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Chianti Classico : un échelon qualitatif de plus

- 25 juin 2014

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Allons droit au but, le Chianti Classico vient de se doter d’un nouvel échelon dans sa hiérarchie qualitative.

C’est le Chianti Classico Gran Selezione. Cet échelon se situe au sommet de la pyramide qualitative du Chanti Classico.

Au-dessus, donc, du Chianti Classico Riserva et du simple Chianti Classico appellé officiellement Chianti Classico Annata (annata qui veut dire année, par extension «millésimé»).

Ce n’est pas une nouvelle appellation, il faut le préciser, puisque le Chianti Classico est déjà depuis 1984 une DOCG (denominazione di origine controllata e garantita), et était, avant celle-ci, une DOC depuis 1967.

Une délégation d’une cinquantaine de vignerons du Chianti Classico qui ont vu certains de leurs vins obtenir cet ultime sceau qualitatif était de passage à Montréal, récemment, afin de faire goûter ces vins.

Au printemps

Aucun de ces vins n’est présentement disponible au Québec, pour cette bonne raison  que la création de cette nouvelle hiérarchie n’a été approuvée par le Consorzio Vino Chianti Classico qu’en 2013.

Ce qui fait que la plupart des premiers vins qui pourront se prétendre de cette nouvelle mention sont du millésime 2010, bien que certains Riserva de millésimes un peu plus anciens comme 2008 ou 2009, ont pu aussi avoir cette autorisation après avoir démontré que leurs vins répondaient au nouveau cahier des charges de la Gran Selezione.

Lequel précise que le vin doit être issu d’un même vignoble ou d’une parcelle d’un vignoble, ou alors d’une sélection des meilleurs raisins du vignoble.

Il faut aussi que le vin ait vieilli au moins 30 mois dont trois en bouteille (le vin doit titrer minimalement aussi 13 degrés), contre 24 mois dont trois en bouteille pour le Riserva.

Donc, ces vins ne sont pas encore disponibles, mais quelques-uns devraient arriver à la SAQ cet automne. Mais c’est plutôt au printemps prochain qu’ils seront chez nous en force, alors qu’un numéro du magazine Cellier en proposera un nombre important.

Appellation

Cela dit, j’ai toujours été fasciné par l’énorme fossé qui existe entre les vignerons et le consommateur «lambda», comme ils disent en France, à propos du système des appellations d’origine ou alors aussi de certaines dénominations.

Un système, ou des vocables, sans doute fort simples à comprendre pour le vigneron et l’amateur de vin le moindrement éclairé, mais qui ressemble un peu beaucoup à du chinois quand on en parle à Odette Toutlemonde (merci M. Schmidt).

RuffinoAppellation Côte de Toul, Côtes de Fores, Coteaux du Loir ? Appellation Saussignac, Bellet, Seyssel ?

Bien peu de gens savent où ces appellations se situent exactement, et en ajouter de nouvelles, sorties d’un coin de pays que personne ne connaît, à part les gens de ce coin de pays, ce n’est pas forcément non plus l’idée marketing du siècle pour faire vendre son vin au reste de la planète.

En revanche, pour avoir moi-même pris connaissance, au fil des années, des débats qu’ont pu engendrer les délimitations de certaines appellations, sinon leurs agrandissements ou, mieux encore, la demande de transformation d’un petit coin d’appellation en une appellation à part entière, je comprends l’importance que cela peut avoir pour les vignerons.

L’appellation, pour les vignerons, c’est la reconnaissance de leur différence et de leur travail, c’est l’estampe qualitative, en plus d’être un élément commercial important, du moins en terme de fixation des prix.

Mais il est aussi vrai que la montée des vins de cépage (sinon la  dénomination des vins en fonction de leur principal cépage) dans ce qu’on appelle les pays producteurs du Nouveau Monde, a fait en sorte que le système d’appellation d’origine, pour une large part du marché international, a un peu perdu de son lustre.

Les Super Toscans

Viticcio

Cela dit, il est évident que pour les grandes appellations classiques comme Bordeaux, Bourgogne, Barolo et Chianti, justement, pour ne nommer que celles-là, la situation est différente.

Et à écouter les producteurs de Chianti Classico qui était à ce salon, l’autre jour, on comprend aussi que la création de la mention Gran Selezione a son importance.

Ne serait-ce, comme me l’expliquait M. Davide Profeti, directeur général de la maison San Felice, que pour se démarquer des Super Toscans.

Lesquels, je le rappelle, s’ils ont contribué à amener les vins de la Toscane à une notoriété et à un niveau de qualité que ne leur avait pas permis de faire l’appellation Chianti Classico, ils ont du coup jeté un peu d’ombre sur cette dernière.

Et il est de bonne guerre de rappeler, par la création de cette Gran Selezione, que le chianti classico traditionnel peut lui aussi être d’une très grande qualité.

La Sangria, sur un air d’été

- 17 juin 2014

La sangria qui a sa propre Appellation d’Origine Protégée : doit-on en rire ou en pleurer, se demandait récemment un journaliste français ?

En tout cas les Espagnols, eux, n’entendent pas rire, avec la sangria. Les Portugais non plus, d’ailleurs. À partir du 1er janvier 2015, seule la sangria produite en Espagne ou au Portugal pourra porter le nom de sangria avec la mention «Appellation d’Origine Protégée».

Le Parlement européen en a décidé ainsi, en début d’année.SangriaTube

Les autres pays européens qui en commercialiseront devront obligatoirement préciser ceci, en complément du mot sangria et à la place de la mention d’appellation : «boisson aromatisée à base de vin produite en…» (avec le nom du pays où elle est produite).

Si ce journaliste français se demandait si on ne devait pas plutôt en rire, c’est que la sangria n’a évidemment rien à voir avec un quelconque terroir.

Par contre, il est vrai qu’elle a effectivement comme origine la péninsule Ibérique.

C’est, donc, une boisson aromatisée à base de vin dans laquelle on peut mettre des extraits ou des essences naturelles d’agrumes, de même que des épices et du jus de fruit.

Le décret d’appellation précise, par ailleurs, que la sangria ne peut être colorée que par «les mRozAngriaatières premières mises en œuvre».

Tout ça pour dire que la SAQ en propose quatre, dont une nouvelle, vendue dans une sorte de gros tube qui s’appelle Fresh Sangria.Cat, sous le principe des wine in a box.

C’est produit en Catalogne par une compagnie qui s’appelle Wine In Tube, et c’est vendu 40,75 $, le format de 3 L, ce qui revient à 10,18 $ la bouteille de 750 ml.

C’est aromatique, pour ne pas dire parfumé, c’est épicé (cannelle, girofle…) et ça me rappelait un peu les rouleaux de petits bonbons roses de notre enfance, si tant est que cela dise quelque chose à quelqu’un.

J’ai goûté aussi, récemment, à un produit qui s’appelle RoZangria, qui est cette fois une boisson aromatisée à base de vin rosé.

C’est produit par le Château Capendu, la même maison qui signe, en blanc et en rouges, ces deux très bons rapports «qualité-prix» que sont Les Jardins de Meyrac, notamment.

La couleur est effectivement celle d’un rosé, c’est parfumé, un peu sucré, ça contient un peu de gaz carbonique, mais c’est léger et ça se boit bien sur le bord de la piscine au milieu l’après-midi, d’autant que ça ne titre que 8,5 degrés.

 

  • Fresh Sangria.Cat, Wine In Tube, 13%, Espagne Prix 40,75$ Format de 3 L Code 11690385
  • Rozangria, Château de Capendu, 8,5%, France Prix 12,40 $ Code 12235544

 

 

LBV en soldeLBVOffley

D’accord, l’été n’est peut-être pas la saison idéale pour boire du porto, quoique servi rafraîchi, autour de 14 degrés, ça peut être très agréable en fin de repas, sur les fromages ou un dessert au chocolat.

Mais à 16,95$ au lieu de 19,95 $, le LBV Offley 2008 devient carrément un must.

Le solde commence ce jeudi 19 juin pour se terminer le 6 juillet.

Et si vous faites coïncider votre achat avec le rabais de 10% que la SAQ accordera les 20,21 et 22 juin sur tout achat de 100,00 $ et plus, ça revient à 15,25$.

Méchant deal.

LBV Offley 2008, Sogrape Vinhos, 20%, Portugal Prix 16,95 $ (en spécial) Code 438024 Note *** (16,5/20)
Beau nez de petits fruits mûrs avec des nuances de sous-bois, mais aussi un peu de cannelle et de bonbons anglais. Superbe fruit en bouche, de la profondeur, de l’élégance, belle texture chaude et veloutée. Un régal, quoi.

 

 

 

 

L’Auxey-Duresses 2011 d’Agnès Paquet

- 9 juin 2014

La technique est un outil formidable. Je suis moi-même un fan de techno. Mais, hélas, quand elle se fourvoie, on a envie d’aller se cacher en dessous du lit. Spécialement quand cela concerne un de ses textes.

Et c’est ce qui est arrivé, samedi dernier, avec la version électronique de ma chronique de vin. On a mis la bonne photo, celle donc de Auxey-Duresses 2011 d’Agnès Paquet, mais avec le texte du Chablis Premier Cru Montmains 2012 de Patrick Piuze.

Heureusement, sur la version papier, tout était correct.

Voici donc ce qu’on aurait dû lire avec cette photo. Mille excuses aux lecteurs.

 

AuxeyA

Auxey-Duresses 2011, Agnès Paquet, Bourgogne, 13%, France

 

Type : vin blanc

Code : 11772946

Prix : 27,95 $

Note : ***1/2 $$$

 

Un nez très fin sur la noisette avec de subtiles nuances de fleurs ; bouche fine et élégante, «une ballerine en équilibre sur ses pointes», ai-je noté, un beau fruit délicat enrobant une structure acide parfaitement dosée. Quel régal ! Le vin n’a pas été filtré et, en conséquence, indique-t-on sur la contre-étiquette, «un léger dépôt peut se former sur l’épaule de la bouteille».

 

Gamay : rencontre du troisième type

- 5 juin 2014

Je ne pensais jamais dépenser un jour 35 $ pour une bouteille de beaujolais. Je l’ai fait. Et même deux fois plutôt qu’une.
Pour tout dire, ce Morgon Cuvée Corcelette 2012 de Jean Foillard (35,75 $ Code 12201643) m’a amené à un niveau de plaisir et d’émotion que je ne croyais jamais atteindre avec du gamay.

Une sorte de rencontre du troisième type, quoi. Non pas que je «snobais» le gamay. Non pas que je croyais qu’un beaujolais ne pouvait pas valoir ce prix-là. Quoiqu’un peu, tout de même.
Mais c’est simplement que je n’avais jamais eu la chance d’en goûter un qui le valait.
Mais voilà, c’est fait. Ce morgon vaut les dollars qu’on en demande.

Redécouverte

MorgonFoillard

Il faut dire que depuis quelques années, j’ai redécouvert le gamay. Et, ce faisant, le beaujolais évidemment.

Encore que ce soit chez Henry Marionnet, en Touraine, que j’ai eu ma première vraie émotion en goûtant du gamay ; certains de ses vieux gamays sans souffre «pinotaient» incroyablement. Ça sentait et ça goûtait le pinot noir, quoi.

En beaujolais, j’ai commencé à y voir clair avec les vins de Jean-Paul Brun, puis de Pascal Aufranc, de Pierre-Marie Chermette et de quelques autres.

Marcel Lapierre

Sans oublier, évidemment, les morgons de Marcel Lapierre (un ami complice de Jean Foillard, en passant) que fait maintenant son fils Mathieu.
Justement, Mathieu Lapierre était à Montréal, récemment, et on a goûté toute une série de morgons en parallèle, soit la cuvée avec soufre et la cuvée sans soufre.

Franchement, tout dépendant du millésime, j’ai aimé l’une et l’autre. Par exemple, avec le 2013 qui arrivera dans quelques mois à la SAQ, j’ai préféré la cuvée avec soufre. L’attitude de Mathieu  m’a beaucoup plu également. Pas de dogme, pas de religion : «Le soufre n’est pas un ennemi. J’aime bien travailler avec les deux cuvées».

Ce que j’ai retenu de ses vins c’est l’élégance, la pureté du fruit, la netteté de l’ensemble. Là aussi certains vins «pinotaient».

Jean Foillard

Par contre, la Cuvée Corcelette 2012 de Jean Foillard, c’est encore autre chose.
Le vin ne «pinotait pas» ; je crois tout bonnement qu’il «morgonnait», même si, en toute honnêteté, je n’ai jamais goûté un morgon qui «morgonnait» et que, donc, je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire.

Mais si «morgonner» veut dire qu’un morgon atteint un tel niveau de plénitude, de subtilité, de détails, de franchise, s’il atteint cette espèce de «légèreté de l’être», en même temps que cette intensité de présence que j’ai trouvé dans cette cuvée, je sais désormais ce que ça signifie.

Encore que l’on raconte qu’un morgon qui «morgonne», ça veut dire que le vin commence à prendre, après quelques années, les arômes du granit ou du schiste qui compose essentiellement le sous-sol de Morgon.

Au naturel

Jean Foillard est une figure d’autorité dans le Beaujolais. Il y fait du vin depuis 1981 et a toujours privilégié l’expression du terroir, tout en travaillant de façon la plus naturelle possible. Il met peu ou pas de soufre dans ses vins. Celui-ci en contenait sûrement un peu.

Mais au premier nez, j’ai plutôt eu ces petits picotements que cause l’acidité volatile. «Tiens, un vin naturel», que je me suis dit, dubitatif, pas du tout convaincu de trouver mon compte avec cette bouteille.
Je l’ai passé en carafe et l’y ai laissé s’y reposer pendant une bonne heure avant de reverser le contenu dans la bouteille (c’est d’ailleurs ce que je vous conseille fortement de faire s’il vous vient l’envie d’en boire une bouteille).

Et je l’ai regoûté. Wow ! Quel fruit tendre, quelle soyeux de texture, et ces fines saveurs de fraises et ces arômes de violette qui venait parfumer le palais en final. Et l’émotion qui me gagnait !
Le vin ne «pinotait» pas. Mieux encore, il m’a fait voir une facette du gamay que je ne connaissais pas et que le terroir particulier du coteau de «Corcelette» a permis d’exprimer.

Je ne savais pas que le gamay pouvait monter si haut et, comme le disait mon oncle Gérard, une fois de plus, le soir, je me suis couché moins niaiseux.

Merci Jean Foillard.

  • √ Morgon Cuvée Corcelette 2012, Jean Foillard, 12%, France Prix 35,75 $ Code 12201643 ***1/2 ( 16/20)

Plaisir andalou: l’univers du xérès

- 29 mai 2014

Réglons tout de suite une première chose: est-ce qu’on dit sherry, xérès ou jerez? On peut dire les trois. La législation espagnole permet en effet que l’on utilise indifféremment l’anglais (sherry), le français (xérès) et l’espagnol (jerez) pour désigner ce réputé vin andalou.Lustau
Bon. Mais alors, pourquoi parler du xérès aujourd’hui? Parce que la SAQ s’apprête à mettre sur le marché trois nouveaux produits haut de gamme de la maison Lustau (prononcez Lousta-ou).
La chose n’est pas banale si on considère que le xérès, avec seulement  31 vins différents, est l’enfant pauvre de l’offre à la SAQ.
Je suis injuste: en fait, il n’y a pas qu’à la SAQ où l’offre de xérès est minimaliste. C’est le cas dans à peu près tous les marchés de vin de la planète.
C’est que, pour la plupart des consommateurs, ce vin remarquable, injustement méconnu, n’est bon que pour la cuisine; comme le madère et le marsala.
Sinon, au mieux, on le considère comme un produit d’un autre âge, alors que le goût des amateurs était plus en phase avec ce type de JerezCAvesvin qui relève plus de l’oxydation que de la matière fruitée.
Ce qui, en passant, n’est pas tout à fait vrai, mais j’y reviendrai.
Mais voilà que, depuis quelques années, le xérès connaît des jours meilleurs. Il est devenu trendy sur quelques-uns des marchés eux-mêmes les plus trendies du monde de la branchouille, comme celui des bars à tapas et à vins de Londres et de San Francisco, nous disait cette semaine M. Federico Sanchez-Pece Salmeron, ambassadeur de la marque Lustau, venu à Montréal faire goûter ces xérès qui seront bientôt chez-nous.
La popularité des sushis, que les xérès accompagnent particulièrement bien, n’est pas étrangère bien sûr à sa propre vague de popularité, laquelle frappe aussi le Japon.

Le fruit du Palomino

En re-goûtant, cette semaine, une série de manzanillas et de finos (la manzanilla est un fino produit à San Lucar de Barrameda, sur le bord de la mer, un des points du triangle qualitatif du jerez avec la ville de Jerez et de Puerto de Santa Maria), je me suis revu dans ce restaurant de Jerez, il y a quelques années, en état de grâce après avoir eu la grande révélations gustative que voici, en matière de fino.
Il faut savoir que les xérès se divisent en deux grandes catégories: ceux qui sont élevés sous la flor, ce voile de levures qui le protège de l’oxydation (sinon la ménage) et qui est du même type que celui qu’on trouve dans le Jura pour l’élaboration du vin jaune. Ce sont des finos et tous ces vins sont très secs.
Et ceux qui vieillissent sous oxydation, comme un tawny, si on peut dire. J’y reviendrai.
Donc, voilà qu’au restaurant, notre guide nous sert un vin de table fait avec du Palomino, le grand cépage des xérès (l’autre grand cépage étant le Pedro Ximenez, lequel sert surtout à produire des xérès sucrés).
Or, qu’est-ce qu’on découvre en dégustant ce vin ? On découvre qu’il sentait et goûtait… le fino.
Nous qu’y croyions que le bouquet du fino était dû uniquement à son élevage sous flor, nous découvrions tout-à-coup qu’il goûtait aussi le fruit, le fruit du Palomino. Wow! Depuis, je ne goûte plus les finos de la même façon. Mais bien sûr, il n’y a pas que du fino à Jerez. Il y a aussi l’amontillado, qui est une sorte de fino qui, à un moment donné de son évolution, a vu sa flor se flétrir, si on peut dire, et qui a commencé à s’oxyder (les meilleurs sont secs, comme les finos).
Ceux qui ne se sont pas développés sous la flor deviennent des olorosos (qui vont de secs à sucrés) et des creams. Il y a aussi le palo cortado qui est une sorte d‘oloroso qui a les caractéristiques d’un fino, mais qui a longuement vieilli.
Ça me fait penser que certains me demandaient, récemment, pourquoi on ne trouve pas au Québec le fameux East India Solera Sherry, un des xérès phares de la maison Lustau. C’est un vieil oloroso assemblé avec du Pedro Ximenez, puis vieilli trois ans en solera.
Il faut savoir que beaucoup de xérès sont refusés à la SAQ en raison du pourcentage élevé de carbonate d’éthyle qu’ils contiennent.
Le carbonate d’éthyle est considéré dangereux pour la santé mais, précisons-le tout de même, à très fortes doses et lorsqu’absorbé sur une longue période.
Tant qu’à ça, les motrins et les aspirines consommés à très fortes doses et sur une longue période sont aussi dommageables, tout comme l’alcool en général, mais c’est là un autre dossier.

Nouveautés

Quels seront donc ces trois nouveaux xérès qui arriveront chez nous en juillet, tous des Almacenistas qui sont, en somme, des cuvées particulières.

  • Almacenista Manzanilla Pasada de Sanlucar «Cuevas Jurado» (33,50 $ code 12340248)

    JerezRuelles

    Dans les rues de Jerez

  • Almacenista Fino del Puerto «Gonzales Obregon» (21,95 $ – 500 ml code 12340150)
  • Almacenista Palo Cortado de Jerez (35,75 $ – 500 ml code 12365761)

Pour tout amateur de xérès qui se respecte, ces trois vins sont des musts absolus. Je vous en reparlerai le moment venu.
Un nouvel arrivage de 85 caisses de Fino del Puerto Solera Reserva (20,60 $ code 11568347) est aussi prévu en juin.
En attendant, encore disponible à la SAQ, on se fait le palais avec le:

  • Manzanilla Papirusa Lustau (12,60 $ 375 ml code 11767565) :  on y retrouve, évidemment, ce nez si particulier apporté par l’élevage sous flor, mais avec aussi le fruit du Palomino; la bouche est fine et un peu saline, avec de délicates saveurs d’olives vertes; c’est un vin à la fois droit et enveloppant. Une merveille de fraîcheur. À servir froid, en apéro, sur des olives et des amandes, ou alors de fines tranches de jambon iberico. Comme tous les finos, il a été muté à 15 degrés.