Rabais 10% à la SAQ – Les meilleurs vins entre 15$-25$

- 17 avril 2014

À partir d’aujourd’hui et jusqu’à samedi, la SAQ offre 10% de rabais sur tout achat de 100$ et plus. C’est le temps de faire des réserves de vins légers qui se laissent boire tout seul afin de profiter du printemps qui tarde à s’installer.

Pour vous aider à atteindre votre 100$, voici dans cette gamme les meilleurs vins entre 15$ et 25$ présentement disponibles sur les tablettes de notre monopole.

Joyeuses Pâques!

Blancs

Hatzidakis Assyrtiko 2012 (23,55$)
Gauby Calcinaires 2012 (25,40$) (nouveau millésime!)
Château Tour des Gendres Cuvée des Conti Bergerac sec 2012 (18,05$)
Ijalba Maturana Blanca Rioja 2012 (21,90$)
Argyros Assyrtiko 2012 (20,95$)
Jean-Claude Boisset Pouilly-Fuissé 2012 (réduit de 3,50$ à 21,45$ auquel s’ajoute 10%)
Domaine Ostertag Riesling « Vignoble d’E » 2012 (25,25$)

Rouges

La Stoppa Trebbiolo Emilia Rosso 2011 (20,60$)
Olga Raffault Les Picasses Chinon 2009 (24,65$)
Paul Jaboulet Crozes-Hermitage Les Jalets 2010 (24,35$)
Dominique Piron Domaine de la Chanaise Morgon 2010 (20,05$)
San Valentino Scabi Sangiovese di Romagna 2012 (18,90$)

À la paille!

- 17 avril 2014

J’ai reçu quelques commentaires d’émoi à l’effet qu’on a « vidé » la bouteille de Musginy 2001 de Vogüé dans deux verres . « Ça ne fait pas très sérieux » m’a t-on souligné, l’air un peu outré.

J’avoue que le geste peut paraître un peu « brusque », d’autant qu’il s’agit d’une bouteille d’exception valant des centaines de dollars. Qu’à cela ne tienne, le verre en question, un Sommeliers Black Tie Grand cru Bourgogne de la vénérable maison Riedel, m’a paru tout à fait approprié pour ce genre de « manoeuvre ». Il peut contenir 37 oz. Une bouteille fait 26 oz, donc autour de 11 ou 12 oz par verre si on laisse un fond de dépôt dans la bouteille. Ça peut paraître beaucoup, mais une fois dans le verre, c’est plutôt agréable, même que vu la dimension, j’ai trouvé que c’était parfait.

En même temps, Monsieur Riedel lui-même nous dit qu’on fait fausse route. Voyez vous-mêmes:

Comment utiliser un Sommeliers Back Tie Grand Cru Bourgogne 

Et bien, nul n’est prophète dans son pays!

Riedel

Sommeliers Black Tie Bourgogne Grand Cru

Personnellement, 4oz dans ce genre de verre, j’ai l’impression que les arômes se perdent plus qu’ils ne se concentrent, surtout après une ou deux gorgées et qu’on se rapproche plutôt de deux oz que de quatre. Il faut verser à nouveau avec le défi de ne pas bouger le dépôt.

J’ai bien aimé la sensation d’avoir une bonne dizaine d’oz dans mon verre. Ça rend le bouquet plus puissant tout en permettant de bien suivre la longue évolution du vin dans le verre. Pas besoin de manipuler la bouteille avec soin. Et puis je vous fais une confidence: ça ajoute une petite touche de décadence à ouvrir ce genre de bouteille à l’apéro, un vendredi fin de journée sans autre raison que de se faire plaisir!

Tant qu’à faire, aussi bien y aller directement à la carafe, voire à la paille, de blaguer d’autres lecteurs. À cela, je réponds que si c’est pour faire « trash« , aussi bien aller voir au fond de la bouteille!

Entre vous et moi, je préfère la façon cravate noire.

Le roi Charlemagne et la magie du Musigny

- 15 avril 2014

Les meilleures soirées sont souvent celles improvisées, comme celle de vendredi dernier qui a vu défiler ces deux grandes pointures. En cela, mon billet dans le Journal de Montréal sur les grands vins ne peut pas mieux tomber pour expliquer la magie de chaque gorgée. Les deux vins ont été dégustés à bouteille découverte. Un grand merci à l’ami JFL pour ces folies!

 

MusignyComte Georges de Vogüé Musigny Grand Cru Vieilles Vignes 2001

Domaine phare de la Bourgogne appartenant toujours à la Comtesse de Caussans et sa sœur Marie, petites-filles du Comte Georges de Vogüé décédé en 1987. Tout petit domaine avec environ 12,5 hectares de vignes, dont plus de la moitié située dans le célèbre Musigny, ce qui en fait le plus important producteur avec 70% du finage!

Bouchon un peu lousse qui laisse craindre au pire l’espace d’un instant. On vérifie… Tout est sous contrôle! Nous sommes que deux à boire, mon hôte décide donc de verser totalement la bouteille dans… deux verres ! Une robe encore jeune, cœur grenat plutôt sombre avec des reflets rubis. On est tout de suite hypnotisé par l’abondance et la profondeur du nez. Un bouquet qui ne cesse de se complexifier sur des tonalités d’encens, de prune, de fumée avec une touche de zan.  Attaque caressante et soyeuse, le vin gagne en ampleur, grand équilibre, pas une once de verdeur comme dans de trop nombreux 2001, superbe finale tout en intensité et en finesse. Ainsi va la magie du Musigny. Il lui manque peut-être un poil de fraîcheur et un soupçon de dimension pour prétendre à une note plus élevée, mais là, on chipote sur notre plaisir ! À point, mais il pourra continuer à se bonifier.

18/20

 

CortonDomaine Leroy Corton-Charlemagne Grand Cru 2004

La SAQ mettait en récemment en vente une curiosité pour le moins douteuse (assemblage de plusieurs récoltes de chardonnay) de cette grandiose maison toujours pilotée par la grande Marcelle (Lalou) Bize-Leroy. Ici, rien à tendance oxydative. Que de la pureté, de la complexité et un bonheur extrême. On parle ici d’une minuscule production. Un millésime moins favorable aux rouges, mais ayant donné de petites merveilles en blanc.

La capsule de cire rouge qui recouvre le bouchon se défait facilement et sans exploser dans tous les sens comme c’est trop souvent le cas avec d’autres. Un très long bouchon encore bien jeune laissant déjà entrevoir une intensité de parfums renversante! Couleur dorée très jeune avec des reflets légèrement verdâtres. Nez absolument fou et d’une rare intensité. Le grillé prend d’abord beaucoup de place et n’est pas sans rappeler les vins d’un certain Jean-François Coche-Dury, autre domaine mythique en Côte de Beaune. Le tout évolue sur des notes de citron confit, de pêche blanche avec des notes de fumée et de noisette fraîche qui se rapprochent du caramel au sel. Bouche tout aussi impressionnante par son volume, son poids, sa viscosité tout en restant aérienne et tendue.  Finale majestueuse, presque tannique avec des extraits secs tout en montrant une impression tactile caressante et beaucoup de fraîcheur. La persistance aromatique sur les épices et le grillé ne semble jamais vouloir s’estomper. Pas pour rien qu’on dit du Corton-Charlemagne qu’il est le roi des blancs (le Montrachet, sa reine?). Un vin spectaculaire qui pourra prétendre à une note parfaite dans quelques années. WOW!

19,5-20/20

Il est de retour!

- 14 avril 2014

C’est une petite merveille! Le genre de blanc sec qu’on ne fait plus et pourtant, on aurait avantage à s’en inspirer. Il est vrai que ce style d’une autre époque, avec ses notes oxydatives, n’est pas facile d’approche, surtout pour les non-initiés. En revanche, on trouve très peu de vins qui peuvent se vanter d’offrir autant de profondeur et de complexité à prix aussi doux!

Ceux qui me lisent depuis un moment l’auront deviné : je parle du « petit » Gravonia de Rafael López de Heredia y Landeta – Viña Tondonia, un domaine de la Rioja fondé en 1877 et dont le nouveau millésime, le 2004, vient tout juste de débarquer à la SAQ. Autrement, je vous invite à aller lire mon billet de l’an dernier sur le 2003.

On est toujours sur 100% de viura (qu’on connaît en France sous le nom de macabeu). Il est toujours question de quatre ans d’élevage en barrique américaine auquel s’ajoute un vieillissement d’un minimum de deux années en bouteille avant la mise en vente.

Issu d’un grand millésime, ce 2004 livre un fruité plus frais, un ensemble moins opulent et une précision remarquable. Parfums toujours aussi captivants de noix, d’amande amère, de tilleul, de miel avec un registre d’épices exotiques rappelant le safran. La magie s’opère en bouche. L’équilibre entre la densité, la richesse et l’acidité est déconcertant. Ensemble bien sec donnant naissance à une grande rémanence aromatique, signature de ce vin d’un autre temps.

À nouveau, les quantités sont réduites et les amateurs aussi voraces qu’à l’affût. Bref, les bouteilles s’envolent habituellement comme des petits pains chauds, même si le vin a grimpé de 3$… Évitez de le servir trop frais – idéalement entre 14-16 degrés. Digeste et versatile, c’est le parfait candidat pour la table. Les abats, les poissons gras à chair blanche, les champignons, les fromages à pâte ferme comme le Comté, les versions 24 mois de l’Hercule de Charlevoix et du Louis D’Or ou le Gruyère de grotte, mais aussi les plats épicés.

Vina Gravonia Rioja Crianza 2004
 (28,25 $ – code SAQ: 11667927)

16/20

Gravonia 2004

Carnets d’Afrique du Sud – Mulderbosch

- 12 avril 2014
Mulderbosch - winery

Mulderbosch – Winery

Ce n’est pas la porte à côté. Depuis chez moi, dans le Vieux-Montréal, jusqu’à ma chambre d’hôte dans la petite ville de Stellenbosch, il faut compter une bonne trentaine d’heures de voyagement.

Située à une trentaine de minutes de voiture de sa célèbre voisine Cape Town, la ville au cachet européen possède l’une des meilleures universités du pays, ce qui explique la forte représentation étudiante dans la population et son dynamisme, notamment en fin de soirée…

C’est aussi et surtout, le chef-lieu de la production vinicole d’Afrique du Sud. Les bureaux de Wine of South Africa y ont d’ailleurs pignon sur rue. Pas pour rien qu’on y retrouve une brochette d’excellents restaurants, des galeries d’art et plusieurs maisons d’hôte.

Aussitôt arrivé, aussitôt parti. À peine le temps de récupérer avec un saut de puce d’une journée à Cape Town que la caravane de presse se mettait en branle. Pas moins de 8 jours de tournée avec en moyenne trois visites par jour. On allait voir du pays!

Premier arrêt : Mulderbosch.

Mulderbosch

La meilleure pizza du coin!

Fondée en 1989 par Mike Dobrovic et Larry Jacobs, c’est l’une des premières wineries à prendre pied dans la région de Stellenbosch. Mulderbosch a longtemps eu la réputation de producteur« boutique » avec des petites quantités et une qualité élevée.

Dobrovic, talentueux œnologue croate, donne rapidement le ton aux vins. C’est l’un des premiers à comprendre et à appliquer avec brio la micro oxygénation, à saisir l’impact des fermentations malolactiques, à éviter les excès de bâtonnage et à travailler le chenin avec du bois.

Mulderbosch - Adam Mason

Adam Mason, en charge des vinifications

Le succès est immédiat. Les opérations prennent de l’ampleur, la demande aussi, à telle enseigne que les achats de raisins deviennent de plus en plus importants. Dobrovic, devenu icône de la viticulture sud-africaine, commence à se lasser et décide, à 53 ans, de tirer sa révérence pour aller se consacrer à des domaines plus modestes.

Rachetée en 2011 par l’important groupe californien Terroir Capital et l’investisseur Charles Banks, la winery n’a peut-être plus les bases romantiques sur lesquelles elle a été créée, mais demeure néanmoins un joueur important. L’arrivée en 2011 d’Adam Mason comme vinificateur en chef, un ancien de chez Klein Constantia, est venue confirmer le désir du groupe à poursuivre sur une voie qualitative.

La majorité du vignoble est situé au sud de Stellenbosch, à une trentaine de kilomètres de la mer. L’influence de cette dernière sur le climat est importante. Il est question de sols très fertiles contenant plusieurs strates de granit. Aujourd’hui encore, 70% de la production provient de l’achat de raisins. On fabrique ici, tenez-vous bien, pas moins de 2,6 millions de litres de rosé dont le plus gros est exporté vers la Suède.

Il reste quand même une quarantaine d’hectares en propriété dont sont issus les vins les plus précis, ceux dits de terroir.

Je termine en vous disant que notre chauffeur nous a juré que c’est ici qu’on trouve la meilleure pizza de Stellenbosch…

Voici mes impressions sur les vins dégustés sur place:

Mulderbosch - bouteilles

Mulderbosch – Des bouteilles distinctives

 

Mulderbosch Faithful Hound Stellenbosh Coastal Region 2010 (23$ – 10678384)

La part belle est donnée au cabernet sauvignon, puis le merlot, le petit verdot et le cabernet franc qui ferment la marche. Nez fumé avec des notions de fruits chauds. Ensemble plutôt simple, une matière riche, des tanins faciles qui laissent place à une finale résineuse et charnue. Pas le plus convaincant. Bien.

14/20

 

Mulderbosch Faithful Hound Stellenbosh Coastal Region 2012 (bientôt disponible)

Renversement de tendance avec le cabernet franc qui domine et provient en grande partie des vignes de la propriété. Il est complété par son frangin de cabernet sauvignon et le reste en merlot et petit verdot. Petit trait vert provenant des notes de poivron, chocolat, cassis, garrigue. Ample, d’assez bonne richesse tout en évitant le piège du fruité sucrailleux. Les tanins mûrs donnent un ensemble mi-corsé. Touche capiteuse en finale laissant place à l’aromatique avec des notes de menthol. La recherche (et l’atteinte) d’harmonie me semble nettement plus évidente ici.

15/20

Mulderbosch - vignes

En Afrique du Sud, à l’hémisphère opposé, l’automne s’installe au mois de mars

 

Mulderboch Sauvignon Blanc Coastal Region 2012 (21,25$ – 10678413)

Base fruitée, aspect variétal du cépage marqué par des notes d’agrumes et d’asperge. Bonne précision, côté fumé ressort en finale, acidité un peu basse, longueur correcte.

14/20

 

Mulderboch Sauvignon Blanc Coastal Region 2013 (bientôt disponible)

Petit avantage au 2013. Notes de fumée rappelant le mezcal. Bonne concentration, fraîcheur et une richesse tactile qui provient du séjour sur lies. De la tenue avec une finale tout en rondeur qui s’explique par les 3-4 grammes de sucre résiduel tout en paraissant bien sec. Bien joué!

15/20

 

Mulderboch Chenin Coastal Region 2011 (14,95$ – LCBO 675421)

Touche de réduction, aspect moins éclatant, parfums simples évoquant le pamplemousse. Bouche ample, manque de précision, côté rond, peu énergique avec des airs de salade de fruits. Manque de focus. Correct.

13/20

 

Mulderboch Chenin Coastal Region 2012 (non disponible)

Beaucoup plus convaincant. Très expressif sur les bonbons blancs, touche tropicale, côté floral. Bouche vive, on sent un joli gras, s’essouffle un peu vite en finale, mais ça reste fort intéressant. Impression demi-sec, mais le vin est plutôt sec avec environ 3,5 g de sucre résiduel. Belle concentration. 20% de fut, la majorité étant neutre (barrique de plus d’un an). Bien.

14,5/20

 

Mulderboch Chenin Coastal Region 2013 (non disponible)

Moins de bois, plus timide, mais on sent peut-être une meilleure précision, le fruit devrait ressortir. L’acidité semble plus présente pour le moment. Bien ciselé, moins gras que le 2012 pour l’instant. Il devrait donner des résultats intéressants.

14-15/20

 

Mulderbosch - Sauvignon Noble Late Harvest

Mulderbosch – Sauvignon Noble Late Harvest : Un pur bonheur!