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Alerte raisin! – Argyros Assyrtiko Santorin 2011

- 22 mai 2013

ArgyrosL’île de Santorin est un endroit qui se rapproche du paradis sur terre. À l’extrême beauté des lieux s’ajoute une production de vins blancs secs proprement stupéfiante. Issue d’assyrtiko, cette cuvée évoque des parfums précis et soutenus de citron frais, d’iode et de fleur blanche. Attaque puissante, matière dense et acidité marquée se chargeant de resserrer le tout. Allonge fine qui perdure un bon moment sur des notes de menthe et de coquillage. Du sérieux et un succès assuré avec les calmars frits.

vinArgyros Assyrtiko Santorin 2011 (22,95$ – Code SAQ: 11901091)

16/20

 

 

 

(VIDEO) Suggestions vins du week-end

- 17 mai 2013

PFV 2013 Montréal – Dégustation de rêve!

- 16 mai 2013

Un moment proprement magique!

 

À eux seuls, ces mots résument cette exquise dégustation Primum Familiae Vini (PFV) à laquelle la presse spécialisée a eu le privilège de prendre part. C’est d’ailleurs ce genre d’événement qui me fait réaliser à quel point je suis chanceux de pouvoir faire ce métier.

 

Au début des années 2000, sur le défunt forum de discussions Crus et Saveurs, un certain Claude se présentant sous le pseudonyme de Zinfandel a été le premier a proposé une dégustation thématique dite « Dreamer ». Le concept était simple : chaque participant devait proposer une bouteille de sa cave qui, au simple regard, faisait trembler. Autrement dit, une bouteille de rêve de sa cave qu’on allait partager avec les copains.

 

Or, ajoutez la présence et la proximité des producteurs ainsi qu’un menu spécialement préparé par Normand Laprise du Toqué!, vous comprenez que c’était, pour la plupart des journalistes/chroniqueurs présents, une sorte de « Dreamer de presse ».

 

Je vous réfère au billet de Claude pour les tenants et les aboutissants entourant PFV. Je vais plutôt me concentrer sur les vins. Ceux-ci ont été dégustés à bouteille découverte et en deux temps : une première série à caractère plus technique mettant en vedette des vins de jeunesse et, une seconde série misait sur des vins plus âgés et des accords gastronomiques.

 

Avant de me lancer dans la description des vins, permettez-moi d’évoquer le moment qui résume le mieux l’esprit de cette grande dégustation. Julien de Beaumarchais de Rothschild a conclu son discours d’inauguration en soulignant une des valeurs défendues par le groupe : « Et souvenez-vous, la modération a bien meilleur goût! ». Débarque alors au micro Hubert de Billy de la maison familiale Pol Roger en Champagne. Grand gaillard, chic et la voix rieuse, il s’est permis de remettre les choses en perspective : « Disons que je ne suis pas trop en faveur de la modération… On est surtout ici pour avoir du plaisir! ».

 

 

DÉGUSTATION

 

Pol Roger Champagne Brut 2002 (94$ – code SAQ 11856103)

On commence fort! Un assemblage de pinot noir (60%) et de chardonnay (40%) aux parfums éclatants de fruits blancs et d’églantine s’affinant sur un registre d’épices douces et de marmelade. Une matière de densité moyenne et tendue qui gagne en volume et montre une vivacité sentie donnant une impression tannique. Finale longue et élégante sur un fruit aux accents exotiques. Superbe!

17,5-18/20

 

Drouhin Chablis Grand Cru Bougros 2010 (79,25$ – code SAQ 10998610)

Grand, avec le physique d’un sauteur à la perche, Laurent Drouhin a choisi de mettre Chablis en lumière. Non sans raison. Son Bourgos 2010 montre avec brio la race qui peut émaner de ce cru réputé pour donner vins plus virils. Charnu et croquant tout en montrant de la stature, il s’exprime avec gourmandise et finesse. Finale saline donnant l’impression d’extraits secs. Prometteur.

17,5-18/20

 

Château de Beaucastel Roussanne Vieilles Vignes Châteauneuf-du-Pape 2011

J’ai eu le bonheur d’être assis avec Thomas Perrin. C’est donc non sans émotion que je parle ici de ses vins. Qu’à cela ne tienne, la vérité est dans le verre! Des vignes de 90 ans d’âge. Un blanc aux proportions hors normes. Une harmonie parfaite entre l’opulence du fruit, sa précision et son volume aérien. On dit avoir du poids sans être lourd. Fruits exotiques, mirabelle, craie, marmelade, lavande. Tension magnifique, expansif avec une acidité fine et une finale légèrement tannique sur des notes rémanentes de poire. Il n’est pas sans rappeler un Montrachet de la DRC. Grand vin, tout simplement et… de l’émotion.

18,5-19/20

Thomas Perrin et Roussanne VV 2011

Hugel Riesling Jubilee Alsace 2007

Il était audacieux de le placer après autant de vin. Or, cette cuvée phare de la famille Hugel s’en est pourtant fort bien sorti! Élaboré à partir de raisins provenant du grand cru Schoenenbourg, il donne un riesling bien sec, plutôt dense sans paraître compact. Parfums doux et raffinés de miel, de fruits jaunes frais, d’iode et d’hydrocarbure. Finale grasse et fraîche. Belle évolution à prévoir.

17-17,5/20

 

Marchesi Antinori Solaia Toscane 2009 (246$ – code SAQ 11973211)

On passe aux rouges. Alessia Antinori présente son vin. Belle, plutôt grande, l’air espiègle et les yeux pétillants, c’est la plus jeune des trois filles du marquis Piero Antinori. Dominé par le cabernet-sauvignon, complété par le sangiovese avec une touche de cabernet-franc,  c’est un vin fin au nez de cerise noire, de torréfaction, de fleurs sauvages et de vanille fraîche. D’abord soyeux et serré, il devient suave et monte en puissance. Une finale léchée aux accents modernes.

17,5-18/20

 

Tenuta San Guido Sassicaia Bolgheri 2009 (169$ – code SAQ 743393)

La différence avec le Solaia est marquée. Un vin moins « propre » au profil animal et vigoureux. Au nez, l’impression de terroir se fait sentir avec des notes de terre et de fumée. Puissance et richesse magnifiquement contenues. Ensemble suave, précis et énergique. L’ensemble est particulièrement accessible tout en ayant une profondeur indéniable. Pas pour rien qu’il a été le cru fondateur des supers-toscans, Sassicaia montre avec son identité forte qu’il est encore aujourd’hui l’exemple à suivre. Un autre grand vin!

18-19/20

Sassicaia 2009

Torres Mas La Plana Penèdes 2007 (50,50$ – code SAQ 10796410)

Miguel Torres, est un grand monsieur. Initiateur du concept PVF, ses vins sont des modèles de qualité qui continuent d’être vendus à des prix permettant à tout amateur de les goûter. Son Mas La Plana est loin d’avoir eu l’air fou. Bien au contraire! Des parfums précis et aguicheurs de truffe, de prune tournant autour d’un boisé bien intégré. Il n’a peut-être pas la profondeur ou l’amplitude des autres grands vins, mais il affiche une  précision aromatique indéniable tout aussi enviable. Chapeau Monsieur Torres!

17-17,5/20

 

Château Clerc Milon Grand Cru Classé Pauillac 2003

Très classique avec un nez ne pouvant nier la chaleur du millésime L’attaque en bouche montre un bel éclat. Un corps soyeux et une acidité fine pour un ensemble déjà fondu culminant vers une finale d’ampleur moyenne sur des tonalités secondaires de cigare. Seule ombre au tableau : des tanins légèrement asséchants qui laissent penser à un avenir plus limité.

16,5/20

 

Vega Sicilia Unico Ribera del Duero 2004

Une grande première pour cette cuvée habituellement relâchée après un élevage de dix ans suivant le millésime. Un assemblage de tempranillo, cabernet-sauvignon et merlot donnant un vin mystérieux et enjôleur. On perçoit au nez des notes volatiles qui magnifient les parfums de cigare, de prune, d’épices orientales et de sauce hoisin. La bouche est une combinaison merveilleuse de puissance et de soyeux. Finale compacte et énergique qui semble vouloir transcender l’ensemble. Grand vin en devenir.

18-19/20

Primeur! Vega Sicilia 2004

Weingut Egon Müller-Scharzhof Scharzhofberger Auslese Goldkapsel Mosel 2010

Un nectar issu de trois hectares de vignes non greffées et plantées vers 1905. Nez splendide de pureté, de finesse et de précision. Notes de miel, de caramel au sel, d’abricot frais et de poivre blanc. En bouche, c’est le choc! Une matière époustouflante s’articulant autour d’un équilibre singulier entre sucre et acidité. Finale saline et kilométrique. La quadrature du cercle enfin expliquée. J’ai rarement rencontré autant de plénitude dans un aussi jeune vin. La perfection à portée de raisin. Je vous souhaite de pouvoir y goûter une fois dans votre vie.

19-20/20

 

Symington Graham’s Vintage Porto 2003

Difficile de passer après un aussi grand tour de force. Floral, notes de café frais, prune et beaucoup d’épices à l’aération. Bouche grasse et caressante, des tanins jeunes et fougueux laissant place à une longue et puissante finale fruitée aux accents de havane. Grand avenir bien qu’il soit déjà délicieux.

17,5-18,5/20

Egon Müller

 

Je vous reviens d’ici peu avec le compte-rendu du lunch de presse qui a suivi. Mémorable, tout simplement!

François Chartier, le « Flying sommelier »

- 11 mai 2013

Le Québec est une étonnante pépinière à fabriquer des sommeliers de haut niveau! On l’a vu récemment avec la formidable aventure de Véronique Rivest, 2e au prestigieux concours du Meilleur sommelier du monde. On pense aussi à Élyse Lambert, Ghislain Caron, Alain Bélanger et j’en passe, qui se sont tous illustrés au sein de concours internationaux de renom.

 

D’entre tous, c’est probablement François Chartier qui a le mieux réussi à exploiter son image après avoir remporté le Grand Prix Sopexa du meilleur sommelier international en vins et spiritueux de France. Son guide Chartier a longtemps été un concurrent sérieux à celui de Michel Phaneuf. Son tour de force reste cependant d’avoir initié l’approche « moléculaire » en sommellerie. Son livre, Papilles et Molécules a d’ailleurs connu un succès mondial impressionnant.

Sans remettre en question le sérieux derrière la démarche du sommelier, je dois avouer que son approche dite « scientifique » m’a toujours fait sourire. J’y reviendrai d’ailleurs peut-être un jour.

 

Chroniqueur depuis plus d’une dizaine d’années La Presse, François Chartier annonçait en début de semaine qu’il quittait le journal pour de nouveaux défis. Il ne fallut pas attendre bien longtemps pour en connaître l’identité : le sommelier se lancera dans « l’élaboration » de vins.

Jusque-là, tout va bien. Ce n’est pas le premier ni le dernier sommelier qui se lancera dans une telle aventure. Où ça m’a donné un petit coup, c’est lorsque j’ai lu l’invitation média. Je vous laisse voir par vous-même :

Invitation média

 

Je me permets de reprendre deux passages :

Une première mondiale dans l’histoire du vin!

… un projet unique et révolutionnaire : la création d’une nouvelle gamme de VINS élaborés par Chartier, conçue « par et pour » les plaisirs de la table !

 

Au-delà du léger manque d’humilité entourant la présentation du projet qui peut expliquer pourquoi François Chartier peut parfois exaspérer, c’est tout le concept derrière le projet qui m’agace. Je n’ai pas encore les détails, la présentation média étant prévue à la fin du mois, mais j’ai du mal à accepter qu’on puisse vouloir généraliser, pour ne pas dire banaliser de manière aussi outrancière le vin. Venant d’un sommelier de la trempe de Chartier, je trouve ça encore plus révoltant!

 

Pour reprendre certains commentaires de camarades de dégustation, un coup parti, pourquoi ne pas lancer une cuvée Steak aux poivres ou Saumon à l’aneth ? Bien quoi?! Le Sushi wine, ça existe déjà…

Il faut comprendre que le projet a soigneusement été ficelé par l’agence Sid Lee. C’est d’ailleurs Justin Kingsley, celui derrière l’image de marque de Georges St-Pierre, qui a été chargé du projet. Autrement dit, on veut faire de François Chartier une sorte de Michel Rolland, le célèbre oenologue qu’on surnomme aussi le « Flying Winemaker ». Au final, on peut aussi se demander à quel point Chartier est à l’aise avec toute cette affaire. Peut-être n’a-t-il pas des prétentions révolutionnaires aussi élevées qu’on le laisse croire. On a saura possiblement plus lors du point de presse à venir…

 

D’ici là, je vous laisse sur un point qui m’a fait de nouveau sourciller.

 

Un lecteur m’a subtilement fait remarquer la « collaboration aveugle » entre Chartier et Pascal Chatonnet, œnologue et propriétaire du Château Haut-Chaigneau à Bordeaux chez qui le sommelier ira « élaborer » ses vins. Dans un papier récent pour le moins élogieux, Chartier y allait du commentaire suivant à l’égard du 2009 disponible à la SAQ :

Terroir et savoir-faire au service du millésime, et de notre plaisir! À l’aveugle – comme je déguste tout à l’aveugle -, j’étais en saint-émilion grand cru, mais je ne vous dis pas chez quel château… Vous avez compris que c’est un grand millésime pour ce château!

 

Je vous laisse juger…

 

 

« Ornellaia a trouvé sa voie! »

- 8 mai 2013

« Ornellaia a trouvé sa voie! »

Alex HeinzCes paroles, ce sont celles de l’œnologue Axel Heinz. Il s’occupe depuis 2005 de la vinification des vins de Tenuta dell’Ornellaia. Lors de son récent passage à Montréal, il nous a présenté le dernier-né : Ornellaia 2010 Cuvée 25e anniversaire. Pour bien l’apprécier, on a pris soin de l’inclure dans une superbe verticale remontant au millésime 2001.

 

Ouverture de rideau

Pour se faire les dents, deux vins fort populaires au Québec :

Tenuta dell’Ornellaia Le Volte 2011 (30$ – code SAQ 10938684)

Vin d’entrée de gamme, il a effectivement un air de famille. Plus lissé qu’auparavant, il semble avoir perdu en profondeur au profit du Serre Nuove. Jolis arômes de grains de café et de fruits rouges. Bouche docile tout en conservant une certaine austérité apportée par la mâche tannique de qualité. Ensemble frais, digeste et d’ampleur moyenne.

15/20

 

Tenuta dell’Ornellaia Le Serre Nuove 2011 (59,75$ - Code SAQ 10223574)

C’est le 2010 qui est toujours sur les tablettes de la SAQ. Le 2011 fera son entrée en novembre prochain. Le second vin d’Ornellaia a beaucoup gagné en définition et en finesse, même si on est passé de 30 000 bouteilles produites en 1997 à 200 000 aujourd’hui. Le boisé de jeunesse qui avait tendance à assécher les tanins a laissé place à un fruit d’une belle pureté. Richement constitué tout en restant svelte, il offre une finale finement charpentée qui donne la droiture souhaitée. De l’avis d’Axel, le 2011 est un excellent millésime, pour ne pas dire grand. À suivre.

16-16,5/20

 

La verticale

À l’image des autres Supers toscans, Ornellaia (autour de 150 000 bouteilles produites annuellement) a eu Bordeaux comme inspiration. L’influence de Michel Rolland, entré au service du domaine comme consultant en 1991, n’y est probablement pas étrangère. Depuis, le domaine a beaucoup évolué. Même si Axel a fait ses études à Bordeaux, il s’affaire aujourd’hui à vouloir donner une personnalité non seulement « bolgherienne » à ses vins, mais à miser sur l’aspect côtier de ses vignes qui regardent la mer.

 

C’est que Ornellaia est avant tout une affaire de climat. Comprendre ici météo plutôt que terroir.  M. Heinz croit d’abord et avant tout que ce sont les aléas de la météo qui ont une incidence sur l’expression du vin bien avant la terre sur laquelle pousse la vigne. « Le terroir, il est là. Il ne change pas » nous a-t-il répondu un peu laconiquement sur ce qui distingue son vin. Sa force comme vinificateur est justement de s’adapter de manière remarquable aux fruits qu’il obtient en fonction des millésimes. Une vision de « vinificateur » plutôt que de « terroiriste», pourrait-on dire. La clé du succès passe par des sélections rigoureuses, des cuvaisons adaptées et des élevages sur mesure pour ne citer que quelques exemples

 

Assez parlé!

 

Voici, de manière générale, mes impressions sur les vins dégustés. Il manquait malheureusement le 2004. Les vins ont été dégustés à bouteille découverte

Verticale Ornellaia

- 2010 (185$ – 11973238) et 2008 (100$ les 375 ml – 11250718) sont similaires. Ce sont tous les deux des coureurs de fond. Des structures plus fermes et des acidités hautes. Des vins prometteurs, mais il faudra être patient si on veut goûter leur plein potentiel. Le 2008, un grand vin, mérite la plus haute marche du podium avec des proportions quasi parfaites (18-19/20) Dans le sillon, 2010 excelle par sa texture vigoureuse et étoffée, mais avec un fruit qui reste dans l’ombre de l’élevage pour le moment (18-18,5/20)

 
- 2007 (non disponible) s’est révélé soyeux et d’une grande buvabilité. À mon sens, le vin procurant le plus de plaisir actuellement. De l’avis d’Axel Heinz, il est en train d’atteindre son plateau de maturité. Il pourra se bonifier encore un peu, mais il va surtout se transformer. Personnellement, en avoir en cave, j’ouvrirais d’ici trois à cinq ans avec une possibilité de conserver au moins dix ans encore. Pour décider, il faut savoir si on aime les notes tertiaires dans ce genre de vin. (17,5-18/20)

 

- 2009 et 2003 sont issus de millésimes chauds. Opulence et richesse avec acidité basse. 2003 se goûte merveilleusement bien en ce moment. Un délice gourmand! (17,5/20). Pour sa part, 2009 montre une matière moins pointue. Il pourra attendre, bien qu’il se fera plus rapidement (17/20). Dans les deux cas, beaucoup de cabernet franc dans l’assemblage, ce qui apporte un côté épicé au vin.

 

- 2005 s’enlignait comme un millésime parfait. Tout s’est compliqué en fin de saison avec plusieurs petites pluies qui n’ont pas permis d’obtenir une maturité de tanin idéale. Le vin paraît plus dur avec une masse tannique asséchante. (16,5/20). Le 2006 a été un peu plus marqué par la chaleur. Il montre un caractère similaire avec toutefois un corps plus compact et une harmonie plus définie. Les tanins pourraient s’assécher avec le temps. (17,5/20?)

 

- 2002 était d’une forme splendide! Floral avec un fruit encore palpable. Rien à voir avec celui dégusté deux ans plus tôt. Issu d’un millésime difficile et de constitution limitée, il offrait, à l’image du 2007, un grand plaisir. (17/20)

 

- 2001, contrairement au 2002, celui-ci n’a pas du tout brillé. Une bouteille évoluée qui a peu à voir avec le vin de ce millésime, habituellement magnifique. Comme quoi, l’adage « il n’y a pas de grands vins, que de grandes bouteilles » est toujours aussi pertinent! À revoir. (15/20?)

 

Nouveauté

Poggio alle Gazze IGT Toscane 2011 (autour de 40-50$ – spécialité à venir)

Un sauvignon auquel on ajoute un soupçon de viognier. Exotique et de bonne vivacité, il affiche une complexité enviable. Le style élancé m’a fait penser à un blanc de Graves. Cela dit,  j’ai trouvé la matière un peu ténue. (15,5-16/20)

 

Le p’tit sucré de la fin

Ornus IGT Toscane 2008 (81,25$ – 11624142)

Disponible en quantité limitée chez Signature, c’est un liquoreux à base de petit manseng, un cépage principalement établi dans le sud-ouest de la France. Avec ses 90g de sucre résiduel, il impressionne par sa vivacité et ses parfums racés d’orange confite. Moins de 3000 demies-bouteilles produites annuellement. (17-17,5/20)

 

Ornus