Big Brother vous écoute

- 11 juin 2013

Jay Leno sur le scandale qui secoue l’administration Obama:

 

“Depuis le temps qu’on voulait un Président qui écoute les Américains, on en a un!”

 

 

Les experts (2)

- 11 juin 2013

Vous avez lu l’entrevue que Lise Verreault, nouvelle sous-ministre à la Santé, a accordée à mon collègue Jean-Nicolas Blanchet, hier ?

Elle parlait du Dossier santé Québec.

Ce système informatique qui devait permettre aux médecins de consulter n’importe quel dossier médical dans n’importe quelle ville du Québec devait être mis en place en 2010. Il ne le sera qu’en 2015, et en partie seulement.

Comme c’est souvent le cas au Québec, on a dépassé l’échéancier et défoncé le budget.

Pourquoi ? Même chose que ce qui s’est passé à Radio-Canada : des fonctionnaires anxieux se sont faits enfirouaper par des consultants externes du secteur privé.

 

LE CHIEN, LA QUEUE

 

Madame Verreault l’a avoué candidement : les fonctionnaires ne savaient pas trop ce qu’ils faisaient, ils ne maîtrisaient pas vraiment le dossier et s’en sont remis au privé pour faire le boulot.

Habituellement, dans le cas des partenariats publics-privés, c’est le gouvernement qui est censé dire au privé : « Voilà ce qu’on veut, voilà ce qu’on attend de vous, livrez-nous la marchandise à temps et dans les limites du budget. »

Or, pour le DSQ, ce fut l’inverse : c’est le privé qui tenait les rennes du projet, c’est lui qui dictait ses exigences — bref, c’est lui qui « callait la shot » !

Ce n’est plus le chien qui branlait la queue, c’est la queue qui branlait le chien !

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal

 

 

Hé bien…

- 10 juin 2013

Le signaleur qui est mort au Grand Prix était un bénévole….

 

Quoi? Cet événement gonzillionnaire a recours à des bénévoles???? Pincez-moi, je rêve…

 

 

 

La zizanie (extrait)

- 10 juin 2013

J’ai une idée d’émission pour TVA Sports : La zizanie.

Le concept est simple : vous mettez les plus importants leaders souverainistes du Québec dans une cage, et vous les regardez se taper sur la gueule jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un debout.

Ça ferait passer les combats l’UFC pour des parties de scrabble. Il faudrait diffuser ça tard le soir, quand les enfants sont couchés.

Même George Saint-Pierre aurait peur d’entrer là-dedans. Il crierait, il pleurerait, il s’accrocherait à une table pour ne pas qu’on l’enferme dans ce panier de crabes.

« Viens, on va te mettre entre Jacques Parizeau, Pauline Marois et Jean-Martin Aussant…

— Noooon, pitié, nooooon ! »

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal

 

 

 

 

La révolution Gregory (2)

- 10 juin 2013

L’autre jour, je vous parlais de Gregory Charles, à quel point il est stimulant, fonceur, une vraie dose de vitamine C…

Ce gars-là ne s’assoit jamais sur ses lauriers, il est toujours en train de pousser la machine.

Il est super exigeant envers lui, il a le sens de l’effort, il croit en ses capacités, il a de l’ambition, il voit gros — des qualités que nous aurions intérêt à développer, tant individuellement que collectivement.

 

GRAND THEFT AUTO 3

 

Gregory m’a raconté une histoire que je trouve parfaitement représentative de notre époque.

Comme vous le savez, ce chanteur-musicien-homme d’affaires adore enseigner.

Un jour, il a remarqué que ses élèves ne cessaient de parler de Grand Theft Auto 3, le fameux jeu vidéo qui s’est vendu à des gonzillions d’exemplaires. Il s’est demandé pourquoi ces jeunes tripaient autant sur ce jeu controversé.

Alors, en perfectionniste qu’il est, il s’est mis à lire tout ce qui a été publié sur le sujet. Il est passé à travers le manuel d’utilisation du jeu, une bible qui a l’épaisseur d’un annuaire téléphonique.

À la fin de sa lecture, il savait tout ce qu’il y a à savoir sur Grand Theft Auto 3. Quand je dis tout, c’est tout.

 

LE TRICHEUR

 

Prêt à passer à l’action, Gregory Charles s’est précipité en ville pour acheter le fameux jeu. Puis il s’est planté devant sa télé et a sorti ses manettes…

Après avoir passé une demi-heure à rouler à toute vitesse dans les rues virtuelles de Liberty City, Gregory s’est aperçu qu’un autre joueur avait terminé le jeu en… 14 minutes.

« Quatorze minutes ? s’est-il exclamé. Mais c’est impossible, comment il a fait ? »

Après avoir effectué des recherches, il s’est rendu compte que le joueur en question ne complétait pas les différents niveaux du jeu.

Il ne faisait qu’utiliser des codes pour passer automatiquement d’un niveau à l’autre.

Clic-clic, niveau 2. Clic-clic, niveau 3.

Le gars ne jouait pas à Grand Theft Auto 3. Il trichait pour se rendre à la fin le plus rapidement possible.

 

TOUT CUIT DANS LE BEC

 

Pour Gregory, c’est une métaphore de ce qui se passe actuellement.

Les gens, dit-il, ont perdu le sens de l’effort, ils cherchent toujours des raccourcis, des solutions de facilité pour se rendre là où ils veulent aller…

« J’ai l’impression que si certains étudiants pourraient acheter leur diplôme et le recevoir par la poste sans avoir à se pointer à l’université ni à faire le moindre travail, ils le feraient, m’a-t-il dit. L’important pour eux n’est pas d’apprendre, c’est d’avoir leur diplôme… »

« Idem pour le marché du travail. Ils sortent de l’école et veulent déjà être patrons ! Ils ne se rendent pas compte que les gens qui ont des postes de direction ont bossé pendant 25 ans pour se rendre à ce niveau ! Ils ont sué, ils ont travaillé fort…

« Eux veulent tout, tout de suite, et tout cuit dans le bec. »

 

PATIENCE

 

Pour Gregory, le temps est venu pour notre société de réapprendre le sens de l’effort.

Et la notion de patience.

Comme dit le proverbe : « Tout vient à point à qui sait attendre. »

Et qui n’a pas peur du travail.