Maire interimaire? Pourquoi?

- 18 juin 2013

Au point où en sont rendues les choses, on peut se demander si cela vaut vraiment la peine de se farcir une sous-campagne électorale, pour permettre aux élus de choisir un maire temporaire qui remplacerait pendant les mois d’été le maire intérimaire qui a démissionné mardi.

Un maire pour nous faire passer l’été? Dans un Hôtel de ville placé sous le pilote automatique, et  où aucune décision de conséquence ne sera prise, vu qu’il y aura des élections au début de novembre?

Pourquoi un maire, alors? Avons-nous absolument besoin d’un maire pour les quatre prochaine mois? Bien, non!

On ne va pas lancer de grands projets, prendre des décisions qui auront des incidences budgétaires, politiques, ou culturelles à long terme à l’Hôtel de ville d’ici au mois de novembre, c’est clair. Même si quelqu’un s’y essayait, la chicane prendrait tout de suite!

Alors, que restera-t-il pour occuper le maire? Les fonctions protocolaires? Elles peuvent être facilement déléguées à d’autres, élus ou fonctionnaires. Les urgences? Si le feu prend, si le fleuve déborde ou les égouts crèvent, il y a plein d’experts à l’Hôtel de Ville pour s’occuper de ces situations.

C’est sûr qu’on le reprocherait au maire s’il choisissait de rester au chalet si un déluge inondait le boulevard Décarie ou l’échangeur l’Acadie.

Mais, même s’il n’y avait pas de maire pour se montrer responsable à la télévision, Montréal passerait quand même au travers, parce que ce n’est pas le maire qui active les pompes… Alors? Pas de maire? Pas si grave…

Peut-être – je dis bien peut-être – que ce dont les Montréalais – et leurs élus – ont le plus besoin en ce moment n’est pas d’un maire temporaire, mais bien d’une longue cure de silence sur le front municipal?

On s’y intéressera de nouveau en septembre, ça, c’est garanti…

 

Du Québécois «gold»?

- 11 juin 2013

Pendant qu’on est en train de faire de la controverse sur l’interdiction  du casque de bain Sihk au soccer de niveau peewee une question pressante d’identité nationale, des étudiants doivent prêter un serment d’allégeance au syndicat canadien de la fonction publique pour tenir un emploi d’été saisonnier  à la Ronde.

Tout va très bien par ici. Nos priorités sont les bonnes. C’est juste que nous sommes distincts -  et ceux qui se posent des questions sont des ennemis du Québec. C’est clair?

Suffira de «se» voter OUI la prochaine fois, et il n’y aura plus aucun problème…

Et puis, voilà…

 

Valeurs québécoises?

- 11 juin 2013

Est-ce que l’intolérance, l’autoritarisme et l’arbitraire font partie de ces «valeurs québécoises» qu’on parle de «défendre» dans une charte promise pour l’automne?

Est-ce qu’interdire d’office à des gamins de jouer au ballon parce qu’ils portent un bonnet de nylon que les autres ne portent pas fait partie de ces valeurs québécoises? Et leur dire d’aller jouer dans leur cour s’ils ne sont pas contents?

Non? Seule la «laïcité» en est une, de valeur québécoise?

Mais cette laïcité toute québécoise (depuis au moins une demi-génération…) autorise-t-elle une organisation sportive de se mêler de ce qui ne la regarde pas (un bonnet «identitaire» qui l’énerve) et d’interdire, de façon autoritaire, et arbitraire, à certains de le porter? Oui?

Alors, on reprend: l’intolérance, l’autoritarisme, l’arbitraire font-ils partie des valeurs québécoises?

C’est que, voyez-vous, je suis Québécois (pas de ma faute, je suis venu au monde de même…) et je ne veux en aucune sorte vivre dans une société où des intégristes (de la laïcité ou de quoi que ce soit d’autre…) abusent de leur autorité pour interdire à quiconque des signes identitaires (ou des opinions) qui les énervent, pour la seule raison que ça les énerve.

Mais attendez! Pauline Marois, qui n’avait pipé mot sur la question, vient de se réveiller, pour fustiger la fédération canadienne de soccer qui parle d’exclure la fédération québécoise, parce qu’elle fait montre d’intransigeance, d’autoritarisme et d’arbitraire….

«Ils» ont pas le doit de nous faire ça, à «nous»!

Ha!

Fallait le dire!  On ne parle pas de valeurs québécoises, ici, mais bien de contradictions péquistes!

Alors, là, tout s’explique…..

Ouf!

Mais rassurez-moi: l’intolérance, l’arbitraire, l’autoritarisme, la dictature des m bien-pensants ne font pas partie de ces valeurs québécoises qu’on peut «protéger» avec une charte à l’automne, hein?

Ici…Radio Canada.

- 6 juin 2013

Quand une marque va bien, il ne faut pas toucher à son nom – pensez au «nouveau» Coca-Cola…

Mais quand une marque – ou une organisation – vont mal, changer de nom ne règlera pas le problème…

Je ne sais pas si la Société Radio-Canada va bien, ou si elle va mal, mais si elle a un, ou des problèmes, ils ne sont pas reliés à son nom.

Avoir été consultant, c’est ce que je leur aurais dit. Pour $400,000., ça m’aurait fait tellement plaisir…que je leur aurais épargné les taxes.

Le Québec, un fait divers international

- 2 juin 2013

En avril dernier, j’expliquais que le visage médiatique du Québec s’était considérablement transformé depuis 18 mois dans la presse internationale.  Voir le billet.

Comme en témoigne cette pleine page publiée hier dans Le Matin (Suisse), nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Le Matin 2 juin 2013

(cliquez sur l’image pour mieux lire)