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Chanson: pas une fausse note

- 21 mai 2013

ChansonBtles

D’accord, le jeu de mots est un peu facile. N’empêche que l’exercice, lui, était loin de l’être. Je veux dire que dans une dégustation, surtout une dégustation de quatorze vins comme celle tenue récemment à Montréal par Jean-Pierre Confuron, directeur technique de la maison Chanson, il y a des gagnants et des perdants.

ChansonConfuron

Jean-Pierre Confuron

Or, en ce qui me concerne en tout cas, les vins de Chanson ont fait un parcours sans faute. J’ai aimé tous les vins. Comme je le disais en titre, il n’y a pas eu l’ombre d’une fausse note.
Bien sûr, j’ai eu mes préférés, mais aucun ne m’a semblé terne, quelconque, inintéressant. Tous, au contraire, avaient leur personnalité. Tous exprimaient la singularité de leur appellation, de leur terroir.

Est-ce que le fait que tous ces vins, à l’exception du bourgogne pinot noir générique évidemment, aient été vinifiés en grappes entières y est pour quelque chose?
Sûrement; mais, comment dire, il y a surtout la patte, le talent du vigneron qui est en cause.

Le Domaine Confuron-Cotedidot, propriété familiale que Jean-Pierre Confuron exploite maintenant avec son frère Yves, du Domaine de Courcel à Pommard, produit depuis longtemps quelques-uns des plus grands vins de la Bourgogne.
Non seulement les enfants ont-il brillamment appris de leur père Jacky, mais, tous les deux oenologues, ils ont su pousser encore plus loin leur art, leur savoir-faire.

Or, depuis 1998, avant même que Chanson ne soit racheté par le champenois Bollinger, on était allé chercher le jeune Jean-Pierre Confuron, oenologue mais aussi technicien supérieur en viticulture, afin qu’il fasse une expertise foncière de la maison (dont la réputation, en passant, était déjà très bonne).

Satisfaite de son travail, Chanson lui donne le mandat de réaliser les propositions mises de l’avant dans son étude. Et depuis 2001, outre son travail au domaine familial Confuron-Cotedidot, c’est lui qui est responsable de la vinification des rouges et des blancs chez Chanson, en plus d’être en charge de la viticulture et de l’achat des raisins pour la partie négoce.
L’une des choses les plus fascinantes de cette dégustation est, quant à moi, de constater que, même si tous les vins aient été vinifiés avec les rafles, aucun n’a un goût végétal.
«La vendange en grappes entières, je ne connais que ça», disait-il, en précisant qu’il était le seul, avec son frère Yves au Domaine de Courcel (de même qu’au domaine familial, évidemment) et Mme Laloux Bise-Leroy à la faire sur tous les vins dans tous les millésimes.

ChansonTable

Une dégustation de quatorze vins de la maison Chanson.

Pour en arriver là, il faut bien sûr savoir vendanger à parfaite maturité. Jean-Pierre Confuron expliquait que la partie peut-être la plus importante de son travail, au moment des vendanges, c’est de se promener dans les vignes, de goûter les raisins, et de vendanger dès qu’une parcelle a atteint sa maturité optimale.

Autre point à souligner, la couleur des vins que fait Jean-Pierre Confuron. S’il est vrai que la couleur des bourgognes rouges est souvent légère, ce n’est pas le cas ici.
Mais cela vient aussi du fait que l’on pratique de longues macérations à basse température, comme le faisait déjà le père, et ce bien avant que des techniciens plus à la mode en prône plus tard la pratique.

Enfin, ce qui frappe dans ces vins également, c’est la fraicheur, la netteté, la pureté du fruit, la précision et la race. Quant à moi, tout est à acheter les yeux fermés.

Dégustation

Mais rien ne vaut la dégustation pour bien comprendre le propos.
Je vous donne ici, sans les commenter mais avec mes notes, la liste des vins de Chanson qui sont présentement disponibles à la SAQ. Hélas, les quantités sont petites.
Mais dans le cas du Bourgogne Pinot Noir Générique, s’il reste encore ici et là quelques bouteilles du millésime 2010, il faut savoir que quelques centaines de caisses du millésime 2011 suivront. Tout comme pour d’ailleurs le Givry.

Blancs

  • Viré-Clessé 2010 Prix 19,75 $ Code 11890811 Note **1/2
  • Pernand-Vergelesses Les Caradeux 1er Cru Prix 43,00 $ Code 11853527 Note ***1/2
  • Clos des Mouches Beaune 1er Cru 2010 Prix 89,00 $ Code 11846141 Note ****1/2
  • Chassagne Montrachet Les Chenevottes 1er Cru 2010 Prix 77,25 $ Code 11849763 Note ****
  • Corton Vergennes Grand Cru 2009 Prix 122,25 $ Code 11846124 Note ****

Rouges

  • Bourgogne Pinot Noir 2011 Prix 20,20 $ Code 11598394 Note ***
  • Givry 2011 Prix 22,90 $ Code 966176 Note ***
  • Pernand Vergelesses Les Vergelesses 1er Cru Prix 40,00 $ Code 11818537 ***1/2
  • Beaune Bastion 1er Cru 2009 Prix 41,75 $ Code 11094559 Note ***1/2
  • Beaune Champimonts 1er Cru 2009 Prix 56,00 $ Code 11957414 Note ****
  • Clos des Mouches Beaune 1er Cru Prix 68,25 $ Code 11849755 Note ****
  • Clos des Fèves Monopole Beaune 1er Cru 2009 Prix 73,25 $ Code 11846132 Note ****
  • Savigny Dominode 1er Cru 2010 Prix 38,75 $ Code 11873595 Note ****

 

Poderi Colla: la leçon de vin

- 14 mai 2013

PoderiColla

Je ne compte plus les fois où, dans mes chroniques dans le Journal de Montréal, j’ai étalé mes états d’âme en dénonçant ces vins lourds, patauds, mollassons, sucrailleux, aux pourtours plus ou moins flous, pleins comme des boudins mais sans colonne vertébrale, et qui bien souvent te brûle la bouche, en finale, avec un taux d’alcool ridicule.

Imaginez mon plaisir, alors, quand je tombe sur les vins d’une maison comme Poderi Colla, dans le Piémont, où on découvre tout le contraire: des vins frais, élancés, d’une parfaite netteté, d’un grand naturel, tout en étant parfaitement constitués en fruit.
Bien sûr, il m’est arrivé à quelques reprises dans mes chroniques de vanter les mérites des vins de cette maison; et encore tout récemment, d’ailleurs, en parlant du Dolcetto d’Alba 2011 Pian Balbo (19,55 $ code: 11863258) et du Nebbiolo d’Alba 2009 (24,25 $ Code: 10860346).

Mais, jusqu’à la semaine dernière, je n’avais jamais réalisé à quel point c’était l’ensemble des vins de cette maison qui étaient hautement qualitatifs. La semaine dernière, en effet, Tino Colla était de passage à Montréal, et il a fait goûter à la presse spécialisée un large éventail de ses vins, et ce sur plusieurs millésimes.

Tino Colla a fondé cette maison en 1994 avec sa nièce Federica (qui avait travaillé avec Slow Food), en réunissant les trois principaux vignobles que possédait la famille (Cascine Drago à Alba, Tenuta Roncaglie à Barbaresco, et Dardi le Rose à Bussia de Monforte).

Tino Colla

Tino Colla

«Avant, nos vins n’étaient pas à la mode», disait Tino Colla. «Maintenant, ils le deviennent. Mais pendant ces années où ils ne l’étaient pas, nous avons toujours refusé de changer de cap».
Et le cap, dans le cas des Colla, est parfaitement bien défini, même s’il n’est sûrement pas évident à tenir. On veut faire des vins «humains» plutôt que «techniques», et pour ce faire, on mise sur la spontanéité, laquelle, n’est possible qu’avec une grande proximité avec le vignoble et le chai.

Tous les vins goûtés donnaient l’impression qu’ils étaient le produit d’une vendange où c’est le fruit frais qui est le maître mot, bien loin de ces raisins cueillis en surmaturité. Entre le moment où un raisin doit être vendangé sur le fruit frais et un raisin trop mûr, c’est une question d’un jour, tout au plus deux quand il fait beau, m’expliquait Tino; et de trois ou quatre jours quand le temps ne l’est pas. Mais je vous invite à vérifier ces propos par vous-mêmes dans le verre, en vous référant à l’un des vins de Poderi Colla disponibles à la SAQ.

Outre le Dolcetto d’Alba 2011 Pian Balbo (19,55 $ code: 11863258) et du Nebbiolo d’Alba 2009 (24,25 $ Code: 10860346) déjà mentionnés plus haut et dont, en plus, les quantités ne sont pas énormes (mais d’autres millésimes leur succéderont), on trouve aussi présentement les vins suivants:
- Langhe 2007 Bricco del Drago (27,65 $ Code 927590 ), un assemblage de dolcetto et de nebbiolo (15%) ***.
- Barbaresco 2008 Roncaglie (43,50 $ Code 11100120), un vin à la forte personnalité, aux tanins granuleux (***1/2)
- Le Barolo 2004 Dardi Le Rose Bussia (52,75 $ Code 10816775), mûr, charmeur et fondu (****).

La visite des Primum Familiae Vini

- 7 mai 2013
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Dans l’ordre habituel, les membres des Primum Familiaie Vini réunis, la semaine dernière, à Montréal: Rupert Symington (Warre’s, Graham’s…), Miguel Torres, Étienne Hugel, Allessia Antinori, Julien de Beaumarchais de Rothschild (Mouton Rothschild), Laurent Drouhin (Joseph Drouhin), Priscilla Incisa della Rochetta (Sassicaia), Pablo-Manuel Alvarez (Vega Sicilia), Egon Müller (Egon Müller-Scharzhof), Hubert de Billy (Pol Roger), Thomas Perrin (Château de Beaucastel ).

Je ne me souviens pas exactement des mots qu’ils ont utilisés, mais l’idée était la suivante: les entreprises, ce sont nous. Nous sommes les vins que nous faisons. Les vins ont une âme parce qu’il y a des familles derrière.
Cette idée, elle a été reprise par à peu près tous les membres des Premium Familae Vini qui ont pris la parole, vendredi dernier au Toqué, alors que ceux-ci recevaient à diner la presse spécialisée et les agences qui les représentent à Montréal.
Le lendemain, un certain nombre d’amateurs d’ici, sous l’égide des Services Signature de la SAQ, ont eu le plaisir de les rencontrer à leur tour.
Je le rappelle, les Primum Familiae Vini sont un regroupement amical de quelques-unes des grandes familles du vin de la planète.

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M. Miguel A. Torres

Ces familles se réunissent à deux reprises, dans une année, une fois entre elles, chez l’une de celles qui composent l’association; et une autre fois publiquement, dans l’une des grandes villes du monde où le vin tient une place particulière.
L’an dernier, c’était à Londres. Cette année, c’était à Montréal ( c’était en fait la deuxième fois que les Primum Familiae Vini se réunissaient dans la métropole, la fois précédente ayant été en 1996).
Les vins que font ces maisons ont une âme, disaient-ils donc, parce qu’il y a une famille derrière. Et à ce propos, M. Miguel Torres s’est permis d’aller un peu plus loin en ajoutant que si cela était possible, c’était aussi parce que ces familles restaient maîtres de leurs destinées.
Certaines grandes familles du vin ont dû faire le choix, par le passé, disait-il, d’aller sur les marchés financiers publics, et elles y ont laissé malheureusement leur âme, sinon carrément leur peau (il a évoqué ici le nom des Mondavi).
Je me permets d’ajouter qu’il est clair qu’à partir du moment où une entreprise quelconque, viticole ou autres, devient une source de dividendes pour un groupe d’investisseurs, ce qui dès lors importe n’est plus tellement la qualité, bien qu’il arrive que celle-ci demeure un enjeu, mais plutôt les rendements.
Or en matière de vin, les rendements,  si je peux me permettre le clin d’oeil facile, c’est la plupart du temps l’ennemi du bon et du mieux.

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M. Pablo-Manuel Alvarez (Vega Sicilia)

Mais je m’égare. Je ne voulais pas m’étendre davantage sur les dégustations auquelles ont eu droit ceux qui ont côtoyé les membres des Primum Familiae Vinii, la semaine dernière, sinon pour dire qu’elles sont déjà à ranger parmi nos plus beaux souvenirs vineux de 2013.
Et si la grande majorité des vins qui furent servis étaient exceptionnels, je me permets, bien modestement, d’y aller de mon palmarès personnel.
En blanc, le Château de Beaucastel 2011, Roussanne Vieilles Vignes, Châteauneuf-du-Pape riche, récolté en légère surmaturité, alliage de richesse, de puissance et de finesse.
Le Riesling Jubilee 2007 Hugel, ample et profond, criant de minéralité.
Le Riesling Auslese Scharzhofberger Goldkapsel 2010, Mosel, Egon Müller-Scarzhof d’une sidérante légèreté, où le sucre se tient en un parfait équilibre avec une matière délicate et riche.
En rouge,  le Sassicaia 2007 qui m’a semblé rien de moins que de frôler la perfection, les deux Vega Sicilia Unico (2004 et  1994), des vins absolument uniques, comme le suggère leur nom, et Château Mouton Rothschild 1999, d’un grand classicisme.

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M. Hubert de Billy (Pol Roger) s’adressant aux invités.

 

Les 40 ans de Joseph Phelps Vineyards

- 30 avril 2013

Insigna1Je goûtais l’Insignia 1976 et je pensais au Jugement de Paris qui s’est tenu précisément cette année-là. Vous savez, cet événement qui a révélé la Californie au monde entier alors que quelques-uns de ses vins avaient battu, à l’aveugle, grands bordeaux rouges et grands bourgognes blancs.
Évidemment, l’Insignia, le grand vin de Joseph Phelps, ce «bordeaux blend» porte-étendard de la maison, ne pouvait pas y être puisqu’il était encore, comment dire, en pleine gestation quand s’est tenu l’événement.
Par contre, je ne pouvais faire autrement que de le comparer mentalement avec ce que serait, aujourd’hui, dans une compétition semblable, un grand bordeaux de la même année, ou même un 1975 qui fut un plus grand millésime que 1976 à Bordeaux.
Loin d’être sûr, me disais-je, que le bordeaux eut affiché autant de tenue et de jeunesse que le Californien. On ne peut évidemment juger de rien, mais ma petite expérience personnelle avec les bordeaux, même les grands, m’a enseigné qu’après une vingtaine d’années, disons trente dans le meilleur des cas, ils sont loin d’avoir tous la forme qu’avait Insignia 1976.
Surtout que, mettons un peu les choses en perspective, en 1976, ce n’était là que le deuxième Insignia que faisait la toute jeune winery qu’était alors Joseph Phelps Vineyards, créée trois ans auparavant. Encore plus, tous les raisins qui avaient servi à son élaboration avaient été achetés des vignobles voisins.
Ce qui, quant à moi, rend la «performance» du 1976 encore plus remarquable.

Insigna2Quarante ans

Mais pourquoi parler d’Insignia 1976 ? C’est que pour marquer les quarante années d’existence de Joseph Phelps Vineyards, Mike McEvoy, son vice-président et directeur des ventes et du marketing, est venu à Montréal, récemment, faire goûter à la presse spécialisée neuf millésimes de ce grand vin; car c’en est un, comme cette dégustation en a fait indéniablement la preuve. Et il fut noble, d’ailleurs, dès sa naissance.

Après ce 1976, donc, suivit le 1985, fondu, légèrement plus ferme que le 1976, avec encore ici cette droiture et cette élégance, cette jeunesse aussi, mais avec un peut-être un rien de végétal qui s’est développé à l’aération.

Malheureusement, le 1994 qui suivait, «le plus grand Insignia que j’ai goûté de ma vie», me chuchotait Charles Goyer de la Céleste Levure qui représente ici Joseph Phelps Vineyards, le 1994, disais-je, était légèrement bouchonné.
J’avoue d’ailleurs ne pas l’avoir perçu tout de suite, admirant plutôt l’amplitude et la profondeur du vin mais, hélas, en se réchauffant un peu, le bouchon est vite apparu.

Insignia 1999 qui suivait était, comment dire, d’un grand classicisme, d’une grande élégance. S’il y avait un profil idéal à donner à l’Insignia, ce serait probablement quelque chose qui ressemble à ce vin, disait Mike McEvoy. Mais peut-être plus encore le 2007, ajoutait-il, qui n’était malheureusement pas en dégustation (il en reste cependant quelques bouteilles dans le réseau de la SAQ : 219,25 $ Code 105125445). Robe d’un noir profond (mais toutes les robes étaient somptueuses), un peu moka au nez, dense, trame serrée, grand style et grande classe.

Le 2001, encore un jeune bébé, avec un côté chocolaté et café, lui ressemblait, en termes de texture et de grain, mais avec des tannins un peu plus astringents et une finale un peu chargée en alcool, m’a-t-il semblé.

Le 2002 avait un nez très ouvert. Il était vineux et épicé, presque comme un grenache, ai-je noté. Exubérant, un grain magnifique, mais avec cet amalgame de puissance et de finesse qui est l’apanage des grands vins.

Le 2005 était peut-être, à mon sens, le plus spectaculaire de la dégustation; plus profond que le 2002 et plus charmeur aussi, tout en étant plus sérieux en même temps, plus riche, plus texturé encore, si la chose fut possible.

Suivait le 2009, disponible à la SAQ (222,25 $, code: 11898826). La couleur est d’un noir impénétrable. Le vin est si coloré, en fait, qu’il en tache même le verre. Il est encore marqué par son élevage, évidemment, mais il affiche ce port de tête noble qui fait partie de la signature Insignia, avec en plus m’a-t-il semblé, un côté sweet fruit plus marqué que dans les millésimes précédents.

Enfin, le 2010, tout aussi coloré que le 2009, un peu plus vineux également, était tout sur le fruit, un fruit frais et plein d’éclat, avec un grain très fin.
Grands vins. Grande dégustation. Grande maison.

 

N.B. À noter qu’on trouve encore dans le réseau quelques bouteilles d’Insignia 2008 (193 $ Code 11907425 ou alors en magnum 455$ Code 11907425; et d’Insignia 2006 en magnum également : 455 $ Code 11907441.

SAQ, LCBO et «Vins généreux»

- 22 avril 2013

Je me trompe ou Québec n’a toujours pas modifié la loi interdisant le commerce du vin entre provinces?
Il me semblait avoir compris que ce n’était qu’une question de temps, le gouvernement Marois ayant déjà déposé un amendement en ce sens dans un projet de loi omnibus qui devrait être adopté sous peu… si ce n’est déjà fait.
Et ceci dans la foulée de cette décision du gouvernement fédéral d’abolir cette loi qui interdisait à quiconque d’acheter du vin dans une province autre que la sienne et de le boire chez lui.
Peu importe, cette loi n’avait, de toute façon, jamais empêché plusieurs amateurs d’ici d’aller acheter leurs vins en Ontario. D’autant que, jusqu’à preuve du contraire en tout cas, il n’y a toujours pas de frontières entre le Québec et l’Ontario.
Si je dis ça, c’est qu’à la suite de ma chronique de la semaine dernière, dans le Journal de Montréal, j’ai reçu une lettre d’un lecteur qui invite justement les Québécois à jeter un oeil du côté du LCBO, le pendant ontarien de la SAQ, quand vient le temps de faire leurs emplettes de vin.
Je déplorais dans cette chronique qu’avec cette décision de la SAQ de diminuer l’offre des vins à moins de 15$, loin de démocratiser le vin en permettant au plus grand nombre de trouver des bons vins à pas cher, notre monopole, au contraire, faisait  tranquillement du vin une affaire d’élite.
Voici, donc, ce que m’écrit un lecteur:

Bonjour à vous !
Merci pour vos chroniques qui sont toutes très intéressantes.
Je lisais votre chronique d’aujourd’hui, ce soir, et oui, quelle déception de la SAQ que de rendre le vin un produit de luxe exclusif à une certaine classe de gens.
Pour ma part , j’ai goûté à des vins de 12 $ à 115 $ et plus la bouteille. On peut considérer le vin à la SAQ plus que dispendieux et que maintenant le vin vendu à cet endroit ne fait que remplir les coffres de nos gouvernements !!!!! ( une vraie vache à lait ….. ) .
Quelle belle découverte que la LCBO à Hawkesbury, située pas très loin de la couronne nord de MTL ( très facile d’accès par l’autoroute 50 ).
J’ai effectué de très belles découvertes à cet endroit, une très belle sélection de vins de la région de la Californie et j’en passe. Des vins disponibles et qui sont excellents à moins de 15 $. Sur une facture de 250 $, j’ai réalisé une économie d’environ 30 % sur les mêmes vins que nous retrouvons à la SAQ.
De plus une excellente sélection de bière importée, russe, ontarienne, WOW. La SAQ peut aller faire ses devoirs. De plus dans la même ville, vous allez retrouvez le beer store, et le personnel est très gentil.
Effectuez une chronique, sur la succursale de cette LCBO. De plus le personnel est très courtois; ils pourront disposer vos caisses de vins dans votre véhicule, le tout avec le sourire. Ne pas oublier d’apporter votre carte air miles, elle est acceptée à la LCBO; pas de danger de voir ça à la SAQ.
Merci et au plaisir. Et oui, j’oubliais, la route  est magnifique en Ontario et l’essence coûte toujours de 10 à 12 sous de moins !! Un magnifique parc bordé par la rivière des Outaouais, de quoi déboucher une bonne bouteille de rouge .

Bonne visite en Ontario
Merci et au plaisir

M. Roy

Vins généreux

Encore cette année, avec sa campagne des «vins généreux», la SAQ vient en aide aux Banques alimentaires du Québec pour contrer la faim. Ainsi, du 26 au 28 avril, pour chaque bouteille de vin blanc vendu, la SAQ versera 1 $ au BAQ.
Le réseau des Banques alimentaires du Québec représente 18 Moissons (banques alimentaires),  nous rappelle un communiqué de la SAQ, banques qui elles-mêmes approvisionnent 1064 organismes communautaires dans la province. Ces organismes répondent à plus de 1,8 million de demandes d’aide alimentaire d’urgence par mois.
Depuis 2011, précise-t-on, ce programme de dépannage a connu une hausse des demandes de 17%.
Donc, 1$ par bouteille de blanc sera remis à ces banques alimentaires. De plus, les agences représentant six blancs spécialement sélectionnés remettront entre 1$ et 1,50$ additionnel.
Ces blancs sont les suivants :  Chardonnay Maison Nicolas (11,65 $), Bottero Di Cello Bianco (10,50$), Rieflé Bonheur Convivial (17,30 $), Cupcake Chardonnay (15,95$), Liebfraumilch Hanns Christof (12,25$) et Vinho Verde Aveleda (11,50$).
Si je peux me permettre, le Chardonnay Maison Nicolas est, quant à moi, particulièrement une bonne affaire.