« Ceux qui ne connaissent pas le passé sont condamnés à la répéter. »
C’est la phrase qui m’est venue en tête en lisant le Manifeste de la CLASSE, un salmigondis d’idées creuses et de clichés juvéniles directement sortis des années 70.
LA VRAIE SOLUTION
Les auteurs de ce ramassis de lieux communs devraient tous lire Demain la nation, de Jean Daniel, publié au Seuil.
Parlant de la révolte des sociétés civiles qui secouent depuis quelque temps les pays occidentaux, l’éditorialiste du Nouvel Observateur écrit :
« Cette révolte est juste et doit motiver un combat vigilant et rassembleur. Mais pour le reste, pour toutes les tentations de revenir à la mentalité idéologique, les générations qui nous ont précédés ont déjà donné, et dans ce domaine, le péremptoire n’est pas seulement inadéquat, il est devenu frivole et indécent. »
En d’autres mots : je partage votre révolte contre la corruption et la cupidité des spéculateurs qui ont transformé le système financier en casino.
Mais la solution n’est pas le retour aux vieux crédos marxistes, qui ont mené à un cul-de-sac catastrophique.
La solution réside dans le renforcement du concept de nation.
CONTRÔLER LE FLUX
« Le facteur le moins maîtrisé du mode est celui des flux, écrit Daniel. Le flux des capitaux, de la drogue, du terrorisme, des épidémies et les flux migratoires. Aucune nation démocratique ne peut fonctionner sans la vraie maîtrise de ces flux. Mais aucun de des flux n’est maîtrisable sans le concours des nations. »
Bref, la mondialisation a eu plusieurs avantages. Par exemple, « les Occidentaux ont cessé de se prendre pour le centre de l’univers » et « grâce aux nouveaux moyens de communication, chacun est devenu le voisin ou le proche de celui qui est le plus éloigné sur terre ».
Bref, « le sentiment de la distance est en train de disparaître et celui de l’interdépendance est en train de naître ».
Mais il y a aussi d’énormes désavantages. La nation qui, naguère, pouvait régulariser et contrôler le capitalisme, n’a presque plus de pouvoir contre le système de finance internationale. Et le sentiment d’identité nationale (si important pour créer un sentiment de cohésion) s’effrite à la vitesse Grand V, ouvrant toutes grandes la voie aux partis d’extrême droite.
Pour Jean Daniel, pas de doute : « La nécessité de la réglementation et le désir d’identité, pour trouver tout leur sens, ne peuvent se passer du cadre de la nation, cette indispensable articulation entre le local et le global. »
Seule la nation peut nous protéger du vertige de la mondialisation et de l’étouffement de l’enfermement.
Vous voulez réformer le système ? demande l’éditorialiste du Nouvel Observateur. Ne luttez pas contre le capitalisme, mais contre l’effritement du concept de nation…
On devrait envoyer une copie de ce livre à tous les tenants du carré rouge…
«On devrait envoyer une copie de ce livre à tous les tenants du carré rouge…»
Ainsi qu’à ceux qui ne focussent que sur l’affrontement «carré rouge/carré vert» ou «droite/gauche»
Depuis le début de la crise étudiante, je suis de ceux qui comprennent les raisons des revendications des rouges (faites le ménage avant de venir piger ENCORE dans les poches des contribuables, dont les étudiants cette fois-ci) mais je suis de ceux qui sont mal à l’aise avec la tournure de ces revendications/manifestations/party-de-casserole-tout-nu dans-rue…
Bref, je crois que le combat actuellement mené part d’une noble cause, mais dérape quant aux moyens utilisés pour se faire entendre ET aux revendications qui se sont radicalisées (on part du refus de la hausse À la gratuité scolaire)
De plus, depuis le début, je suis comme tant d’autre qui blâmons le gouvernement en place, AINSI QUE celui précédent, d’avoir été en mode réaction plutôt qu’en mode proaction.
Maintenant, je crois que le débat devrait se recentrer sur sa cause fondamentale, qui est, comme l’a décrit Jean Daniel, l’accomplissement d’une nation dans sa substence propre, dans sa définition. Le conflit actuel ne sert malheureusement pas cette cause, puisqu’elle nous DIVISE plutôt que de nous UNIR!!
Wow Richard! Enfin tu abordes ces sujets qui sont beaucoup plus important que le simple débat gauche-droite. Effectivement, les carrés rouges doivent lire ce livre s’ils ne l’ont pas déjà lu. Seulement, je doute que tu ais consience que ce sujet qu’est la déterioration du concepte de nation est quand même attribuable aux détracteur du Nouvel Ordre Mondial(En gros la mondialisation). Plusieurs sites internet conspirationnistes ou de “théories du complot” voient dans cette dégradation une tentative d’instauré un gouvernement mondial occidental. Sans m’attardé sur le sujet, je t’invite à te renseigner sur le Projet RivKin.
Continu dans ces réflexions Richard, tu pourrais être étonné…
Ceux qui ne connaissent pas l’histoire (et non pas le passé ) sont condamnés à LA revivre.
Sa doit être une erreur du technicien comme d’habitude.
La gauche par aujourd’hui nécessairement pas la nation, et au Québec, par son indépendance. Comme disait Jean-Martin Aussant, il n’y a pas de débat gauche/droite au Québec tant qu’on ne sera pas un pays et qu’on ne pourra décider de notre orientation.
Martineau, quel culot d’ oser nous envoyer une phrase contenant le mot : SALMIGONDIS
* C’est la phrase qui m’est venue en tête en lisant le Manifeste de la CLASSE, un salmigondis d’idées creuses et de clichés juvéniles directement sortis des années 70. *
Je ne sais plus quoi penser de tes chroniques qui sont un ramassis d’idées, de paroles ou d’écrits formant un tout disparate et incohérent, ou encore selon la définition en art culinaire du mot salmigondis, cela nous donnerait du ragoût constitué de différentes viandes réchauffées ( Carrés rouges, GND, PQ, Gauche/Droite, )
Moi, ce qui me vient en tête, c’est que ce blogue est indigeste !
Ecrit ou discours fait de choses disparates [Familier]
@Stevest
Je suis absolument d’accord avec vous! Enfin quelqu’un de neutre qui pense logiquement au conflit étudiant!
J’ai vécu le même malaise que vous lorsque les revendications étudiantes se sont transformé en guerre idéologique. Remarquez, je suis quand même en désaccord avec le fait que le gouvernement les aient ignoré aussi longtemps mais dans un autre sens, quand il n’y à plus de côté rationnel dans les revendications étudiantes, c’est difficile à règler…
Jeanne Reynolds disait l’autre jour que si le gouvernement Charest était élu de nouveau, la CLASSÉ débattrait de la légitimité d’une tel élection…voyez le malaise?
- «Vous voulez réformer le système ? demande l’éditorialiste du Nouvel Observateur. Ne luttez pas contre le capitalisme, mais contre l’effritement du concept de nation…»
Quel joli concept monsieur Martineau, quelle belle idée, quelle fumisterie.
Que peut faire le concept, l’idée de Nation, quand cette même nation ne vit que des miettes que veut bien lui laisser le capitalisme?
Quand la nation n’existe que par la finance.
Elle va faire quoi, la nation forte, devant le capitalisme mondial? Devant les Rois-Banquiers.
La nation va dire quoi faire aux Rois-Banquiers?
Mais c’est un assaut, un affront au capitalisme!
Vous prônez le communisme, monsieur Martineau, en suggérant que la nation règlemente le système financier.
Vous prônez exactement ce que demandent les étudiants, et vous ne semblez pas en être conscient: « La nécessité de la réglementation et le désir d’identité, pour trouver tout leur sens, ne peuvent se passer du cadre de la nation, cette indispensable articulation entre le local et le global. »
Le communisme, c’est ça: la Nation forte qui règlemente la finance!
Martineau et étudiants: même combat!