Ensemble ou séparés? (extrait)

- 16 octobre 2012

Hier, je déplorais la disparition des classes « allégées », « régulières » et « enrichies » qui, selon moi, permettaient aux élèves d’apprendre selon leur rythme.

Plusieurs personnes ont réagi à mon texte, dont Sophie P., mère d’un enfant avec un TED (trouble envahissant du développement).

 

POUR

 

« J’avais le choix entre une classe spécialisée et l’intégration. Le problème avec les classes spécialisées, c’est qu’il n’y en a pas assez et que ce sont surtout les cas lourds qui s’y retrouvent, les autistes de haut niveau.

« Un père me disait que son fils en classe TED apprenait à se faire à manger et à laver la vaisselle, ça vous donne une idée. C’est pour cette raison que mon fils est intégré en classe régulière.

« Je suis d’accord à ce qu’on ramène les classes “enrichies”, “régulières” et “allégées”. Mon fils se retrouverait dans la classe “allégée”, mais au moins, il pourrait progresser à son rythme, sans ralentir les plus doués. En plus, les classes “allégées” pourraient contenir moins d’élèves par classe.

« Et ce serait beaucoup mieux pour son estime de soi, car croyez-moi, un enfant avec des difficultés qui se retrouve dans une classe régulière se compare aux autres. Sans parler de l’intimidation, due à sa différence !

« En classe allégée, mon fils pourrait se retrouver parmi les meilleurs de sa classe et ça serait bon pour lui… »

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal

 

 

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49 commentaires

  1. Guy Versailles dit :

    L’enfer, c’est bien connu, est pavé de bonnes intentions.

    Je suis d’accord avec M. Bérubé sur la nécessité de créer à l’école un contexte favorable à la socialisation, en intégrant des élèves plus et moins doués dans l’ensemble des classes, à la condition toutefois que l’on reconnaisse les limites du principe.

    Pour reprendre l’analogie des wagons, on ne couple pas des wagons de train de banlieue avec des wagons de TGV; le train irait toujours beaucoup trop vite ou beaucoup trop rapidement. L’intégration a ses limites et ces limites ont à voir avec les capacités fonctionnelles des élèves. Si on n’en tient pas compte on rendra tout le monde malheureux, incluant le professeur.

    Ma fille n’a jamais été aussi heureuse que durant les 4 années où elle a fréquenté l’école Vanguard, qui SELECTIONNE les élèves à l’entrée en fonction de leurs difficultés d’apprentissages. Elle y a trouvé un «train» allant à la bonne vitesse pour elle, où elle était parfois parmi les meilleures et parfois parmi les moins bonnes, où l’on a construit son estime de soi.

  2. Fleur dit :

    Selon mon expérience, en ayant des jumeaux, l’un étant surdoué et l’autre dyslexique, on doit séparer. Qu’on garde les classes spécialisées pour les cas lourds, mais on devrait y avoir des classes allégées, des classes générals et des classes surdoués. Il n’y a pas seulement ceux qui sont en difficulté qui décrochent. Les surdoués le font aussi parce qu’ils s’ennuient dans ce systéme. Pour moi la solution a été l’école privée pour les deux.

  3. Que le grand cric me croque dit :

    M. Martineau,

    Il y a PLUSIEURS classes de niveau allégé au Québec. Ce sont des classes que l’on appelle élèves avec des difficultés graves d’apprentissage (D.G.A.) . Ce sont des élèves super attachant, et ils sont en générale douze à 15 par classes. Quand aux élèves diagnostiqués avec des troubles envahissants du développement (TED), il y en a de plus en plus au Québec (50 fois plus qu’il y a 12 ans).
    Et oui, il est possible pour plusieurs élèves ayant un trouble envahissant du développement (TED) de les intégrer dans les classes régulières et c’est très bien comme ça. J’en ai plusieurs à mon école et ils fonctionnent très bien en classe RÉGULIÈRE. Mais nous avons aussi trois classes fermées, où ces enfants sont trop affectés pour être intégrés dans les classes régulières. Leurs enseignantes et éducatrices sont formidables et bien qu’elles soient SYNDIQUÉS, elles font un travail formidable (juste un petit clin d’oeil).
    Je vous parle un peu plus tard d’un projet que j’ai fait avec eux et certains de mes élèves les plus forts de mon école. Je n’ai pas le temps de continuer, je dois travailler.

  4. Andrée dit :

    Malgré divers essais on n’a pas trouvé la recette magique pour les élèves en difficulté d’apprentissage. S’ils sont intégrés aux classes régulières, on les accuse de retarder le groupe. S’ils appartiennent à un groupe «allégé», ils se font traiter «d’ortho» et sont parfois méprisés par certains élèves des groupes réguliers. On est encore loin du respect des différences…

    La meilleure expérience que j’ai eue, ce fut celle du «team-teaching»: les élèves bénéficient du soutien en classe sans être marginalisés. Nous expliquions au début de l’année que j’étais là pour les élèves en difficulté d’apprentissage. C’était par conséquent les élèves qui avaient la priorité de mon soutien en tant qu’orthopédagogue, Par contre, si, au cours de la période à laquelle je contribuais, «mes» élèves ne réclamaient pas mon aide, je répondais aux autres élèves. Les principales conditions pour la réussite de cette façon de faire: excellente collaboration entre le titulaire et l’orthopédagogue et qu’il y ait suffisamment de périodes de «team-teaching» (deux périodes/semaine, c’est nettement insuffisant.

  5. Andrée dit :

    Quant aux élèves en difficulté de comportement, c’est tout un problème!

  6. Richard Ortie dit :

    Quand Martineau publie des courriels, c’est pour faire du remplissage. C’est évident. Dans un média professionnel tu ne publies qu’une seule ligne comme citation. Pas le courriel au complet ! C’est moins qu’amateur. On ne verra jamais Pierre Foglia faire ça, par exemple.

  7. Sofia dit :

    L’École est supposée d’être entre autres un lieu de vie sociale, où l’on apprend à “vivre ensemble”… (j’en doute…).
    Alors déjà qu’il n’est pas nécessaire voire “normal” de paqueter tout le monde selon l’âge!, on catégorise les enfants par leurs “facilités ou non d’apprendre des notions”! (à moins que ça ne soit une course?).
    Nous ne sommes pas que “éponges à connaissances”.
    Pourquoi ne pas tout simplement s’entraider entre “élèves” au lieu de déjà créer un clivage entre citoyens, comme dans les écoles alternatives où les + vieux apprennent avec\aident les + jeunes?
    Que le chemin à parcourir est autant important que le but (déjà, lequel?!) à atteindre?

    C’est déprimant que de souvent entendre parler dans la société de: performance, faible, classe spéciale, la moyenne, bonnes notes,etc. Où est l’humain qui vit là-dedans? Que devient-on en tant que personne; c’est secondaire?
    À observer les cas d’intimidation, juste pour donner cet exemple, ça ne va pas dans le bon sens du chemin… ou carrément pas le bon chemin…

  8. Sylvain Wong dit :

    Je sais pas pourquoi on parle de sa quand on connait les prioritées en matière d’éducation pour le PQ.

    Soit ecoeurer les écoles privée qui forme l’élite de demain pour garantir un Québec fort et des entreprises interessé de s’implanter ici.

    ha la gauche bien panssante qu’elle arnaque…..

  9. Eric dit :

    Quand on oublie l’avantage d’être un groupe, on oublie le principe du vase communiquant…

    Quand on a jamais connu la force morale d’un groupe une fois uni, on ne peut comprendre.

    Bref…

    Dans un monde “hyper-sociétal” on a oublié comment vivre en société, en groupe…

    Victime de l’intimidation d’une jalousie faussement fondée…entre le premier et le dernier.

    J’ai vu s’écrouler cette dynamique au cours des dernières 25 années… pour y avoir porté une certaine attention…

    “Ce n’est pas d’hier!” Certains diront… Et? C’est supposé me remonter le moral?

    Les francophones ne connaissent rien à l’esprit d’équipe…

    Plus maintenant… sauf quelques rares exceptions qui se débattent seul tel un diable dans l’eau bénite…

    Jusqu’à ce que mort s’en suive… dans le silence d’une masse en perdition… et dans l’écho chaotique des drames individuels…

    Franchement!!!

    On est ben plus hot que nos ancêtres… vraiment… moi je peux te regarder dans les yeux Richard, et te dire;

    “Richard! On a dont une belle nation! On est dont du beau monde, on est dont une belle gang, chu fier de nous autres, et que je suis dont fier de faire partie de monde là… je changerais de place pour rien au monde…”

    (sic)

  10. Frédéric Vallée dit :

    C’est bien tentant de trouver des solutions simple et pleines de “gros bon sens” pour des problèmes complexe. Mais dans la réalité les choses sont plus nuancé.

    C’est plate mais c’est comme ça.

  11. Frédéric dit :

    Avant la réforme du PQ, il y avait des classes enrichies, régulières et allégées. Au début des années 90, j’étais au primaire et ça motivait les étudiants à se surpasser de savoir qu’on pouvait monter d’un échelon mais cela se faisait à l’intérieur de l’école.

    Là aujourd’hui, on tend à vouloir séparer dans d’autre lieu physique (école privée) les meilleurs étudiants. Ce qui fait en sorte de donner une image négative du public.

    Il y a de grande réforme à faire mais ce n’est pas dans la précipitation qu’on réglera les problèmes. Par exemple, le calcul des subventions doit être à refaire si le public continue qu’à avoir les cas plus difficiles.

    C’est pas vrai qu’un élève qui réussit mieux coute le même montant qu’un élève en difficulté. Donc, je crois que les subventions au privé sont surévaluées de 20% mais cela personne ne veut en discuter.

    Garder le statut quo, c’est la meilleur façon de ne rien voir et de ne rien revoir.

  12. breiia dit :

    Et toi Martineau tu es dans quelle classe?

  13. Martin dit :

    J’ai ma conjointe et pleins d’amis qui sont enseignants et je peux vous dire qu’il y a pleins de cas problèmes qui ne devraient pas être intégrés dans les classes régulières. Les profs passent la majorité du temps à s’occuper d’eux au détriments des autres! Les TES des écoles sont complètements débordés par tout les cas!! L’enfer d’être prof! Je les admires!! Quand tu as une classe de 24-25 élèves dont 10 ont des probèmes…ca commence à être ingérable!

    De plus, dans certain milieu…il n’y a pas toujours de classes pour les enfants en problèmes!

    Le premier blâme va aux parents qui ne s’occupent pas de leurs enfants et qui les envoie à l’école pour les faire eduquer à leur place. Ils ne se pointent pas au réunion et s’en fiche pas mal des “plans d’interventions”. Les prof et les directions prêches dans le désert!

  14. Katherine dit :

    D’accord avec Fleur. J’ai toujours été au public, sauf une année. Cette année passée au privé m’a tellement fait du bien! J’étais douée et a été inscrite au groupe 1, qui permettait aux doués d’aller rapidement, d’apprendre le programme régulier mais d’avoir aussi des projets spéciaux qu’on n’aurait jamais pu nous offrir dans une classe régulière. Il y avait 3 autres classes pour tous les niveaux d’apprentissage. Cette école acceptait tous les élèves.

    D retour au public après cette année merveilleuse, je suis passée très très près de décrocher. L’école m’ennuyait, je comprenais tout du premier coup et le prof répétait au moins 10 fois la matière. Que dire de l’intimidation… Une bollée, ça se fait tout autant écœurer, vous savez! Je n’osais même pas poser de questions car les élèves riaient parfois de moi pour camoufler leur propre ignorance. Un jour, une nouvelle classe de français douance a été offerte à ma polyvalente. J’ai été sélectionnée (oui, on sélectionne au public) et j’ai obtenu de très bons résultats et le goût de venir à l’école. J’ai cependant décroché de certaines matières par un absentéisme important. Personne ne m’a aidé ou soutenu. J’étais maintenant la bollée qui voulait provoquer! Et pourtant… Les élèves dit en difficulté n’ont-ils pas accès à du soutien? Assurément pas tous.

    Donc, oui aux classes adaptées selon la capacité d’apprentissage des enfants.

  15. Tibern dit :

    J’ai un rêve ……de voir de l’excellence et d’admirer ce groupe.
    Malheureusement avec le nivellement vers le bas nous avons oublié que l’évolution de notre société viens de prendre du sérieux retard.

    Imaginé certainnes professions ont abaissé le niveau de difficulté afin de faire passer plus de gens, car le taux d’échec était trop haut. C’est inquiétant non.

    Les garçons n’ont plus de chalenge, ils en ont de besoin afin de les stimuler….c’est une des raisons du décrochage. Ces garçons ne sont pas des cons mais seulement pas stimulé.

    Il faut valoriser l’excellence …..

  16. Que le grand cric me croque dit :

    M. Martineau et moi (voir plus haut 8h39) avons oublié de vous expliquer ce qu’est un enfant ayant un trouble envahissant du développement. J’ai emprunté la définition à Wikipédia.

    Les troubles envahissants du développement (TED) sont des troubles du développement qui apparaissent dans l’enfance. Ils se caractérisent par des altérations de certaines fonctions cognitives qui affectent les capacités de communication et la socialisation de l’individu.

    Ces troubles sont définis par la classification internationale des maladies et le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux . Les catégories diagnostiques retenues incluent

    autisme
    syndrome de Rett
    trouble désintégratif de l’enfance
    syndrome d’Asperger
    trouble envahissant du développement non spécifié

  17. Personne ne se pose la question à savoir pourquoi il y a autant d’enfants à problème? Trouver la source du problème serait le début de la guérison, non?

  18. “Il faut valoriser l’excellence …..”

    Pour quoi faire? Pour finir par se faire ramasser et se faire punir par la gauche communiste péquiste. Si tu veux valoriser l’excellence sort du Québec péquiste communiste ou bien à la prochaine élection sort le péquiste communiste de Marois hors du Québec.

  19. Christine Giroux dit :

    Ayant eu deux enfants doués, j’ai pu voir à quel point les miens n’étaient pas bien dans leur rôle de locomotive, pour poursuivre l’analogie de Marcel Bérubé. Parce qu’ils avaient besoin de moins d’attention immédiate, on leur demandait de s’occuper des compagnons qui “traînaient”, on leur faisait écrire et illustrer des histoires par exemple, pendant que les autres s’occupaient des “vraies affaires”! Bref, ils revenaient de l’école en disant qu’ils étaient tannés d’aider… D’ailleurs, pourquoi auraient-ils fait des efforts puisqu’ils y arrivaient sans même ouvrir un livre?

    Il aura fallu un professeur très allumé du programme d’éducation internationale pour les reconnaître et leur redonner le goût de nourrir leur cervelle assoiffée.

    Alors, n’ayons pas peur de grouper nos cerveaux et de les laisser grandir en harmonie. Ce sont eux les bâtisseurs de demain!

  20. Pierre dit :

    Un principe de base reconnu dans les sports ou il n’y a pas d’enfants ayant les déficits dont il est question dans ce sujet mais ayant des niveaux d’habilités très inégales

    Au hockey, il a le simple lettre; A,B,C. et le double-lettre; AA, BB, CC. La lettre Les plus forts se retrouvent dans le ‘A’, même chose pour les doubles-lettres ou le calibre est encore plus élevé et avec contact.

    Un jeune qui n’est pas placé dans sa catégorie jouera avec des plus faibles ou des plus forts. S’il est avec des plus faibles, il va se démotivé n’ayant aucun objectif d’amélioration car trop facile. S’il est avec des plus forts, il va également être démotivé car incapable de suivre le jeu. Si tu ne peux toucher à la rondelle, tu te tannes et tu cesses de jouer. Prenez par exemple un Guy Lafleur qui aurait joué avec des joueurs plus faibles et pas de son calibre, il aurait probablement décroché.

    Le même principe devrait être appliqué à l’école, c’est tellement évident. Regarder la boxe par exemple. Il y a plusieurs catégories et vous ne verrez jamais un boxeur de 150 livres contre un autre de 200 livres.

    Il faut un environnement propice à amener chacun pour qu’il puisse s’épanouir à son plein potentiel tout en étant motivé.

  21. Jim Brindle dit :

    Je suis d’accord avec l’arbre magique de Pauline sur le pourquoi il y a autant d’enfants à problème et comme elle je ne peut comprendre que dans ce monde , que l’on veut moderne et très scientifique , on ne puisse consacrer du temps et argent à la recherche de ce problème au lieu de vouloir diviser le monde avec des progammes farfelues et stupides .

    Les classes allégées , régulières et enrichies doivent êtres rétablies dans notre programme d’éducation . Les enfants sont tous intelligeants , et chacun à le droit de s’intruire selon son rythme d’apprentissage , et lui permettre de se développer normalement .

    Cette pensée de Christine Giroux (16 oct.2012 13h34) mérite la palme d’or .

  22. andré michaud dit :

    Excellent commentaire de cette maman.

    Hélas les lologues du Ministère sont toujours en plein délire idéologique d’imposer l’égalitarisme primaire…

  23. Marie-Hélène dit :

    Enseignante retraitée d’ une classe d’adaptation scolaire au secondaire, je peux vous dire que les années passées avec ces jeunes en difficultés ont été pour moi les années les plus heureuses de ma carrière.

    J’avais des jeunes avec des difficultés d’apprentissage et d’autres avec des troubles de comportement. Mon premier objsctif était de rendre ces enfants heureux dans ma classe en clarifiant dès septembre les comportement acceptables pour faire de notre groupe une famille unie où régnait le respect.

    Après, venait l’enseignement des matières car, étant heureux en classe, ils étaient plus disposés à travailler. Je pouvais m’occuper davantage des élèves plus lents car les jeunes avec des problèmes de comportement avaient appris le respect des autres.

    Autres exemples, mes petits fils ont des difficultés d’apprentissage et aussi longtemps qu’on les a forcer à rester dans les classes régulières, ils ont été malheureux à l’école. Quand, enfin, on les a envoyés dans une classe allégée, ils se sont mis à aimer l’école. Avançant à leur rythme, ils vivaient ainsi des réussites quotidiennement.

    Pour terminer, la réforme de Madame Marois a fait beaucoup de mal à ces jeunes en difficulté car elle avait couper presque toutes les classes d’adaptation scolaire pour les forcer les jeunes à rester au régulier. Quel massacre!!!!!!!!!!!

  24. Luc dit :

    Je suis un enseignant à la retraite depuis quelques années.

    Je suis contre le regroupement dans les classes régulières des étudiants ayant des difficultés d’apprentissage. La raison est bien simple, ces étudiants en difficulté le seront davantage dans les groupes réguliers car les examens et/ou récitations … travaux sont les mêmes pour tous et. leurs résultats étant généralement bas, ceci les décourage.

    Pendant quelques années, la direction de mon école avait placé dans mes groupes réguliers, 10 élèves par groupe venant du “cheminement particulier”. Ces étudiants obtenurent des résultats désastreux dès le début. J’ai alors commencé à corriger de façon plus tolérante les travaux et examens de ces étudiants afin de ne pas les décourager, puis j’ajoutais des points supplémentaires de plus, sans que cela soit su. Ils obtenaient ainsi des notes semblables aux autres et étaient ainsi très encouragés. La direction en avait été avertie et était d’accord.

    Finalement, ces élèves vécurent une année intéressante et motivante puisqu’ils obtenaient de “bonnes notes”. Sans ce stratagème, tous auraient été découragés et auraient pu développer des problèmes de discipline, nuisibles pour eux et toute la classe.

    Bien sûr, la plupart ne réussirent pas aux examens de fin d’année, ce qu’ils n’auraient pas réussi de toute façon … mais ils vécurent tout de même une année intéressante.

    Voilà pourquoi je suis contre l’insertion des élèves en difficulté dans les groupes réguliers.

  25. Que le grand cric me croque dit :

    Les élèves en grande difficulté d’apprentissage ne sont pas intégrés dans les classes régulières au Québec. Et c’est vrai, les élèves qui ont de GRAVES difficultés d’apprentissage sont mieux et plus heureux dans des classes adaptées à leur rythme. Mais, néanmoins ces élèves qui nécessitent des classes adaptées ne sont pas si nombreux au Québec. La décision doit être prise avec précaution, puisque cela aura une incidence déterminante sur la vie future de cet enfant.

  26. marc dit :

    Dans mon jeune temps, je fréquentais un collège privé qui avait 3 classes régulières de 25 élèves et 1 classe allégée de 15 élèves de secondaire 1 et 2. Les élèves de cette 4e classe étaient intégrés aux classes régulières en sec 2 et 3. Ceux qui ne pouvaient pas ne restaient pas mais de mémoire, le taux d’intégration était bon. Plusieurs raisons peuvent expliquer qu’un élève se retrouve en classe allégée et avec du travail, cette école réussissait à les amener au niveau requis pour nous rejoindre. Pas mal, quand même.

    Sur un autre ordre d’idée, une chose qui m”énerve énormément au Québec, c’est qu’on ne parle jamais des doués. Eux aussi ont besoin de services adaptés. Saviez-vous qu’une étude française a fait état qu’un tier des enfants doués sont en échec scolaire? Les raisons fréquentes : la démotivation, des cours mal adaptés à leur schémas d’apprentissage, le sentiment de toujours comprendre trop facilement qui finit par mener à cesser de tenter de comprendre les détails, etc.

    Comme nos cousins sont beaucoup moins frileux que nous pour offrir des services adaptés à cette clientèle, vous imaginez ce que doivent être les chiffres au Québec? On gaspille le talent en mettant tous nos oeufs (budgets scolaires) dans le même panier. Il est important que certaines écoles s’adressent à cette clientèle.

  27. Sofia dit :

    Les enfants dits doués, et devenant grands, peuvent apprendre justement par eux-mêmes! Ils n’ont pas à attendre qu’on leur dise quoi faire (l’école peut justement freiner cet élan!); lire des livres et chercher/trouver les connaissances, ça peut se faire partout et n’importe quand!

    Depuis quand le “système scolaire” a-t-il le monopole de l’apprentissage?

  28. magiterre dit :

    Tres bonne réflection,je suis d’accord avec vous M.Martineau.

  29. Marie dit :

    Le souvenir le plus tenace de mes années du primaire et du secondaire demeure encore tout ce que j’ai pu regarder par les fenêtres…..J’avais la malchance de tout terminer trop rapidement donc j’étais forcée de poireauter……alors quelqu’un a eu l’idée géniale de m’utiliser comme ressource pour les autres élèves……des années à passer à aider les autres à progresser et moi, à rester au point mort. L’une d’entre nous me battait encore à plate couture, je n’ai encore jamais vu quelqu’un de plus brillant….elle a finit par en faire une dépression, s’est tapée une formation professionnelle à son retour à l’école pour pouvoir quitter ce milieu au plus sacrant !!!! Je me demande encore parfois ce qu’elle est devenue…..Ensuite comme enseignante, on me sommait de ne pas donner d’enrichissement aux élèves les plus doués……je devais les faire patienter en attendant que les autres les rejoignent !!!!! Des classes de 25, avec des cas de pédopsychiatrie, surdité, comportement, troubles de l’attention, retards de développement et de nombreux allophones !!!! Aujourd’hui je n’enseigne plus et mes 4 enfants ??? Tous au privé ….et je serai la première aux barricades si on touche au financement !!! À moi le carré orange et le vandalisme sur les ”chars” en me plaignant de brutalité policière !!!!! LOL

  30. Marie dit :

    L’unanimité a parlé ! Passons à l’action ….

  31. P. Methot dit :

    Sa Majestée Marois , excusez je suis hors contexte mais fachée de ses propos ……est folle . Elle est en France et a commencer a brasser sa cage déjà.
    Elle n’emmene que le trouble.
    Au parti Libéral , vous êtes l’opposition quand allez vous élire un chef ça presse ….. ADQ voyons réveillez vous !!!!!!!!

  32. K.G. dit :

    Au fil des ans, la délégitimation de l’école publique comme milieu susceptible de favoriser le développement du plein potentiel des élèves plus doués (et moyennement doués) fait en sorte que les parents se sentent presque obligés – en tant que parents qui ont a coeur le développement de leur enfant – de les envoyer dans les écoles privées qui sélectionnent les meilleurs. Pour certains parents (j’ai des amis en tête), l’idée d’envoyer leur enfant “en pâture” à l’école publique sonne même comme un acte d’irresponsabilité parentale.

    Du coup, l’écrémage progressif que nous avons connu en faveur de l’école privée fait en sorte, comme le souligne Martin, qu’on trouve aujourd’hui dans les classes de l’école publique un nombre beaucoup trop important d’élèves ayant des troubles d’apprentissages ou de comportements, comparativement aux élèves plus doués.

    Oui cette situation est en partie également redevable au principe de “l’intégration à tout prix en classe régulière”. Mais juste en partie car malgré les principes, dans les faits, les classes spéciales sont légions (et les filières “enrichie / régulier », tout autant). Il reste qu’en bout de ligne, moins d’enfants plutôt doués et / ou de milieux favorisés fréquentent l’école l’école publique, tout simplement.

    Cette situation accentue et “légitimise” les craintes des parents envers l’école publique. Et nous nous trouvons ainsi, comme société, dans un cercle vicieux. Il est là, le problème. Et comme le souligne Frédéric Vallée, il n’existe pas de solutions “simples” à ce problème complexe.
    **
    Je considère, pour ma part, cette délégitimation plutôt abusive. J’ai fréquenté, il n’y a pas si longtemps, l’une des pires écoles publiques de la province si on se fie au Palmarès. Parmi mes camarades de classe (y compris moi), on compte pourtant un ancien ministre, une chercheure, une notaire, un avocat, une ingénieure, 3 enseignants, 4 comptables, 2 entrepreneurs (riches) et un…

  33. K.G. dit :

    (suite)……et un journaliste connu. Notamment.
    **
    Plusieurs écoles privées offrent par ailleurs un encadrement (aide aux devoirs, activités parascolaires ou d’enrichissement offert à même le cursus, etc.) que les parents ne veulent pas assumer (ou se sentent incompétent à le faire). On s’en remet à l’école, encore une fois. Il y a parfois, cachée derrière le vernis de la responsabilité et des sacrifices parentaux, quelque chose de vaguement “malsain” (le mot est trop fort, j’en suis conscient). Comme le souligne Sofia l’école est UN lieu d’apprentissage, Y en a d’autres, à commencer par la famille, pour peu que les parents veuillent bien le prendre à charge

  34. Sofia dit :

    Tout à fait K.G. “…pour peu que les parents veuillent bien le prendre à charge”…

    On a oublié que les apprentissages commencent naturellement dans la famille! Marche, parler, compter… (quoi qu’on s’en est tiré également “grâce” aux garderies…). Les parents laissent souvent pratiquement tout apprentissage & responsabilités à l’École, ce qui est dramatique! Ça devrait être un outil, un +, mais pas remplacer la famille.
    Ça finit par être flou le “but” du système scolaire… On commence par dire que c’est pour apprendre, la culture… Ça continue/change subtilement par le fait de juste vouloir de bonnes notes pour avoir le “meilleur” travail+ tard! (donc le salaire le + élevé!) alors qu’en même temps, tout ce système sert au fait que les parents puissent aller travailler, à faire rouler l’économie…
    Que ferions-nous de tous ces enfants sinon?…

    C’est juste cela qui est bizarre lorsqu’on entend que les “doués” s’ennuient à l’école car c’est trop lent… N’ont-ils pas le droit de lire et faire autre chose en attendant, et ainsi apprendre selon leurs intérêts? Si non, interrogeons-nous sur l’existence et la pertinence de l’École! (que ce soit “public” ou “privé”).

  35. Diane H. dit :

    Je serais pour le retour des classes “enrichies”, “régulières” et “allégées”.

    À ce que je lis ici et d’après les professeurs à qui j’ai parlé au fil du temps, la plupart des enseignants trouvent très difficile de gérer une classe avec des forces différentes chez leurs élèves qui doivent s’adapter à un enseignement *uniformisé*, car c’est du nivellement vers le bas pour leurs élèves plus doués qui sont dès lors les grand oubliés de ce système!

    Certains éducateurs pourtant y voient un défi et cela les stimule de travailler avec des élèves en difficulté.

    Le problème n’est pas d’en intégrer quelques-uns, le problème est que maintenant il y en a trop par classe, qu’il y a aussi des cas lourds et tous ces élèves en déficit d’attention, sans parler de certains atteints de déficience intellectuelle…..cela “mange” le temps et l’énergie des profs et ils n’ont alors plus assez de temps à consacrer aux élèves dits réguliers et à ceux qui sont plus doués et avancés.
    Bien que ces derniers soient autonomes et acceptent même d’aider les retards chez les autres, il reste qu’ils s’ennuient ferme bien souvent et hop, voilà d’autres cas de décrochage!

    Ma fille a aidé bien des élèves en difficulté en maths et français au secondaire, mais elle a commencé à déchanter quand une de ses profs s’est mise à faire de la pression pour qu’elle en donne plus, comme si elle était son *aide chargée de cours*, alors j’ai dû y mettre le holà!
    (à suivre)

  36. Diane H. dit :

    SUITE:

    Pour ce qui est des écoles privées, je serais pour qu’elles aient leur propre autonomie dans la décision de choisir le genre d’élèves qu’elles veulent: bien sûr, accepter un certain pourcentage d’élèves en difficulté serait souhaitable, mais pas de ces faiseurs de troubles qui dérangent et ralentiraient ainsi tous les autres….

    Ceci suggère une indépendance qui devrait être atteinte en ne se faisant pas subventionner par l’État.

    D’ailleurs, je me suis toujours demandée pourquoi diable il faut subventionner l’enseignement PRIVÉ?

    Tout comme les garderies privées, etc.

    Pour ce qui est du public, il serait urgent de revoir tout le système et ses défaillances….

    Bien beau de favoriser l’estime de soi des enfants, mais en *normalisant* leurs notes pour faire plaisir aux parents ou au barêmes des cotes de l’école, en ayant fait presque disparaître le doublage de classe – quand cela aiderait bien plus l’enfant, au lieu de faire monter un jeune en difficulté de classe, ce qui rendra sa prochaine année bien plus ardue!

    De mettre les enfants dans du coton *pour ne pas leur faire de pe-peine* ne va pas les préparer pour le dur milieu du travail….

    Un employeur n’en a rien à faire de nos petits sentiments, il y a de la compétition dans le monde du travail et si le jeune est mal préparé par qu’on ne l’a pas enjoint à faire preuve de discipline et d’efforts dès l’école, alors il en souffrira en tant qu’adulte et il y aura plus de dépressions, burn out, etc.

    Il faut arrêter de niveller vers le bas. Tout en favorisant une bonne aide pour ceux en difficulté, n’oublions pas les doués qui s’ennuient dans un tel système, manquant de stimulation!

  37. Andrée dit :

    @Richard Ortie
    @brelia
    Si c’est tout ce que vous avez à dire sur le sujet, vous auriez mieux fait de vous abstenir. Je ne comprends pas ces interventions haineuses qui ne mènent nulle part.

  38. pasquinel dit :

    L’arbre magique de pauline sort du Québec péquiste communiste,une opinion donc je suis d’accord.

  39. Steve Harvey-Fortin dit :

    À l’école des adultes au niveau secondaire, j’apprenais par moi-même la matière en lisant le livre en prenant exemple sur les démonstrations que donnait le livre pour en arrivé à un raisonnement dû à un cheminement de conclusion. Donc, il était plus facile d’arriver à une conclusion dans la mesure que le livre était bien fait selon le degré de difficulté d’apprentissage afin d’atteindre le but estimé et escompté. La vitesse grand ‘V’ à laquelle je pouvais apprendre par moi-même me donnais confiance en mon estime de moi-même, en cas de problème, j’allais voir le professeur pour quelques explications rapides.

    Lorsque je suis arrivé au collège, je n’arrivais pas à m’adapter à l’enseignement magistral dont toute la matière est donné par le professeur. Il fallait suivre le professeur à sa vitesse à lui et parfois dans un parcours complexe de réflexion qui me semblait inutile en rapport avec la matière. La configuration thématique de la matière donné au collège est trop lourde et permet au professeur d’être indispensable pour toute information. Ce qui en résumé me permettait de penser que j’aurais pu aller bien plus vite pour progresser que de suivre un programme fait pour le professeur et non pour l’élève en ayant des livres d’apprentissage autodidacte avec des exemples de problèmes à résoudre dans sa forme la plus simple pour commencer et ensuite avec des problèmes plus intenses.

    Bref, des choses que l’on pourraient réduire à sa plus simple expression afin qu’elles servent mieux les intérêts des élèves au lieu de compliquer la pédagogie par des pirouettes académique de professeurs en mal de changement qui sont gérés par un syndicat.

  40. Sylvain Latulippe dit :

    @ L’Arbre magique de Pauline

    Avant de qualifier le Québec actuel de communiste, je vous suggère de prendre un billet d’avion et d’aller passer quelques mois en Corée du Nord. Lorsque vous reviendrez on en reparlera. En ce moment vous ressemblez plus à un enfant qui a peur du bonhomme sept heure qu’à quelqu’un qui sait de quoi il parle. Et dire qu’en Allemagne, dans les années ’30, on s’est servi de la peur des horribles communistes pour porter la droite au pouvoir. C’est vrai qu’Adolf était beaucoup mieux et qu’il a, comme il l’avait fait miroiter à son peuple, enrichie son pays.

  41. Sofia dit :

    Point très pertinent cité par Steve sur le fait “d’absorber” des notions de façon magistrale devant un individu, LE professeur… N’est-ce pas un peu long et surtout inefficace pour de nombreux enfants (et en plus si ça ne passe pas avec l’enseignant?); pourquoi axer sur le fait non-réel que c’est la seule façon d’apprendre?

    C’est un peu étrange que de mettre de la pression pour “finir son secondaire” alors que l’on peut apprendre les mêmes choses (matières) et + rapidement quand on veut! et d’étiqueter les jeunes de “décrocheurs” parce qu’ils ne suivent pas le troupeau dans un temps bien précis… C’est cela qui est démotivant, faux et destructeur!
    “Soit tu suis le troupeau sans te poser de questions OU tu n’es rien…”!

  42. Alain Thomas dit :

    Monsieur Martineau, beau sophisme de s’appuyer sur des courriels pour commencer un pseudo débat. Encore pire tous ces lecteurs avec des tonnes de préjugés, c’est à ce demandé qui sont réellement les décrocheurs et les cas problèmes. Votre premier courriel la dame veut exclure les autistes de haut niveau. Comme d’autres qui s’appuient sur des définitions de Wikipédia, elle ne sait pas du tout ce qu’est le spectre autistique. Par spectre on ne parle pas de fantôme, mais bien des autistes de Kanner allant jusqu’aux autistes de haut niveau ou le syndrome d’Asperger. Les autistes surtout ceux de haut niveau et les Asperger ne sont pas des cas lourds et s’intègrent très bien une fois la barrière des préjugés passée. Ma sœur a dû se battre pour faire admettre ma nièce en classe «normale», des parents qui la poignardaient des yeux elle en a fait face. Par contre, la professeure fut enchantée de voir une élève docile bien élevée qui la respectait comme prof et remettait ses devoirs et travaux à temps, elle fut 1ere de classe, aujourd’hui elle travaille et va au cegep. Je suis moi-même autiste (Asperger), en entrant à l’école je savais lire écrire, compter, je passais pour un cas problème parce que je ne socialisais pas et j’entrais dans ma bulle dès les travaux fini avant le reste du groupe. Aujourd’hui je gagne très bien ma vie et je ne suis pas au crochet de la société. Alors la ségrégation, jamais. Cette forme de pseudo élitisme est une mentalité néolibérale de droite ou on privilégie les nantis, les plus forts en sacrifiant les autres.

  43. Alain Thomas dit :

    Qu’on enlève les subventions au privé et qu’on redonne à l’école publique. L’école privé choisie les meilleurs et laisse le reste à l’école publique ce qui augmente le nombre de cas en difficultés dans chaque classe publique et permet au privé de se taper les bretelles sur le dos du publique, pire de se plaindre de ne pas avoir les moyens de prendre des cas en difficultés! Si les écoles privés se voyaient privé du choix et plutôt obligées de prendre les élèves en difficultés, cela diluerait le nombre d’élèves en difficultés dans les classes publiques. On verra un allègement de la charge au publique et on verra moins les privées se taper les bretelles, mais on sera surtout plus équitable et plus juste.

  44. Que le grand cric me croque dit :

    Bravo M. Alain Thomas, je suis entièrement d’accord avec vous. L’école est un lieu pour vivre ensemble.

  45. Sofia dit :

    M. Thomas, vous dites:
    “Cette forme de pseudo élitisme est une mentalité néolibérale de droite ou on privilégie les nantis, les plus forts en sacrifiant les autres.”

    Je ne pense pas qu’il s’agisse particulièrement de “mentalité néolibérale de droite”, privilégiant les “nantis, les + forts” en sacrifiant les autres… C’est un peu réducteur et généraliser en créant 2 “camps”, comme s’il n’y avait pas autre choix ou nuance. La gratuité de l’Éducation (qui n’est pas une idée de “droite”) fait en sorte qu’il n’y a pas l’excellence dans les services et que c’est limité côté budget.

    L’important, n’est-ce pas l’accès à des Écoles si on choisit cet outil? Que ça soit “public” ou “privé”, ça ne change rien, puisque les professeurs sont supposés être tous compétents…
    Si des parents choisissent une école privée, avec des critères différents, spéciaux… (elles ne sont pas toutes pareilles non plus les écoles privées!), qu’est-ce que ça enlève à une autre personne fréquentant un système où c’est gratuit (à l’utilisation?); c’est déjà bien d’y avoir accès et que ça ne coûte rien!

    Comme il a été dit, LA différence se situe du côté des parents qui s’impliquent et sont présents pour leurs enfants ou non…

    Je suis d’accord avec vous que l’on ne devrait pas séparer les élèves selon des critères de “normalité” (qui n’existe pas en fait!). Ce n’est pas naturel et une représentation de la société que d’être avec des gens qu’avec les mêmes “compétences” que soi, en plus d’avoir tous le même âge! Ce n’est pas un échantillon de la société…
    Beau petit vidéo à voir durant moins de 2 minutes; taper:
    CCHR: Psychiatry—Labeling Kids with Bogus ‘Mental Disorders’

  46. Charles Deleon dit :

    M.Alain Thomas on a bien le droit de choisir un véhicule automobile qui nous convienne plus gros ou plus petit, à 2 – 4 ou 6 places on y va avec nos besoins et notre capacité de payer. De même les parents qui le peuvent choississent le genre d’éducation qui convient à leurs enfants.

    Si votre soeur a décidé d’inscrire sa fille et en plus a gagné son point et bien tant mieux pour elle.l
    Si d’autres parents choississent lécole privé quitte à payer un peu plus pour avoir plus d’encadrement, de dicipline ect s’est bien leur affaire.
    Si vous croyez que c’est injuste bien too bad..moi je conduis pas de Mercedes et je suis pas jaloux de celui qui en a une. Je serai jaloux et très en colère si pour qu’il puisse obtenir sa mercedes on m’interdiise d’acheter ma petite Hyunday.

    Le problème n’est pas non plus pour des cas comme votre nièce le problème est pour les cas lourds qui peuvent pas suivre la classe et en plus de la ralentir accapare le ou la professeur au détriment de la classe entière.

    C’est quoi votre problème parce que certains collège …se tape les bretelles… so what.

    On est pas en pays communiste mais on dirait que le temps ou on va tenter de nous l’imposer approche.

  47. Carole dit :

    Tout le monde égal, c’est la pensée syndicale! Faut pas être trop performant sinon on se fait taper sur les doigts et si on va trop lentement, y a toujours quelqu’un pour nous défendre.

    Je suis allée dans une école publique où je me suis emmerdée à voir le prof perdre le contrôle de la classe. J’ai interrompu mes études après avoir passé mon sec V en me traînant d’un cours à un autre. Puis j’ai découvert la formation à distance: aller à la vitesse que je veux, personne pour te retarder, pas d’indiscipline. J’ai complété mon DEC à distance puis je me suis lancée à l’université et je suis ensuite devenue dirigeante d’entreprise.

    J’ai bien appris ma leçon. J’ai envoyé mes enfants à l’école internationale et dans des classes enrichies. Ils y ont appris à travailler au lieu de manquer des cours et aujourd’hui ce sont des adultes qui réussissent et surtout qui ont de l’ambition. Lorsqu’ils auront eux-mêmes des enfants, je leur conseillerai certainement de les envoyer à l’école privée justement parce qu’on y fait une sélection.

  48. gold price dit :

    «Je suis d’accord à ce qu’on ramène les classes “enrichies”, “régulières” et “allégées”. Mon fils se retrouverait dans la classe “allégée”, mais au moins, il pourrait progresser à son rythme, sans ralentir les plus doués. En plus, les classes “allégées” pourraient contenir moins d’élèves par classe.

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