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À la découverte des Colli Euganei

- 16 septembre 2014

L’Italie, sur le plan viticole, plus que la France encore, est d’une grande complexité et d’une énorme diversité. On dit volontiers qu’on y fait tant de vins différents, plus que tout autre pays producteur dans le monde en fait, que personne n’a jamais réussi à tous les répertorier.

L’Italie demeure le plus important pays producteur de vin au monde; c’est aussi le premier à l’export, de même que le pays où on en consomme le plus.

ColliEuganei

Il faut y avoir déjà mis les pieds pour savoir qu’il y a de la vigne partout. Alors c’est sans complexe que l’amateur, même un peu pointu, découvre un jour une nouvelle aire de production, une nouvelle appellation.

Comme celle-ci, justement, Colli Euganei, qui se trouve tout de suite au sud-ouest de Padoue, dans le Veneto.

Ceux qui connaissent davantage l’histoire que le vin savent déjà que c’est là que le grand poète Pétrarque a fini ses jours, dans le village d’Arqua, nommé maintenant Arqua Petrarca en son nom.

Tandis que ceux qui courent les villes d’eau savent que c’est aussi là que loge la plus grande station thermale d’Europe.

Colli Euganei, aujourd’hui un parc régional, c’est une série de collines (on en compte plus d’une cinquantaine) qui se sont formées, tout comme les Alpes d’ailleurs, il y a 30 millions d’années, sous la poussée de la plaque tectonique africaine contre celle de l’Europe.

Le sol y est principalement volcanique, mais avec aussi des sédiments calcaires et graveleux, expliquait cette semaine, lors de son passage à Montréal, M. Lucio Gomiero, de la maison Vignalta.

Si la région couvre une superficie de près de 19,000 hectares, on n’y compte que 4 mille hectares de vigne.

Et de ce nombre, la maison Vignalta, qui en cultive elle-même 55 hectares, en est du coup le plus important producteur (autour de 250,000 bouteilles). C’est d’ailleurs elle qui, si on peut dire, a mis la région et l’appellation sur la carte viticole du monde, car leurs vins reçoivent régulièrement les honneurs du Gambero Rosso, le fameux guide italien.

Les vins sont faits principalement de merlot et de cabernet sauvignon, des cépages qui ont été importés de Bordeaux il y a plus de 150 ans ( en passant, la région est située à la même latitude que celle de Bordeaux), de même que de cabernet franc que, là-bas, beaucoup confondent avec le carmenère.

Il est amusant de constater qu’au Chili, c’est avec le merlot qu’on a confondu le carmenère.

M. Gomiero disait que le Veneto a beau être davantage connu pour ces autres cépages rouges que sont la corvina et la rondinella qui entrent principalement dans la composition du Valpolicella, c’est quand même le merlot qui est le cépage le plus planté.

Ce qui frappe, quand on goûte les vins de la maison, c’est d’abord leur grande fraîcheur. Mais aussi leur parfaite netteté et leur équilibre.

L’autre bonne nouvelle, c’est que les prix demeurent relativement sages. Ainsi, le Rosso Riserva 2009 (code 1075071) ne coûte que 24,45 $ et c’est à mon avis un superbe rapport qualité-prix.

C’est frais, donc, élancé, élégant, et on ne goûte absolument pas ses 14,5 degrés. ***1/2 (17/20).

Le Gemola, qui est le nom de l’une des collines, est un cru de la région. Il est fait principalement de merlot auquel on a ajouté un peu de cabernet franc. C’est le vin phare de la maison, celui par qui les honneurs sont d’abord venus.

On ne trouve presque plus du millésime 2007 à la SAQ, sinon quelques bouteilles ici et là (42,50 $ code 11581074); mais le 2009, au moins aussi bon, sinon meilleur encore quant à moi, le remplacera éventuellement. ***1/2 (17,5/20).

Enfin, à plus cher, on trouve encore un peu du Cabernet Riserva 2000 (81,00 $ code 10707114), d’une étonnante jeunesse encore, malgré ses 14 ans d’âge, avec un boisé légèrement toasté, plutôt corsé, mais en même temps fin et élégant.  **** (18/20)

Vignalta1

Sortira aussi bientôt en succursales le Marrano 2008 (30,25 $ Code 12131391),un assemblage des meilleures barriques de merlot et de cabernet sauvignon, tandis qu’est vendu en importation privée l’Arqua 2009 (56,00 $ Code 12912707 L’Enoteca di Moreno di Marchi, tel: 514-836-3166), le vin le plus puissant du lot, le plus corsé et le plus vineux (il titre 16 degrés), mais sans jamais rien sacrifier à l’équilibre et à la fraîcheur.***1/2 + (17,5/20)

Pour terminer, ce vin passerillé (passito) fait avec du muscat qu’est l’Alpiane 2008, Fior d’Arancio (29,45 $); à noter que le même vin, cette année, dans le millésime 2010, a remporté le premier prix au Concours du Meilleur Muscat du Monde qui se tient à Chaintré, en Bourgogne. Couleur or-topaze, nez riche, avec des nuances minérales et quelque chose qui, pour moi, évoque des notes «pétrolées», avec évidemment aussi, des fruits confits. Riche (210 g de sucre résiduel), mais élégant, le vin est équilibré et absolument savoureux.

Rosso Riserva 2009, Colli Euganei, Vignalta, 14,5%, Prix 24,45 $ Code 107005071 Note: ***1/2 (17/20)
Gemola 2007, Colli Euganei, Vignalta, 14,5%, Prix 42,50 $ Code 11581074 Note: ***1/2 (17,5/20)

Cabernet Riserva 2000, Colli Euganei, Vignalta, 14,5%, Prix: 81,00 $ Code 10707114 **** (18/20)
L’Arqua 2009, Colli Euganei, Vignalta, 16%, Prix 56,90 $ Importation Privée L’Enoteca di Moreno di Marchi, tel: 514-836-3166 Prix: 56,90 $ Code 124707 ***1/2 + (17,5/20)
Alpiane 2008, Fior d’Arancio, Colli Euganei, Vignalta, 12,5%, Prix 29,45 $ – 375 ml Code 11719301 **** (18/20).

Toujours la remarquable signature Dagueneau

- 10 septembre 2014

Aujourd’hui, cette signature des vins du Domaine Didier Dagueneau, c’est celle de son fils Louis-Benjamin qui, je le rappelle, en pleine vendange 2008, a dû prendre abruptement la relève de son père mort accidentellement dans un accident d’ULM (un ultra léger).

Ceux qui suivent de près la production du domaine disent que le fils a autant de talent que le père (sinon plus, si ça se trouve, ai-je même entendu entre les branches), tandis que sa fille Charlotte s’occupe de la partie commerciale.

Chaque fois que j’ai la chance de goûter les vins de ce domaine, je réalise à quel point le sauvignon, quand il est issu de grands terroirs et qu’il est élaboré par des gens de talent, est un grand cépage.

Bien loin, ai-je même besoin d’ajouter, de cette masse souvent ennuyeuse de milliers de vins qui en sont issus et qui se réclament de son nom et que l’on trouve ad nauseam sur tous les marchés du monde.

Ceux qui me lisent régulièrement se rappelleront peut-être de cette phrase qu’avait lancée Didier Dagueneau, lors de l’un de ses voyages chez nous, et que j’ai cité déjà à quelques reprises : «On a fait des défauts du sauvignon une typicité».

D’où ces caractères herbacés, et ces déclinaisons d’odeurs de légumes (rhubarbe, céleri…) qui sont le lot de beaucoup de raisins vendangés avant qu’ils n’aient atteint leur pleine maturité et qui sont désormais associés à ce cépage non pas pour le meilleur, hélas, mais pour le pire.

Tout ça pour dire que trois des blancs-fumés-de-pouilly du domaine sont présentement disponible à la SAQ (en faisant abstraction du Pur Sang 2011 (Prix 89,00$ Code 10556521), un produit du «Courrier Vinicole» disponible seulement en commande en ligne jusqu’au 15 septembre.

Mais je vous donne un scoop, il reste cinq bouteilles du millésime 2010 à la SAQ du 6630 St-Jacques, dans l’ouest de la ville, lesquelles, un peu par erreur si j’ai bien compris, ne figurent pas dans les inventaires de saq.com).

Bref, j’ai goûté ces vins récemment, et je vous fais part de mes commentaires.DAgueneau

De même que deux jurançons (sec et moelleux), issus de quelques hectares de vignes achetées là-bas par le père, en 2002, et sur lesquelles veille Guy Pautrat, un ami de la famille.

Je rappelle enfin que Didier Dagueneau a gardé pour ses vins l’ancien nom que l’on donnait autrefois au Pouilly-Fumé, à savoir Blanc Fumé de Pouilly, appellation qui est encore officiellement reconnue, parallèlement à celle de Pouilly-Fumé.

Dégustation

  • Blanc Fumé de Pouilly 2011, Domaine Didier Dagueneau, 12%, Prix 74,50 $ Code 11829341
  • C’est le plus ouvert des trois pour l’instant. Notes de cire, d’agrumes, de musc aussi ; attaque minérale, le fruit suit avec une acidité soutenue dans un ensemble intense et précis. 20 caisses en succursales. ***1/2+ ( 17,5/20)
  • Buisson Renard Blanc 2011, Blanc Fumé de Pouilly,  Domaine Didier Dagueneau, 13%, Prix 96,75 $ Code 12272492
    Nez encore sur la réserve. Grande vivacité en attaque, très tonique, de la profondeur et de la vigueur (le sol ici est davantage argileux). Il apparaît en même temps plus ciselé que le précédent. À attendre impérativement au moins trois ans avant de le regoûter (il tiendra évidemment beaucoup plus longtemps). 28 caisses en succursales. **** (18/20)
  • Silex 2011 Blanc Fumé de Pouilly, Domaine Didier Dagueneau, 12,5%,  Prix 124,75 $ Code 11466252
    C’est le plus fermé des trois. Encore très tendu, introverti, même oserais-je dire. Mais on sent la race, ce caractère minéral très fort, et cette puissance contenue, alliée à une grande finesse. On peut l’oublier en cave facilement dix ans. 9 caisse à Signature. ****+ (18,5 à 19/20)
  • Jardins de Babylone, Jurançon Sec 2011, Didier Dagueneau, 13% Prix 80,50 $ Code 12280513
    Le vin se goûte assez difficilement, m’a-t-il semblé, tellement il est encore dans sa gangue. Mais on perçoit ces notes d’agrumes que peut donner le petit manseng avec lequel il est fait à 100% et qui, quant à moi, a une parenté aromatique et gustative certaine avec le sauvignon blanc. Vin totalement en devenir. 11 caisses Signature. ***1/2 * (17 à 17,5/20)
  • Jardins de Babylone 2010 Jurançon moelleux, Didier Dagueneau, 13%, Prix 140,00 $ – 500 ml Code 1186601
    Un vin déroutant au premier nez, complexe (notes d’épices, citrouille compotée…) qui explose en bouche en un feu d’artifice de saveurs et d’odeurs en rétro-olfaction, une bouche peu sucrée au demeurant, mais en équilibre parfait avec l’acidité du petit manseng. ****+ (18,5 à 19/20)

Coup d’œil sur les petits formats

- 3 septembre 2014

Disons-le brutalement, l’amateur un peu maniaque n’achète pas de vin en petits formats.
Au contraire, si sa cave et son porte-monnaie le permettaient, plutôt que des bouteilles de 375 ou 500 ml, il achèterait davantage de grands formats (magnums, doubles magnums, et sans doute aussi quelques jéroboams).

Hormis, peut-être, pour quelques vins de desserts (sauternes, vins de glace, portos…), de même, évidemment, que pour les vins jaunes du Jura qui viennent dans ces bouteilles de 620 ml appelées clavelins.

Pourquoi ? Parce qu’il est bien connu que plus le vin est logé dans un grand format, moins il vieillit rapidement.
Car plus le volume de vin est important, moins la quantité d’air contenue dans la bouteille, y compris celle provenant de la micro-oxygénation que permet le bouchon, auront un effet oxydatif sur le vin.

 Côté pratique

Par contre, personne ne peut nier le côté extrêmement pratique des petits formats.

Pour les personnes qui vivent seules, bien sûr, ou qui le sont à l’occasion, l’espace d’un repas, mais aussi pour ceux qui désirent limiter leur consommation quotidienne, tout en éliminant la tentation que constitue sur la table le dernier tiers que contient encore la bouteille de 750 ml.

Car, en effet, qui veut se laisser se détériorer jusqu’au lendemain le fond d’une bonne bouteille ? En tout cas, pas moi. Mais je niaise, là…

Cela dit, l’offre des petits formats, et c’est un peu normal quand même, est relativement limitée.

Sur les quelque 10,000 vins qui tournent régulièrement sur les tablettes du monopole, il y a environ près de 400 bouteilles de petits formats, formats qui vont du 50 aux 500 ml, en passant par les formats de 150, 200, 250 et 375 ml.

Ça ne représente même pas 1% des ventes au total à la SAQ (22 M).

C’est dans la catégorie des vins de desserts que l’offre est la plus importante (128 vins) et la plus diversifiée aussi en termes de formats, avec notamment 25 bouteilles de 200 ml, essentiellement des vins de glace.

La suive celle des portos et des vins fortifiés (97 produits).

Et c’est vrai que les petits formats conviennent particulièrement bien à ces types de vin.

Personnellement, à ce temps-ci de l’année, j’aime bien ouvrir un sauternes au fromage, sur une bonne Fourme d’Ambert tiens, surtout que je sais que je pourrai la finir sur une belle pointe de tarte aux petits fruits.

Mais bon, cela dit, au cours des ans, le choix et la qualité des vins offerts en rouge et en blanc n’ont cessé de progresser dans les petits formats (il y a présentement 87 rouges et 64 blancs).

Curieusement, la vente des rouges est légèrement à la baisse de 2,5% (67 931 caisses de 9 L) alors que les blancs progressent légèrement de 1,1% (39 750 caisses de 9 L).

Tout ça pour dire que j’en ai goûté quelques-uns, récemment.

 

Dégustation

 

Campofiorin 2010, Rosso del Veronese, Masi, 13%, Italie, Prix 10,95$ Format 375 mlMasi375ml
Ce vin n’a plus besoin de présentation au Québec. Moyennement corsé, frais, facile à boire, on s’en prend une bouteille le midi pour ses deux pointes de pizza et l’affaire est ketchup ; ou plutôt sauce aux tomates. **1/2 (15/20)

 

PradoRey500ml

Prado Rey Roble 2012, Ribera del Duero, 14% Prix 12,70 $ Format 500 ml
Épicé (roble indique que le vin a été élevé dans le chêne), notions de tabac noir et de pruneaux, dénotant une certaine évolution donc ; le vin est fondu et on ne sent pas ses 14 degrés. Fait presque entièrement de tempranillo, auquel on a ajouté un petit pourcentage de cabernet sauvignon et de merlot. **1/2 (15/20)

MdeChasse250ml

Château Ramafort 2007, Médoc, Cru Bourgeois, 13%, Prix 13,75 $ Format 375 ml
La couleur, légèrement orangée au pourtour du verre, indique que le vin a évolué. En fait, je dirais qu’il a atteint sa parfaite maturité. Très joli nez de médoc, bouche fraîche et élégante, peu corsée, la texture est soyeuse, le paysage est net, et le vin est parfaitement délicieux. Une très bonne affaire. *** (16,5/20)

 

SauternesMarquisChasse

Marquis de Chasse 2011, Sauternes 13,5%, France Prix 18,70 $ Format 500 ml
Rien de complexe, ici, mais que du plaisir à très bon prix. C’est léger, agréable, peu sucré en fait, mais l’équilibre avec l’acidité est bien réussi. Assemblage de 75% Sémillon, 20% Sauvignon et 5% muscadelle. *** (16/20)

Le Sancerre rosé de Joseph Mellot

- 18 août 2014

sancerreRose - copieDans ma tête, et j’avais de toute façon vérifié à quelques reprises au début du mois de juin, il n’en restait plus de ce Sancerre Rosé Le Rabault 2013 de Joseph Mellot.

Je le savais d’autant mieux que j’étais moi-même allé chercher les six dernières bouteilles à la SAQ de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Le site de la SAQ indiquait bien qu’il en restait une bouteille ici et là, mais l’expérience a montré depuis longtemps que dans une telle situation, on ne trouve généralement pas la bouteille en question.

Soit elle a été cassée, soit elle été volée ou soit c’est tout simplement une erreur d’inventaire.

Alors, non, j’étais formel, il n’en restait plus de ce rosé.

Et voilà qu’à la suite de ma chronique de samedi dernier dans le Journal de Montréal dans laquelle j’implorais la SAQ de tripler la commande de ce rosé, le printemps prochain, en plus de nous proposer, si possible, le petit pinot noir rosé du même producteur goûté cet été aux États-Unis, voilà donc que je reçois un coup de fil d’un ami.

Qu’est-ce que tu racontes, qu’il me dit ? Il en reste quatre caisses aux Galeries des Sources, à Dollard-des-Ormeaux et plus de trois caisses sur Côtes-des-Neiges ?

Impossible, lui dis-je, tout en pitonnant rapidement sur mon ordi. Ça fait deux mois qu’il n’en reste plus nulle part et…. ciel de ciel, tu as raison, mais comment cela se fait-il ?

Ça, c’était samedi dernier. Dans la demi-heure qui a suivi, je me suis dépêché d’aller m’en chercher quelques bouteilles.

Et ce matin, juste avant de publier ce texte, j’ai revérifié et il y en avait encore environ six caisses dans ces deux mêmes succursales.

Que s’est-il passé ? Il s’est passé que quelques conseillers en vin plus rapides sur le piton que d’autres en ont vite recommandé en juin, et il s’est trouvé qu’il y en avait encore quelques caisses en entrepôt.

Mais, encore une fois, allez-vous me dire, qu’est-ce que cette folie pour ce sancerre rosé ?

Tous ceux qui ont eu la chance de le goûter vous le diront, c’est non seulement le meilleur rosé qu’ils ont bu cet été (moi le premier), mais tout simplement un des meilleurs, sinon le meilleur rosé jamais bu à vie.

Je reprends ici mes commentaires publiés sur ce vin à la fin mai :

Le Rabault 2013, Sancerre Rosé, Joseph Mellot, 12,5%, France, Prix 24,65 $ Code : 12228539

Ceux qui trouvent que les rosés sont tout au plus rafraichissants, au mieux divertissants, doivent absolument goûter à ce rosé fait de pinot noir à 100%. Ça sent le pinot et ça goûte le pinot. Bien sûr, tout ça en mode mineur, mais le vin a de la présence, du caractère et, se démarque complètement de ce que j’ai goûté en rosé, jusqu’à maintenant, cette année. Et j’ajouterai même que son prix élevé, pour une fois en rosé, est mérité. Bravo. *** (16,5 /20)

Je n’ose en mettre davantage, de peur d’ajouter à votre frustration au cas où vous ne pourriez le goûter. Bonne chance.

Quatre vins à acheter avant qu’il n’en reste plus

- 13 août 2014

Je ne dis pas ça pour me plaindre, mais ça m’énerve quand je goûte un bon vin dont je me promets bien de parler, mais que je dois finalement ignorer parce que les quantités restantes dans le réseau de la SAQ sont trop petites.

Dont je me promets bien de parler dans ma chronique du samedi du Journal de Montréal, je veux dire, ou alors le jeudi, en le choisissant comme vin de la semaine.

L’avantage d’un blogue comme Méchants Raisins, suivi par des amateurs plus «assoiffés», oserais-je dire,  par les bonnes affaires, et ce même s’il faut se démener un peu plus pour en trouver, donc plus au fait des limites du marché du vin au Québec, l’avantage, disais-je donc, c’est de pouvoir parler ici de ces vins sans se faire lancer des tomates parce qu’il n’en reste plus assez.

Voici quelques-uns de ces vins goûtés durant mes vacances, trois rouges et un blanc. En espérant que ces bouteilles feront aussi votre bonheur.

PradoRey

PradoRey 2011, Ribera del Duero, 15%, Espagne, Prix 15,60 $ Code 585596

Quelle jolie sève riche et enveloppante ! La bouche est ample, les saveurs sont sur la cerise et un élevage sous bois a aromatisé légèrement le vin. Il est vineux, certes, mais pas au point de percevoir ses 15 degrés d’alcool. Vraiment très bon pour le prix.*** (16/20)

Clos deFouss Fous 2011, Grillos Cantores, Alto Cachapoal, Valle Central, Cabernet Sauvignon, 14%, Chili Prix 20,25 $ Code 11927813

Enfin un vin du Chili qui n’est pas «bretté». Le nez est franc, très «cab», la bouche est vineuse, un brin chaleureuse même, mais le fruit a de l’éclat et le vin est bon. À l’aération, il fait un peu «feuille de tomate» comme la plupart des vins du Chili, mais rien ici pour nous faire bouder notre plaisir. Dans mon cas, je dois dire que ça m’a réconcilié un peu avec le Chili. C’est toujours ça de pris. **1/2 (15/20)

 

 

Marie de Beauregard 2011, Chinon, Saget La Perrière, 12,5%, France Prix 21,25 $ Code 1210991Chinon

Un beau chinon frais et digeste, bien élevé dans des barriques de 2 à 3 ans, ce qui lui a donné rondeur et souplesse ; franches saveurs de cabernet franc bien mûr. J’aime. **1/2 + (15,5/20)

 

 

Clemence

Cuvée Clémence 2012, Entre-Deux-Mers, Cheval Quancard 12,5%, France Prix 17,056 $ Code 10392394

Un très joli blanc aux arômes de pamplemousse, mais dont les ardeurs du Sauvignon ( 60% de Sauvignon blanc et gris) sont sérieusement tempérées par le Sémillon (25%) tandis que la Muscadelle (15%) apporte de jolies notes florales. **1/2+ (15,5/20)