Les fesses de la maîtresse

- 21 octobre 2014

Au lieu de mettre madame Laurent-Auger au ban, le Collège Brébeuf devrait au contraire lui offrir une promotion.

En effet, voilà une dame qui n’a pas hésité deux secondes à mettre son talent au service du septième art !

Que serait le cinéma européen sans Les possédés du diable, Quand les filles se déchaînent et L’Emprise des caresses !

Oh, certes, ces comédies coquines n’ont pas remporté de prix à Cannes ni fait la couverture des Cahiers du Cinéma, mais quels plaisirs ont-ils procuré aux habitués de salles obscures de Pigalle !

Pour votre information, voici les résumés des œuvres majeures de Jacqueline Laurent-Auger…

Le Plumard en folie (1974) : « Un grand lit raconte les épisodes croustillants de sa brève existence, au cours de laquelle il a en vu défiler de bien belles. »

Le journal intime d’une nymphomane (1973) : « La déchéance d’une prostituée qui, après une nuit de sexe, se suicide pendant le sommeil de son client. »

La bonzesse (1974) : « Une femme qui désire partir à Katmandou décide de se prostituer pour payer son voyage. »

Serre-moi contre toi, j’ai besoin de caresses (1973) : « Une nymphomane et un impuissant se rendent dans une clinique du sexe pour s’épanouir. »

Je prends la chose… du bon côté ! (1974) : « Après avoir rencontré un couple de pervers qui lui demandaient de faire l’amour à leur chienne, un gigolo bisexuel accroche ses bobettes et tombe amoureux d’une jeune femme mystérieuse. »

Madame Laurent-Auger est la Liv Ullman du cinéma psychotronique, la Meryl Streep des nanars olé-olé, la Reine de l’eurotrash.

Et on voudrait lui montrer la porte ?

Décidément, y a plus de respect…

 

 

 

À la rescousse de Justin

- 21 octobre 2014

Avez-vous lu la lettre que Jean Chrétien a envoyée aux journaux, sur la position que devrait adopter le Canada face aux avancées de l’État islamique ?

On aurait dit une tentative de sauvetage de la part du PLC.

Comme si les Libéraux fédéraux avaient écouté Justin Trudeau expliquer maladroitement son point de vue, la semaine dernière, et s’étaient dits : « Uh-uh, Ottawa, on a un sacré problème ! Appelez le vieux pour qu’il vienne à notre rescousse, ça presse ! »

 

 

PAPY EST LÀ !

 

 

Après des mois de « Justomanie », il n’aura fallu que quelques minutes pour que les Libéraux se rendent compte que c’est bien beau, l’image, mais si ton contenant n’a pas de contenu, tu t’en vas droit dans le mur.

Oui, Justin est jeune, oui, Justin est beau.

Mais ça prend plus qu’une gueule à la Justin Bieber pour diriger un pays. Ça prend aussi des idées, de l’ascendance, une autorité morale.

Des arguments.

On dira ce qu’on voudra à propos de Jean Chrétien, reste que malgré sa bouche croche, l’homme a des idées droites.

Il sait où il loge et il sait comment défendre ses idées.

Dans sa lettre ouverte, Jean Chrétien défend la même position que Justin Trudeau : pas d’intervention militaire et plus d’aide humanitaire.

Mais il le fait avec un aplomb que Junior n’a pas.

C’est comme si l’un portait un pantalon, et l’autre, des culottes courtes.

Quand Jean Chrétien parle de pacifisme et d’aide humanitaire, on entend la voix affermie de Lester B. Pearson et les lourdes bottes des Casques bleus. Ça sent la tradition, l’histoire, l’héritage.

Quand Justin Trudeau parle des mêmes sujets, on entend « It’s a small world after all » de Walt Disney.

Le pacifisme de l’un est lourd de sens. Celui de l’autre a la légèreté d’un slogan de Katimavik.

 

 

JOHNNY BE GOOD

 

 

Regardez-moi dans les yeux, deux minutes…

Vous imaginez vraiment Justin Trudeau à la tête du Canada ?

En train de converser avec Barack Obama, Angela Merkel, François Hollande, David Cameron et Vladimir Poutine ?

Se prononçant sur des questions géopolitiques hyper complexes ?

Si oui, vous en fumez du bon. Vous avez probablement le même pusher que le chef du PLC.

La lettre ouverte de Jean Chrétien est la réponse au S.O.S. qu’ont lancé les poids lourds du Parti Libéral lorsqu’ils ont senti le paquebot tanguer sous leurs pieds.

« Johnny be good and come to our rescue, please ! We’re fucked ! »

On aime la fougue, la beauté et la vigueur de la jeunesse.

Mais quand vient le temps de s’ancrer dans une tradition, rien de mieux qu’un vieux tout ridé avec beaucoup d’expérience.

Il est bien gentil, docteur Doogie.

Mais quand vient le temps de passer sous le bistouri, tu veux Marcus Welby et personne d’autre.

 

 

Cinq ans pour Pistorius parce qu’il est handicapé!

- 21 octobre 2014

Oscar Pistorius a été condamné à 5 ans de prison pour avoir tué sa conjointe…

Pourquoi une sentence aussi légère? Parce que la juge a « tenu compte de son handicap »…

Pardon, mais… la femme est morte. Elle a été tuée dans la fleur de l’âge.

Le fait que son assassin avait des jambes ou pas ne change rien à l’affaire. Elle est morte.

Pourquoi avoir pris l’handicap du condamné en compte pour fixer sa sentence? Un handicapé qui tue, c’est moins grave qu’un non-handicapé qui tue?

Le geste qu’il a posé est moins cruel? Ses conséquences sont moins terribles?

Pourquoi ne pas avoir plaidé la Non-responsabilité criminelle pour cause de handicap physique, tant qu’à faire?

Après la race, l’origine ethno-culturelle et la religion des accusés, on tient maintenant compte de leur forme physique!

N’importe quoi…

 

 

 

 

Un peu de philo avec Rambo

- 21 octobre 2014

Vous voulez comprendre l’idéologie qui sous-tend une certaine partie du monde syndical, aujourd’hui ?

Lisez la biographie de Bernard « Rambo » Gauthier écrite par Victor-Lévy Beaulieu.

Vous allez voir : tout est là.

C’est « toasté des deux bords », comme dirait l’autre.

 

 

UNE SCÈNE CROUSTILLANTE

 

 

Je ne vous parle pas de la fameuse page 143, où l’homme fort de la Côte-Nord nous raconte un des épisodes croustillants qui ont jalonné sa descente aux enfers.

« J’assiste au mariage de l’un de mes chums. Y a là le gros Bouboule qui sait que j’aime le Jack Daniel’s, et j’en bois toute une bouteille avant de me mettre au gin. Je mange ensuite comme un porc pis j’assaisonne le tout d’un peu de dope.

« Je m’en vais aux toilettes parce que je file pas ben pantoute. Le marié est là avec son témoin. Je vomis dans l’urinoir et croyant faire mon comique, je mets les deux mains là-dedans pis je mange la cochonnerie !

« Le marié et son témoin se mettent à vomir à leur tour, y sont malades comme des chiens, je viens de scraper le mariage ! »

Amateurs de poésie, bonsoir…

 

 

LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS

 

 

Non, c’est la page 61 qui est intéressante.

Quand il raconte la fois où son frère a mangé une volée.

« De retour à la maison, mon père m’a dit : ˝T’as pas été capable de défendre ton frère ? Tu devrais avoir honte.˝ Ça, ça m’a marqué pour la vie. Ça m’a fait mal en tabarnack.

« J’ai fait le tour du village et tous les toffes, je les ai battus l’un après l’autre. J’ai découvert une chose : la vie, c’est comme la jungle. Si tu montres pas que tu dépasses les autres d’une tête, on va essayer tout le temps de t’écraser.

« La pratique du hockey m’a confirmé là-dedans. Tu n’avais qu’à intimider tout le monde, et on te respectait. J’avoue que j’ai commencé à aimer ça, ce respect-là, et je voulais plus le perdre.

« À tous les deux jours, je me battais. C’est de même que je suis devenu un leader. »

Plus loin, il ajoute : « Moi, je l’ai toujours dit : la fin justifie les moyens. »

 

 

QUI VA BAISSER LES YEUX ?

 

 

Le pire est que Rambo a probablement raison.

C’est toujours la roue qui grince et qui bloque que l’on graisse : jamais la roue qui roule bien.

Pourquoi le gouvernement a mis de l’eau dans son vin et accepté d’amender son projet de loi sur les régimes de retraite des employés municipaux ?

Parce qu’on voulait éviter les dérapages. On a plié devant les menaces.

J’ai hâte de voir ce qui va se passer avec les pompiers de Montréal.

D’un côté, tu as Ronald Martin, le président du syndicat, qui vient d’être suspendu pour six mois, qui est crinqué au max et qui tient le gros bout de l’arrosoir. (Quel citoyen veut se mettre à dos les pompiers ?)

De l’autre, tu as Denis Coderre, qui vient d’arriver dans la cour d’école et qui cherche lui aussi à se faire respecter des plus gros.

Qui va baisser les yeux le premier ?

 

 

Oui, il y a des terroristes islamistes au Québec!

- 20 octobre 2014

Oui, le Québec peut être frappé par des terroristes islamistes….

Oui, le Québec peut avoir un cas d’ébola…

Oui, le Québec peut être décoté par les grandes agences de crédit…

Oui, le Québec peut accueillir des gens qui veulent sa perte…

Oui, le Québec est une région comme une autre! Cessons de croire que nous sommes spéciaux et que notre « gentillesse légendaire » nous protège du malheur….