C’est Vin-dredi! L’effet WOW!

- 19 septembre 2014

Vin-drediPris dans l’absolu, c’est ce que tout amateur recherche au moins une fois dans sa vie : tomber le cul par terre et se pâmer de bonheur devant un verre de vin. C’est avoir le frisson, sentir tous ses sens s’emporter, avoir l’impression de trouver le chemin d’Éden. Le vin qui marque l’esprit, le cœur et vient trouver résidence dans votre âme. Le genre de vin dont on se souvient toute sa vie.

Le Wine Spectator l’appelle le X factor. C’est d’ailleurs un élément déterminant lorsque le magazine établit son fameux classement Top 100 chaque année. Autrement dit, à pointage égal, on choisira le vin qui fait vibrer le plus, celui le plus excitant.  C’est manifestement le côté le plus subjectif du vin. À chacun son WOW! pourrait-on dire, quoiqu’il y a des vins qui ont tendance à procurer l’extase plus facilement que d’autre,

Clos de la Roche et Clos St-DenisC’est du moins ce que je me suis dit hier soir en prenant connaissance des vins que nous allions déguster à l’occasion d’une soirée « Bourgogne » organisée par un : Clos de la Roche 1999 et Clos des Ruchottes Charmes-Chambertin 2002 de Rousseau, Clos St-Denis 1999 de Dujac, Meursault Goutte D’Or 1995 de Lafon, Corton-Charlemagne 2002 de Bouchard, Volnay Santenots 1969 de Remoissenet, Chevalier-Montrachet 2010 de Philippe Colin et j’en passe! Bref, une soirée d’exception de laquelle je m’attendais à quelques WOW!

Et bien, figurez-vous qu’il n’en fut pas ainsi!

Vous vous dites que si je n’arrive pas à prendre mon pied avec ce genre de vin, je mérite de mourir gavé au Petrus 1947 – ce que je pourrais éventuellement considérer – mais sachez que le sentiment était partagé par à peu près tout le monde à table! Évidemment, plusieurs  vins étaient absolument superbes. On a même frôlé l’extase avec certains, mais ultimement, pas de poils qui se dressent ou de cortex qui disjoncte.

Or, je me suis amusé à ouvrir deux ou trois pirates à l’aveugle dont le petit Ginglet à base de trousseau dont je vous ai parlé il y a deux semaines. Certes, ça n’a pas été le meilleur vin de la soirée,  mais force m’est d’avouer qu’au fil des bouteilles que j’ai le plaisir d’écluser, j’ai l’impression de retrouver chaque fois ce brin de magie et d’étoiles filantes.

Il y a plusieurs éléments qui peuvent expliquer une telle situation, notamment le contexte : l’état psychologique et physique du dégustateur, ceux qui l’entourent, l’endroit où l’on se trouve, le temps qu’il fait (température, humidité, pression barométrique, phase de la lune, etc.) et, évidemment, le vin lui-même; c’est-à-dire la façon avec laquelle il décide de se livrer ce jour-là.

J’ai beaucoup aimé une phrase que ma collègue et amie Nadia Fournier m’a dite cette semaine : on ne peut pas être déçu si on n’a pas d’attente. Ça peut aussi être une piste d’explication.

Ce qui me fait penser : essayer de faire le même coup avec vos proches. Passez-leur un vin à l’aveugle duquel ils ne s’attendent à rien et surveillez leur réaction. Je vous en recommande d’ailleurs un : le « petit » pinot noir 2013 de Carmen. Oui, oui, un pinot chilien. Servez-le frais (14-15 degrés), vous allez vous régaler. Ne cherchez pas le Grand Cru de Côtes de Nuits, ici, mais l’esprit vibrant et sapide du pinot noir est pour le moins étonnant!

Carmen Reserva Pinot Noir 2013 Valle de Casablanca

(15,45$ – Code SAQ  11579644 exclusif à SAQ Dépôt)  ** ½

 

Goutte d'Or

 

 

À la découverte des Colli Euganei

- 16 septembre 2014

L’Italie, sur le plan viticole, plus que la France encore, est d’une grande complexité et d’une énorme diversité. On dit volontiers qu’on y fait tant de vins différents, plus que tout autre pays producteur dans le monde en fait, que personne n’a jamais réussi à tous les répertorier.

L’Italie demeure le plus important pays producteur de vin au monde; c’est aussi le premier à l’export, de même que le pays où on en consomme le plus.

ColliEuganei

Il faut y avoir déjà mis les pieds pour savoir qu’il y a de la vigne partout. Alors c’est sans complexe que l’amateur, même un peu pointu, découvre un jour une nouvelle aire de production, une nouvelle appellation.

Comme celle-ci, justement, Colli Euganei, qui se trouve tout de suite au sud-ouest de Padoue, dans le Veneto.

Ceux qui connaissent davantage l’histoire que le vin savent déjà que c’est là que le grand poète Pétrarque a fini ses jours, dans le village d’Arqua, nommé maintenant Arqua Petrarca en son nom.

Tandis que ceux qui courent les villes d’eau savent que c’est aussi là que loge la plus grande station thermale d’Europe.

Colli Euganei, aujourd’hui un parc régional, c’est une série de collines (on en compte plus d’une cinquantaine) qui se sont formées, tout comme les Alpes d’ailleurs, il y a 30 millions d’années, sous la poussée de la plaque tectonique africaine contre celle de l’Europe.

Le sol y est principalement volcanique, mais avec aussi des sédiments calcaires et graveleux, expliquait cette semaine, lors de son passage à Montréal, M. Lucio Gomiero, de la maison Vignalta.

Si la région couvre une superficie de près de 19,000 hectares, on n’y compte que 4 mille hectares de vigne.

Et de ce nombre, la maison Vignalta, qui en cultive elle-même 55 hectares, en est du coup le plus important producteur (autour de 250,000 bouteilles). C’est d’ailleurs elle qui, si on peut dire, a mis la région et l’appellation sur la carte viticole du monde, car leurs vins reçoivent régulièrement les honneurs du Gambero Rosso, le fameux guide italien.

Les vins sont faits principalement de merlot et de cabernet sauvignon, des cépages qui ont été importés de Bordeaux il y a plus de 150 ans ( en passant, la région est située à la même latitude que celle de Bordeaux), de même que de cabernet franc que, là-bas, beaucoup confondent avec le carmenère.

Il est amusant de constater qu’au Chili, c’est avec le merlot qu’on a confondu le carmenère.

M. Gomiero disait que le Veneto a beau être davantage connu pour ces autres cépages rouges que sont la corvina et la rondinella qui entrent principalement dans la composition du Valpolicella, c’est quand même le merlot qui est le cépage le plus planté.

Ce qui frappe, quand on goûte les vins de la maison, c’est d’abord leur grande fraîcheur. Mais aussi leur parfaite netteté et leur équilibre.

L’autre bonne nouvelle, c’est que les prix demeurent relativement sages. Ainsi, le Rosso Riserva 2009 (code 1075071) ne coûte que 24,45 $ et c’est à mon avis un superbe rapport qualité-prix.

C’est frais, donc, élancé, élégant, et on ne goûte absolument pas ses 14,5 degrés. ***1/2 (17/20).

Le Gemola, qui est le nom de l’une des collines, est un cru de la région. Il est fait principalement de merlot auquel on a ajouté un peu de cabernet franc. C’est le vin phare de la maison, celui par qui les honneurs sont d’abord venus.

On ne trouve presque plus du millésime 2007 à la SAQ, sinon quelques bouteilles ici et là (42,50 $ code 11581074); mais le 2009, au moins aussi bon, sinon meilleur encore quant à moi, le remplacera éventuellement. ***1/2 (17,5/20).

Enfin, à plus cher, on trouve encore un peu du Cabernet Riserva 2000 (81,00 $ code 10707114), d’une étonnante jeunesse encore, malgré ses 14 ans d’âge, avec un boisé légèrement toasté, plutôt corsé, mais en même temps fin et élégant.  **** (18/20)

Vignalta1

Sortira aussi bientôt en succursales le Marrano 2008 (30,25 $ Code 12131391),un assemblage des meilleures barriques de merlot et de cabernet sauvignon, tandis qu’est vendu en importation privée l’Arqua 2009 (56,00 $ Code 12912707 L’Enoteca di Moreno di Marchi, tel: 514-836-3166), le vin le plus puissant du lot, le plus corsé et le plus vineux (il titre 16 degrés), mais sans jamais rien sacrifier à l’équilibre et à la fraîcheur.***1/2 + (17,5/20)

Pour terminer, ce vin passerillé (passito) fait avec du muscat qu’est l’Alpiane 2008, Fior d’Arancio (29,45 $); à noter que le même vin, cette année, dans le millésime 2010, a remporté le premier prix au Concours du Meilleur Muscat du Monde qui se tient à Chaintré, en Bourgogne. Couleur or-topaze, nez riche, avec des nuances minérales et quelque chose qui, pour moi, évoque des notes «pétrolées», avec évidemment aussi, des fruits confits. Riche (210 g de sucre résiduel), mais élégant, le vin est équilibré et absolument savoureux.

Rosso Riserva 2009, Colli Euganei, Vignalta, 14,5%, Prix 24,45 $ Code 107005071 Note: ***1/2 (17/20)
Gemola 2007, Colli Euganei, Vignalta, 14,5%, Prix 42,50 $ Code 11581074 Note: ***1/2 (17,5/20)

Cabernet Riserva 2000, Colli Euganei, Vignalta, 14,5%, Prix: 81,00 $ Code 10707114 **** (18/20)
L’Arqua 2009, Colli Euganei, Vignalta, 16%, Prix 56,90 $ Importation Privée L’Enoteca di Moreno di Marchi, tel: 514-836-3166 Prix: 56,90 $ Code 124707 ***1/2 + (17,5/20)
Alpiane 2008, Fior d’Arancio, Colli Euganei, Vignalta, 12,5%, Prix 29,45 $ – 375 ml Code 11719301 **** (18/20).

Voici ce qui arrive quand on boit 14 bouteilles de vin par jour

- 16 septembre 2014

Gérard Depardieu

Gérard Depardieu a avoué récemment, en entrevue au Daily Mail, qu’il pouvait boire jusqu’à 14 bouteilles de vin par jour. Les Méchants Raisins s’inclinent bien bas. Même à trois, on y arrive pas… ;)

Amusons-nous un peu… (les données qui suivent sont approximatives)
stats-1

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Évidemment, Gérard ne boit pas que du vin (ou du champagne…), il boit du pastis, de la bière aussi (comme ici dans un pub d’Édimbourg, en juillet dernier, alors qu’il buvait au lieu d’aller assister à la première de son film Welcome to New York)…

Gérard Dépardieu à Edimbourg

et, paraît-il qu’il mange aussi un peu…

depardieu-mange

DONC, qu’arrive-t-il quand on boit
14 bouteilles de vin par jour ???

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1- À la longue, ça fait grossir.

Gérard, en 1974…

depardieu-74

Et, Gérard, en 1982…

depardieu 82

Puis, Gérard, en 1994…

depardieu-94

Et, enfin, Gérard en 2012…

Gérard Depardieu

2- On dit des niaiseries en public.

« Je suis une vraie ordure… »


Depardieu je suis une vrai ordure [Fun] CSOJ… par peanutsie
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« Si je prends une salade un peu trop vinaigrée,
je dépasse la limite (d’alcool dans le sang)… »

une salade vinaigrée

(le lien de la vidéo ici…)

 

——

« Sophia Loren: la mère vieille… euh… la merveille ! »

Gérard et Sofia

 

 

3- On n’est pas toujours à son meilleur sur les photos…

euh... ?

 

euh (3) ???

euh (2) ???

 

euh ??? (4)

 

gérard depardieu

 

snif

 

4- On fait travailler notre foie un peu trop fort…

gérard vin

On disait donc… un kilogramme d’alcool pur par jour. Assez pour faire suer son foie dans autre chose que des oignons.

Selon la Fondation canadienne du foie, «les conséquences de tels excès peuvent comprendre la destruction de cellules du foie, une accumulation de graisses dans votre foie (stéatose hépatique), ou, plus grave encore, l’inflammation du foie (hépatite alcoolique), la cicatrisation permanente (cirrhose), ou même le cancer du foie.»

Mais heureusement pour Gérard, le pire scénario selon plusieurs études, ce n’est pas de boire de façon massive régulièrement, comme il le fait si bien, mais plutôt de boire de façon massive IRRÉGULIÈREMENT. Fiou… Ça doit être pour ça qu’il s’est rendu sans trop de heurts à 65 ans (en oubliant cet épisode célèbre du pipi dans l’avion)…

depardieu -  obélix

 

 

C’est Vin-dredi! Manifeste pour la finesse!

- 12 septembre 2014

VindrediMême s’il est moins actif qu’avant, l’influence de Robert Parker reste profonde. Tant chez les producteurs que chez les amateurs, la mode est encore aux vins mûrs, extraits et puissants, un goût qui plaît au critique américain et qui permet de décrocher une grosse note plus facilement.

Sans rien enlever à l’immense talent de Gérard Gauby, j’ai l’impression qu’il y a eu une phase « Parker » dans ses vins. La cuvée Muntada illustre probablement le mieux cette évolution.  D’une syrah au profil de bête à concours à la fin des années 1990, le vin s’est affiné de manière spectaculaire à partir du milieu des années 2000. Le grenache et le carignan, mieux adaptés aux terroirs de la famille Gauby, ont pris l’ascendant sur la syrah. Le vin a troqué la puissance pour la finesse

Il faut dire que Gérard travaille aujourd’hui la vigne de manière à obtenir des maturités phénoliques avant celles alcooliques; ce qui permet de faire des vins racés sans rien sacrifier de concentration. De son côté, Lionel, le fils, a accentué cette recherche de finesse en revisitant les vinifications, notamment en priorisant la cuve béton et l’élevage en fût neutre. C’est également Lionel qui responsable de l’arrivée des cuvées parcellaires au domaine.

Lors de ma visite au domaine l’an dernier, on en comptait quatre: Coume Gineste, La Roque, La Jasse et La Foun (Muntada est issue de plusieurs parcelles). Cette cuvée La Foun est récemment débarquée à la SAQ Signature. Je n’ai pas été étonné d’entendre ou de lire des commentaires plutôt mitigés à propos de ceux qui ont pu goûter au vin. Sans dire qu’on s’attendait à la grosse bombe Parker, plusieurs pensaient que le vin allait avoir un profil plus pugiliste. Il faut aussi dire que le prix passablement élevé (123$) a probablement amplifié les attentes.

La Foun 2011Or, c’est un tout autre vin que nous servent ici les Gauby.

La Foun, c’est d’abord une parcelle spéciale. Plantée par le grand-père de Gérard en 1890, on y trouve essentiellement des vieux carignan, un peu de macabeu et une clairette par-ci par-là. Encore plusieurs plans préphyloxéra qui sont francs de pied. Personne n’est autorisé à travailler la vigne autre que Gérard.

Le vin se présente bizarrement à l’ouverture. Ça perle en attaque et les parfums paraissent simples et discrets. L’impression d’un bloc, mais en même temps, on détecte dans la matière un grain fin qui n’est pas sans rappeler celui des grands pinots noirs. Après deux ou trois heures d’ouverture, le vin commence à se déployer. Il gagne en définition et en pureté, au nez comme en bouche tout en conservant un côté mystérieux.

Ce n’est que 24 heures plus tard que j’ai véritablement pu saisir la magie du vin. L’olfactif s’est alors emballé évoquant un registre profond et complexe de tonalités animales, de fruit noir rôti, de havane frais, de garrigue, de graphite, de cuir, de bergamote et de de violette. La bouche a perdu son austérité pour gagner un côté suave, plein et sphérique tout en conservant la délicatesse de la veille. Une main de fer dans un gant de velours! Une longue persistance à la fois aromatique et structurelle vient coiffer le tout.

On peut chipoter sur le manque de profondeur pour véritablement figurer au club de l’élite ou gueuler avec raison contre l’absurdité du prix, mais il faut rendre à César ce qui lui revient : c’est un vin d’une finesse remarquable et qui se distingue d’à peu près tout ce qui se fait dans le Roussillon. Si vous cherchez la grosse bête à concours, passez votre tour, car vous risquez de passer à côté du vin. Par contre, les amateurs de finesse seront comblés de joie en ouvrant une bouteille dans une petite dizaine d’années!

Domaine Gauby La Foun 2011 Côtes du Roussillon Villages  (123$ – Code SAQ 12300377)

17,5-18,5/20

Gérard Gauby

Toujours la remarquable signature Dagueneau

- 10 septembre 2014

Aujourd’hui, cette signature des vins du Domaine Didier Dagueneau, c’est celle de son fils Louis-Benjamin qui, je le rappelle, en pleine vendange 2008, a dû prendre abruptement la relève de son père mort accidentellement dans un accident d’ULM (un ultra léger).

Ceux qui suivent de près la production du domaine disent que le fils a autant de talent que le père (sinon plus, si ça se trouve, ai-je même entendu entre les branches), tandis que sa fille Charlotte s’occupe de la partie commerciale.

Chaque fois que j’ai la chance de goûter les vins de ce domaine, je réalise à quel point le sauvignon, quand il est issu de grands terroirs et qu’il est élaboré par des gens de talent, est un grand cépage.

Bien loin, ai-je même besoin d’ajouter, de cette masse souvent ennuyeuse de milliers de vins qui en sont issus et qui se réclament de son nom et que l’on trouve ad nauseam sur tous les marchés du monde.

Ceux qui me lisent régulièrement se rappelleront peut-être de cette phrase qu’avait lancée Didier Dagueneau, lors de l’un de ses voyages chez nous, et que j’ai cité déjà à quelques reprises : «On a fait des défauts du sauvignon une typicité».

D’où ces caractères herbacés, et ces déclinaisons d’odeurs de légumes (rhubarbe, céleri…) qui sont le lot de beaucoup de raisins vendangés avant qu’ils n’aient atteint leur pleine maturité et qui sont désormais associés à ce cépage non pas pour le meilleur, hélas, mais pour le pire.

Tout ça pour dire que trois des blancs-fumés-de-pouilly du domaine sont présentement disponible à la SAQ (en faisant abstraction du Pur Sang 2011 (Prix 89,00$ Code 10556521), un produit du «Courrier Vinicole» disponible seulement en commande en ligne jusqu’au 15 septembre.

Mais je vous donne un scoop, il reste cinq bouteilles du millésime 2010 à la SAQ du 6630 St-Jacques, dans l’ouest de la ville, lesquelles, un peu par erreur si j’ai bien compris, ne figurent pas dans les inventaires de saq.com).

Bref, j’ai goûté ces vins récemment, et je vous fais part de mes commentaires.DAgueneau

De même que deux jurançons (sec et moelleux), issus de quelques hectares de vignes achetées là-bas par le père, en 2002, et sur lesquelles veille Guy Pautrat, un ami de la famille.

Je rappelle enfin que Didier Dagueneau a gardé pour ses vins l’ancien nom que l’on donnait autrefois au Pouilly-Fumé, à savoir Blanc Fumé de Pouilly, appellation qui est encore officiellement reconnue, parallèlement à celle de Pouilly-Fumé.

Dégustation

  • Blanc Fumé de Pouilly 2011, Domaine Didier Dagueneau, 12%, Prix 74,50 $ Code 11829341
  • C’est le plus ouvert des trois pour l’instant. Notes de cire, d’agrumes, de musc aussi ; attaque minérale, le fruit suit avec une acidité soutenue dans un ensemble intense et précis. 20 caisses en succursales. ***1/2+ ( 17,5/20)
  • Buisson Renard Blanc 2011, Blanc Fumé de Pouilly,  Domaine Didier Dagueneau, 13%, Prix 96,75 $ Code 12272492
    Nez encore sur la réserve. Grande vivacité en attaque, très tonique, de la profondeur et de la vigueur (le sol ici est davantage argileux). Il apparaît en même temps plus ciselé que le précédent. À attendre impérativement au moins trois ans avant de le regoûter (il tiendra évidemment beaucoup plus longtemps). 28 caisses en succursales. **** (18/20)
  • Silex 2011 Blanc Fumé de Pouilly, Domaine Didier Dagueneau, 12,5%,  Prix 124,75 $ Code 11466252
    C’est le plus fermé des trois. Encore très tendu, introverti, même oserais-je dire. Mais on sent la race, ce caractère minéral très fort, et cette puissance contenue, alliée à une grande finesse. On peut l’oublier en cave facilement dix ans. 9 caisse à Signature. ****+ (18,5 à 19/20)
  • Jardins de Babylone, Jurançon Sec 2011, Didier Dagueneau, 13% Prix 80,50 $ Code 12280513
    Le vin se goûte assez difficilement, m’a-t-il semblé, tellement il est encore dans sa gangue. Mais on perçoit ces notes d’agrumes que peut donner le petit manseng avec lequel il est fait à 100% et qui, quant à moi, a une parenté aromatique et gustative certaine avec le sauvignon blanc. Vin totalement en devenir. 11 caisses Signature. ***1/2 * (17 à 17,5/20)
  • Jardins de Babylone 2010 Jurançon moelleux, Didier Dagueneau, 13%, Prix 140,00 $ – 500 ml Code 1186601
    Un vin déroutant au premier nez, complexe (notes d’épices, citrouille compotée…) qui explose en bouche en un feu d’artifice de saveurs et d’odeurs en rétro-olfaction, une bouche peu sucrée au demeurant, mais en équilibre parfait avec l’acidité du petit manseng. ****+ (18,5 à 19/20)