Archives pour janvier 2013

Courrier Vinicole: Priorité aux plus gros acheteurs

- 31 janvier 2013

Comme pour le transport aérien, plus vous parcourez de distance, plus vous voyagez, mieux on vous récompense en vous faisant voler en première classe, une coupe de champagne à la main. La Société des Alcools du Québec applique le même principe avec les clients qui achètent gros.

Il existe en effet une offre prioritaire et confidentielle destinée à une centaine de clients élites de la SAQ. C’est du moins ce que j’ai pu constater auprès de certains de ces « bons clients » qui m’ont laissé voir la fameuse « liste » de produits. La dernière du genre porte sur les vins du Rhône, les mêmes qui sont présentement offerts dans le Courrier Vinicole.

 

Depuis Bordeaux 2010

Linda Bouchard aux Relations de presse de la SAQ confirme : « Il existe une offre « pré-commande » pour les meilleurs clients du Courrier Vinicole ». Basé sur les achats effectués à travers le Courrier Vinicole depuis 2003, ceux qui dépensent le plus ont le privilège de commander leurs vins avant tout le monde dans une allocation spécialement réservée. Mme Bouchard précise toutefois que cette réserve se limite à 10% de l’offre totale. En termes pratiques, précise-t-elle, ça veut dire 2 bouteilles par caisse de 12 – ce qui fait plutôt près de 17%, mais c’est une moyenne et on ne peut pas vendre des tiers de bouteille.

La pratique a débuté avec les Bordeaux primeurs 2010. À l’époque, la démarche visait à sonder les intentions d’achat des meilleurs clients du Courrier Vinicole afin de mieux orienter la SAQ dans les siens. En retour de leurs intentions d’achat, la SAQ  garantissait les commandes effectuées. « L’idée était de consolider nos relations d’affaires tant avec nos meilleurs clients que nos fournisseurs tout en s’assurant de satisfaire le reste de nos clients », explique Mme Bouchard.

D’un point de vue commercial, l’idée de récompenser les meilleurs clients n’a rien de nouveau. On peut cependant se questionner si l’application d’un tel mécanisme a sa place dans un marché de monopole d’État. Comme le fait remarquer Vincent Messier-Lemoyne, un expert financier qui est aussi co-fondateur du forum de discussion La Paullée-en-Ligne, si une société d’État comme Loto-Québec récompense les plus gros joueurs, elle ne le fait pas au détriment de d’autres joueurs, les ressources étant ici illimitées. Dans le cas des vins vendus par la SAQ, la rareté de certains produits entraîne un favoritisme qui va à l’encontre de l’éthique voulant que tout le monde soit traité sur le même pied d’égalité.

 

Courrier Vinicole Bourgogne 2010

« C’est une situation délicate » avoue Mme Bouchard. « Le cadre de ce genre d’opération n’est d’ailleurs pas complètement arrêté. On est toujours en mode exploratoire avec le souci de plaire au plus grand nombre de clients tout en considérant des facteurs équitables. Ce n’est pas facile de gérer la rareté ». Au demeurant, elle reconnaît que, compte tenu de la grande popularité entourant la dernière offre du Courrier Vinicole sur les vins du Rhône et les quantités très limitées de certains produits, il n’y aurait pas dû avoir d’offre prioritaire. Elle assure d’ailleurs que pour cette offre, la réserve de vins vendus aux clients élites n’a pas dépassé 7%. Il n’en demeure pas moins que sur les deux lots de 24 bouteilles de Château Rayas et celui de Pignan, c’est une bouteille par caisse de 12 qui a été coupé.

Dans la foulée, Mme Bouchard confirme qu’il n’y aura pas d’offre « pré-commande » pour le prochain Courrier Vinicole qui portera sur la Bourgogne 2010 et qui contiendra, lui aussi, des bouteilles rares et prestigieuses.  Le catalogue sera offert au début du printemps.

 

Elite

Bordeaux 2010, un millésime exceptionnel.

- 30 janvier 2013

Avec tout le tapage médiatique autour de 2009 comme un des millésimes les plus extraordinaires depuis 100 ans, on imaginait mal comment 2010 allait pouvoir être aussi bon. Or, au-delà du talent commercial incomparable des Bordelais qui leur permet de sortir un millésime du siècle tous les trois ans, il faut admettre que mère Nature a de nouveau choyé la région. Après plusieurs lectures ponctuées de rencontres, mais surtout après cette grande dégustation de samedi dernier où l’on pouvait déguster plus d’une centaine de vins des producteurs de l’Union des grands crus de Bordeaux, le constat est évident : 2010 est un millésime formidable!

 

Didier Cuvelier, régisseur du Château Léoville-Poyferré à Saint-Julien, est probablement celui qui résume le mieux: « C’est une année solaire froide alors que 2009 est une année solaire chaude. On trouve beaucoup de similitudes entre les deux, notamment cette densité hors du commun. 2010 affiche cependant un supplément de précision qu’on pourrait comparer avec 2005, la charge tannique en moins, l’électricité et l’énergie en plus. De mémoire, c’est le plus grand millésime que j’ai rencontré. Vos petits enfants pourront en boire! »

 

Vous voilà prévenu!

 

Cela dit, cette qualité « jamais rencontrée », ça se paye! La demande asiatique a dopé la demande et propulsé les prix vers des niveaux stratosphériques. C’est probablement le plus gros problème de ce millésime. Les amateurs qui achetaient année après année certains crus se sont d’abord cassé les dents sur les prix complètement fous des 2009. La hausse sur 2010 semble en avoir freiné, pour ne pas dire découragé plus d’un, moi le premier! En voyant aujourd’hui que l’opération « Bordeaux primeur » est toujours en cours (vous pouvez consulter l’offre ici – il suffit de vous enregistrer) et côtoie celle de 2011, je me demande à quel point le marché québécois a les reins assez solides pour suivre cette cadence infernale?

 

Enfin, si vous avez les proches profondes (ou que vous pouvez renégocier votre hypothèque), je vous encourage à faire provision de grands crus 2010. Pour les autres, souvenez-vous de l’adage « dans les grands millésimes, on achète les petits vins » et surveillez l’arrivée au cours des prochains mois des Crus Bourgeois et autres bordelais à prix plus sages.

 

Dans l’intervalle, voici en rafale, mes commentaires sur les vins m’ayant le plus impressionné.

 

Les notes sont sur 20 points.

 

 

Saint-Julien

Langoa-Barton

Château Beychevelle (125$)

Cassis grillé, grain fin malgré une matière généreuse. 16,5-17

 

Château Branaire-Ducru (115$)

Souple et fin avec une grande pureté minérale, notamment en finale. 17,5-18

 

Château Gruaud-Larose (109$)

Élevage plus senti, cacao, délicat avec des tanins granuleux pour l’heure (le bois?), expansif, finale longue et racée. Probablement la plus belle réussite depuis le 1982. 17,5-18,5

 

Château Lagrange (99$)

Moins profond, plus puissant qu’à l’accoutumé. Ensemble de tenue exemplaire. 16,5-17,5

 

Château Langoa Barton (105$)

Mouture plus nerveuse, tout en finesse avec des tanins sentis qui donnent un petit quelque chose de viril. Grande pureté. Un de mes coups de cœur avec un prix « abordable ». 17,5-18,5

Léoville-Barton

Château Léoville Barton (165$)

Plus dense que Langoa  et avec un supplément de précision. Finale minérale d’un grand éclat. 18-19

 

Château Léoville Poyferré (195$)

Riche, masculin tout en état précis. Ensemble faisant penser à un vin californien. On sent l’influence de Michel Rolland et on comprend pourquoi Parker cote fort. Ça reste de haut niveau. 18-19

 

 

Margaux

 

Château Giscours (109$)

Soyeux, riche avec un côté nerveux et une finale expansive/racée. 17-18

 

Château du Tertre (n.d.)

Généreux sans être opulent avec un aspect épicé apporté par le cabernet-franc. 16,5-17,5

 

Château Lascombes (169$)

Matière serrée, grain fin, plus de pureté et moins de bois qu’à l’habitude. Ensemble qui semble renfermé sur lui-même. 17-18 ?

 

Château Rauzan-Ségla (n.d.)

Royal et savoureux. Onctueux et énergique. La grande classe. 18,5-19,5

 

 

Pauillac

Pichon-Baron

Château Grand-Puy Lacoste (135$)

Mâche solide, tanins de qualité, dense et savoureux. Bel avenir. 17-18

 

Château Clerc Milon (115$)

Salin et viril, granuleux avec beaucoup de précision. 17-17,5

Lynch-Bages

Château Lynch Bages (230$)

Trame solide, ensemble fâché qui jase peu. Manque d’éclat pour le cru. 16-17?

 

Château Pichon-Longueville Baron (295$)

Grande définition. Aspect fumé, mine de crayon. Bouche lisse et tannique culminant sur une longue finale vaporeuse. Grand vin. 18-19

 

Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande (300$)

Encore plus de raffinement. Charme fou, élégance princière, finale enlevante. Pour moi, le meilleur vin de cette dégustation. 19-20

 

Saint-Estèphe

 

Château Lafon-Rochet (n.d.)

Des trois vins présentés de la commune, c’est de loin de le meilleur. Enrobé, bien construit avec une finale qui a de l’aile. 16,5-17

 

 

Pessac-Léognan

Chevalier

Château Haut Bailly (210$)

Plus intellectuel et droit que le grandiose 2009. Il demeure de haut niveau avec sa trame soyeuse et ses notes finement fumées. 17,5-18

 

Château Malartic-Lagravière rouge (85$)

Nez pur et frais malgré un boisé senti. De bonne densité. 16,5-17

 

Château Malartic-Lagravière blanc (110$)

Gras et exotique, on aimerait un poil plus d’énergie. 17-17,5

 

Château Pape Clément rouge (225$)

Texture soyeuse d’un grand raffinement, ensemble énergique et droit, longue finale expansive. 18-19

Pape-Clément

Château Pape Clément blanc (229$)

Doré comme un sauternes! Tendre, fin, opulent tout en montrant une retenue remarquable. Finale explosive et légèrement saline. Superbe! 18-19

 

Domaine de Chevalier rouge (115$)

Très fin, soyeux, presque bourguignon. Moins dur que le Haut-Bailly auquel je trouve souvent une ressemblance, bien que moins profond. 16,5-17,5

 

Domaine de Chevalier blanc (145$)

Précis, frais, gras tout en gardant une acidité fine. Il paraît moins travaillé que Pape-Clément, ce qui laisse toute la place au terroir. Prix encore « décent » eu égard à la qualité. Grande réussite. 18-19

 

 

Pomerol

 

Château Clinet (195$)

Opulent et fin à la fois. Grande pureté et beaucoup de raffinement en finale avec aspect ferrugineux typique. 18-18,5

 

Château La Conseillante (349$)

Plus détaillé avec un supplément de profondeur. Dense et nerveux. Finale éclatante et majestueuse. Wow! 18,5-19

 

Château Gazin (115$)

Gras, impression sirupeuse, acidité basse, longueur moyenne. Déception. 15-16

 

 

Saint-Émilion

Canon Gaffelière

Château Canon La Gaffelière (139$)

Dense, profond, pur, il montre beaucoup d’éclat. Gourmandise irrésistible! 17,5-18,5

 

Château Pavie Macquin (185$)

Grande définition, puissant avec une retenue majestueuse. Boisé appuyé pour le moment, mais donnera une grande bouteille. 17,5-18,5

 

Château Troplong Mondot (229$)

Un colosse avec ses 16% d’alcool! Cacaoté, on perçoit un équilibre remarquable entre la fraîcheur et la puissance qui se voit adoucie par la matière riche et veloutée. Pour amateur de sensations fortes! 17-18

 

 

Sauternes-Barsac

fargues

Château Climens (175$)

Fin et mielleux avec une liqueur d’une pureté singulière. Longue finale énergique et hautement expressive. 18-18,5

 

Château de Fargues (189$)

Plus botrytisé, nuance superlative, ensemble exubérant. Finale onctueuse et kilométrique. 18-19

 

Château La Tour Blanche (89$)

Opulent tout en conservant une grande vivacité. Longue finale aux accents floraux. Finale plus grasse donnant un côté décadent à l’ensemble. 17,5-18

 

Château Coutet (n.d.)

Grande liqueur, notes de craie et de miel. Tout en dentelle avec une finale somptueuse. 17,5-18,5

 

 

 

Plaisirs sucrés

- 29 janvier 2013

MoscatelParfois, comme disait un ami en train de siroter sa margarita dans la piscine d’un Resort des Antilles, ça ne nous en prend pas beaucoup pour être heureux. Ainsi, ma femme et moi, l’autre soir, nous sommes éclatés après le souper avec une bouteille d’un vin doux naturel portugais qui coûte exactement 12,25$: Moscatel de Setubal 2008, Thasos, Caves Velhas (code SAQ: 10809920, *** 16/20).
Bien sûr, on résiste difficilement aux charmes d’un vin doux, un vin de muscat par surcroit. N’empêche, à ce prix, nous nous attentions sûrement pas à en avoir autant pour notre argent.
Couleur cuivrée, nez à la fois floral et fruité, avec des nuances d’orange et de fruits confits, de girofle et de muscade (et même de curry après quelques jours), la bouche, sucrée sans être sirupeuse, avait de la vivacité, du tonus, de la fraicheur et les 17 degrés d’alcool qu’il contient étaient bien intégrés à l’ensemble (c’est, bien sûr, un vin muté).
Et c’est là que ma femme a eu cette merveilleuse idée: et si on sortait notre restant de gâteau aux fruits des fêtes?
Je signale ici que, contrairement à l’habitude de plusieurs de servir ce genre de gâteau en tranches épaisses, c’est en fines tranches qu’il se révèle le mieux.
Bref, le gâteau aux fruits avec le moscatel de setubal, ce fut non seulement un coup de foudre, mais tout simplement un mariage d’amour.

 

Reignac

 

Laissons maintReignacenant les plaisirs sucrés pour parler des vins du Château de Reignac. Comme vous le savez peut-être, il y en a eu un peu avant les fêtes. Je parle ici du Grand Vin 2008 du Château de Reignac (38,25$ Code 11451018), ce bordeaux supérieur dont la cuvée haut de gamme qui s’appelle Balthus, a battu à quelques occasions, notamment au Grand Jury Européen, les plus grands Bordeaux (Cheval Blanc, Pétrus, Lafite et compagnie), comme je l’ai déjà expliqué à quelques reprises dans mes chroniques du Journal de Montréal.
Bref, il n’en reste plus qu’une douzaine de bouteilles disséminées ici et là dans le réseau de la SAQ. Quant à la cuvée Balthus, elle n’est pas disponible au Québec bien qu’il y en ait eu environ 80 bouteilles offertes en importation privée (110$ la quille) avant les fêtes, toutes disparues le temps d’un battement de cil.
Par contre, aux dernières nouvelles, en importation privée toujours (chez Réserve et Sélection), il restait encore une centaine de bouteilles du Château de Reignac 2010, l’entrée de gamme des vins du château, à 27,56$. À noter qu’il faut commander à la caisse (caisses de six bouteilles). No: de téléphone: 514 569-8075.
Très joli nez ouvert, sur les petits fruits rouges. Vineux, un peu capiteux même, des tannins fermes mais mûrs, de la mâche, du grain, et surtout une très belle texture. Chapeau si vous êtes capables de reconnaître là, à l’aveugle, un bordeaux supérieur (*** 16,5/20).

Courrier vinicole: La Vallée du Rhône

- 25 janvier 2013

Donc, dès lundi, il sera possible de commander (via www.saq.com) les vins du nouveau Courrier Vinicole consacré aux vins de la Vallée du Rhône, presque tous des excellents millésimes que sont 2009 et 2010.

Dans ma chronique de vin de ce samedi, dans le cahier CASA du Journal de Montréal, j’ai dressé une courte liste de six vins, commentés et sélectionnés à partir de la trentaine de vins (sur les quatre-vingt et quelque que compte cette opération de vente) que la presse spécialisée a pu goûter récemment. A noter, par ailleurs, que mon collègue Patrick Désy a présenté ici même, hier, sur Méchants Raisins, ses notes de dégustation. Bref, tout est là, pour se faire une bonne idée sur les bouteilles à acheter.

Voici donc les vins que je n’ai pu commenter dans ma chronique pour des raisons d’espace:

  • Clos des Papes 2010, Châteauneuf-du-Pape 15,5% Prix 102,00$ Code 10537231 **** $$$$$
    Ample, large et profond, une qualité de fruit remarquable, et surtout un équilibre comme on trouve rarement dans un vin d’un tel gabarit. L’un des vins les plus réussis, et les plus impressionnants de toute la dégustation.
  • L’Hermitage 2009, Domaine Jean-Louis Chave14,5% Prix 203,00$ Code 11745198 ****1/2 $$$$$
    Nez sur la viande rouge, avec des nuances d’épices, bouche puissante et large, il trône au sommet dans ce registre ; car en dépit de sa stature, il reste élégant, son discours est détaillé, et la race, la noblesse sont évidentes. Très grand vin.

 Blancs

  • Lieu-dit 2010, Saint-Joseph, Domaine E. Guigal 14,5% Prix 47,00$ Code 11872761 **** $$$$
    Nez très arômatique, très floral, un peu citronné, assez puissant quand même, d’une grande netteté, stylé, très «classe». Quant à moi, un must en blanc.
  • Château-Grillet  2009 14% Prix 158,00$ Code 11898493 **** $$$$$
    On a peu d’occasion, dans une vie de goûter à ce vin rare et, pour autant, devenu mythique, le château étant synonyme de l’appellation toute entière, comme on le sait; elle est située à Condrieu et elle est l’une des plus petites appellations de France, avec un peu moins de 4 hectares de vignes. Donc, le vin est fait à partir du cépage viognier. Comme je le disais, j’ai goûté tous les vins à l’aveugle et en arrivant à celui-ci, j’ai tout de suite été frappé par l’originalité de son expression. C’est fin, délicat, vineux aussi ( il y a quand même 14% d’alcool), mais frais et harmonieux et… spécial. À la vérité, je suis resté sans mot, en le goûtant. Non parce que j’a été foudroyé par le génie de la bouteille, encore que ce soit vraiment très bon, mais plutôt, encore une fois, par l’originalité, pour ne pas dire la singularité de son expression. Il ne fait pas de doute que tout amateur digne de ce nom tentera d’en acheter une, via le tirage au sort que la SAQ effectuera, à compter du 18 février, pour les bouteilles dont la demande dépasse l’offre.

Par ailleurs, je me permets de remettre ici, sans les commenter, les six vins que j’ai sélectionnés dans ma chronique de vin du Journal de Montréal:

  •  √ Crozes-Hermitage 2010, Alain Graillot, 13% Prix 28,00$ Code 707760 ***1/2 $$$
  • Prestige des Hautes Garrigues 2010, Gigondas, Domaine Santa Duc, 15,5% Prix 50,00$ Code 11380109 **** $$$$
  • Cuvée Signature 2010, Châteauneuf-du-Pape, Domaine La Barroche, 15,5% Prix 50,00$ Code 11814552 ***1/2 $$$$
  • Côte-Rotie 2009, Domaine Jamet, 12,5% Prix 80,00$ Code 11902034 ****1/2 $$$$$
  • Terres Sombres 2010, Côte-Rotie, Cave Yves Cuilleron, 13% Prix 89,00$ Code 11842027 **** $$$$$
  • Domaine de la Janasse 2010, Vieilles Vignes, Châtauneuf-du-Pape 15,5% Prix 109,00$ Code 10799397 ****1/2 $$$$$

 

(VIDÉO) Les suggestions vins de Patrick Désy

- 25 janvier 2013