Ashton vend de la poutine!

- 18 août 2014

Bernard Drainville dit qu’il a une bonne idée pour relancer le PQ, une idée inédite, rafraîchissante, révolutionnaire, qui changera la façon dont les Québécois perçoivent son parti.

Il va parler — tenez-vous bien, ça va fesser fort — d’indépendance !

Vous l’avez pas vu venir, hein ?

 

 

UNE MUTATION IDÉOLOGIQUE

 

 

Quand j’ai entendu l’ex-ministre expliquer sa nouvelle idée à LCN, avant-hier, je suis tombé en bas de ma chaise.

Wow… Le PQ est pour l’indépendance ?

Ah ben maudit.

Pour une surprise, messieurs, dames, c’est toute une surprise.

On parle ici d’une révolution idéologique, d’une transformation, que dis-je ! d’une véritable mutation.

C’est comme si les patrons d’Ashton organisaient une conférence de presse pour annoncer qu’ils allaient maintenant vendre de la poutine.

« Quoi ? De la poutine ?

— Oui, monsieur ! On est fou d’même !

— Mais… vous n’en vendez pas déjà ?

— Euh, non, non, ce qu’on vend, c’est des patates frites avec de la sauce brune et du fromage en grain. Là, on va vendre de la poutine !

— Pardonnez mon ignorance, mais c’est pas la même chose ?

— Oh, que non !

— C’est quoi, la différence ?

— Ben, premièrement, les patates seront en dessous du fromage, pas par-dessus !

— O.K….

— Pis la sauce brune va être VRAIMENT brune. Elle ne sera pas brune pâle ou marron, mais vraiment brune. Quand les gens vont la voir, ils vont dire : « As-tu vu comment la sauce est brune ? On n’a jamais vu de la sauce aussi brune ! »

 

 

VENDEURS DE BALAYEUSES

 

 

Bernard Drainville a lu les sondages sur le taux d’appui à l’indépendance, il a vu les chiffres, il connaît la situation, il sait que l’option ne s’est jamais aussi mal portée, surtout auprès des jeunes, et il s’est dit :

« Je sais comment raviver le PQ ! On va parler davantage d’indépendance ! »

Ben coudonc.

Selon Bernard Drainville, si l’indépendance se porte mal, ce n’est pas parce que cette option ne vous intéresse pas, non : c’est parce que vous n’en avez pas assez entendu parler.

Avis aux gars qui font du porte à porte pour vendre des balayeuses : si la madame vous dit NON, entrez dans son salon et parlez-lui des avantages de votre balayeuse pendant quatre heures.

À la fin de votre discours, elle va voir la lumière et va vous en acheter trois.

Les gens sont cons d’même. Il suffit de leur parler longtemps pour qu’ils finissent par comprendre et vous donner raison…

 

 

LA VRAIE RÉVOLUTION

 

 

Savez-vous ce que serait un discours péquiste révolutionnaire, pour moi ?

Ça ressemblerait à ça…

« Nous croyons que l’indépendance sera bénéfique pour le Québec. Mais en temps et lieu. On ne peut pas partir alors que notre situation économique est aussi catastrophique.

« On va diminuer la dette, on va contrôler nos dépenses, on va se sortir du trou, on va vous prouver qu’on est capable de bien gérer nos affaires et de remettre le Québec dans la bonne voie, et APRÈS, quand le ménage sera fait, on vous proposera de nous séparer.

« D’accord ? Parfait ! Alors mettons-nous au travail, la tâche qui nous attend est ardue… »

Ça, ça serait vraiment inédit, amis péquistes !

 

 

Fiers d’être gais?

- 17 août 2014

J’avoue ne pas trop comprendre le terme de « fierté homosexuelle »…

 

Les gais n’ont pas à être fier ou honteux de leur orientation… On est comme on est…

 

Suis-je fier d’être hétéro, ou blanc, ou de sexe masculin? Non… C’est comme ça, c’est tout…

 

 

« On n’a rien volé »… Ah oui?

- 16 août 2014

Lettre que j’ai reçue d’un lecteur… Qu’en pensez-vous?

 

Bonjour,

 

On entend beaucoup ces temps-ci de la part des fonctionnaires qu’ils n’ont rien volé. Que leur régime de retraite a été négocié de bonne foi. Et bien c’est faux.

 

Ils l’ont extorqué.  Comme ils ont aussi extorqué toutes leurs demandes au fil des années (en menaces, grèves, chantage, en prenant les contribuables en otages).

 

En 1974, lors du week-end rouge, comme la ville n’avait pas les moyens d’acquiescer aux demandes salariales des pompiers, le maire Jean Drapeau a refusé une partie des demandes syndicales. Par hasard, par la suite, des feux se sont  déclarés aux quatres coins de la ville dans des quartiers pauvres où la majorité n’avaient pas d’assurances.

 

Les pompiers n’ont pas éteint les feux et plusieurs ont été ruinés et jetés à la rue (environ 150 familles « sans fonds de pension, » qui elles n’ont jamais été dédommagées).

 

Le gouvernement libéral de l’époque de Robert Bourassa a plié et fourni les fonds que la ville n’avait pas pour accéder aux demandes des syndiqués.

 

Les chauffeurs d’autobus eux, ont fait geler les résidants de Montréal par leur grève  jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce qu’ils demandaient. L’histoire s’est répétée à chaque négociation, sous la violence, l’intimidation, etc…

 

Si c’est ce qu’on appelle une saine négociation, on n’a pas les mêmes critères.  Désolé, mais en tant que payeur de taxes à Montréal, je me sens extorqué.

 

Sachant que seulement quelques-uns de ces fonctionnaires  résident à Montréal  et que la grande majorité demeurent en banlieue et ne paient aucune taxe à Montréal.

 

J’espère que cette fois-ci le gouvernement ne cèdera pas aux menaces et aux violences qui pourraient survenir.

 

R. Pagé

 

 

Mes 5 meilleurs films mettant en scène des lesbiennes

- 16 août 2014

5) La vie d’Adèle (2013)

L’un de mes coups de coeur des dernières années… L’un des meilleurs films jamais faits sur une peine d’amour (tiens, ça pourrait faire une autre liste, ça!)

 

 

4) Black Swan  (2010)

Nathalie Portman et Mila Kunis… Dois-je vraiment ajouter autre chose?

 

3)  The Hunger  (1983)

Oui, l’esthétique années 80 a très mal vieilli…. Mais combien de fois dans votre vie verrez-vous Catherine Deneuve coucher avec Susan Sarandon?

 

2) Bound  (1996)

Tourné par les Wachowski (qui étaient alors deux frères, et non un frère et une soeur), ce polar extraordinaire met dans le même lit Gina Gershon et Jennifer Tilly… Vous avez dit chaud?

 

1) Mulholland Drive  ( 2001)

David Lynch à son meilleur… Un rêve tordu et hypnotique (on est dans un film de David Lynch, après tout…) sur Hollywood…

 

 

Et vous, quels sont vos choix?

 

 

5 films de science-fiction méconnus ou sous-estimés

- 15 août 2014

5) Robinson Crusoe on Mars  (1964)

Un film de série B qui a marqué mon enfance… et qui est maintenant édité par la prestigieuse étiquette Criterion!

 

 

4) Quatermass and the pit (aussi connu sous le titre: Five Million Miles to Earth)  (1967)

Une fable philosophique centrée sur la découverte de sauterelles géantes dans le métro de Londres…

 

 

3) Gattaca  (1997)

Une oeuvre brillante — et envoûtante — sur les manipulations génétiques et l’eugénisme…

 

2) Silent Running  (1972)

 

Une fable écolo avant l’heure… Avec l’excellent Bruce Dern.

1) Hardware (1990)

 

Un film inspiré de Terminator, fait avec des bouts de ficelles par un réalisateur-culte, Richard Stanley…

 

 

En avez-vous d’autres à suggérer? Ça doit être des oeuvres méconnues, ne me sortez pas Blade Runner, Alien, La planète des singes ou 2001!