Méthodologie et lexique…

- 2 août 2012

Afin de vous aider à suivre nos publications lors des prochaines semaines, nous avons pensé préparer un descriptif de la méthodologie utilisée afin d’élaborer le poids médias.  Vous trouverez aussi un lexique afin de bien comprendre les expressions que nous utilisons dans nos analyses et observations.

1- Méthodologie du poids médias en campagne électorale

Le poids médias est un indice quantitatif qui permet de mesurer la place qu’un individu, une nouvelle ou un thème occupe dans un marché donné. Il ne tient pas compte de la valeur des arguments ni du ton de la couverture.

Afin d’évaluer le poids médias des chefs et des enjeux électoraux, Influence Communication collige toutes les mentions de la campagne dans l’ensemble des quotidiens et la majorité des journaux hebdomadaires, des principaux sites Web d’information, des émissions d’information et d’affaires publiques, ainsi que certaines émissions de variétés à la radio et à la télévision. Pour les magazines, Influence Communication tient compte de ceux qui ont un contenu d’actualité générale, économique ou scientifique. Influence Communication ne tient pas compte des émissions de radio musicales, des publicités, des quiz, des téléromans, des petites annonces dans les journaux, des chroniques nécrologiques et des magazines artistiques.

L’importance des nouvelles est pondérée en fonction du volume de couverture et du traitement médiatique qu’elles reçoivent. Étant donné que toutes les nouvelles sont quantifiées selon la même méthode, il est donc possible de les comparer en se basant sur un pourcentage. Par exemple : 100 % de la couverture accordée aux chefs ou 100 % de la couverture accordée à la campagne électorale.

2- Poids médias des chefs

Influence Communication compare le poids médias des cinq chefs dont les formations ont des députés élus à l’Assemblée nationale, soit Jean Charest (PLQ), Pauline Marois (PQ), François Legault (CAQ), Amir Khadir/Françoise David (QS) et Jean-Martin Aussant (ON). Les valeurs médiatiques des deux porte-parole de Québec Solidaire sont combinées pour faciliter l’analyse. Pour la campagne électorale, le poids médias des chefs est calculé en comparant les chefs des cinq partis entre eux en fonction d’une valeur de 100 %. Il ne s’agit pas du poids des partis politiques, mais bien de celui des chefs. 

À chaque jour, nous mesurons donc l’espace médiatique occupé par chacun des chefs depuis les dernières 24 heures.

3- Poids médias des enjeux ou nouvelles

Pour la campagne électorale, le poids médias des enjeux est aussi calculé sur une base de 100 %. Il s’agit d’enjeux médiatisés ou de nouvelles citées pendant la campagne et non d’enjeux politiques au sens large du terme. Le poids médias des enjeux est calculé en fonction des nombreux dossiers traités chaque jour de la campagne. Il indique la place qu’occupe chaque enjeu dans la campagne électorale et non la place qu’il occupe dans l’ensemble de l’actualité. Il faut distinguer les « enjeux » des sphères d’activités générales de l’État, telles que la « santé », « l’éducation », les « transports », « l’économie », etc. Ces dernières sont identifiées par Influence Communication comme étant des « thèmes ». Exemple : « les droits de scolarité » sont un enjeu, alors que « l’éducation » est un thème.

 4- Poids médias des thèmes

Régulièrement, nous publierons des données sur les thèmes de la couverture médiatique accordée à la campagne. Un thème est une grappe d’enjeux comme mentionné ci-haut.

5- Poids médias des partis

Le poids médias des partis est le volume de couverture accordée à un parti (chef, candidats, représentants, enjeux, etc). C’est cette donnée qui revêt une importance marquée dans la campagne. Rappelons que selon nos observations et analyses, il est d’abord faux de prétendre que les médias accordent une attention équilibrée à tous les partis. Nous avons aussi remarqué que le parti (pas nécessairement le chef) le plus médiatisé remporte généralement l’élection.

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