Un coup de pouce à Véronique Rivest

- 11 janvier 2013

VéroniqueRivestDeboutAprès le titre de Meilleur sommelier des Amériques, obtenu l’automne dernier au Brésil, Véronique Rivest vise maintenant celui de Meilleur sommelier du Monde. Et, bien évidemment, tout le monde est derrière elle, moralement.
Ce qui est fort bien, sauf que pour participer à un concours comme celui-là, ça prend des sous. Eh! oui, maudit argent. Et déjà – je le sais, elle me l’a dit – qu’elle s’est endettée jusqu’ici d’une jolie somme pour atteindre le niveau où elle est rendue, il lui en manque encore pour participer à cette grande compétition qui aura lieu au Japon, en avril prochain, donc, où sera alors couronné le Meilleur sommelier du monde.
C’est le même concours, en fait, à l’issu duquel François Chartier s’était classé troisième, en 1995, ce qui était déjà un exploit considérable, exploit qui, forcément, a fini par rejaillir sur tous les amoureux du vin que nous sommes, puisqu’il est, d’une certaine façon, un indice de la vitalité de la culture du vin au Québec.
Or, si vous pensiez aider Véronique en participant au gala qu’organise le 28 janvier prochain, au Bistro Beaver Hall à Montréal, l’Association Canadienne des Sommeliers professionnels afin de, justement, ramasser des fonds pour le financement de ce voyage, sachez qu’il ne reste tout au plus qu’une dizaine de places ( pour réservation, contactez vp.int@sommelierscanada.com ).
Par contre, il est possible à tout moment de faire des dons, via votre compte PayPal, à l’adresse suivante : FondVeroniqueRivest@sommelierscanada.com.
Ou par chèque à l’ordre de l’Association Canadienne des Sommeliers Professionnels, C.P. 122, 277, Labelle, Rosemère, Qc, J7A 2H3.

Entrainement

Est-il besoin de la préciser, Véronique est en période d’entrainement intense, ces temps-ci. En fait, plus exactement, j’oserais dire qu’elle est en période d’entrainement perpétuelle et que je ne l’ai jamais vue autrement qu’intense lorsqu’elle s’entraîne. Avec des moments de pointe, évidemment, comme c’est le cas présentement.
Elle était justement à Montréal cette semaine (elle habite la région d’Ottawa) où elle est venue goûter, en compagnie des autres membres de la presse spécialisée, les vins de la Vallée du Rhône, lesquels font l’objet de la prochaine opération de vente du Courrier Vinicole (mise en vente à compter du 28 janvier).
Mais elle goûte et s’entraîne un peu partout, ces temps-ci, à Toronto, à San Francisco, à Ottawa, à Montréal évidemment, mais aussi à New York, d’où elle revenait tout juste.
Des amis sommeliers lui avaient préparé quelques épreuves de dégustation, dont une sur les sakés. Car, comme elle me l’expliquait, ce concours fait appel à des connaissances qui vont bien au-delà de celle du vin. On peut, en fait, s’y faire poser des questions sur tout ce qui a rapport avec la gastronomie, sur les eaux-de-vie, la bière, le whisky, le thé, le café, les huiles d’olive, etc.
L’épreuve à laquelle elle participera au Japon, comme (sauf erreur) toutes les épreuves de ce genre, est divisée en trois parties. Une partie théorique, une autre consacrée uniquement à la dégustation, et une dernière sur la pratique du métier de sommelier.
Juste à y penser, ça me donne le trac. Faut dire que, lorsque j’étais au collège, le seul fait de participer à un examen me rendait non seulement malade, mais me faisait obtenir des résultats bien en-deçà de ce que mes connaissances réelles m’auraient normalement permis d’avoir. Or, vous savez quoi? Véronique, qui se défend quand même bien en matière de trac, comme le prouve son dernier titre au Brésil, vient quand même de s’adjoindre les services d’un psychologue qui travaille normalement avec les athlètes olympiques. But: apprendre à mieux gérer son stress et, j’imagine, à mieux le canaliser afin de devenir plus performant.
Comme au théâtre, on n’ose pas trop lui souhaiter bonne chance, de peur de lui porter… malchance. Personnellement, j’ai adopté depuis longtemps la formule de Claude «Pôpa» Meunier: «Bonne merde, Véro».

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  1. Les trois premiers sommeliers de l’épreuve du matin se sont retrouvés en public à 14 heures, face à un jury composé de Alain Bélanger, François Chartier, Carole Salicco, Malcom Anderson et John Szabo. Ces finalistes étaient Ghislain Caron, Élyse Lambert et Véronique Rivest.

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