être censuré… Un film lancinant et hypnotisant, avec une musique qui me hante…

 

 

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9 commentaires

  1. Annick Guenette dit :

    C’est drôle tout à coup ce côté cinéma… ça fait plaisir à lire… bon cinéma! “non, tu n’as rien vu…..”

  2. Nelson dit :

    Excellent idée de nous donner encore en cadeau un film classique français, très riche et formateur sur le plan artistique et émotif.

    Il est très bien de regarder et sentir des choses positives, dans un monde si inquiétant.

  3. Claudio Benedetti dit :

    M. Martineau,
    ne vous laissez pas découragé ni intimidé par toutes les critiques que vous recevez. Les mêmes personnes qui militent contre l’intimidation (faux carrés rouges et compagnie) sont les mêmes qui ont intimidé leurs concitoyens et qui vous critiquent. Je lis systématiquement vos écrits lesquels, même si je ne partage pas toujours, je trouve de grande valeur.
    Continuez votre excellent travail et merci d’exister.

    Claudio Benedetti

  4. Denis Lévesque dit :

    En effet, c’est un très beau film, poétique, d’après un roman de Marguerite Duras (si je me souviens bien). Cependant, j’ai un peu perdu le goût de voir ce genre de film. Peut-être que le cinéma comme forme d’art a existé jusqu’aux années 70?
    Je trouve que le cinéma d’auteur est mort avec la disparition des grands comme Bergman, Fellini, Antonioni, Kubrick, etc.
    Il en reste quelques-uns, comme Lars Von Trier, entre autres, qui arrive à donner une forme dramatique qui retient le spectateur tout en explorant des thèmes qui demandent un peu de réflexion.
    On pouvait voir des films d’auteur à Radio-Canada autrefois, maintenant on ne présente que des films qui viennent de sortir. Ça devient difficile de développer une culture cinématographique. Mais il doit rester quelques petits jeunes, étudiants en cinéma, qui ont encore la flamme du cinéphile pour regarder des films plus difficiles.

  5. Jim Brindle dit :

    La télévision a tué le cinéma , le vrai . Je regarde souvent Télé Ontario (Français) , qui présente des anciens films français et autres . Aujourd’hui les chef-d’oeuvres cinématographiques se font rares .

  6. Pat L. dit :

    Pourquoi tous ces vieux films? Je me posais la question hier à savoir pourquoi vous nous ressortiez d’aussi vieilles oeuvres, alors que nous avons quittés le xxième siècle. Pourquoi donc ces valeurs sûres alors que plusieurs autres oeuvres plus récentes existent?

    Parce que les questions sur les valeurs morales ont disparues du répertoire?

    Parce que vous avez besoin de traitements de psychanalyse?

    Parce qu’Hollywood a tout nivelé ce qu’il restait d’original?

    J’ai vu quelques trouvailles dans le cinéma indien, bien entendu, il s’agit de divertissement…

    Ha mais suis-je bête, c’est d’amour que vous nous parlez depuis tout ce temps! (Bien que votre première chronique sous le nom de ciné-club était avouez-le ambigüe avec “les bonnes femmes”! Ou encore “vivre sa vie”)
    Les seuls qui s’en souciaient encore étaient les français à une certaine époque…

  7. Pierre Alexes dit :

    Excellent film !

    Chacun a sa propre conception de « amour ».
    Prenons l’acte sexuel comme exemple : l’apogée de l’acte est le bouquet de l’amour parfait, et certains disent que c’est une minuscule expérience de la Divinité.

    Personnellement, «En amour, je n’aime que les commencements». L’auteur m’échappe.

  8. Ivan Champetier dit :

    Présenter une demoiselle qui a eu un amour avec un soldat Allemand devait faire grogner plus d’un radoteur aussi,a une époque ou les souvenirs de l’occupation étaient présents dans beaucoups d’esprits et ces dames présentées invariablements comme des ¨collabos*¨! L’amour ne pouvait être sincère si l’on ne choisit pas la bonne personne,faut croire!!

    Je ne me surprends pas de la censure!

    *Mot bien aimé des communistes,nombreux en France de l’époque! Eux qui ont pourtant été les premiers!.

  9. Steve Harvey-Fortin dit :

    Tellement dévastatrice pour un individu que tu ne veux plus revivre ça de toute ta vie. À croire que les gens se raproche que seulement lorsqu’ils sont en guerre malgré leurs différence et leurs différents.

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