Yves Bolduc était en business

- 14 juillet 2014

Je sais qu’on en a beaucoup parlé, mais j’aimerais revenir sur l’affaire Bolduc.

Yves Bolduc est député à l’Assemblée Nationale. Un gros boulot, qui lui demande beaucoup de temps.

Il décide malgré tout de suivre 1500 patients, même s’il est très occupé et qu’il n’a pas beaucoup de temps à leur consacrer.

 

MÉDECIN DE FIN DE SEMAINE

 

Étant donné que la semaine, Yves Bolduc doit faire son travail de député, il lui arrive souvent de voir ses patients la fin de semaine.

Or, coïncidence, quand un médecin travaille la fin de semaine, il est payé 30 % de plus !!!!

Que ça tombe donc bien !

Je vais essayer ça avec mon boss au Journal.

« Hey, Dany, j’ai décidé d’écrire toutes mes chroniques à l’avance le week-end, étant donné que j’ai trouvé un emploi à temps plein ailleurs et que je n’ai plus le temps d’écrire la semaine. Or, étant donné que je devrai travailler la fin de semaine pour Le Journal, accepterais-tu de payer mes chroniques 30 % plus cher ? »

Pas sûr que mon boss accepterait.

Il me dirait que ce n’est pas son problème si je n’ai plus le temps d’écrire la semaine, qu’il n’a pas à me payer plus cher parce que j’ai mal aménagé mon horaire.

Et il aurait bien raison.

 

LES POCHES ÉLASTIQUES

 

Mais dans le cas d’Yves Bolduc, aucun problème, c’est passé comme du beurre dans la poêle.

La société québécoise a gonflé ses honoraires de médecin de 30 % parce qu’il ne pouvait pas voir ses patients la semaine étant donné qu’il travaillait à temps plein comme député.

Non, mais faut le faire !

Dans le privé, on n’accepterait jamais un arrangement du genre.

Mais on est au public, alors, vas-y, mon grand, travaille la nuit, si tu veux, on va te dédommager !

De toute façon, c’est l’État, le patron, et l’État a des poches élastiques, alors…

Incroyable.

« Qu’est-ce que vous voulez, c’est comme ça que ça fonctionne, on paie les médecins 30 % plus cher quand ils travaillent la fin de semaine », a dit Yves Bolduc pour se justifier.

On les paie 30 % plus cher pour s’assurer qu’il y aura des médecins pour s’occuper des cas urgents le samedi et le dimanche. Pas pour les inciter à travailler comme député la semaine, et faire leur job de médecin le week-end !!!

Ce n’est pas une prime à la double rémunération !

Sinon, tous les médecins vont se mettre à se trouver une autre job la semaine, et à voir leurs patients seulement le week-end, afin d’être mieux payés !

 

LE BONUS APRÈS, PAS AVANT

 

Et puis, comme ma blonde m’a fait remarquer, l’autre jour…

Pourquoi on donne le fameux « incitatif » aux médecins le jour où ils décident de prendre des nouveaux patients ?

Pourquoi on ne leur donne pas leur bonus une fois qu’ils ont fait leur job ?

« Tu décides de prendre 500 nouveaux patients pendant un an ? Parfait. Dans un an, on va regarder si tu les as effectivement suivis, et si tu l’as fait, on va te donner ton bonus… »

Mais non. On leur donne AVANT.

Une autre aberration de notre beau système…

 

 

Adieu docteur Welby (extrait)

- 11 juillet 2014

On paie des médecins pour qu’ils prennent des patients ?

Pardonnez ma naïveté, mais… n’est-ce pas le rôle et la mission des médecins de prendre des patients ? Il faut leur donner un bonus en plus pour les remercier ?

Ben coudonc…

Va-t-il falloir faire la même chose avec les directeurs de CPE ? On va vous donner une petite enveloppe pour chaque enfant que vous acceptez ?

À quand des boni pour les profs ? Chaque fois qu’un de vos élèves passe un cours, on vous donne un beau chèque…

Ce n’est pas suffisant de payer quelqu’un pour faire son travail, maintenant. Il faut lui donner un supplément pour l’inciter à bien le faire et à donner son 110.

L’effort ne vient plus automatiquement avec la job. C’est en option, comme l’air climatisé dans une auto.

 

(Pour lire le texte au complet,cliquez ici…)

 

 

Député: un travail à temps partiel?

- 10 juillet 2014

Au-delà de la morale et de la question du double salaire, il y a quelque chose que je ne comprends pas dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Bolduc.

 

 

PAS LES DOIGTS DANS LE NEZ

 

 

Ça fait des années que les députés clament qu’on ne valorise pas suffisamment leur travail.

« C’est un boulot exigeant qui demande beaucoup de temps et d’énergie, disent-ils. Contrairement à ce que les gens pensent, on ne passe pas notre temps à roupiller, à jouer à Candy Crush ou à se décrotter le nez. On prend notre rôle à cœur, on rencontre les citoyens de notre circonscription, on fait avancer des dossiers, on tente de sensibiliser nos confrères et consœurs aux besoins de notre comté… »

Or, qu’a fait Yves Bolduc ? Il a pris 1500 nouveaux patients alors qu’il était député !

Faudrait se brancher : être membre de l’Assemblée Nationale est un travail exigeant, ou c’est un emploi à temps partiel, comme le maire de Saint-Boswell ?

 

 

UN REMBOURSEMENT TARDIF

 

 

De trois choses l’une : ou Yves Bolduc négligeait ses patients, ou il négligeait les habitants de sa circonscription.

Ou il s’est fait injecté les gènes de Gregory Charles, et mène une troisième carrière comme chef remplaçant de l’Orchestre Philarmonique de Berlin, en plus d’être prof de sciences nucléaires à Harvard.

Autre question : pourquoi Yves Bolduc a-t-il attendu que Le Soleil rende cette histoire publique pour « allumer » et rembourser une partie des sommes qu’il avait empochées ?

Tant que tu n’as pas été pris les culottes baissées, tu n’as rien à te reprocher, c’est ça ?

S’il n’y a pas d’auto patrouille au coin de la rue, tu peux brûler le feu rouge et ne pas faire ton Stop ?

Yves Bolduc SAVAIT qu’il aurait dû rembourser une partie de l’argent qu’il avait reçu. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait de son propre gré ?

La morale, disent les sages, est de faire la bonne chose, même si personne ne te regarde…

 

 

QUI SERT QUI ?

 

 

Il fut un temps où le « service public » était, justement, un « service ».

On se lançait en politique d’abord et avant tout pour servir l’État.

Or, j’ai l’impression que de plus en plus, être politicien est un job comme un autre.

C’est rendu que des gens se lancent en politique tout de suite après être sorti de l’école ! Comme si c’était une carrière…

Tu étudies en médecine ? Tu deviens médecin.

Tu étudies en sciences politiques ? Tu deviens politicien.

C’est le parcours naturel. Tu te fais élire une couple de fois, tu deviens ministre, puis tu te retires et tu as un fonds de pension pour le reste de tes jours…

C’est à se demander qui sert qui : c’est le politicien qui sert l’État ou c’est l’État qui sert le politicien ?

Amir Khadir, qui est médecin, suit une poignée de patients par conviction et pour ne pas perdre le contact avec « le vrai monde ». Il ne mène pas deux carrières en parallèle !

Si Yves Bolduc croit que les députés ne sont pas suffisamment payés, qu’il le dise.

Pour un gouvernement qui prône l’austérité, ça fait dur…

 

 

Le CUSM soigne son image (extrait)

- 10 juillet 2014

C’est qui, ces administrateurs de mes deux qui flambent des sommes colossales dans des opérations de relations publiques alors que le feu est pris dans la maison ?

Vous voulez redorer l’image du CUSM ?

Un : vous auriez dû y penser AVANT.

Deux : cessez de donner de l’argent à des firmes de relations publiques et investissez dans les SOINS AUX MALADES.

Pas besoin d’avoir un post doctorat en gestion de crise pour arriver à cette conclusion.

Vous savez quelle est la meilleure façon de gérer des crises ? Faire en sorte qu’il n’y en ait pas !

Au lieu de penser à la meilleure façon d’éponger la merde qui déborde des toilettes, débouchez les tuyaux et cessez de jeter vos poubelles dans le bol !

Vous verrez, c’est beaucoup plus agréable.

Ça sentira moins la chnoutte.

Et vous n’aurez pas à dépenser des fortunes en désodorisants…

 

(Pour lire le texte au complet, cliquez ici…)

 

 

Médecins: méchante facturation!

- 10 juillet 2014

Regardez à quel point la facturation effectuée par les médecins pour les actes qu’ils posent est hyper complexe…

 

Un vrai casse-tête!