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Quelle couleur, votre rosé ?

- 17 novembre 2012

Nuancier Rosés

 Le voilà, ce nuancier des rosés, dont je parle dans ma chronique d’aujourd’hui, dans le Journal de Montréal. Ça va, de gauche à droite, de grenat, cerise, framboise, corail, abricot, saumon, pêche, à litchi.
Il a été mis au point par le Centre du Rosé, un centre de recherche et d’expérimentation sur le rosé unique au monde, créé il y a 13 ans, comme je l’explique dans ma chronique, et qui est situé à Vidauban, en plein coeur du vignoble provençal.
Normal qu’on ait pensé à créer ce centre, après tout, puisque le rosé est né en Provence, à l’époque romaine. Mais revenons à ce nuancier qui a été établi à partir de quelque 2000 échantillons de rosé provenant du monde entier. Constatation : deux couleurs dominent : cerise (24 % des rosés) et abricot (36 %).
Mais c’est en Provence que le rosé est plus pâle. Et on s’en fait une fierté, d’autant que les rosés pâles, c’est la grande spécialité de la Provence.
Comment on fait ? Toute ma vie j’ai entendu dire que les meilleurs rosés étaient, ce qu’on appelle, des rosés de « saignée ». C’est-à-dire qu’on obtient ces rosés en prélevant une certaine quantité de vin au moment de l’encuvage des vins rouges.

Mais allez raconter cela à d’autres qu’aux oenologues experts et chercheurs du Centre du Rosé. Pour eux, le meilleur rosé provient d’un assemblage de rosé de pressurage direct (notamment pour la syrah, mais aussi le mourvèdre et le grenache) et de macération à froid, ou macération pelliculaire (pour le cinsault, mais aussi le grenache).
Le pressurage direct consiste tout simplement à presser les raisins, comme pour le vin blanc en somme, et la macération, donc la coloration du jus, ne se fait que NuancierPro_Bloglors du remplissage, le jus blanc étant en contact avec la pulpe des raisins rouges. D’où ces Diapositive36couleurs très pâles. Ce jus est assemblé souvent avec celui obtenu lors de la macération à froid d’autres raisins. On peut ainsi avoir un contrôle total sur la couleur que l’on veut donner au rosé.
Le rosé représente 88 % de toute la production viticole de la Provence, production qui s’étend sur trois appellations : Côtes de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux varois.
Le Canada représente son 5e marché, et le Québec en constitue l’essentiel. Un marché en forte progression, soit dit en passant, surtout depuis les dernières années. Et en cela, nous suivons la tendance mondiale.
Je vous parlais également dans ma chronique de ce vocabulaire du rosé, élaboré également par le Centre du rosé, à partir des fruits dont les arômes et les saveurs peuvent se retrouver dans les rosés de Provence.
Il m’a semblé intéressant de reproduire ici cete planche. Et j’ai rajouté également le nuancier fait spécifiquement pour les rosés de Provence.
Mais on s’en reparle. Probablement au printemps, lors de la prochaine campagne « rosé ».