Moroder 2008
ROSSO CONERO,
AZIENDA AGRICOLA MORODER ALESSANDRO
13,5 %, ITALIE
Très beau vin vineux, sur les cerises au marasquin, au boisé fondu qui lui apporte une toute petite note torréfiée, moyennement corsé, j’avoue avoir eu un coup de foudre pour ce vin rond et charmeur. J’ai tout de suite aimé sa franchise, sa netteté et sa tenue. Rosso Conero est une appellation des Marches, une région située à peu près à la hauteur de la Toscane, mais sur l’Adriatique. Le cépage utilisé est le montepulciano. Avec l’osso buco, je prédis un mariage d’amour.
Type : vin rouge Code : 11155307
Prix : 17,25 $ Note : ***
Le vin de la semaine de Claude
Encore le prix des vins à la SAQ
J’avoue avoir quand même tiqué un peu quand j’ai lu que : « Les Québécois consomment de plus en plus des vins qualitatifs et de moins en moins de vins entre 9 $ et 12 $. Ils poussent de plus en plus la barre de 20 $, même en semaine », disait la SAQ.
La société d’État réagissait au reportage du collègue Jean-Luc Lavallée qui, dans l’édition du Journal de Montréal de dimanche dernier, révélait que le vin californien Ménage à Trois (18,95 $) était en première position des vins les plus vendus à la SAQ au cours de la dernière année.
Vrai qu’on paie de plus en plus cher pour acheter du vin. Mais ce n’est pas parce qu’on a le choix, c’est parce que les prix des vins à la SAQ augmentent sans cesse.
Pour la seule année 2011-2012, ceux-ci ont augmenté en moyenne de 3,06 %. Si on cumule les augmentations successives depuis 2007, on constate qu’ils ont progressé de 8,15 % en cinq ans.
D’ailleurs le Ménage à Trois, que je ne considère pas personnellement comme un « vin qualitatif » et qui est vendu 18,95 $ à la SAQ, coûte 17,95 $ en Ontario. Aux États-Unis, on le trouve généralement autour de 14 $, et souvent en spécial à moins de 10 $.
Et puis, le deuxième vin le plus vendu à la SAQ est le Merlot Grand Sud à 11,25 $. Suivi du Brouilly de Duboeuf il est vrai à 18,95 $ (mais à 16,95 en Ontario), puis du White Zinfandel de Gallo à 11,25 $ (8,95 $ en Ontario et régulièrement autour de 5 $ aux États-Unis).
Autrement dit, si le consommateur québécois pouvait faire ses achats en Ontario ou aux États-Unis, on constaterait vite que s’il paie plus cher pour ses vins, ce n’est pas parce qu’il est prêt à payer davantage, mais bien plutôt parce qu’ils sont tout simplement plus chers ici.
Si on ajoute à cela que les autres vins du Top 10 sont l’Apothic Red (16,25$), le Modello Masi (13,95$), et le Sauvignon Kim Crawford ( 20,05$), je ne vois pas personnellement de tendance lourde à payer plus cher pour avoir des vins plus qualitatifs (bien que, on s’entend, ce soit là des achats tout à fait respectables).
Maintenant, pour ce qui est des vins entre 9 $ et 12 $, s’il est vrai que les consommateurs en achètent moins, c’est tout simplement qu’il y en a de moins en moins à la SAQ. La SAQ qui, de toute façon, si on se fie à ce que certains agents promotionnels nous racontent, essaie de limiter plus ou moins explicitement l’introduction de produits dans cette gamme de prix.
Je remarque, par ailleurs, en tout cas c’est mon impression, que sur les opérations de vente ponctuelles de la SAQ, comme dans celle du dernier Courrier Vinicole avec les vins australiens, ou même sur les vins de la section Nouvel Arrivage du magazine Cellier, l’écart entre la qualité et les prix demandés se creuse de plus en plus fréquemment.
Difficile à justifier?
J’ai déjà commenté sur ce blogue le rapport qualité-prix des vins australiens, mais en ce qui concerne les vins du Nouvel Arrivage de Cellier (le premier lot a été mis en vente aujourd’hui même), les bons rapports qualité-prix ne sont pas légion non plus (j’en ferai bientôt une sélection, d’ailleurs).
Il y a là des rosés vendus autour de 25 $ dont le prix me semble difficilement justifiable, en regard de la qualité, toujours.
Et puis, j’avoue avoir beaucoup de difficultés à comprendre qu’un petit chardonnay argentin comme on en trouve dans ce Nouvel Arrivage, qui est un vin correct mais sans plus, se vende aussi cher que, disons, le Bourgogne Chardonnay Jurassique de Jean-Marc Brocard ?
Surtout quand on sait que le prix d’un hectare de vigne en Bourgogne est d’environ 150,000 $, soit, grosso modo, dix fois le prix d’un hectare de vignes à Mendoza.
Sans parler du salaire minimum en France qui est de 12 $, soit plus de 4 fois le salaire minimum en Argentine.
Je reprends ma question : comment se justifie un tel prix ?
Et j’aurais pu ici vous tenir un discours semblable, toujours à propos des vins du Nouvel Arrivage de Cellier, sur des pinots noirs chiliens de Patagonie à 58 $ et 99,50 $, un Carmenère à 119 $ (un peu « bretté » en plus, quant à moi), et quelques autres chiliens à 111,00 $ et à 163,25 $ ? On prend les amateurs pour des débiles, ou quoi ?
Quand je pense que Denis Dubourdieu disait que faire un grand vin à Bordeaux (je répète, à Bordeaux, pas en Patagonie, et un grand vin je précise) coûtait 5 euros ! Bon, c’était il y a quelques années et peut-être était-il un peu chiche.
Mais l’École nationale des ingénieurs des travaux agricoles de France, dans un livre intitulé Références Vigne (Édition Lavoisier), a poussé l’exercice plus loin en établissant dans le détail les coûts de production de quatre crus de France.
Rapidement, le Dom Pérignon 2000 revenait à entre 17 et 22 euros ; Pétrus 2005 coûtait 30 euros et le Musigny Grand Cru 2006 de Georges Roumier 30 euros également.
Et on nous arrive avec un carmenère from nowhere du Chili à 119 $ ?
Cou’donc, est-on en train de nous refaire le coup des « prix départ-chai » gonflés ? On jase là. Peut-être faudrait-il remettre un homme là-dessus ? En flashback, je me suis revu en Uruguay, lors de ce voyage de presse effectué il y a quelques années et qui devait aboutir à ce fameux scandale des prix que la SAQ avait essayé de trafiquer à la hausse.
Les vignerons que l’on rencontrait sur place ne comprenaient pas pourquoi des acheteurs de la SAQ leur demandaient de vendre leurs vins plus cher, alors que partout, dans le monde, les marchés leur demandaient de les baisser.
La SAQ nous assure maintenant qu’elle essaie toujours d’avoir le meilleur prix possible, mais on a l’impression que ce n’est pas le consommateur qui en profite, bien au contraire, mais la SAQ elle-même.
Moi, ce qui me déprime là-dedans, c’est qu’on s’attendrait normalement à ce que la SAQ, en tant que société d’État exerçant un monopole, agisse plutôt en bon père de famille avec les consommateurs de vin que nous sommes. Qu’elle essaie à tout le moins de nous en donner pour notre argent, non pas de nous faire les poches. L’impression que j’en ai, mais je ne sais pas ce que vous en pensez, c’est qu’au contraire, la SAQ essaie toujours de nous en passer une petite vite.
Je comprends, on comprend tous qu’année après année, le gouvernement en demande toujours plus à la SAQ. On lui fixe des objectifs de rendement tellement élevés que la SAQ, dirait-on, ne sait plus à quel saint se vouer pour les atteindre.
Ce scandale des prix à la hausse, qui est arrivé il y a quelques années, n’est peut-être pas étranger à la soif de plus en plus grande de notre bon gouvernement, soif que la SAQ essaie comme elle peut d’étancher. L’affaire Suckling, à côté de ça, n’est qu’une petite éclaboussure, bien sûr, mais elle s’inscrit tout de même dans cette logique de pousser la vente toujours plus loin. Même si, en même temps, on nous dit que la modération a bien meilleur goût.
Et vous voulez mon avis ? Je vous le donne quand même : on verra encore sans doute, dans l’avenir, d’autres dérives de la part de la SAQ. Précisément parce qu’elle essaie par tous les moyens d’atteindre des objectifs qui ne sont peut-être pas toujours raisonnables. Après tout, il y a une limite à ce qu’une vache peut donner comme lait.
À moins qu’à la lueur d’un éventuel prochain conflit étudiant, ceux-ci en profitent pour réclamer aussi le gel du prix des vins. C’tune blague, là.
Le vin de la semaine de Claude
VOTRE VIE | SAVEURS
LE VIN DE LA SEMAINE
Les Sorcières du Clos des Fées 2010
JOURNAL DE MONTRÉAL, PUBLIÉ LE: MARDI 08 MAI 2012, 20H10 | MISE À JOUR: MARDI 08 MAI 2012, 20H17
Les Sorcières du Clos des Fées 2010,
CÔTES DU ROUSSILLON, HERVÉ BIZEUL, 14 %, FRANCE
Le Roussillon est un pays de soleil et, forcément, les vins qu’on y produit sont solaires. C’est-à-dire qu’ils sont généreux et vineux. La difficulté, c’est d’y faire non pas des vins pleins de fruit — la maturité y est rarement un problème — , mais des vins frais. C’est le grand talent d’Hervé Bizeul dont les vins, justement, dont celui-ci, demeurent frais et équilibrés, tout en étant riches, généreux et gourmands. Fait de syrah, de grenache et de carignan, c’est un vin fait pour les grillades sur le barbecue, tels des côtelettes d’agneau ou de porc aux fines herbes.
Type : vin rouge Code : 3569840
Prix : 18,35 $
Note : **1/2
Mais qu’est-ce que vous trouvez au «Ménage à Trois» ?
Ok, soyons clairs dès le départ: je respecte le goût de chacun. Sérieusement. Je peux vous conseiller, vous pointer les vins que j’aime, ceux que je n’aime pas. Mais ce n’est pas à moi, ni à n’importe quel autre chroniqueur de vous dire ce que vous devriez boire.
C’est votre choix,. votre argent, votre affaire.
Mais, svp, éclairez-moi. Je veux comprendre.
Encore cette année, le Ménage à Trois, cet assemblage de trois cépages (zinfandel, merlot et cabernet sauvignon) produit par le domaine californien Folie à Deux (joli nom quand même) est de loin de vin le plus vendu à la SAQ en volume. Selon mon collègue du Journal de Québec, Jean-Luc Lavallée, qui a obtenu les chiffres de ventes de la SAQ, il s’est écoulé 1,2 million de bouteilles de Ménage à Trois au cours de l’exercice 2011-2012.
Un vin demi-doux
Mon collègue raisin Claude Langlois, qui est interviewé dans l’article, souligne que le Ménage à trois n’est pas « sa tasse de thé ». J’espère quand même, parce que c’est du… vin. Blague à part, ce n’est pas la mienne non plus: c’est un vin confituré, lourd, avec un taux de sucre hallucinant: entre 12 et 50 grammes de sucres résiduels par litre !
Pour bien comprendre ce que ça veut dire, dites-vous que la grande majorité des vins sont «secs», c’est à dire qu’ils contiennent moins de 4 grammes de sucres résiduels par litre, le sucre contenu dans le jus de raisin étant pour la plupart transformé en alcool lors du processus de fermentation. Généralement, un vin rouge de bonne qualité, selon les standards internationaux, est donc sec. Quelques vins rouges un peu plus «commerciaux» et «industriels» sont demi-secs et contiennent de 4 à 12 grammes de sucres résiduels par litre (souvent autour de 6 à 7 grammes. Ça les rend plus rond, plus souple, plus «bonbon», si on veut. Mais le Ménage à trois n’est pas DEMI-SEC, il est… DEMI-DOUX ! Ce sont des taux de sucre que l’on trouve dans des vins blancs alsaciens ou allemands, des vins que l’on sert froids, ce qui atténue la sensation sucrée (essayez un verre de jus de pomme à la température de la pièce, vous verrez comment le froid diminue la sensation sucrée…)
Je ne suis pas oenologue, maisje m’y connais quand même un peu. Pour atteidre 13,5 % d’alcool tout en conservant des taux de sucre à ce niveau, ça prend du raisin très très (trop?) mûr, avec un «potentiel de degré alcoolique» très élevé, plus élevé que la norme. C’est ce qui fait que le vin, au final, sent et goûte la confiture… Pour arriver à un résultat similaire (en termes d’alcool et de sucres résiduels) avec les grands vins d’Amarone, les vignerons de la Vénétie font sécher les raisins pendant des semaines pour concentrer le sucre. Et le résultat n’est pas le même: le séchage des raisins donnent des arômes d’une complexité inouïe. Les amarones sont de grands vins. Alors, comment y arrive-t-on chez Folie à Deux ? On y ajoute des sacs de sucre ? La question se pose…
Un vin… cher
Donc, pour revenir à notre Ménage à trois, je me demandais ce que vous y trouvez. Surtout que, comme le souligne Claude Langlois dans l’article du Journal, ce n’est pas un vin particulièrement abordable: 19 $. C’est même, pour le genre de vin, très très cher.
Si vous êtes prêts à payer cher pour vous le procurer, c’est certainement qu’il vous plaît. Alors, svp, expliquez-nous ce qui vous plaît: ses arômes, son côté sucré justement, sa concentration de saveurs ? Le servez-vous à table ou en apéro ? Le rafraîchissez-vous avant de le servir ? Etc…
Qui sait, en vous lisant, je pourrai peut-être mieux comprendre et vous suggérer quelques vins dans le même genre, peut-être tout aussi bons et, j’espère, moins chers.
Le guide des rosés de l’été 2012
Voici donc venu le temps des rosés… Il fera soleil aujourd’hui: 16 degrés. Tranquillement, le mois de mai s’installe, annonciateur de cet été tant attendu.
Comme nous devinons que vous serez irrémédiablement tenaillés par l’envie d’aller vous chercher un bouteille de rosé, les trois Méchants Raisins ont décidé d’analyser pour vous l’offre des vins rosés de spécialités disponibles cette année par la SAQ afin de vous permettre de faire un choix plus éclairé.
Nous avons tous les trois participé cette semaine à une dégustation organisée par la SAQ pour découvrir une vingtaine de rosés qui seront distribués dans les succursalles de la SAQ ces jours-ci (ils devraient tous y être pour la Fête des Mères, nous dit-on). Cette dégustation ne touchait pas les rosés courants disponibles presque en tout temps à la SAQ (Château Bellevue-Laforest ou Pétale de Rose, par exemple) Nous reviendrons sur ceux-là plus tard.
Nous présentons nos commentaires à tous les trois sur chacun des vins. Vous allez voir que parfois, même trois «pros» du vin peuvent avoir des visions gustatives tout à fait contraires sur certains vins. Mathieu Turbide et Claude Langlois ont dégusté à l’aveugle; Patrick Désy a dégusté à découvert.
Une chose est rassurante: nous avons tous les trois identifié le même vin comme étant le meilleur du lot: celui du Château La Lieue, des Côteaux Varois en Provence, de la sympathique famille Vial. Un produit bio, absolument remarquable, à très petit prix.
Allons-y donc..
(Les vins sont présentés ici dans l’ordre de dégustation et non pas dans un ordre de préférence)
1- Syrah Vernissage 2011, vin de pays d’Oc, Nordic Sea, France
48,75 $ pour 3 litres (4 bouteilles) en format «sacoche»
Code SAQ: 11690756
Mathieu Turbide: Couleur rose pâle, saumon, Nez discret, floral, sans envergure toutefois. Bouche agréable, florale, fraises en finale. **
Claude Langlois: Nez étrange, comme des notes de…. vernis à ongle justement ; pointu, simple. Une étoile (*)
Patrick Désy: Saumonée. Nez bonbon, un peu sucré, melon d’eau, gomme balloune, pelure d’orange. Acidité basse, bonne ampleur, assez convaincant avec un rien de sucre en finale. ** ½
2- Pinot grigio 2001, Veneto igt, Vivilo di Sasso, Botter, Italie
11,75 $ Code SAQ: 10790771
Mathieu Turbide: Couleur rose pêche très pâle. Arômes de pêches, d’agrumes, de fleurs de pommier. Solide en bouche, avec une belle présence notamment en raison de l’acidité assez vive et de l’alcool qui donne un peu de chaleur en bouche. Belle finale fruitée. J’ai bien aimé ***
Claude Langlois: belle couleur pâle, joliment aromatisé, accent d’agrumes, le vin m’a plu dans un premier temps. À l’aération, plus ça allait, plus j’avais l’impression que le vin avait été aromatisé au basilic. Je l’ai finalement rejeté. Une étoile (*)
Patrick Désy: Côté floral rattrapé par un aspect chimique (Windex) qui dérange. Souple, un peu mou et finale courte. Passable. * ½
3- Rosato 2011, Toscana, Carpineto, Italie
14,55 $ Code SAQ: 10263189
Mathieu Turbide: Couleur rose clair. Nez réservé, un peu poussiéreux, notes de fruits rouges. Attaque légèrement perlante en bouche, suivie de saveurs de fruits rouges, et d’une acidité très vive en finale. Pas spécialement bon *
Claude Langlois: Peu de nez ; légèrement pétillant. Bizarroïde. Une étoile (*)
Patrick Désy: Rose bonbon. Nez terne. Bouche monolithique, peu expressive et sensation stridente. Raté. *
4- Vieux Château d’Astros rosé 2011, Côtes-de-Provence, Château d’Astros, France
16,15 $ Code SAQ: 10790843
Mathieu Turbide: Couleur très pâle, rose-gris. Nez de sueur (présence de brettanomyces ?, ces levures qui donnent des arômes caractéristiques de sueur) bourgeons de cassis, buis, rappelle le sauvignon blanc. Meilleur en bouche, tendre et gras, mais court. Vraiment décevant. mauvaise bouteille ? Pas noté
Claude Langlois: étrangement j’avais l’impression de sentir… du sauvignon ! Note d’agrumes, herbacé. J’ai un petit doute. Une étoile et demie (*1/2)
Patrick Désy: Rose pâle. Nez étrange, pas net, de sueur qui laisse place à une expression fruitée qui manque de conviction. Bouche plus en place, bonne ampleur fruitée, du caractère et impression digeste. Mitigé. ** ?
5- Château Riotor 2011, Côtes-de-Provence, Château Mont-Redon, France
18 $ Code SAQ: 11686351
Mathieu Turbide: Belle couleur rose bonbon, un peu flash. Nez neutre, mais on y décèle des arômes de pêches, de sucre d’orge. Acidité vive en bouche, qui lui donne de la tenue. ***
Claude Langlois: Couleur rougeâtre, peu de nez ; la bouche est correcte, vineuse (on goûte un peu l’alcool), mais il ne se démarque pas vraiment du lot. Surtout à ce prix. Une étoile et demie (*1/2)
Patrick Désy: Rose écarlate. Floral, en retenue, petits fruits rouges et pointe de lavande. Tonic, matière fraîche, sapide avec finale un peu ronde. Du plaisir dans le verre. Parmi le trio de tête de cette dégustation. ***
6- Château La Lieue 2011, Côteaux Varois en Provence, Famille Vial, France
14,30 $ Code SAQ: 11687021
Mathieu Turbide: Net gagnant de cette dégustation. Un vin à se procurer absolument. Belle couleur pâle typique des rosés de Provence, qui tire plus sur le gris-orangé que sur le rose. Superbe nez rappelant les fleurs blanches, le jasmin, avec des notes fruitées de melon, d’agrumes. En bouche, c’est agréable, à la fois aérien, vif et généreux, tout en finesse avec des saveurs épicées en finale. Un rosé irréprochable d’un domaine bio qui offre aussi un superbe rouge. ****
Claude Langlois: Rosé très pâle. Très belle couleur, en fait. Délicat en attaque, fin, élégant, stylé. Vraiment très beau. Mon préféré du lot avec Ch. de Lancyre. Deux étoiles et demie (**1/2)
Patrick Désy: Robe très pâle, saumonée aux reflets gris. Joli nez, délicat sur des notes florales, de framboise des bois et zeste d’agrumes. Matière fine, nourrie avec un côté aérien apporté par l’acidité. Finale pierreuse. À mon sens, le meilleur vin du lot. *** ½
7- Domaine Houchart rosé 2011, Côtes-de-Provence, Famille Quiot, France
15,15 $ Code SAQ: 11686503
Mathieu Turbide: Couleur rose pâle, tirant sur le rouge. Nez discret. Notes de melon, de fraises. Un vin intense en bouche, avec des saveurs rappelant le gâteau au fromage avec coulis de fraises. ***
Claude Langlois: Peu de nez. Un brin perlant. Plutôt neutre. Standard. Correct. Deux étoiles (**)
Patrick Désy: Saumonée pâle aux reflets rosés. Bonne intensité, sur la lavande et la fraise fraîche. Ample avec acidité basse sans tomber dans le piège de la lourdeur. Énergique en finale. Le rosé facile qu’on aime sans se poser de question. ** ½
8- Château de Lancyre rosé 2011, Côteaux du Languedoc-Pic Saint-Loup, Durand et Valentin, France
15,40 $ Code SAQ: 10263841
Mathieu Turbide: Couleur pêche-saumon. Nez encore discret, floral, notes même végétales, herbes fraiches. Bouche, un peu simple, linéaire, finale vive (acidité), mais un peu amère aussi. Bel équilibre. **
Claude Langlois: au nez, des notes comme crayeuses, minérales ; très belle bouche fruitée, ronde et fraiche, avec ce qu’il faut de corps pour passer à table. Mon 2e préféré avec La Lieue. Deux étoiles et demie (**1/2)
Patrick Désy: Saumonée avec reflets gris. Nez qui m’a semblé pas tout à fait net : guimauve, fleur d’oranger mais impression de latex dérangeante. Bouche qui repend les mêmes arômes malgré une vivacité agréable. À revoir. ** ?
9- Château Penin rosé 2011, Bordeaux, Carteyron, France
16,40 $ Code SAQ: 11686095
Mathieu Turbide: Un bordeaux rosé, d’une belle couleur rose pâle tirant sur la canneberge. S’il est discret au nez avec des arômes de fleurs, de fraises et de citron, il se révèle en bouche avec un belle structure. Un rosé plus sérieux à servir avec de la bouffe. ***
Claude Langlois: Couleur rougeâtre. Certaine mollesse en bouche. Manque de tonus. Non. Une étoile et demie (*1/2)
Patrick Désy: Rose vermillon. Joli et de bonne définition : gelée de cassis, rose, framboises écrasés. Belle tenue avec matière assez riche qui garde ce qu’il faut de fraîcheur. Équilibré. La classe. ***
10- Signature 2011, Côteaux-d’Aix-en-Provence, Les Quatre Tours, France
14,60 $ Code SAQ: 11687047
Mathieu Turbide: Un autre rosé de Provence. Couleur très très pâle, presque blanc. Bouquet aromatique intense : fleurs blanches, bonbon anglais, fraises. Première impression vive et nerveuse en bouche. ***
Claude Langlois: Très pâle. Assez neutre en bouche, petit côté herbacé. Pas ma tasse de thé. Une étoile (*)
Patrick Désy: Saumonée très pâle aux reflets gris. Tonalités végétales mais allumantes d’agrume, d’eucalyptus et de garrigue. Rond et de bonne vivacité sur une finale épicée. Un rosé de caractère qui se bat pour une place dans mon top 3. **
11- Cabernet sauvignon rosé 2011, Coastal region, Mulderbosch, Afrique du Sud
15,05 $ Code SAQ: 11688883
Mathieu Turbide: Couleur rouge pâle. Nez rappelant les fraises, notes de produits chimiques, de sueur aussi. Souple en bouche, un peu fade… manque de relief. **
Claude Langlois: Ici aussi j’avais l’impression de sentir du sauvignon. Herbacé. Curieux. Non. Une étoile (*)
Patrick Désy: Rose pâle aux reflets orangés. Notes de poivrons, trait végétal, cassis enrobé. Corpulent, plus près du vin rouge tout en étant savoureux. À table. ** ½
12- Prado Rey rosado 2001, Ribera del Duero, Real Sitio de Ventosilla, Espagne
16,50 $ Code SAQ: 11686589
Mathieu Turbide: Rouge bonbon clair. Nez étrangement boisé, vanillée, avec des notes de fumée, de fruits très mûrs, tarte aux fraises. Bouche un peu rustique: fruits rouges encore, intense, mais pas particulièrement fin. *
Claude Langlois: Note comme de caoutchouc et de torréfaction, comme si le vin avait été passé en barrique (probablement des douelles, ou plutôt des chips de bois). En revanche, le vin a du corps et a presque la tenue d’un rouge. Pas mon genre, mais à table, avec des grillades sur le barbec, pourrait passer. Deux étoiles (**)
Patrick Désy: Rose fuchsia fluorescent. Épicé, vanille, on sent le bois mais aussi un côté vernis qui dérange. Lourd et lassant. Tout ce qu’un rosé ne doit pas être. * ½
13- Le Rosé Gabrielle 2011, Québec, La Rivière du Chêne, Québec
15,75 $ Code SAQ: 10817090
Mathieu Turbide: Couleur rouge pâle assez soutenue… Arômes de bonbon de confiserie, de barbe à papa, de fraises artificielle. Un peu perlant en bouche, encore les fraises. Court. Tombe à plat. *
Claude Langlois: rougeâtre. Pétillant. Comme si le vin refermentait en bouteille. Pas noté.
Patrick Désy: Agréable sans être convaincant. De la fraise, de l’épice et des pommes fraîchement coupées. Bouche tendue, matière en replis. Finale pointue. **
14- Champs de Florence 2011, Québec, Domaine du Ridge, Québec
15,90 $ Code SAQ: 741702
Mathieu Turbide: Couleur pêche Nez végétal, avec des notes de sueur. Bouche plate, manque de relief, finale végétale… Pas très bon. *
Claude Langlois: Couleur tirant sur l’orangé. Rond, simple, mais agréable. Surtout, en vaut bien d’autres dans le lot. Deux étoiles (**)
Patrick Désy: Œil de perdix. Nez invitant et viril de pomme grenade et de pain d’épices. Dans la rondeur mais pourvu d’une bonne acidité qui rend le tout assez croquant. Mon meilleur rosé québécois. ** ½
15- Rosé de Saint-Jacques 2011, Québec, Domaine Saint-Jacques, Québec
15,50 $ Code SAQ: 11427544
Mathieu Turbide: Couleur rouge clair vive, presque comme un pinot noir. Nez sur les fruits rouges, fruité éclatant qui rappelle la framboise. Les saveurs en bouches sont sur les mêmes notes: framboises, bonbon, etc. Trop bonbon pour moi, mais pourrait plaire aux amateurs de rosés très fruités. **
Claude Langlois: Rougeâtre. Nez sur la fraise, comme si le vin avait été aromatisé. Pas désagréable, mais, comment dire, suspect, dans la mesure où le côté aromatique semble artificiel. Mais je me trompe peut-être. Une étoile et demie (*1/2)
Patrick Désy: Rubis aux reflets grenat. Nez poussiéreux plutôt terne bien qu’on y devine la cerise rouge et la grosse fraise des champs. Plus convaincant en bouche mais l’ensemble reste pataud et un peu lassant. **
16- Détente 2011, Québec, Domaine Les Brome, Québec
14,95 $ Code SAQ: 11686626
Mathieu Turbide: Le meilleur de trois rosés québécois goûtés, à mon avis. D’une couleur pêche saumon assez colorée, il montre des arômes d’agrumes. Une belle acidité lui donne du relief en bouche. Il se termine par une finale rappelant le pamplemousse. C’est un rosé de table. **
Claude Langlois: Couleur légèrement orangée. Le sucre d’un bord (sucré-bonbon), l’acidité de l’autre, manque d’homogénéité, comme désuni, pas fondu. Une étoile (*)
Patrick Désy: Saumonée pâle aux reflets rubis. Nez de sueur, de fromage avec fruité en filigrane. Bouche sucrée, acidité basse avec impression de sirop d’érable en finale. Pas mon genre de rosé et, surtout, un domaine qui sait faire mieux. * ½
17- Pinot noir rosé 2011, VQA Niagara peninsula, Inniskillin, Ontario
16,70 $ Code SAQ: 11686466
Mathieu Turbide: Couleur rose, tirant sur l’orangé. Nez de fleurs blanches de canneberges. Bouche plate en attaque, un peu courte. Vif en finale *
Claude Langlois: Rougeâtre (avec des nuances brunâtres : mauvaise bouteille ?). Peu importe, c’est sucré, ça n’a pas de tonus. Non. Une étoile (*)
Patrick Désy: Nez fatigué et sans éclat. Fruité empoté. À la limite du supportable. Vu les moyens de la maison, j’ose croire que c’est une mauvaise bouteille. * ½
18- Shiraz Fusion Alta rosado 2011, Mendoza, Fuzion, Argentine
11,15 $ Code SAQ: 10938781
Mathieu Turbide: Un rose à la robe foncée. Des arômes presque boisés au nez, avec des notes de fumée, de fruits cuits. Étrange. Et certainement pas l’idée qu’on se fait d’un bon rosé. Pas noté.
Claude Langlois: Acidité volatile importante. Sucré-bonbon. Désolant. Pas noté.
Patrick Désy: C’est quoi ça? Menthe, sirop de fraise. Court et grossier. *
19 – Voga rosé 2011, igt delle Venezie, Enoitalia, Italie
14,55 $ Code SAQ: 11104788
Mathieu Turbide: Neutre au nez. Des saveurs de fraises assez intenses en bouche. Alcool perceptible, un peu déséquilibré. *
Claude Langlois: Charmeur au premier abord, facile, la jupe fendue jusqu’à mi-cuisse. Un peu pute, pour tout dire, avec un léger sucre. Ça peut plaire, mais je n’en boirai pas. Une étoile (*)
Patrick Désy: Nez Frankenstein de vanille modifiée et de fruit à l’acétone. Lourd et sans âme . *
20- Pomélo rosé, produit de France, vignerons ardéchois, France
(vin aromatisé au pamplemousse)
12,50 $ pour 1 litre Code SAQ: 11687178
Mathieu Turbide: Un vin rosé aromatisé au pamplemousse ? Pourquoi… pourquoi ? POURQUOI !?! Ouache. Pas noté.
Claude Langlois: C’est pétillant et sucré. Pourquoi pas, justement, une vraie liqueur douce à la place ? Ça revient moins cher. Pas noté.
Patrick Désy: Assemblage de vin rosé et de jus de pamplemousse destiné aux amateurs de cooler pour les amener vers le rosé. Pourquoi pas? Texture plus près d’une sangria avec une vivacité qui rappelle le vin et une amertume qui permet de rattraper le tout. Correct mais ce n’est pas ça du rosé. Pas noté.
Pour terminer, pas des rosés, mais bon…
21- Moscato Barefoot, Californie, E&J Gallo, États-Unis
9,95 $ Code SAQ: 116889131 (8,5 % d’alcool)
Mathieu Turbide: Des arômes de raisin, de sucre d’orge. Une effervescence moyenne en attaque, suivie d’une sensation sucrée. Trop racoleur à mon goût. *
Claude Langlois: Couleur verdâtre. Très (trop ?) sucré. Désolé, mais le moscato, ce n’est pas pour moi. Pas noté.
Patrick Désy: Pinçant, piquant, floral avec muscat déséquilibre. *
22- Moscato Cavit Collection, igt provincia di Pava, Cavit, Italie
17,75 $ pour 1,5 litre Code SAQ: 11686394
Mathieu Turbide: Des arômes de 7Up, très mousseux en bouche. Pas le plus fin des moscato. *
Claude Langlois: Encore dans le sucre jusqu’aux oreilles. Peut-être un peu plus de tenue que le précédent, quand même. Mais, encore une fois, pour le moscato, je passe mon tour. Pas noté.
Patrick Désy: Une bière svp!