Angelo Gaja, artisan

- 22 octobre 2014

De la grande visite à Montréal, récemment, alors qu’Angelo Gaja est venu faire goûter ses vins et, surtout, disserter avec une verve et un enthousiasme que ses 74 ans n’ont pas su modérer.

Tout un personnage que cet homme qui a non seulement donner ses lettres de noblesse au Barbaresco, mais qui a donné une formidable impulsion à tout le vignoble piémontais.

Et ce avec un talent, un génie commercial qui a peu d’équivalents, aujourd’hui, sur la planète vin.

Qui peut se vanter, aujourd’hui, à de rares exceptions près, de demander les prix affichés pour ses vins, en particulier ses grandes cuvées que sont les Langhe Costa Russi 2010 (490,25 $), Sori Tildin 2010 (524,50 $) et Sori San Lorenzo 2010 (545,50 $) ?

Ces vins font partie du prochain Courrier Vinicole consacré à l’Italie et dont la vente commencera le 7 novembre prochain.

Gaja

Langhe

Je signale en passant que ces grandes cuvées,  autrefois en appellation Barbaresco, sont depuis quatorze ans toutes en appellation Langhe.

Un changement uniquement sémantique, a déjà expliqué Gaja, dans la mesure où, devant la montée en popularité des vins d’une parcelle de vignes d’un cru, comme Sori San Lorenzo par exemple, issu du cru Secondine, volait la vedette au Barbaresco traditionnel.

Et c’est en partie pour préserver la notoriété du Barbaresco que Gaja a préféré les exclure de l’appellation, le Barbaresco étant traditionnellement un assemblage de vins provenant de plusieurs vignobles.

Et pendant que nous goûtions ses vins, Angelo Gaja s’est lancé dans une envolée lyrique qui a bien duré une heure.

Les vins de lieu

«J’ai traversé la révolution des vins au cours des 40 dernières années», disait-il, en expliquant sa vision du monde du vin, aujourd’hui.

Il y a d’un côté la production du «vin de lieu», pour reprendre ses mots, qui provient d’un terroir spécifique, fait avec un ou des cépages particuliers et qui ont quelque chose de différent à montrer.

Et puis il y a les vins de «gratification», comme il les appelle, c’est-à-dire des vins qui sont gratifiants pour ceux qui les achètent, soit en raison d’un bon rapport qualité prix ou même pour le plaisir que donnent des vins plus chers comme les champagnes, par exemple.

«Nous, on produit un vin de lieu, avec un cépage indigène (le nebbiolo), un cépage qui a peu voyagé (et c’est vrai qu’on le trouve très rarement en dehors du Piémont, sinon un peu en Californie, dans l’état de Washington et en Austrtalie, mais avec des résultats divers) et qui montre dans son lieu d’origine des caractéristiques particulières.

Et ce lieu, cette zone de production, celle du Barolo et du Barbaresco, elle a été reconnue en juin comme faisant partie du patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

Ce qui fait, de dire Gaja, qu’il faut préserver le paysage que nous avons, «car les monuments de la nature prennent du temps à se construire», dira-il dans cet excellent français, teinté de la poésie de la langue italienne.

«On ne peut plus permettre que des gens viennent construire des résidences secondaires un peu partout sur nos collines.»

Les changements climatiques

L’autre grand sujet qui passionne Angelo Gaja, ce sont les changements climatiques.

Le phénomène s’est manifesté pour la première fois dans le Piémont dans les années 1995-1997, disait-il,  et depuis 2003, les conditions qu’on connaissait traditionnellement dans la région ont changé.

«Avant, on en avait de temps en temps des étés chauds et très secs, maintenant c’est la règle».

Il ajoutera que de façon générale, ces changements climatiques ont été à l’avantage des cépages du Piémont, alors que les cépages traditionnels y mûrissaient tardivement.

En revanche, ces changements ont eu pour effet de multiplier les maladies végétales.

«On essaie toutes sortes de choses pour venir à bout de ces maladies (on sème des graminées, des fleurs pour ramener la vie, les papillons, les abeilles – «S’il n’y a plus d’abeilles, on est foutu» -, on plante des cyprès pour attirer les petits oiseaux, etc., mais sans trop savoir ce que cela donnera à terme.

«Le but de tous ces essais, c’est de récupérer la résilience de la plante, de façon à ce qu’elle puisse se défendre par elle-même».

Puis, Angelo Gaja de rappeler que fondamentalement, il est un artisan, comme sa grand-mère le lui a  enseigné, avec les quatre qualités que cela requiert : «Faire, savoir faire, savoir faire faire et faire savoir.»

Le paysage tout en collines du Piémont, avec les Alpes en arrière-plan.

Et effectivement, à la lumière de l’enseignement de sa grand-mère, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute qu’Angelo Gaja est un grand artisan.

Je vous laisse entre les mains de Patrick Désy pour commenter ses vins.

 

 

Angelo Gaja, le pape d’Alba

- 22 octobre 2014

« Qui sait boire sait vivre! »

Angelo et ClaudeCette toute petite phrase d’Angelo Gaja résume à elle seule l’esprit de celui que plusieurs appellent le « Pape » d’Alba, dans le Piémont. Or ces mots, ce sont ceux lancés par son grand-père en réplique à la grand-mère qui trouvait que du haut de ses 14 ans, le petit Angelo était trop jeune pour boire du vin.

Vif, enjoué et attentionné, il m’a rappelé un autre grand du vin : Gérard Gauby. Tous deux ont d’ailleurs à cœur de préserver la terre. Ils appellent ça la « résilience du terroir ». Ou, plus simplement, comment donner à la vigne les moyens de se défendre par elle-même tout en poussant toujours plus loin l’expression du « terroir » dans le vin.

Tous les vins ont été dégustés à bouteille découverte avec trop peu de détails ou de présentation; comme si Monsieur Gaja considérait que les vins se suffisaient à eux-mêmes. Disons qu’il n’a pas tellement tort… En voyant la prime jeunesse de ces vins à base de nebbiolo, vous vous dites qu’on a probablement eu droit à un merveilleux concert de silence et d’austérité… Détrompez-vous! Sans dire que les vins étaient au zénith, j’ai été renversé par leur expression et la manière avec laquelle ils se sont livrés. Comme quoi, un grand vin, c’est celui qui est capable d’être grand à tous les stades de sa vie.

 

Gaja Rossj-Bass 2013 Langhe (79$ – Code SAQ 863829)

Exotique et précis. Parfums de miel, d’amande, de crème fraîche et de poire. Ample, fine et caressante, la bouche paraît gourmande tout en affichant de la retenue, ce qui contribue à l’élégance du vin. Un chardonnay charmeur et sérieux à la fois. 17/20

Rossj-Bass 2013

Gaja Ca’ Marcanda Promis 2012 Toscana (48,75$ – Code SAQ 746941)

Nez distingué par son boisé fin autour duquel s’articulent des parfums de cerise noire, de viande sanguine et un fond de fleur d’été. Suave et harmonieux, il gagnera en définition avec 3 ou 4 ans de cave. Jolie bouteille. Merlot 55%, syrah 35% et sangiovese 10%. 16-16,5/20

 

Gaja Ca’ Marcanda Magari 2012 Bolgheri (66,50$ – Code SAQ 10217721)

Plus moderne de style. Impression joufflue du fruité. Parfums invitants de viande fumée, de jeune prune et de réglisse. Digeste, c’est le vin qui m’a semblé le plus « facile » de la série. Un peu cher. Merlot 50%, cabernet franc 25%, cabernet-sauvignon 25%. 16/20

 

Gaja Ca’Marcanda Camarcanda 2009 Bolgheri  (118,75$ – Code SAQ 11895487)

Du sérieux. Nez fin, profond et sur la réserve : graphite, bleuets sauvages, épices. Riche et puissant en attaque le vin paraît néanmoins sur lui-même avec un milieu de bouche stricte, mais la finale se prolonge longuement tant au niveau structurel qu’aromatique. Touche confite en finale, mais l’ensemble garde ce qu’il faut de fraicheur. Merlot 50%, cabernet-sauvignon 40%.cabernet-franc 10%. Il devrait, lui aussi, gagner en prestance avec quelques années en cave. 17-17,5/20

Trio

Gaja Pieve Santa Restituta 2009 Brunello di Montalcino (69,25$ – Code SAQ  11817315)

Facile et bien expressif au nez avec un profil gourmand de chocolat fin et d’épices douces. Beaucoup de fraicheur avec une bouche soyeuse, des tanins fondus, une acidité plutôt basse et une bonne rémanence des parfums en finale qui se montre légèrement capiteuse avec une impression de fruit mûr (14,5% d’alcool, quand même!) Sangiovese 100%. 16,5/20

 

Gaja Sito Moresco 2012 Langhe (62$ – Code SAQ 10230926)

Délicat, presque féminin au nez avec profil floral de lavande, de petits fruits rouges et de chocolat au lait. Bouche précise, pas spécialement profonde, mais dotée de tanins fermes et d’une finale soutenue. Côté gourmand en finale donnant une belle réplique à la structure tannique du vin et donne une impression d’austérité fine. Belle bouteille à oublier en cave pour les 5 à 8 prochaines années. Nebbiolo 35 %, merlot 35 %, cabernet-sauvignon 30 %. 16,5-17/20

Sito

Gaja Dagromis 2008 Barolo (69$ – Code SAQ 11212501)

Belle exubérance des parfums.  On sent la richesse du millésime avec petit côté cuit dans le fruité et une masse tannique moins ferme, plus fondue à la matière qu’on devine riche. Digeste et déjà gourmand, il sera à boire en jeunesse. Nebbiolo 100 %. 16/20

 

Gaja Barbaresco 2010 (225$ – Courrier vinicole novembre 2014)

On passe dans une autre dimension. Nez profond donnant une impression de fumée, de cerise et de goudron avec un arrière-plan rappelant les épices et la vanille d’un vieux rhum. Ample, riche, mais aérien et précis avec trame serrée devenant expansive, des tanins fins, presque gommés, mais apportant une structure impressionnante tout en laissant l’impression de volume et de chair. Longueur superbe et devenant massive. Bouteille qui fera date. La plus vieille cuvée du domaine (1859), elle est issue uniquement de nebbiolo provenant de 14 parcelles différentes. 18-19/20

Barbaresco

Gaja Costa Russi 2010 Langhe (490,25$ – Courrier vinicole novembre 2014)

Parcelle acquise en 1967. Costa indique vient du fait que la parcelle est orientée plein sud alors que Russi est le surnom de l’ancien propriétaire. 95% de nebbiolo avec le reste de barbera. Nez discret de goudron et de réglisse fumée. Côté graphite. Impression de richesse, presque glycérinée, mais aussi dense et dotée d’une acidité fascinante. Longue finale vaporeuse sur laquelle on peut méditer longtemps. Potentiel immense, même s’il reste accessible. 18,5-19/20

 

Gaja Sorì Tildìn 2010 Langhe (524,50$ – Courrier vinicole novembre 2014)

Sorì veut dire haut de la colline exposée au sud en vieux piémontais alors que Tildìn est le surnom de la grand-mère d’Angelo. Même encépagement que la cuvée précédente. Un bouquet assez discret avec une impression florale plus marquée. On sent le vin plus riche que le Costa Russi, plus plein, avec une ampleur et une finale encore plus impressionnante. Superbe distinction avec une matière veloutée, une structure tannique grandiose. Un bois d’une grande finesse. Finale splendide. On tutoie la perfection. Très grand vin. 19-20/20

Grand trio

Gaja Sorì San Lorenzo 2010 Langhe (545,50$ – Courrier vinicole novembre 2014)

Parcelle acquise en 1964 et qui tire son nom du saint patron de la Cathédrale d’Alba. Un style plus à l’ancienne faisant paraître le vin plus austère que les deux autres à ce stade. Grande élégance. Un vin plus cérébral, avec une trame tannique et acide plus marquée alors que le fruit semble sur lui-même. Plus puissant, moins suave, mais d’une longueur époustouflante. Un coureur de fond au potentiel immense. Vin d’exception. 18,5-19,5/20

 

Angelo et Patrick

VIN-dredi ! La folie des huîtres!

- 17 octobre 2014

Viiiiiiiiiiiiiiiiiin-dredi!

Enfin!

HuîtresLa saison des huîtres est actuellement est à son meilleur. On en trouve de partout, pour tous les goûts et souvent à bon prix, notamment quand on les achète en vrac. Renseignez-vous auprès du poissonnier de votre supermarché ou, mieux encore, passez dans une poissonnerie. Personnellement, j’ai un faible pour La Mer, sur René-Lévesque à Montréal.

Chose certaine, rien de mieux qu’une bouteille de Chablis pour mettre en valeur ces petits mollusques. La combinaison unique entre le chardonnay et son sol kimméridgien de marne et de calcaire imprégné d’exogyra virgula, ces minuscules huîtres fossilisées, explique pourquoi l’accord entre les deux est aussi magique que connu.

En voici un sur lequel j’ai tripé cette semaine et qu’on trouve facilement à la SAQ:

Bois d'YverDomaine de Bois d’Yver, Chablis Premier Cru Montmain 2012 (34,25$ – Code SAQ 11635108)

Georges Pico mène avec brio les destinées du Domaine de Bois d’Yver. À la différence de son fils Thomas qui se consacre désormais entièrement à son domaine Pattes Loup et privilégie les élevages sous bois, le paternel préfère l’inox. Nez au départ sur la réserve. Il lui faut une grosse heure pour bien s’exprimer. Registre de craie, de citron confit, de pomme verte, de miel et d’embrun marin. Matière pleine et dense tout en étant ciselée et gracieuse. On sent que le vin a du fond. Allonge expansive et tannique qui fait à la fois saliver et donne une impression d’extraits secs. Avec trois ou quatre ans de cave, il devrait gagner en chair, s’assouplir et se complexifier pour encore plus de plaisir. Une superbe bouteille à petit prix. 16,5-17/20

Il n’y a pas que Chablis, me direz-vous avec raison. D’où cette autre suggestion. Toujours en Bourgogne, tout au sud, dans l’appellation Montagny, en Côte Chalonnaise. On y produit exclusivement du blanc à partir de chardonnay.

CognardDomaine Laurent Cognard, Montagny Premier Cru, Le Vieux Château 2010 (27,80$ – Code SAQ  11939890)

Un tout petit domaine créé en 1997 et dont l’exploitation couvre tout au plus 8 hectares. Nez de fruits blancs légèrement grillés avec un arrière-plan de silex. Le vin est bien droit, avec de la chair, presque tendre en milieu de bouche, mais la tension revient en finale et permet au caractère calcaire et salin de prendre le devant de la scène. À l’aveugle, j’aurais misé sur un premier cru de chablis. Joli développement et très peu de signe de déclin tout au long des 48h où je l’ai siroté, ce qui laisse présager un potentiel de garde intéressant (3-5 ans).Une très belle découverte. Les quantités disponibles sont petites, alors dépêchez-vous! 16/20

Plus c’est compliqué, meilleur c’est

- 14 octobre 2014

Quand même incroyable que plus le nom d’un vin est difficile à prononcer, plus les gens ont tendance à trouver que le vin est bon.

C’est pourtant ce qui ressort d’une expérience menée au Goodman School of Business de l’Université Brock, en Ontario, et dont j’ai parlé, samedi dernier, dans ma chronique du Journal de Montréal.

En gros, en faisant une étude sur le nom des wineries, on s’est rendu compte qu’en servant le même vin, mais avec deux noms différents, dont l’un plus difficile à prononcer que l’autre, ceux à qui on a fait goûter les vins ont trouvé que celui au nom difficile était meilleur.

Pourquoi ? Mystère et boulle de gomme et c’est, apparemment, un sujet chaud en marketing, présentement.

Je n’ai pas eu trop le temps de m’étendre, dans ma chronique, mais j’aurais souhaité y ajouter le résultat de cette autre étude, menée aussi au Goodman School of Business.

C’est qu’on s’est également rendu compte que lorsque la signature du producteur apparaissait sur l’étiquette, les ventes augmentaient de 500%.

Mais seulement, dans le cas où le consommateur partageait un sentiment d’appartenance avec le producteur.

Or, les consommateurs, dans cette étude, étaient tous Ontariens et les bouteilles de vin ontarien qui portaient la signature du vigneron étaient préférées de beaucoup à celles qui n’étaient pas signées.

Ce qui est quand même une variable importante et peut-être la portée de cette expérience est-elle uniquement locale.

Sans doute faudrait-il la valider par une étude complémentaire, avec cette fois des vins californiens, par exemple, eux aussi signés par le producteur.

Mais tout cela démontre, malgré tout, l’importance de l’habillage d’un vin dans sa mise en marché.

Et que, quoi qu’on en dise, on se fait tous, à des degrés divers, influencer par l’étiquette d’une bouteille au moment de faire ses achats de vin.

À moins, évidemment, de connaître déjà son contenu.

Pour rester au Canada, on se laisse sur ce vin, le deuxième vin, en fait, d’Osoyoos Larose :

Pétales Osoyoos

Pétales d’Osoyoos 2011, Okanaga Valley VQA, Osoyoos Larose, 13,8%, Canada Prix 27,10 $ Code 11166495 ***+ (16,5 /20) :

À l’aveugle, bien malin qui pourrait dire qu’on est en Colombie-Britannique. En fait, avec cet assemblage type du Bordelais (merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc et petit verdot), on se croit effectivement à Bordeaux.

La bouche est svelte, le vin a de la mâche, c’est élégant, vineux, certes, mais beaucoup de bordeaux ne font-ils pas 14 degrés aujourd’hui ?

Bref, une belle bouteille à bon prix. Hélas, il en reste peu dans le réseau de la SAQ.

 

Le Jugement de Montréal 4e édition – Meilleurs rouges sous 25$

- 7 octobre 2014

C’était ce matin au restaurant Toqué! Les membres du RASPIPAV ont choisi cette année un thème plus porteur et rassembleur: vins rouges disponibles en importation privée sous la barre des 25 $. Au total, trente-trois vins ont été sélectionnés, avec un tarif moyen de 22,75 $. Tout a été dégusté à l’aveugle (évidemment!)

Comme membre du jury, j’ai trouvé la qualité très bonne et homogène. Il y avait bien sûr un petit biais en faveur des vins de maturité, en provenance du bassin méditerranéen, ce qui a certainement fait plaisir aux jurés.

Suivant les résultats, l’Italie et la France prennent le haut du pavé avec quatre vins chacun parmi les dix premiers. Le Portugal et l’Espagne se partageant les deux autres places. Le Nouveau-Monde est presque absent, mais il faut dire que très peu de vins ont été présenté.

Mention spéciale aux agences Les Vins Alain Bélanger et La QV qui volent la vedette avec deux vins chacun dans le top dix chacun. Bravo !

Vous pouvez passer commande dès maintenant auprès des agences ou attendre (en croisant les doigts qu’il en reste) la 7e Édition du Salon des Vins d’Importation Privée du RASPIPAV se tiendra au marché Bonsecours les 1er, 2 et 3 novembre 2014.

Voici le classement des 10 meilleurs :

1 – Colli Piacentini Guttorni Superiore 2012, Luretta, 22,95$

Agent : Alain Bélanger

2 – Beaumes-de-Venise Terres Jaunes 2012, Ferme St-Martin, 24,80$

Agent : Rézin

3 – Douro Quinta Esteveira 2012, Casal dos Jordoes, 20,00$

Agent : La QV

4 – Rioja Crianza 2010, Bodega Fernando Pierola, 25,00$

Agent : Mon Caviste

5 – Côtes du Rhône 2011, Château de Montfaucon, 20,70$

Agent : La Fontaine

6 – IGT Toscana Erta & China 2011, Renzo Masi, 23,05$

Agent : Société Roucet

7 – Aglianico del Vulture Gricos 2011, Grifalco, 23,37$

Agent : Symbiose

8 – IGT Lombardie Perlavillas 2011, Triacca, 22,95$

Agent : Sélection Caviste

9 – Cheverny Envol 2012, Huards, 24,95 $

Agent : La QV

10 – Régnié 2012, Domaine Dupré, 25,00$

Agent : Alain Bélanger

Votre humble serviteur tout sérieux

Votre humble serviteur tout sérieux