Archives pour novembre 2012

La Fête des vins du Québec

- 30 novembre 2012

VINS QUEBEC Uno

Quoi faire en fin de semaine ? Et même ce soir, puisque c’est ouvert jusqu’à 21h00 ? Passez au Marché Bonsecours, où se tient La Fête des vins du Québec.

La Fête des vins du Québec, c’est le nouveau nom donné à ce qui s’appelait, auparavant, le Salon des vins et fromages du Québec, lequel se tenait au Complexe Desjardins de Montréal.

Une cinquantaine d’exposants, vignerons, fromagers et artisans agroalimentaires, sont donc sur place pour faire goûter leurs produits.

J’en arrive justement et les journalistes ont pu déguster les trente-et-un vins lauréats du concours 2012.

Car chaque année, un panel formé de chroniqueurs et de sommeliers établit un palmarès des meilleurs vins du Québec, au cours d’une compétition à laquelle, cette fois, 125 produits ont été proposés.

Les noms des gagnants ont été révélés hier matin, à l’ouverture de l’événement, et on peut consulter ce palmarès sur le site de La Fête des Vins du Québec

Je n’ai pas l’intention, évidemment, de rejuger ici ces lauréats.

Mais je vous propose quand même la courte liste de ceux qui, dans le lot, m’ont plu davantage.

À noter que lorsque le vin est disponible à la SAQ, j’ai ajouté le prix et le numéro de code.

Et avant de passer à la dégustation, ces quelques précisions.

Il est possible, cette année, d’acheter directement sur place les vins qui vous ont plu, à l’unité ou à la caisse.

On fait même la livraison à l’auto.

Le prix d’entrée est de 12 $ pour 12 coupons ou 20 $ pour 25 coupons, ce qui comprend un verre à dégustation INAO.

Les heures d’ouverture sont les suivantes :

Vendredi 30 novembre: 11 h à 21 h

Samedi 1er décembre : 11 h à 20 h

Dimanche 3 décembre :11 h à 17 h.

Mais assez de placotage, place aux vins.

Rouge

  • Le Rouge Prestige 2010, Vignoble la Halte des Pélerins : simple, un brin acidulé, petit goût de réglisse. Honnête. *1/2 (13/20)

Blancs

  • Prémices d’Automne, Artisans du Terroir (non millésimé) : nez un peu sur les agrumes ; bouche ronde et sympathique, chair tendre. Sans doute un chouia de sucre résiduel, mais équilibré et agréable à boire. **1/2 (15/20)
  • Vidal 2011, Domaine Les Brome (18,30$ code : 10522540) : petite note d’agrume au nez, ici aussi ; de la présence en bouche, de l’amplitude, saveurs délicates qui nous ramènent finement sur les agrumes. Une belle réussite. **1/2 (15,5 /20)
  • Riesling 2011, Domaine des Côtes d’Ardoise : pas spécialement typé riesling, mais de la fraicheur, de l’équilibre. ** (14/20)
  • Cuvée Prestige Natashquan, Vignoble de l’Orpailleur : une cuvée boisée, ici, et le bois marque vraiment l’ensemble ; mais c’est un élevage soigné, qui est loin d’être caricatural et, dans le style, c’est réussi. **1/2 (15/20)

Apéritif/digestifVINS QUEBEC deuzio

  • Fleur de Lys,Vignoble Le Cep d’Argent (15,35$ code 734178) : ici, on est carrément sur la fraise. Mais c’est léger (10,5%), c’est sucré, mais sans excès et ça plaira à ceux qui aiment ce type de produit. ** (14/20)

 Vendanges tardives

  • Novembre 2009, Vignoble de la Bauge :  j’ai aimé la légèreté de ce vin (il ne fait que 8,5%), son côté presque aérien, son sens de la mesure (peu sucré) et sa fraicheur. ** (14/20)
  • Vendange Tardive 2011, Vignoble du Marathonien : joli nez où on détecte des notes de miel et aussi quelque chose de minéral. C’est plutôt sucré, mais l’équilibre d’ensemble est réussi et le vin a une réelle personnalité. *** (16/20)
  • Cuvée Glacée des Laurentides 2010, Vignoble de la Rivière du Chêne (29,80$ 375 ml code 735001) : un premier nez sur la pomme blette, pomme que l’on retrouvait aussi en bouche ; le vin est peu sucré, droit et élégant. J’ai aimé sa vivacité (une belle acidité), sa fraicheur et sa netteté. (*** 16/20)

Vins de glace

  • Vin de glace blanc 2010, Domaine Saint-Jacques ( 32,25$ 200 ml ; Code 11506331) :  notes comme florales au nez, avec des nuances de chèvrefeuille ; bouche délicate, sucrée, mais avec modération ; intéressant. *** (16/20)
  • Givré Blanc 2008 Domaine des Côtes d’Ardoise (62,50$ 375 ml code 719971) : très beau nez, complexe, avec des notes minérales, comme «pétrolées», et de cire d’abeille ; moyennement sucrée, la bouche est élégante, fraiche, parfaite d’équilibre, et surtout le vin a de la personnalité. Savoureux et très «classe». Un grand liquoreux, quant à moi. **** (18/20).

 VINS QUEBEC 2

« Les notes, kossa donne ? »

- 24 novembre 2012

Je vous avertis: le billet qui suit pourrait donner l’impression que je suis blasé par mon travail (à temps très partiel) de chroniqueur vins. Or, il n’en est rien.

Il s’agit plutôt d’une simple réflexion que je partage avec vous, après avoir lu tous ces textes de mes collègues d’ici et d’ailleurs sur la notation des vins que nous critiquons du haut de nos différentes tribunes. Jacques Benoit en a parlé ici. Puis mon ami Raisin Patrick Désy ici . J’imagine que d’autres encore ont ajouté leur grain de sel au débat. À l’origine de toute cette affaire, il semble y avoir une volonté d’uniformiser les systèmes de notation parmi la confrérie des chroniqueurs vins (je sais que la SAQ aime BEAUCOUP les notes qui, paraît-il, seraient appréciées des clients de ses succursales).

J’ai commencé par réagir à cette petite tempête dans un verre de vin, un peu plus tôt cette semaine, en commentant sur Facebook. J’écrivais ceci à Patrick Désy:

Moi, j’ai changé de «système de notation» quatre ou cinq fois. Chaque fois parce que je me sentais obligé d’en avoir un pour faire comme les autres. J’ai utilisé les 5 étoiles pour faire comme Phaneuf, les 1/2 étoiles pour faire comme je-ne-sais-plus-qui, les étoiles (avec demies) côte-à-côte avec les dollar$ pour faire comme Jacques Benoît, Aubry et cie. J’ai essayé un système visuel avec des bouteilles et même avec des raisins qui sautaient de joie ou faisaient la baboune… Bref, aujourd’hui, même si j’écris beaucoup moins sur les vins, je suis d’avis qu’il n’y a que les mots pour exprimer clairement l’émotion ressentie par le vin.

Je bois du vin avec plaisir depuis près de 25 ans et j’en déguste professionnellement depuis 18 ans maintenant. Je vais vous l’avouer bien candidement: jamais, je ne me suis senti tout à fait honnête en donnant une note à un vin. Comme je le disais plus haut, j’ai essayé à peu près tous les systèmes pour tenter de me débarrasser de ce sentiment de culpabilité, cette étrange impression de jouer à un jeu dont les règles ne sont pas claires. Le système que j’ai le plus aimé, c’est celui des «humeurs » de raisins. J’avais demandé à mon fils, habile dessinateur, de me gribouiller des « Méchants Raisins » avec six expressions très distinctes: un raisin fâché, un raisin qui fait la baboune (NDLR pour les amis français: faire la baboune, c’est faire la moue…), un raisin indifférent, un raisin souriant, un raisin très souriant avec le pouce en l’air et un raisin sautant de joie les bras en l’air… En fait, j’adore encore ce système que j’utilise encore parfois, mais que j’oublie aussi parfois, par pure paresse…

Pour ceux qui ne les ont jamais vus, mes raisins, les voici.:

D’abord, le croquis original de mon Picasso.

 

Le raisin dégoûté

Le raisin pas content

Le raisin indifférent

Le raisin un peu content

Le raisin content

Le raisin fou de joie

 

 

 

 

 

 

 

J’aime ce système, parce qu’il vise à exprimer une émotion. Le vin, à mon avis, sert surtout à susciter des émotions. Un grand vin peut nous émouvoir, mais un petit vin vraiment sympathique, qui se marie à merveille avec le plat qui l’accompagne peut nous réjouir presque de la même manière. C’est pour ça que je n’ai jamais noté dans l’absolu. En tout respect pour mes collègues, je trouve que noter dans l’absolu n’aide en rien les lecteurs qu’on cherche à guider. Car un vin de 88 points peut être très bon dans un contexte et nul dans un autre. C’est d’ailleurs le problème avec TOUS les systèmes de notation. On cherche à codifer la qualité des vins dégustés comme si on évaluait leur teneur en sucres résiduels ou leur taux d’acidité. Le sucre et l’acidité, ce sont des faits, tout comme l’alcool, le pH, etc. On peut les quantifier avec précision, scientifiquement. Mais la QUALITÉ d’un vin, son potentiel de création de bonheur, ça, ça se noterait sur 10, 20 ou 100 ? Pffff…

Certains diront: « Oui, mais tes raisins, tu en a six: on peut donc conclure que tu notes sur 5, de 0 à 5. Tu te trouves aussi à quantifier. » C’est vrai. Mais au moins, les expressions se rapprochent plus des mots que les chiffres. Et puis, noter sur 20, quand un vin nul se mérite 10, on explique ça comment ? Ça revient aussi à noter sur 10, non ? Et noter sur 100, quand un vin nul se mérite 75, ça revient à noter sur 25… Etc, etc, etc.

Il n’y a pas de système parfait. Il n’y en aura jamais. Mais cessons de nous faire croire toutes sortes d’histoires: « at the end of the day », comme disent nos amis anglos, ce que nos lecteurs veulent savoir, c’est si le vin est bon, s’il vaut la peine d’être acheté. Ensuite, ils se feront bien leur propre opinion. Que ce conseil prenne la forme d’un 92 points,  d’un 17 sur 20, d’un quatre étoiles, d’un raisin avec le pouce en l’air ou d’un simple: «achetez-en, c’est bon», au fond, on s’en fout.

 

 

La Provence en rouge

- 24 novembre 2012
Heureusement qu’il est là ce blogue! Ainsi, je peux corriger ce que j’ai écrit dans ma chronique du Journal. Comme aujourd’hui, par exemple, où je dis que les Dupéré Barrera sont venus à Montréal, récemment, pour la Grand Dégustation. C’était plutôt, en fait, pour la RASPIPAV, le salon des importations privés, qu’ils ont fait à Montréal et à Québec. D’ailleurs, eux-mêmes en parlent sur leur blogue http://www.blogduperebarrera.com, comme ils parlent aussi de la petite visite que moi-même et le collègue «méchant raisin» Patrick Désy avons faite, il y a quelques semaines, à leur petit domaine du Clos de la Procure.
Le Clos de la Procure est situé à Carnoules, à une demi-heure, environ, au nord de Toulon, en appellation Côtes de Provence, mais à la lisière sud-est des Coteaux Varois. On trouve là les rares vignes qui leur appartiennent en propre et dont, outre les trois vins qu’ils en tirent (le rouge, le rosé et le blanc), 30 à 40% des raisins entrent dans les cuvées Nowat, essentiellement les mourvèdres et les carignans (les raisins des vielles vignes de cabernet sauvignon et de syrah qui entrent aussi dans l’assemblage sont achetés). Tout le clos est en culture biologique.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Nowat, c’est pour «No Watt», comme dans «pas d’électricité», en clin d’oeil aux premiers vins qu’ils ont élaborés «à la main», dans le sous-sol de la grand-mère de Laurent, à Toulon.

«Encore aujourd’hui, racontait Laurent, cette cuvée est faite entièrement à la main, de la presse à l’embouteillage». Je vous disais aujourd’hui dans ma chronique du journal tout le bien que

Il faisait beau, alors on déguste dehors, sur la petite terrasse des nouvelles installations du Domaine de la Clos de la Procure. À gauche, le collègue Patrick Désy ( Canoë et Méchants Raisins ), et à droite Laurent Barrera.

je pense du Nowat Blanc 2010 (28,15$ ***1/2 – 17/20 pts)). Le Nowat Rouge 2010 (28,15 $, code 10783096) quant à lui se présente de façon très harmonieuse, dans les bouteilles que l’on trouve à la SAQ. Le vin est fondu, souple, délicieux, parfaitement prêt à boire (*** – 16/20 pts).

En rouge, toujours, le Domaine du Clos de la Procure 2010 (23$, code 1078109 *** 16,5/20 pts) goûté en même temps, s’est montré quant à lui plus vigoureux que le Nowat. Il était plus profond, il avait plus de mâche. Mais peut-être aurait-il fallu goûter une autre bouteille de Nowat, bien que celle-ci n’avait aucun défaut, sauf que le vin semblait un brin plus évolué que le Clos de la Procure.Avons aussi goûté au domaine, tiré sur cuve, dans leurs modestes (mais récentes et impeccables) installations du domaine, un Bandol Rosé Cuvée India qui sera proposé à la SAQ dans une opération sur les rosés de haut de gamme, le printemps prochain. Mais il était difficile à apprécier, à ce stade-ci.

VinSansSouffre1976Je signale, enfin, pour les curieux de la chose, que Laurent a ouvert, pour le plaisir, un rouge de la Loire sans souffre datant de 1996, appelé simplement Vin de table français et élaboré par l’un des premiers viticulteurs, A. Hacquet,  à avoir fait ce genre de vin dans la Loire (hélas, cette cuvée fut sa dernière puisqu’il est décédé l’année suivante). L’étiquette avait un peu souffert (voir photo ci-contre) et le vin contenait encore un peu de gaz carbonique et un rien de fumée dans les saveurs; la qualité du fruit était, par ailleurs, parfaitement étonnante.

Château Revelette

Peter Fischer

Un mot, encore, sur le château Revelette où travaille cet artisan de talent qu’est Peter Fischer. On a l’habitude de dire – et j’ai été à même de le constater moi-même de nombreuses fois dans les vignobles – on a l’habitude de dire, donc, que les vins ressemblent à ceux qui les font.

Et c’est particulièrement le cas de ceux de Peter Fischer. L’homme est simple, original, à la recherche d’une vérité, celle de la nature véritable du vin et tout est mis en oeuvre, chez-lui, dans le chai comme dans le vignoble, pour faire en sorte que cette vérité sorte au grand jour. Ses vins sont droits, francs, «natures» et, comment dire, nous mènent droit à l’essentiel.

Pour être logique avec lui-même, il a commencé à commercialiser une gamme de vins qui s’appelle PUR et qui se décline dans les trois couleurs, rosé, blanc, rouge.

Les vins ne sont pas disponibles, hélas, à la SAQ, mais la production, de toute façon, est relativement limitée. Mais il serait, en revanche, intéressant de les retrouver, un de ces quatre, dans une opération particulière de la SAQ.

 

Château Saint-Roseline

 

En terminant, un mot également sur le Château Sainte-Roseline, où nous avons goûté une vaste sélection de ce que produit le château, de même que les vins du Clos des Demoiselles, juste à côté, qui appartient également à Sainte-Roseline.

L’idée ici n’est pas de reproduire en détails mes notes de dégustations, ce qui serait d’autant plus inutile que la très grande majorité de ces vins ne sont pas disponibles à la SAQ.

Mais je dirai cependant ceci: les vins que produit Saint-Roseline sont, dans l’ensemble, beaucoup plus intéressants que ce que nous laisse croire les quelques vins que l’on a de cette maison à la SAQ.

Vrai que le Prestige de Sainte-Roseline Rosé 2011 est un produit fort honnête pour le prix (16,45$ code 534768) mais que dire d’un rosé comme le Cuvée Lampe de Méduse 2011, qu’il serait intéressant de voir dans une opération rosé de haut de gamme à la SAQ, ou alors la Cuvée Prieur du château qui, je dirais, est la cuvée de rosée sous-bois la plus intéressante que j’ai dégustée durant ce voyage.

En rouge, la même Cuvée Prieur mais dans le millésime 2009, laquelle en passant avait gagné une médaille à nos Sélections Mondiales, vaut aussi le détour. De cette cuvée, la SAQ proposait jusqu’à récemment le millésime 2007 qui coûtait 26,25$, mais le vin est, hélas, épuisé.

 

Second arrivage Cellier: Rhône et vins de femmes

- 22 novembre 2012

La SAQ relâche aujourd’hui sa seconde offre commerciale liée au Magazine Cellier. On y trouve plusieurs vins du Rhône, dont plusieurs élaborés par des femmes vignerons (c’est le thème du numéro).

Si j’avais un petit podium des trois vins à ne pas manquer, je dirais :

3. SP68 2011 de Arianna Occhipinti

2. Reflet 2009 de François Villard

1. Château Ferrière 2009

Voici mes impressions sur les vins dégustés à l’aveugle, il y a deux semaines. L’ordre de dégustation a été arrêté par le SAQ. Les notes sont sur 20 points.

1. Château Ferrière, grand cru classé Margaux, 2009 (53,00$ – 11374155)

Excellent  Margaux aux tanins féminins et affichant une texture soyeuse plus ronde qu’à l’habitude. L’ensemble est de bonne densité et montre de la profondeur. Moka, groseilles, bleuets, une touche de graphite. Grande « buvabilité » pour un 2009. Un vrai régal! 16,5–>17,5

2. Tenuta Friggiali, Centolan, Brunello-di-Montalcino, 2004 (83,00$ format 1,5l – 11697958)

Nez bien ouvert montrant des pointes d’évolution. Précis sur des parfums de cacao, terre humide, caoutchouc et cerise confite. Matière fine et aromatique posée sur le fil de l’acidité. Les tanins sont fondus et gardent le tout en place. Longueur moyenne à bonne. À boire. 16

3.  Fratelli Alessandria, Barolo, 2007 (40,25$ – 11797094)

Style moderne. Nez plus simple, mais de bonne intensité. Écorce d’orange, goudron chaud, rose séchée, bonbon anglais. Bouche plutôt ramassée, peu compacte se déliant rapidement sur des tanins faciles, mais de qualité. Bonne finale aromatique. À boire en jeunesse, mais pourra se conserver un peu. 15,5

4. SP68, Arianna Occhipinti, Sicilia,  2011 (22,70$ – 11811765)

Une viticultrice talentueuse offrant ici un vin original et bien parfumé longtemps réservé à l’importation privée. Frais et soutenu : rhubarbe mûre, eucalyptus et fraise chaude. Un vin qui a besoin d’air. Le nero d’avola lui donne du poids alors que l’acidité du frappato apporte de la vigueur. On achète les yeux fermés et on garde jusqu’au printemps. Le vin n’en sera que meilleur! 15,5–>16

5. Bouquet des Garrigues, Le Clos du Caillou, Dom. Pouizin-Vacheron, C.-du-Rhône, 2009 (22,30$ – 11795654)

Nez de bonne intensité, mais assez simple sur la cerise confite, la cannelle et la fumée. Bouche puissante, marquée par l’alcool, finale rêche avec des tanins un peu braqués, voire fâchés. Ensemble rustique. 13,5

6. La Perdendaille, Les Vins de Vienne, Cairanne,2009 (25,65$ -11736929)

Élevage marqué qui lui donne un certain charme : vanille, cacao et pâtisserie. Bouche puissante, attaque un peu piquante, matière serrée, tanins corsés, ensemble un peu sur lui-même, impression d’assèchement en finale. Coup de poing dans la gueule. Manque d’équilibre. 13 –>?

7. Cantarelle,  Domaine la Garrigue, Vaqueyras, 2009 (33,00$ – 11822131)

Charmeur et feutré, avec tonalités de prune, de bacon et… de garrigue. Matière soyeuse avec des tanins de qualité. Riche et capiteux sans être dérangeant, quoiqu’on sent bien l’alcool en finale. Colosse aux contours arrondis. Bien. 14

8. Vin Rare, Dauvergne Ranvier, Gigondas, 2009 (27,55$ – 11737323)

Frais avec beaucoup de fruits : réglisse, poivre et aspect floral. Belle densité, avec une matière soyeuse, presque joufflue, un brin austère à cause des tannins, mais qui montre de la fraîcheur et assez de fond pour penser que l’ensemble pourra bien évoluer sur 3 à 5 ans. Bel achat. 15,5–>16

9. Domaine de Thalabert, Paul Jaboulet Aîné, Crozes-Hermitage, 2009 (38,50$ - 11840427)

J’ai toujours eu un faible pour cette cuvée qui a, par le passé, été l’une des meilleures de l’appellation. Cependant, les derniers grands millésimes remontent à loin : 1989 et 1990, voire possiblement 2003. La famille champenoise Frey, responsable de la maison Jaboulet depuis 2006, semble revenir sur terre avec un prix sous les 40$ (le 2006 se vendait 48$ !). Reste que j’ai trouvé le style nettement trop moderne. L’élevage de ce 2009 crève l’écran: vanille, pâtisserie, un peu de poivre. La bouche est veloutée, mais souple et dotée d’une acidité plus basse. L’ensemble est marqué par le bois, notamment en finale. Je comprends un peu mieux la ronflante note de 95 points attribuée par Parker, mais pour moi, ça n’a rien à voir avec la pureté des cuvées d’antan. 15–>?

10. Reflet, François Villard, Saint-Joseph, 2009 (57,25 $- 11696980)

Bon, d’accord, c’est cher pour du St-Joseph, mais la qualité est indéniable. Rien à voir avec la syrah « guidoune » précédente. On distingue certes de l’élevage, mais c’est soigné et ça permet au fruité et au terroir de s’exprimer pleinement. Matière riche et serrée portée par l’acidité du vin. Finale expansive qui gagne en complexité sur des notes de poivre noir et d’eucalyptus. À passer longuement en carafe si on veut le boire maintenant tout en sachant qu’il sera à son mieux à partir de 7 ou 8 ans d’âge. 16–>17

11. Les Arènes, M. Chapoutier, Cornas, 2009 (45,00$ – 11802050)

Nez animal, légèrement bretté avec, en arrière-plan, la violette, l’eucalyptus et les fruits noirs. Attaque virile, des tanins gommés, matière joliment texturée dans un ensemble de bonne longueur. Il devrait gagner en volume avec le temps. 15,5–>16,5

12. Clos du Mont-Olivet, Châteauneuf-du-Pape, 2009 (38,00 $ 11726691)

Un Châteauneuf gourmand, qui passe vraiment bien après des vins plus tendus comme Reflet et Arènes. Nez d’abord réduit, mais s’ouvrant sur des notes franches de bonbon à la cannelle, de tapenade, de réglisse et une petite touche végétale d’aneth. Charnu, plutôt étoffé au niveau des tanins, bonne acidité, l’ensemble demeure puissant tout en montrant de l’équilibre. Bonne finale aromatique et structurelle sur le chocolat, la prune. Beaucoup de vin à ce prix! 16–>16,5

13. Château de Beaucastel, Châteauneuf-du-Pape , 2009 (90,00 $ – 11729833)

Les millésimes solaires de Beaucastel ont parfois tendance à développer un registre de pruneaux au vieillissement. Un 1998 ouvert tout dernièrement affichait un considérable manque de fraîcheur, taxant de beaucoup la complexité du vin et le plaisir de le boire. En revanche, je garde de précieux souvenirs des magnifiques 1981, 1983, 1989 et 1990, des vins qui, encore aujourd’hui, sont dans une forme stupéfiante. On a peut-être le même genre de vin, ici. À ce stade, il paraît un peu sur lui-même, mais montre des qualités indéniables. Nez frais et expressif de fleur, de griotte, de cerise et d’épices. En bouche, la texture est grasse et fine. C’est généreux et expansif, ce qui masque un peu la fermeté des tanins bien en places. Énergique, sans être puissant, l’acidité joue un rôle important et porte l’ensemble vers une finale déjà complexe. On ouvre 5 ou 6 heures à l’avance si on veut servir maintenant ou on met en cave pour une dizaine d’années au moins. 17,5–>18,5

14. Tradition, Domaine Giraud, Châteauneuf-du-Pape, 2009 (47,25 $- 11685851)

Charmeur sur des notes de prune, de cigare, de poivre de Jamaïque et de thym. Matière généreuse apportant de la rondeur. Peu tendu, avec des tanins caressants et une allonge moyenne. Facile, mais loin d’être inintéressant. Quoique à ce prix? 15–>16

15. Vinhas Velhas Reserva, Duorum, Douro, 2009 (42,75$ – 11818297)

Vin portugais ultra moderne au boisé bien apparent : vanille, café, gâteau, confiture de bleuets. Bouche ronde et grasse. Acidité basse laissant place à des tanins de bonne stature. Longueur appréciable, mais ensemble qui manque de finesse et de personnalité. 15

16. Pintas Character, Wine & Soul, Lda, Douro, 2009 (33,50$ – 11213765)

Racoleur avec des tonalités de réglisse, de prune grillée et de poivre. Assez puissant et richement constitué, il est marqué par le bois sans que ça ne soit outrancier. 15

17. Syrah, Beckmen Vineyards, Santa-Ynez-Valley, 2009 (29,20$ – 11746941)

Nez intense et facile de tabac blond, de vanille, et de confiture de cassis. Bouche caressante, ronde, avec une masse tannique qui donne de la colonne à un ensemble chaleureux et puissant non dénudé de plaisir. 15,5

18. Zinfandel East Bench, Ridge Vineyards, Dry-Creek-Valley, 2009 (29,75$ – 11817690)

Bonne complexité au nez avec des tonalités franches de réglisse, de fraise, de rhubarbe et une impression de charbon/cuir qui donne de la personnalité. Un vin épais, mais doté d’une bonne acidité pour ne pas paraître lourd. Bonne longueur sur la réglisse. Potentiel intéressant. Très bien. 15,5–>16,5

19. Clos Naudin, Philippe Foreau, Vouvray sec, 2010 (30,75$ -11797220)

Difficile à juger après autant de rouges. Joli nez de pomme verte, de fleur et de biscuit sablé avec un arrière-plan de miel. Large en attaque, le vin montre une excellente vivacité apportée par une acidité presque pointue. Finale moyenne sur l’amande. Plutôt un  vin vers lequel il faut aller. 15

20. Auxey-Duresses, Agnès Paquet, 2010 (26,00$ – 11772946)

C’est plus facile. On a l’impression ici que le vin vient vers nous. Jolies notes de silex soulignant la pureté du fruit. Un poil austère, malgré la matière assez large. Ensemble pur terminant sur des notes de coquillage et de miel de trèfle qui peuvent rappeler Chablis. Bien. 15,5

21. H. Billiot, Grand cru Brut Réserve, Champagne (49,75 $ -11818220)

Un champagne à l’anglaise, brioché, bien mûr (banane), assez dense avec un apport important de pinot noir (75%), le reste en chardonnay. Ample et vineux, il offre une assez belle longueur évoquant un soupçon d’iode. Bien que provenant des coteaux prisés d’Ambonnay, il lui manque un peu d’élégance. 15,5


La notation des vins: un exercice imparfait!

- 20 novembre 2012

Ça fait un moment que je veux vous parler du système de notation que j’utilise. Pour différentes raisons (surtout un manque de temps), je repousse.  Il aura fallu une sortie de mon collègue et ami Jacques Benoît du « journal d’en face » pour que je me décide enfin à le faire.

 

Dans sa chronique du 25 octobre dernier, sans me nommer, le journaliste répond à l’un de mes courriels dans lequel je lui demande de m’expliquer comment il peut attribuer 17,5/20 au Château de Nages Cuvée Joseph Torrès Costières de Nîmes 2009 (20,85$ – 567115), ainsi que 17,2/20 au Chablis 2009 la sereine La Chablisienne (21,10$, 565598).

 

Puisqu’il attribue ses notes dans l’absolu (par opposition à une notre relative, donc par catégorie spécifique), je lui demande comment il traitera les grandes pointures du Rhône que sont Châteauneuf-du-Pape, Hermitage et Côte-Rôtie? Et là, je ne parle pas des super cuvées comme Rayas, Réserve des Célestins, Hommage à Jacques Perrin ou les parcellaires Pavillon, Méal, Ermite, Greffieux de Chapoutier ou les LaLaLa* de Guigal. Même chose avec le chablis village : que fait-on avec les premiers et les grands crus du même domaine? Plus problématique encore, quoi faire avec les crus des meilleurs producteurs comme Raveneau ou Dauvissat? On donne 20 points d’entrée de jeu?

 

Samedi dernier, à nouveau, M. Benoît donnait un ronflant 17,7/20 à un second vin de Bordeaux, le La Croix de Carbonnieux Pessac-Léognan 2009 (33,25$ – 11792445). On se dit alors que le premier vin, le Château Carbonnieux, un très bon cru, mais loin de faire partie du peloton de tête de la commune, vaudra au moins un point de plus, donc rien de moins que… 18,7/20! Pape-Clément 2009 vaudra alors quoi, 19,7/20? Rendu à Mission-Haut-Brion 2009 et Haut-Brion 2009, il reste plus de marge : il faudra défoncer l’échelle!

 

Autrement dit, à ces niveaux, on parle de grand vin, voire de vin mythique. L’ennui, c’est que n’est pas grand vin qui le veut. Ce sont des exceptions, la plupart des vins commercialisés au Québec étant le plus souvent bons, très bons, voire excellents.

 

Comprenez-moi bien, j’ai énormément de respect pour les producteurs de Costière-de-Nîmes. Là n’est pas la question. Sauf qu’il  m’est difficile de croire que même les meilleures cuvées puissent aspirer à des notes aussi élevées. C’est une question d’origine et de terroir, tout simplement. Les vins de cette région ont été et sont encore historiquement moins qualitatifs que ceux produits en Hermitage. C’est un constat empirique indiscutable. Ce n’est pas plus compliqué.

 

 

INTERPRÉTER L’ÉCHELLE DE 20 POINTS

 

Attribuer une note n’est pas simple. En fait, à mes yeux, une note prise seule n’a pas de sens si elle n’est pas accompagnée d’un commentaire. Ce sont les mots qui permettent de comprendre et de mettre en perspective la note attribuée. Cela permet, par exemple, de dire qu’un petit vin à 14 points vaut le détour alors qu’il vaut mieux laisser sur la tablette un cru classé avec le même pointage.

 

Les commentaires permettent également de situer le contexte dans lequel le vin a été dégusté, ce qui peut jouer sur la note finale. On aura, par exemple, plus de chances de se « tromper » lors d’un « marathon » de dégustation où l’on passe en revue une quarantaine de vins en trois heures que si l’on déguste trois ou quatre vins dans une soirée sur plusieurs heures. Les mots servent à circonscrire ces éléments « extérieurs » au vin.

 

Pour que vous puissiez vous y retrouver un peu, je vous présente  l’échelle de notation que j’utilise depuis bientôt 15 ans. Elle est, vous vous en doutez, sur 20 points. C’est inspiré du système de notation scolaire français que j’ai fréquenté lorsque j’étais étudiant. L’interprétation des niveaux s’inspire quant à elle des normes utilisées par un groupe chevronné de dégustateurs toulousains In Vino Veritas . C’est aussi l’échelle qu’utilise Michel Therrien, co-gestionnaire du forum québécois La-Paulée-en-ligne et vieil ami de dégustation. Il fait partie des grands dégustateurs que j’ai rencontrés dans ma jeune vie d’amateur. J’ai donc pu confronter plus d’une fois mes notes avec lui afin d’ajuster au mieux cet exercice pour le moins périlleux.

 

À nouveau, j’effectue la notation en valeur absolue, et non en valeur relative par rapport à une catégorie spécifique. Elle prend en compte uniquement les critères qualitatifs intrinsèques au vin. Donc, pas de critères reliés au prix, à la réputation, l’origine ou, encore, le millésime. Il faut voir ce barème d’abord et avant tout comme un outil qui permet de mieux saisir le vin devant soi. Je vous invite donc à l’utiliser lors de vos propres dégustations.

 

L’échelle compte 10 niveaux :

 

 

NIVEAUX INFÉRIEURS

 

NIVEAU 1

Inférieur à 10,5/20

Vin à éviter pour son manque de goût et/ou sa saveur désagréable et/ou son défaut. On s’en sert comme substitut au Drano pour déboucher les conduites d’égout.

 

NIVEAU 2

11-11,5/20

Vin sans intérêt. Il présente des défauts toutefois non rédhibitoires (amertume, alcool, tanins secs, acidité, manque de fruit). Vin très simple et très court. On commande une bière à la place.

 

NIVEAU 3

12-12,5/20

Vin moyen. Il souffre encore de quelques défauts, mais mineurs. Vin simple et court offrant un soupçon d’intérêt. On en prend un verre, et encore.

 

NIVEAU 4

13-14,5/20

Assez bon vin. C’est sans défauts, plaisant, de qualité tout à fait correcte, techniquement irréprochable. Le genre de vin que l’on boit sans se poser de questions et qui reste agréable. Lorsque vendu à petit prix, il peut devenir une bonne affaire.

 

 

NIVEAUX SUPÉRIEURS

 

NIVEAU 5

15-15,5/20

Bon vin. C’est équilibré, mais ça manque encore un peu de caractère, de volume et de complexité. Certains peuvent se bonifier avec le temps. Le vin qu’on voudra racheter.

 

NIVEAU 6

16-16,5/20

On passe aux choses plus sérieuses. Très bon vin.  L’équilibre, le caractère, le volume et la complexité sont présents à des degrés divers. Il possède habituellement les attributs nécessaires pour se bonifier avec le temps.

 

NIVEAU 7

17-17,5/20

On joue dans la cour des grands, mais on n’y est pas encore. Excellent vin. Du caractère, de la complexité, de l’équilibre, avec du volume en plus. Il lui manque parfois de la profondeur pour aspirer au prochain niveau. Des vins qui ne sont pas légion, mais que l’on retrouve généralement avec une assez bonne facilité.

 

NIVEAU 8

18 -18,5/20

Ça y est! Grand vin! Un caractère affirmé, souvent unique. Une belle complexité, un grand volume, une race de classe et un équilibre parfait. Il y a de l’émotion dans le verre.

 

NIVEAU 9

19-19,5/20

Vin exceptionnel. Très peu de vins peuvent aspirer à un tel stade. On parle de vin vieux et parfait qui a confirmé (ou transcendé) ses potentialités, ou d’un vin jeune ou moyennement âgé, parfait, dont les qualités de base et le caractère paraissent extraordinaires. Vin d’émotions, mais aussi de réflexion qui permet de d’ajouter des balises à notre compréhension du vin.

 

NIVEAU 10

20/20

Mythique. Vin à son apogée, unique, admirable, légendaire, historique qui procure une émotion rare de plénitude. On compte généralement ce genre d’expérience sur les doigts d’une, voire deux mains. C’est l’expérience ultime. On verse une larme après chaque gorgée, ou presque.

 

 

Une note comportant deux chiffres (ex. 15-16) indique que le vin se situait à ce moment entre deux niveaux que je n’ai pu départager.

 

L’ajout d’une flèche –> après la note (ex. 15 –>16) indique que le vin devrait pouvoir atteindre le prochain niveau.

 

La différence d’un demi-point à l’intérieur d’un niveau indique que je lui ai trouvé un petit quelque chose de plus ce jour-là.  Attribuer des quarts ou des vingtièmes de points est à mon sens inutilement compliqué. Il faudra donc demander à Jacques Benoît d’expliquer la différence entre 17, 17,2, 17,5, 17,8. Sauf que rendu à ce niveau, aussi bien passer à l’échelle de 100 points (qui est plutôt une échelle sur 40 points, mais ça, c’est une autre histoire).

 

Revenons à notre Costière-de-Nîmes du début. Quand j’ai dégusté le JT du Château de Nage 2009, j’y ai trouvé certes un bon vin, voire un très bon. C’est parfumé à souhait, charmeur, avec une belle intensité du fruit. La bouche est impeccable, fraîche et charnue à la fois, les tanins sont de qualité et on peut dire que la finale, bien qu’un poil puissante, est de bonne longueur. Est-ce que c’est pour autant complexe? Est-ce que les parfums se sont développés au fur et à mesure que la bouteille s’est bue. Est-ce que la bouche transcendait la somme de ses parties, bien que chacune de bonne qualité? La réponse est… non! Sans complexité, on ne peut prétendre à être excellent, encore moins grand. Pour moi, c’est un vin qui mérite tout au plus 16 points. Ce qui est très bien et qui, si l’on tient compte du prix, constitue une bonne affaire.

 

 

CONVERSION DES ÉTOILES

 

Maintenant, j’utilise parfois l’échelle de cinq étoiles avec des demies pour faire le lien entre chaque palier. C’est une échelle plus grossière et plus facile. Elle a l’avantage d’être simple tout en préservant une bonne interprétation de la qualité. Je la trouve utile dans les conditions où il y a plusieurs vins à déguster en un temps relativement court.

 

Pour les besoins de la chose, voici la conversion vers l’échelle à vingt points. Encore là, c’est purement mathématique. Ce n’est donc pas parfait. J’ai du mal, par exemple, à me faire à l’idée que *** ½ soit 17 points et ainsi de suite jusqu’à 20. Personnellement, je vois plus **** comme 17 points et 18-19 points comme **** ½, mais les chiffres sont les chiffres. Il faudra s’y faire!

 

20 = *****

19 = ****½

18 = ****

17 = ***½

16 = ***

15 = **½

14 = **

13 = *½

12 = *

11 = ½

10 = 0 ou non noté ou défectueux.

 

En conclusion, aucun système n’est parfait. Certains sont plus à l’aise sur 10 points, d’autres avec 100 points, des étoiles ou des petits raisins qui boudent ou sont heureux. L’important, c’est d’être à l’aise avec les barèmes que l’on s’impose et, surtout, d’être conséquent. Comme ça, le lecteur s’y retrouvera!

 

* La Mouline, La Landonne, La Turque.