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(VIDEO) Les meilleurs vins rosés de l’été

- 12 mai 2013

 

Les blogueurs de Méchants Raisins dévoilent leurs coups de coeur des vins rosés 2012-

Voilà, on peut se le dire: l’été est arrivé et les vins rosés aussi. Nous avons, Claude, Patrick et moi, goûté pour vous les rosés courants 2012 disponibles dans toutes les succursales de la SAQ cet été et ça donne ceci.

Allez lire l’article complet ici sur le site du Journal. Et revenez ici pour regardez la vidéo.

D’ici là, bon rosé, bon été et n’oubliez pas de nous donnez VOS commentaires !

 

 

« Les notes, kossa donne ? »

- 24 novembre 2012

Je vous avertis: le billet qui suit pourrait donner l’impression que je suis blasé par mon travail (à temps très partiel) de chroniqueur vins. Or, il n’en est rien.

Il s’agit plutôt d’une simple réflexion que je partage avec vous, après avoir lu tous ces textes de mes collègues d’ici et d’ailleurs sur la notation des vins que nous critiquons du haut de nos différentes tribunes. Jacques Benoit en a parlé ici. Puis mon ami Raisin Patrick Désy ici . J’imagine que d’autres encore ont ajouté leur grain de sel au débat. À l’origine de toute cette affaire, il semble y avoir une volonté d’uniformiser les systèmes de notation parmi la confrérie des chroniqueurs vins (je sais que la SAQ aime BEAUCOUP les notes qui, paraît-il, seraient appréciées des clients de ses succursales).

J’ai commencé par réagir à cette petite tempête dans un verre de vin, un peu plus tôt cette semaine, en commentant sur Facebook. J’écrivais ceci à Patrick Désy:

Moi, j’ai changé de «système de notation» quatre ou cinq fois. Chaque fois parce que je me sentais obligé d’en avoir un pour faire comme les autres. J’ai utilisé les 5 étoiles pour faire comme Phaneuf, les 1/2 étoiles pour faire comme je-ne-sais-plus-qui, les étoiles (avec demies) côte-à-côte avec les dollar$ pour faire comme Jacques Benoît, Aubry et cie. J’ai essayé un système visuel avec des bouteilles et même avec des raisins qui sautaient de joie ou faisaient la baboune… Bref, aujourd’hui, même si j’écris beaucoup moins sur les vins, je suis d’avis qu’il n’y a que les mots pour exprimer clairement l’émotion ressentie par le vin.

Je bois du vin avec plaisir depuis près de 25 ans et j’en déguste professionnellement depuis 18 ans maintenant. Je vais vous l’avouer bien candidement: jamais, je ne me suis senti tout à fait honnête en donnant une note à un vin. Comme je le disais plus haut, j’ai essayé à peu près tous les systèmes pour tenter de me débarrasser de ce sentiment de culpabilité, cette étrange impression de jouer à un jeu dont les règles ne sont pas claires. Le système que j’ai le plus aimé, c’est celui des «humeurs » de raisins. J’avais demandé à mon fils, habile dessinateur, de me gribouiller des « Méchants Raisins » avec six expressions très distinctes: un raisin fâché, un raisin qui fait la baboune (NDLR pour les amis français: faire la baboune, c’est faire la moue…), un raisin indifférent, un raisin souriant, un raisin très souriant avec le pouce en l’air et un raisin sautant de joie les bras en l’air… En fait, j’adore encore ce système que j’utilise encore parfois, mais que j’oublie aussi parfois, par pure paresse…

Pour ceux qui ne les ont jamais vus, mes raisins, les voici.:

D’abord, le croquis original de mon Picasso.

 

Le raisin dégoûté

Le raisin pas content

Le raisin indifférent

Le raisin un peu content

Le raisin content

Le raisin fou de joie

 

 

 

 

 

 

 

J’aime ce système, parce qu’il vise à exprimer une émotion. Le vin, à mon avis, sert surtout à susciter des émotions. Un grand vin peut nous émouvoir, mais un petit vin vraiment sympathique, qui se marie à merveille avec le plat qui l’accompagne peut nous réjouir presque de la même manière. C’est pour ça que je n’ai jamais noté dans l’absolu. En tout respect pour mes collègues, je trouve que noter dans l’absolu n’aide en rien les lecteurs qu’on cherche à guider. Car un vin de 88 points peut être très bon dans un contexte et nul dans un autre. C’est d’ailleurs le problème avec TOUS les systèmes de notation. On cherche à codifer la qualité des vins dégustés comme si on évaluait leur teneur en sucres résiduels ou leur taux d’acidité. Le sucre et l’acidité, ce sont des faits, tout comme l’alcool, le pH, etc. On peut les quantifier avec précision, scientifiquement. Mais la QUALITÉ d’un vin, son potentiel de création de bonheur, ça, ça se noterait sur 10, 20 ou 100 ? Pffff…

Certains diront: « Oui, mais tes raisins, tu en a six: on peut donc conclure que tu notes sur 5, de 0 à 5. Tu te trouves aussi à quantifier. » C’est vrai. Mais au moins, les expressions se rapprochent plus des mots que les chiffres. Et puis, noter sur 20, quand un vin nul se mérite 10, on explique ça comment ? Ça revient aussi à noter sur 10, non ? Et noter sur 100, quand un vin nul se mérite 75, ça revient à noter sur 25… Etc, etc, etc.

Il n’y a pas de système parfait. Il n’y en aura jamais. Mais cessons de nous faire croire toutes sortes d’histoires: « at the end of the day », comme disent nos amis anglos, ce que nos lecteurs veulent savoir, c’est si le vin est bon, s’il vaut la peine d’être acheté. Ensuite, ils se feront bien leur propre opinion. Que ce conseil prenne la forme d’un 92 points,  d’un 17 sur 20, d’un quatre étoiles, d’un raisin avec le pouce en l’air ou d’un simple: «achetez-en, c’est bon», au fond, on s’en fout.

 

 

Vingt vins à moins de 20 $: quelle est VOTRE liste ?

- 13 octobre 2012

Oui, je sais, je suis beaucoup moins présent sur le blogue. Vous êtes nombreux à me le rappeler…

C’est que voyez-vous, depuis un an, environ, je fais de mon mieux pour mener une autre (grosse) barque, celle des sites Internet du Journal de Montréal et du Journal de Québec.

On essaie d’y présenter l’info de façon originale, comme ce reportage de mon collègue «méchamment raisin» Claude Langlois, qui nous suggère une liste de 20 vins disponibles en tout temps à la SAQ sous la barre des 20$.

Allez y jeter un coup d’oeil et revenez ici pour nous dire ce que vous en pensez et partager avec nous VOTRE liste de vos meilleurs meilleurs vins à moins de 20$.

Un outil interactif pour découvrir la liste des 20 vins à moins de 20 $ de Claude.

Un « Pé-tru » presque parfait…

- 12 juin 2012
François Lambert

François Lambert montrant sa bouteille de Pétrus 1996, lors de l'émission Un Souper presque parfait.

Parfois, il faut bien assumer le nom de ce blogue. Soyons donc un peu méchant.

Vous connaissez l’émission Un Souper presque parfait  ? Le concept est simple: on réunit cinq personnes qui ne se connaissent pas et qui aiment cuisiner. Chacun reçoit à tour de rôle les autres à souper. Puis les convives attribuent une note sur 10 à celui qui les a reçus.

Une télé-réalité comme on en trouve des dizaines à Food Channel, mais à la sauce québécoise.

Hier, il y avait une reprise d’un épisode lors duquel le millionnaire François Lambert reçoit les quatre autres participants de l’émission. Hommes d’affaires ayant fait fortune dans les centres d’appels téléphoniques, il aime acheter des vins, des « bien cotés », pour garnir sa cave. Devant la caméra, il dit – et je le cite –: « C’est toutes des bordeaux qui sont cotés au moins 90, 92… En moyenne, environ 95 sur 100 ». Puis, il sort fièrement de sa cave un Pétrus 1996 en prononçant « Pé-tru », ce qui en a fait sourire plusieurs puisque le célèbre vin rouge de Pomerol se prononce « Pé-trusse ». Vous pouvez voir l’extrait en question dans cette capsule, sur le site de la chaîne V. Allez directement à 4:10.

Cela dit, qu’il se trompe sur la prononciation d’un des plus grands vins du monde, passe encore (j’ai moi-même déjà eu l’air fou en prononçant Chorey-les-Beaunes…).D’ailleurs, il existe sur le site Vinophilos un petit guide (incomplet, malheureusement) qui explique comment bien prononcer les noms de lieux reliés au vin.

Non, ce qui m’irrite dans son attitude, c’est la référence aux « vins cotés 90, 92, en moyenne 95 ». D’abord 90 et 92, ça donne une moyenne de 91, pas 95 ! Ensuite, ce genre de commentaires perpétue l’idée complètement saugrenue que les notes sur 100 sont un repère valable pour juger un vin. Surtout quand ces notes sont attribuées alors que le vin est encore en cours d’élaboration, comme c’est le cas la plupart du temps pour les vins de Bordeaux. C’est totalement absurde. Je ne recommencerai pas mon laïus à ce sujet. Vous pouvez lire tout ce que je pense des notes sur 100, notamment sur les vins en primeur (d’où proviennent la plupart des notes sur 100) ici, dans un billet écrit l’an dernier.

D’ailleurs, on me dit que le même bonhomme, François Lambert, sévit aussi dans l’émission Dans l’oeil du dragon, où cinq millionnaires doivent choisir des entreprises dans lesquelles investir. Décidément, en voilà un qui aime se retrouver devant la caméra. Ceci explique peut-être cela…

 

L’univers des Lungarotti à Torgiano, vu par Paul Simier

- 2 juin 2012

Capture d’écran 2012-06-02 à 14

Paul Simier parcourt la planète depuis des années à titre de journaliste et chroniqueur spécialisé en tourisme pour Le Journal de Montréal.

Mais Paul est aussi un épicurien, un fin connaisseur des délices de monde et un grand amateur de vin, d’alcools fins et particulièrement de… rhum agricole.

Aujourd’hui, dans les pages du cahier Weekend du JdeM, il signe un article à propos de la bourgade italienne de Torgiano, en Ombrie, où transpire partout la marque de la famille Lungarotti, dont les vins sont des habitués des tablettes de la SAQ.

Allez lire cet article, en attendant que je convainque Paul de venir plus souvent sur le blogue des Méchants Raisins partager avec vous sa passion pour les grands rhums agricoles des Antilles.

À suivre… ;)