Les maires qu’on voit danser

- 24 décembre 2013

Cette année, les Montréalais ont découvert le merveilleux monde de la politique municipale.

Contrairement aux résidants de Québec, qui se sont toujours intéressés à ce qui se passait dans leur hôtel de Ville, les Montréalais se sont toujours sacrés de l’actualité municipale.

C’est comme si ce n’était pas assez glamour pour eux. Trop petit, trop banal.

Trop régional.

 

LA PETITE VIE

 

La politique municipale, ce sont les vidanges, le déneigement, les ruelles…

La p’tite vie, quoi.

Nous à Montréal, on est trop « big » pour perdre notre temps avec de tels dossiers. Contrairement aux « villageois » de Québec, nous sommes des gens d’envergure, nous voyons gros, nous voyons loin.

Ce qui nous intéresse, ce qui nous passionne, ce sont les « vrais » enjeux, les « gros » dossiers, les « vraies » affaires — comme la charte, par exemple.

Ça, ça nous excite le poil des jambes !

Mais la politique municipale ? Zzzzzzz, réveillez-moi quand le conseil de Ville sera terminé.

Si ça ne concerne pas la tenue d’une expo universelle ou les Jeux olympiques (des événements monstres qui font vibrer le monde entier), ça ne nous intéresse pas.

Après tout, Montréal n’est pas un faubourg sympathique comme Québec, c’est une ville internationale, une capitale culturelle, une plaque tournante, comme Londres, Paris, New York !

 

LA RÉALITÉ NOUS RATTRAPE

 

Résultat : les maires de Montréal ont toujours pu faire ce qu’ils voulaient. Personne ne les embêtait, personne ne les surveillait.

« Allez, changez le zonage de la rue St-Machin-Truc, si ça vous chante, nous, on s’en balance, on a d’autres chats à fouetter… »

Regardez qui nous avons envoyé à l’Hôtel de Ville de Montréal depuis que Jean Drapeau a accroché son chapeau : Jean Doré, Géranium 1er, Gérald Tremblay, Michael Applebaum…

Rien pour écrire à sa mère !

Or, cette année, la réalité nous a rattrapés. Nous nous sommes rendus compte que le maire de Montréal brasse de grosses affaires et gère de gros budgets, et que si nous ne nous intéressons pas à lui, lui va s’intéresser à nous…

Mieux vaut tard que jamais !

 

PAR LE COL DE CHEMISE

 

Regardez ce qui arrive avec le dossier épineux et ô combien important des régimes de retraite.

Qui a tiré la sonnette d’alarme ? Régis Labeaume.

C’est lui qui a pris le gouvernement provincial par le col de chemise et qui a dit : « Écoute-moi bien, Chose, t’es mieux de bouger et de nous donner du slack, parce que ça va aller mal en sacramouille ! »

Maintenant, Régis n’est plus seul. Il a Denis Coderre à ses côtés. Ces deux-là sont pesants — pas juste physiquement… Ils vont réussir à faire bouger les choses.

« Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera », a écrit Alain Peyrefitte en parlant de la Chine.

De même, on peut dire : « Quand le monde municipal s’éveillera, le Québec tremblera… »

Eh bien, c’est ce qui est arrivé en 2013. On a cessé de regarder les maires et les mairesses avec condescendance, comme s’ils étaient des agents d’assurance ou des marguillers.

On s’est rendu compte que ces hommes et ces femmes peuvent jouer un rôle de premier plan et influencer directement notre quotidien.

 

 

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9 commentaires

  1. jimmy Brindle dit :

    Les Québécois ne pensent plus par eux mêmes . ce sont les gouvernements qui décident pour eux . Le Peuple Québécois , par son jean foutisme , est le grand responsable de cette situation d’enfant d’école dont la pensée intellectuelle est dictée par les autres .

  2. Alexandre B. dit :

    Pas sûre qu’il y ait une si grande différence entre Montréal et Québec pour ce qui est de l’importance qu’on accorde aux élections municipales lorsque l’on regarde les faible taux de participation dans les deux cas: 42% à Montréal et 55% à Québec.

    En regardant ces chiffres on pourrait même dire que rien a changé, contrairement à ce que vous affirmez dans votre billet.

  3. Steve Harvey-Fortin dit :

    Vive la corruption !!!!

  4. Daniel Thérien dit :

    Étant Lavallois je me demande bien comment va réagir notre nouveau maire en rapport avec les régimes de retraite. On sait tous qu’il a déjà été candidat du PQ dans Laval des Rapides. Également il serait bon de connaître son point de vue concernant les zones inondables. Personnellement je crois que Laval qui est tout de même la 3ième plus grande ville au Québec devrait faire contrepoids avec Montréal et Québec dans plusieurs dossiers.

  5. Pasi Cave dit :

    Convaincu que le prochain Parrain de la Mafia, ne viendra pas de Québec.

  6. Jean-Sébastien B. dit :

     » Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera », a écrit Alain Peyrefitte en parlant de la Chine »

    L’empereur Napoléon 1er (non, pas Régis..) réclame sa citation car c’est bel et bien lui qui l’a créé.

    Salutations,

  7. Réjean Asselin dit :

    Oups ! Je n’avais pas terminé !!!!

    Donc les deux amis de Monsieur Martineau , Coderre et Labeaume , le sont uniquement parce qu’il veulent s’en prendre aux pensions des employés syndiqués de l’ État ! Quand ont vargent sur les syndicats ont fait partie de la même gang et ont devient SOLIDAIRES peut-importe le reste !!!!

    Dans  » La Page a Lauzon  » de la dernière publication de L’aut’ Journal , un journal diabolique pour nos ti-counes de la droite , Lauzon écrit quelques perles :

    En parlant de Labeaume :  » L’ innocent a dit a la télé , le soir de son élection , qu’il était prêt a  » négocier  » avec les syndicats de la ville , tout en étant  » INFLEXIBLE  » . Pas fort , le monsieur issu du merveilleux mode des affaires .  »

     » Moins aliénés qu’a Québec , les résidents de New-York , la plus importante ville américaine , ont élu avec une vaste majorité de 73 % , quelques jours suivant la réélection de Labeaume a Québec , le démocrate Bill de Blasio qui , lui , a eu le véritable courage de s’attaquer aux puissants et aux exploitateurs en affirmant  » Le nouveau maire promet de rectifier les inégalités  »

    Pour les petits Napoléon du type Labeaume le mot négocier est synonyme d’ obéir point a la ligne .

    A remaquer que Coderre ne semble pas vouloir  » suivre  » le petit Napoléon Labeaume dans la même direction concernant les régimes de pensions des employés municipaux car il y’a une chose que Coderre possède que Labeaume ne possède pas , l’expérience d’un politicien de carrière plutôt que celle d’un petit boss des bécosses .

  8. Marc D dit :

    Les la situation des régimes de retraite actuels est le reflet du manque de vision autant des travailleurs que des dirigeants municipaux en bons baby-boomers qu’ils sont. Ils se sont payé des pensions à 1000$ tout en cotisant pour des pensions de 800$ seulement. En bons baby-boomers, ils se sont dit que leurs enfants paieraient la différence. Mais voilà, leurs enfants leurs disent maintenant et avec raison que s’ils cotisent pour des pensions de 800$, ils veulent des pensions de 800$. Et non des pensions de 400$ seulement avec la différence allant sur les pensions à 1000$ des baby-boomers qui ont cotisé, rappelons-le, pour 800$ seulement. En bons baby-boomers, ils trouvent cela inacceptable évidemment de recevoir moins, alors qu’ils se sont servis à deux mains dans les assiettes, pour en laisser à ceux qui viennent après eux. Les clauses orphelin sont leur œuvre, ne l’oublions pas.

  9. Esther M. Linares dit :

    MERRY CHRISTMAS!♥♥♥FELIZ NAVIDAD♡♡♡FELIZ NATAL♥♥JOYEUX NOËL..!!

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