Du terrorisme?

- 26 octobre 2014

Il y a encore des gens qui se demandent si les attaques de St-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa sont des actes terroristes…

Au mois de janvier, quand il y aura des bancs de neige de trois pieds et qu’il fera -15, va-t-on se demander si c’est l’hiver?

 

 

 

 

La haine

- 25 octobre 2014

Alors, les amis ?

Vous croyez toujours que nous sommes face à un simple fait divers ? Que ceux qui ont semé la terreur dans l’enceinte même de notre démocratie ne sont que des criminels de droit commun ?

Que leur croyance n’est qu’un détail — comme la couleur de leurs yeux ou la grosseur de leur fusil ?

 

 

OUVRIR LES YEUX

 

 

Ce qui s’est passé à Ottawa est horrible.

Mais cela nous aura au moins permis d’ouvrir les yeux.

Il y a des gens, au Canada, qui détestent nos valeurs, qui détestent nos libertés, qui détestent notre système et qui veulent notre perte.

Ces gens sont organisés. Ils se parlent, s’envoient des vidéos, utilisent les médias sociaux pour alimenter leur haine et leur paranoïa.

Des loups solitaires ? Allons donc !

Comme l’a déjà écrit la journaliste française Élisabeth Lévy, si ces « entrepreneurs individuels du terrorisme » agissent seuls, ils n’ont pas appris à haïr tout seuls.

Leur haine a été alimentée. Soigneusement. Longuement. Méticuleusement.

Par des groupes qui savent ce qu’ils font.

Par des imams radicaux qui propagent leur violence et leur intolérance dans certaines mosquées.

Ouvertement, sans se cacher. Au vu et au su de leur communauté.

 

 

DÉFENDRE LA DÉMOCRATIE

 

 

Comme me disait Mario Dumont, hier : « Si j’utilisais les ondes pour attiser la haine contre certains groupes, et si certains téléspectateurs me prenaient au mot et décidaient d’agresser des membres de ces groupes, je serais tenu responsable, non ? Pourquoi on n’agit pas de la sorte envers ceux qui prêchent la haine de notre système sur les médias sociaux et dans certaines mosquées ? »

Bonne question.

« Il faut adopter une loi qui s’attaquera à tous ceux qui propagent les idées des adversaires de la démocratie », a écrit Gilles Duceppe.

L’ex-chef du Bloc n’est pourtant pas un homme de droite. On ne peut pas le mettre dans le même sac que Stephen Harper. Pourtant, même lui trouve que le temps est venu pour la démocratie de se défendre.

C’est bien beau, la charte des droits, mais ça n’est pas un pacte de suicide.

 

 

L’ARBRE ET LA FORÊT

 

 

Abdennour Bidar est spécialiste de l’Islam. Il enseigne la philosophie dans la région des Alpes, en France.

Voici ce qu’il écrivait dans Le Monde, en mars 2012 :

« On dit que le fanatisme est « l’arbre qui cache la forêt d’un islam pacifique ». Mais quel est l’état réel de la forêt dans laquelle un tel arbre peut prendre racine ? Une culture saine et une véritable éducation spirituelle auraient-elles pu accoucher d’un tel monstre ?

« Certains musulmans ont l’intuition que ce type de question a été trop longtemps ajourné. Ils se rendent compte qu’il deviendra toujours plus difficile de vouloir déresponsabiliser l’islam de ses fanatiques, et de faire comme s’il suffisait d’en appeler à distinguer islam et islamisme radical.

« Il doit devenir évident pour beaucoup plus de musulmans que les racines de l’arbre du mal sont trop enfoncées et trop nombreuses dans leur culture religieuse pour que celle-ci persiste à croire qu’elle peut se contenter de dénoncer ses brebis galeuses. »

Musulmans modérés, aidez-nous à combattre le fanatisme qui gangrène votre communauté.

On ne pourra venir à bout de ce mal sans vous.

 

 

 

 

 

 

Pendant ce temps, au PQ…

- 24 octobre 2014

Ébola, terrorisme, menaces, devrait-on ou non donner de nouveaux pouvoirs au SCRS…

Pendant ce temps, Jean-François Lisée affirme qu’un Québec indépendant devrait avoir sa propre monnaie…

Déconectés, vous dites?

 

 

Pourquoi les soldats enlèveraient-ils leur uniforme?

- 23 octobre 2014

L’Armée canadienne a demandé à ses soldats de ne pas porter leur uniforme lorsqu’ils se promènent en ville, hors des casernes.

Pourquoi?

C’est plutôt le contraire qu’on devrait faire: montrer que l’Armée est bel et bien présente, que nos militaires n’ont pas peur, qu’on ne reculera ni ne changera nos façons de faire.

Bref, brandir nos couleurs haut et fort.

En passant, parlant d’uniforme: les policiers de Montréal peuvent-ils arrêter de se déguiser en clowns, au cours des prochains jours, ne serait-ce que par respect pour les militaires tombés sous les balles?

Portez votre uniforme de SERVITEUR DU CITOYEN, et démontrez un respect élémentaire pour l’institution que vous représentez!

Vous êtes les représentants de la LOI et de L’ORDRE! Pas des camarades syndiqués en moyen de pression… Un peu de dignité, bordel! Un peu de fierté!

 

 

Terrorisme: appelons les choses par leur nom

- 23 octobre 2014

NOTE: CE TEXTE A ÉTÉ ÉCRIT AU LENDEMAIN DE L’ATTENTAT À ST-JEAN-SUR-RICHELIEU

 

Je le savais.

« La première fois qu’un terroriste islamiste va frapper le Québec, on va tenter de minimiser le rôle qu’a joué la religion dans son cheminement », me dis-je depuis des années.

Eh bien, c’est exactement ce qui est arrivé mardi.

 

 

« UN MALADE MENTAL, C’EST TOUT »

 

 

Au Québec Matin, que j’anime avec Marie-Christine Bergeron à LCN, le ministre Gaétan Barrette a dit que l’attentat commis par Martin Couture-Rouleau était « plus un cas de maladie psychiatrique qu’un cas d’intégrisme religieux ».

Comme si l’un excluait nécessairement l’autre !

Comme si on ne pouvait être à la fois fou ET fondamentaliste !

Comme si on devait choisir !

Ensuite, un chroniqueur de La Presse a écrit que l’attentat commis par Couture-Rouleau n’était rien de plus qu’un meurtre comme il y en a des dizaines, chaque année, au Québec.

Aucune différence entre un père qui pète les plombs et poignarde ses enfants, un bandit qui mitraille un ennemi dans une guerre de motards et un fou de Dieu qui fonce sur un militaire avec son char parce qu’il voulait mourir en martyr et faire plaisir au chef de l’État Islamique.

La même affaire…

Un fait divers, sans plus.

Le gars a pris le téléphone et annoncé au 911 qu’il venait d’écraser un soldat au nom d’Allah ?

Bof, un détail. Pas de quoi déchirer sa chemise.

Vraiment, c’est à se demander pourquoi certains commentateurs tiennent tant à mentionner ce fait.

Des islamophobes, sans doute.

 

 

MARCHER SUR DES OEUFS

 

 

Pourquoi a-t-on autant de difficulté à appeler les choses par leur nom ?

Ce qui s’est passé à St-Jean-sur-Richelieu est un ATTENTAT TERRORISTE COMMIS AU NOM DE L’ISLAM.

Pourquoi marche-t-on sur des œufs ? Pourquoi a-t-on peur d’appeler un chat un chat ?

Parce qu’on ne veut pas faire de la peine aux musulmans modérés ?

La communauté musulmane est horrifiée du geste posé par Martin Couture-Rouleau ?

Parfait. Qu’elle le dise. Haut et fort. Dix fois plutôt qu’une. Et qu’elle prenne des mesures pour que ce genre de choses n’arrive plus.

Jusqu’à tout récemment, Martin Couture-Rouleau allait à la mosquée trois fois par jour. Et personne, là-bas, ne se posait des questions sur son état mental ? Personne n’a remarqué qu’il tenait des propos inquiétants ?

Que sa foi était un peu trop intense ? Qu’il se radicalisait ?

Le chef de l’État Islamique demande aux musulmans du monde entier d’égorger, d’écraser, de décapiter ou de défenestrer les mécréants.

Me semble que si j’étais musulman, j’ouvrirais l’oreille. Je me ferais un devoir d’être vigilant.

Pour éviter qu’un fanatique ne fasse (encore) mal à ma religion et à ma communauté.

 

 

UN « LOUP SOLITAIRE »

 

 

Toute la semaine, on va répéter ad nauseam que Martin Couture-Rouleau était un « loup solitaire ».

Comme le crackpot qui a décapité un militaire en banlieue de Londres, le crackpot qui a fermé les moteurs d’un avion lors d’un vol d’Egypt Air et le crackpot qui a assassiné le cinéaste Théo Van Gogh à Amsterdam.

Je m’excuse, mais… ça prend combien de loups solitaires pour qu’on puisse commencer à parler d’une meute ?

Dix ? Vingt ? Trente ?

Je pose la question, comme ça…