Ma chronique dans le Journal de Montréal, et de Québec, de ce matin.
Le refus de Pauline Marois de prendre part à un débat des chefs en anglais a soulevé les passions. Le temps de rappeler à nos chers Anglos que le français est la seule langue officielle de chez nous, qu’ils n’ont qu’à l’apprendre pour savoir ce qui se passe et que s’ils ne sont pas contents, on va fermer McGill et les hôpitaux anglais. Minorité choyée, ton trou.
Le malaise du “nous”
En refusant ce débat, en continuant de taper sur le clou fictif de l’anglicisation du Québec, sur l’absolue nécessité de la loi 101 au cégep et d’imposer le français aux Autochtones, madame Marois a rendu problématique le nous de “C’est à nous choisir.”
Quel nous ? Est-ce le nous de la nation québécoise, héritière des glorieux Canadiens français et des valeureux colons de France ? Un nous civique qui inclut tous ceux qui connaissent leur code postal par coeur ? Ou ce nous émotif qui bat dans la poitrine des souverainistes ? Autant de réponses que d’options politiques.
Sans oublier ce nous haineux que les xénophobes brandissent chaque fois qu’ils croisent un immigrant le moindrement basané.
De nombreux Anglophones ainsi que des Québécois moitié-moitié qui vivent dans les deux langues, croient qu’ils ne feront jamais parti du nous. Même si leur français est impéccable, s’ils vivent sur le Plateau et s’ils connaissent toutes les paroles des chansons de Marie Mai.
La loi 101 du bon docteur Laurin, en vigueur depuis 35 ans, n’a pas encore réussi à guérir notre paranoïa face à notre minorité linguistique. La preuve ? La Société Saint-Jean-Baptiste s’inquiète maintenant que des Québécois continuent de parler anglais à la maison. À quand l’Office de la langue maternelle ?
Why not ?
Un débat en anglais, pourquoi pas ? Dix pour cent des Québécois utilisent l’anglais à la maison, soit 800 000 personnes. Si les jeunes sont bilingues, ce n’est pas le cas des personnes âgées qui aimeraient bien, elles aussi, entendre les chefs de partis dire ce qu’ils leur réservent.
Tous les partis reconnaissent le droit de la communauté anglophone d’exister, ainsi que ses institutions.
Aucune loi ne l’interdit.
Les débats des chefs au Nouveau-Brunswick sont bilingues.
Lors des dernières élections ontariennes, on a tenu un débat des chefs uniquement en français.
Ce débat permettrait aussi de savoir si nos leaders seraient en mesure de négocier des emprunts à New York avec la même aisance que Jacques Parizeau ou René Lévesque.
Et puis, bordel, on a construit le Québec moderne ensemble.
Pourtant, une certaine classe politique continue de traiter les Anglos comme s’ils étaient pestiférés à jamais. Or, depuis 253 ans, ils sont non seulement nos voisins, mais aussi, pour plusieurs, nos maris, nos femmes, nos mères, nos pères.
Si la langue, l’Histoire et la culture nous ont divisés, nous sommes aussi liés par le sang.
Prétendre que le Québec ne les intéresse pas est faux. Mais pour qu’ils assument toutes leurs responsabilités de citoyens, et pas seulement en payant des impôts, nous ne pouvons continuer d’agir comme si les anglos n’étaient qu’un appendice historique gênant dont il faudrait bien se débarrasser un de ces bons jours.
Merci pour votre réflexion. Le sujet est pertinent. Je partage votre point de vue sur la nécessité de maintenir les ponts avec la communauté anglophone.
Quiconque a entendu Pauline Marois massacrer l’anglais comprend à quel point il lui serait pénible de débattre dans la langue de Shakespeare. Elle ne ferait que se ridiculiser en essayant, et il n’y a qu’un très faible pourcentage d’anglophones qui appuient le PQ. Elle n’a donc rien à gagner à un tel exercice.
Je n’ai pas souvenir d’un tel débat en anglais lors d’une campagne électorale au Québec, mais je ne suis pas contre l’idée.
Madame Ravary,
Entièrement d’accord avec vous. À obséder sur la défense de la langue française, Madame Marois et le PQ passent à côté d’une vérité fondamentale : la richesse des Québécois ne peut s’accroître que grâce à des investissements de l’extérieur. Le Gouvernement du Québec n’a tout simplement plus les moyens d’emprunter. Le reste du Canada commence à en avoir marre de nous transférer 8$ milliards (8,000,000,000 $) bon an mal an, afin que les Québécois se farcissent, entre autres, des garderies à 7$ et le plus bas taux de frais de scolarité au pays, joujoux que les autres provinces ne peuvent s’offrir!
Merci Lise Ravary de dire exactement ce que je pense. Ça fait du bien de lire son opinion.
Bravo et merci! J’ai attendu des décennies pour voir quelque chose comme ça. Je sais que la plupart des francophones le croient, mais il ya eu une sorte d’entente tacite que ce n’est pas quelque chose qui se dit publiquement, pour éviter l’accusation d’être insuffisamment patriotique.
Merci beaucoup. Je suis une anglophone.
Even though I’m bilingual, English is my stronger language. I’m a Quebecois, born and raised. It’s not a great feeling to be an outsider in my own province. It’s wonderful to read a public statement in a French publication that is addressing this issue.
I hope it is alright I’m responding in English, as my French writing is rusty.
Bravo. La langue c’est comme la religion: ça divise
Le NOUS du PQ est un NOUS hypocrite , si au moins le PQ pouvait le reconnaître. De quoi a peur le PQ :
des ANGLOS ou de son propre sentiment d’infériorité ? (poser la question c’est y répondre)
J’appuie votre discours et comme le dit: Guillaume Boucher ” On ne parvient à la SÉRÉNITÉ que lorsqu’on a banni l’espoir de sa vie”. J’ai Hâte que le PQ devienne serein. Il y aura moins d’anglos violenté.
Cette guerre d’épouvantails franco-centriques m’agace au plus haut point. Qu’y a-t-il donc de si dysfonctionnel au Parti Québécois pour ne pas avoir une position de conciliation et de rapprochement, plutôt que de toujours attiser ces confrontations culturelles sans fin? À quand un vrai chef au PQ qui aura une vision qui traverse les frontières culturelles et linguistiques?Ha oui, j’oubliais; dès qu’un centriste devient chef au PQ, la famille le trucide au prochain congrés. Pitoyable.
P.S. J’aime bien visiter les régions de notre belle province, mais je préfère de loin le caractère cosmopolite de Montréal à l’uniformité culturelle qu’on veut m’imposer dans les publicités électorales courantes. Quelle honte.
Merci Lise! Je suis une anglophone in Québec. I love my province. I love the people. All of the people of Québec. I speak both languages, as do my children, and my grandchildren. We are proud of our province. Your words reflect how I feel. There are wars and killings all over the world. As a strong Québec, we should get along and focus on the really important social issues such as Health, Jobs, our elderly. Again, Merci!
Thank you for this beautiful article.
Je suis pro-diversité culturelle et je crois que chaques langues parlées sont de véritables richesses, mais je ne peut supporter le statut particulier de la minorité anglophone. En effet, le fait que cette communauté linguistique profite d’un statut particulier est irrespectueux pour les autres minorités linguistiques, qui eux vivent dans un régime linguistique inférieur, et irrespectueux aussi pour les francophones car ce statut leur permet d’éviter d’apprendre notre langue. Ceci étant dit, crois sincèrement que les anglais ont fait et font beaucoup pour le Québec, mais que le fait qu’ils se soient imposés militairement ne mérite pas un traitement particulier, mais devrait reçevoir le même traitement que les autres minorités linguistiques
Le français est et doit rester la langue officielle dans les domaine économiques, culturels et politiques tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas uns langue autochtone unifiée, devant laquelle nous aurions l’obligation morale de prendre notre trou et de l’accepter comme langue officielle, reléguant le français au statut de “minorité linguistique”.
Jonathan Davidson-Chaput
En fait, je suis une “Québécoise pure laine” avec des ancêtres de France et même une ancêtre amérindienne et je ne m’identifie pas du tout au “nous” que Mme Marois et bien d’autres utilisent. Je ne partage pas du tout ses idéologies. En fait je m’y oppose. Alors je “fit” où dans son “NOUS”??
Bonjour Lise,
Je suis entièrement d’accord avec votre position sur ce sujet. J’ai 52 ans et je suis né au Québec à des parents immigrants italiens. J’ai fait tout mon école en anglais. Ma mère m’a raconté que dans les années 60 les écoles françaises n’acceptaient pas des enfants non-francophones, alors elle nous a inscrit dans le système anglais. Est ce que c’était pour manque d’espace ou pour d’autres raison, je ne sais pas. Peu importe- les choses ont beaucoup changés!
Comme vous voyez, mon français écrit n’est pas de très haut calibre, mais je me force à l’écrire comme je me force à parler en français aussi. Honnêtement, j’aurais préféré si les deux autres anglophones qui ont écrit des commentaires s’étaient forcés un peu pour vous répondre en français aussi. Ca aura montré un peu plus de respect à vous et vos lecteurs. Aussi, ca n’aura pas donné une autre « preuve » aux xénophobes que les anglais ne veulent pas parler ou écrire le français.
Je suis convaincu que la langue française doit être protégé mais je pense que les mesures déjà en place sont très suffisantes et, dans quelques cas (e.g. Office québécois de la langue française), un peu exagéré.
La dualité anglais-français ainsi que la multitude de cultures qui ont immigré à notre belle province rende le Québec un endroit unique à vivre. Protégeons…parlons…et écrivons le français mais oublions pas qu’on a tous le droit d’être respecter.
Merci pour tes commentaires! Je suis nee au Nouveau Brunswick, mais resident ici pour tous ma vie.
Je suis fier d’etre Quebecois. Eh oui, je parle anglais chez moi avec ma femme et quatre enfants.
La vie est trop courte de se battre au sujet de langue. Un societe ouverte va aller plus loins pour les monde.
Je suis entièrement d’accord avec les commentaires. Je suis une anglophone qui à toujours travaillé dans un milieu plutôt francophones. Mes études partagés dans les deux langues, je me considère parfaitement bilingue. Honnêtement, pourquoi pas voir l’avantage de tout ça au lieu de diviser une province? Est-ce que Pauline Marois a pensé à ce qu’il se passerai une fois qu’on décide de s’en aller??
Je suis entièrement d’accord avec les commentaires de Mme Ravary. Vous dites à haute voix ce que bon nombre de québécois “pure laine” pensent tout bas. Les valeurs véhiculées par Mme Marois ne représentent PLUS les gens du Qc. Nous accueillons des gens de partout afin de conserver un taux démographique minimum. Les québécois “pures laines” unilingues (francophones) sont en décroissance au Qc principalement au fait que leur famille a éclatée et leur progéniture se limite à 1 ou 2 enfants. Nos nouveaux partenaires arrivent avec des valeurs familiales bien solides et une riche progéniture . La majorité des immigrants parlent au moins 2 langues: leur langue maternelle et l’anglais (langue universelle). Ils arrivent au Qc et doivent apprendre le français. Je suis d’accord. Leur avantage sur nos québécois “pures laines unilingues français”, ils deviennent polyglottes. Une culture et un vécu autre qui leur permettent de comprendre qu’ils ont des atouts importants sur les gens unilingues du Qc.
Pourquoi vouloir garder nos québécois “pures laines unilingues francophones” dans l’ignorance? Aussitôt que ceux-ci se permettent de sortir de leur belle province, ils réalisent à quel point, ils sont désavantagés et que les politiciens les ont manipulés.
Je suis francophone “pure laine”, avec mes racines en France. J’ai eu la chance d’avoir des parents “allumés” qui m’ont ouvert les yeux sur les différentes cultures et l’importance de connaitre l’anglais afin de me permettre de communiquer avec le monde de partout.’ Je parle et j’écris l’anglais sans problème. Mes enfants et petits enfants sont parfaitement bilingues et j’en suis fière car “the sky is the limit” pour eux.
Tant et aussi longtemps que notre population vivra la division, les investissements étrangers seront faibles. Ils vont tout simplement ailleurs. Un climat sain et stable attirera les entreprises désireuses de s’établir chez nous et créer de l’emploi.
QU’un débat se tienne en français, en anglais, en italien (avec traducteur) nous permettrait de connaitre la culture et l’ouverture de nos politiciens.
Merci pour ca. Comme un Quebecois de langue maternelle Anglophone, j’apprecie que les xenophobes Pequistes representent pas la majorite de mes voisins et collegues de travail.
merci mille fois pour ca! je suis une quebecoise anglophone fiere qui a juste retourner apres 15 ans a toronto. my parents are quebecois, my grandparents are quebecois and i am quebecois and very happy to be home. let’s build a strong and proud quebec that can compete in the international economy, that respects its environment, its people and its history and that continues to be a welcoming place of proud culture and progressive growth.
Tres heureux de lire une journaliste exprimer ce qui est trop souvent assumer d’etre des mots partager entre personnes non pur laine. Les propos de Marois donne impressions qu’elle parle de valeurs encrer aux Quebecois francophones mais bon voila j’ai espoir que ce n’est peut etre pas le cas!
Milles merci. C’est tellement fatiguent d’être toujours ciblé pars les “hardliners” à chaque election, chaque fois qu’il y a un problème, à chaque fête nationale, etc. Plus que les francophones comme Mme Marois et les gens de l’OLF continue à imaginer que les Anglos les bloques, moins que la province de Québec va avancer. C’est un gaspillage d’énergie totale. Nous ne somme pas votre enemi, hostie.
Je repète ce qui était déjà ecrit ici: c’est comme il y a un accord tacit qu’IL FAUT ne pas appuyer les anglos ni le bilingualism. C’est complètement débile. On est dans le 21ième siecle déjà ou pas?
Bravo, It is about time that sober article came out of Journal de Montreal.
Thank you, thank you, thank you.
J’habite au Quebec depuis 14 ans. Je suis parfaitement bilingue (et je parle deux autres langues aussi), j’habite le Plateau et dehors du domicile et du travaille, je vis ma vie majoritairement in francais. Année après année, je paye mes impôts (une somme étonnante), je fais du bénévolat dans ma communauté et je défend le Québec à mes amis et ma parenté des autres provinces qui en on marre des paiements de transfert et de la menace quasi constante de la séparation.
Et pourquoi? Pour me faire dire que je ne suis pas “vraiment” Quebecoise? Que mes impôts sont les bienvenue mais que je ne le suis pas?
Dans n’importe quelle autre province, on aurait l’indignation sur la rhétorique xénophobe que nous entendons de Pauline Marois. Pourtant, pour une raison quelconque personne n’appeler un chat un chat, ici.
Mon travail m’amène à voyager à l’étranger souvent, et sachant quatre langues me sert bien. Il est ridicule, dans notre économie mondiale, de suggérer que le chemin à la réussite consiste à limiter le nombre de langues que les gens parlent ou l’accès qu’ils ont à apprendre de nouvelles langues. L’Allemagne est une puissance économique majeure … sont-ils arrivés là où ils sont en empêchant les gens de parler l’anglais? Avez-les Hollandais? Avez-les Suédois ou les Danois? Et leurs langues sont tout plus faible à cause de cela? Non, c’est clair.
Je mijote dans ces pensées depuis le lundi. Merci de montrer que Pauline Marois ne parle pas pour tous les francophones de cette province.
Bravo!
Précision: le débat ontarien n’était pas entre les chefs des partis, mais plutot trois candidats francophones.
http://www.lexpress.to/archives/6742/
En tant qu’anglophone dont le français est excellent (mais malheureusement pas impeccable), qui vit sur le Plateau, et qui connaît quand même les paroles de plusieurs chansons de Marie Mai, je vous remercie pour ce très bel article.
Merci beaucuop, j’ai des larmes apres la lecture des votre texte.Je suis un vieux anglophone qui a jamais lire un tel texte, a J de M en plus.Wow
Mme Marois et beaucoup d’autres péquistes aimeraient construire une grande muraille de Québec afin de protéger le Québec et les québecois de notre mauvaise langue anglaise. Quelle folie! Il me semble que la majorité des francophones aimeraient bien être bilingues, ainsi que la majorité des anglophones (comme moi-même). Oui, il faut protéger le français, mais sans abolir l’anglais.
Heureux de voir une de nos amis francophones qui comprends le fait le PQ est déconnecté de la réalité.
Je suis un Québécois, né ici, grandi ici, mes enfants sont nés ici, grandi ici, mais je suis un anglophone noir et donc je ne suis pas inclus dans les “nous” de Pauline Marois.
Mais je ne veux pas être! Je fais partie de la «vraie» Québec ou l’anglais, le français et toutes les autes langues vivent ensemble. Je travaille dans un bureau exclusivement francophone et j’avais déjeuné aujourd’hui avec un collègue qui est moitié-Québécois, moitié-Espagnol et qui a passé de nombreuses années à Vancouver. Je lui ai parlé en français, et il a répondu en anglais. Vive le Québec!
You’ll close McGill and our English hospitals? Pampered minority??? You seem to forget it is you who is the minority in Canada and a very pampered one at that!! So pampered that you seem to think you are the majority. How about we partition Quebec and dump the whining French minority in the East part of Quebec!!!!!
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C’est difficile de ne pas se poser la question si cette zone de commentaire n’a pas été épurée des commentaires négatifs.
Est-ce que c’est le cas?
Félicitations pour un texte qui reflete la société d’aujourd’hui
Merci, Mme Ravary, pour votre texte. Chaque ete je retourne de Vancouver, ou j’habite depuis 30 ans, au Quebec ou je suis nee et ou mes ancetres se sont installes au commencement du 19ieme siecle. Mes ancetres qui ont etudie a McGill et travaillaient dans les hopitaux “anglophones”. Quelle joie c’est de visiter Montreal et les Laurentides et de bavarder ou en francais ou en anglais. Ma fille (15 ans) etudit ses lecons en immersion francais a Vancouver parce que la vie est plus riche si on parle les deux langues du Canada, et la langue officielle du Quebec. S’exprimer en deux langues amene une richesse culturelle et economique que Mme Marois n’en partagera guere. Tant pis pour elle.
Merci, mille fois merci. Je suis Anglophone, mais je suis Québécoise, et je me trouve tellement chanceuse de vivre avec deux langages, deux cultures, et plus, en harmonie…en tous cas, c’est ça que je pensait avant que Mme Marois commence a souligner des lignes invisibles entre nous. Laisse moi clarifier les choses pour les Francophones qui ne savait pas avant, mais nous, les jeunes Anglophones qui ont été élever ici, nous sommes fières de Quebec, fières de nos et heureux de vous avoir dans notre vie — nos ami(e)s, copains, collègues et voisins Francophones, nous célébrons la culture a Quebec et le langage Français, et nous sommes fière de notre héritage — nous voulons être partie de “nous” — égale, et heureux ensemble. SVP, arrêtez de nous diviser sur des lignes invisibles.
Une langue n’est pas seulement des mots alignés un après l’autre.
Une langue représente aussi des traditions et une culture.
Je crois que Madame Marois représente ceux qui veulent promouvoir ces traditions et cette culture.
Les gens qui ont voté aujourd’hui demandent un changement de politique mais pas nécessairement un changement de pays.
Des gens irrespectueux il y en a des deux cotés, lorsque je vais dans un commerce au Québec je m’attend à être servi en français et non à être regardé presque avec dedain si je demande d’être servi en français, ce qui arrive de plus en plus souvent.
J’ai aussi vu des francophones très irrespectueux
De plus dans beaucoup d’endroit au Canada le français est presque vu comme une tare.
I think that everybody in Canada has to speak english (I am sorry forgot my english, it is seem not as good as your french).
Hopely respect will be the futur for all of us.
La question pour plusieur est de savoir si la protection de cette langue et cette culture doit automatiquement passé par une séparation préalable.
En ce qui me concerne je n’ai pas de réponse à cette question mais j’espère que non.
Je pense comprendre l’esprit de votre message madame Ravary. Mais je ne vois pas en quoi le projet politique dont Pauline Marois et le PQ font la promotion serait xénophobe ou même menaçant pour la communauté anglophone? Le PQ n’empêchera pas la construction du méga-hôpital McGill, ne touche à aucun des droits constitutionnels des anglophones de souche. Le PQ tente seulement d’endiguer l’anglicisation, c’est à dire l’adhésion massive de certains immigrants à un projet anglo-américain concurrent à celui du Québec. La vision d’une communauté politique cohésive, dont le fondement est la maîtrise du français, ne me semble pas particulièrement radical ou agressif. Quant à moi, il n’y a pas “nous” les québécois francophones et eux les allophones et anglophones, il y a ce projet de vie en société au Québec, autour d’une communauté française fondatrice. Ce projet est en tout point le même que celui du Canada anglais qui réussi à faire de l’anglais le seul horizon politique.
Oui on respecte les droits des francophones dans les institutions en Ontario et au Nouveau-Brunswick, mais cela a été acquis de haute lutte très récemment dans l’histoire, en 1989 en Ontario et en 1982 au N.-B. Le français est un héritage fossilisé dans bien des communautés hors Québec, alors que l’anglais est florissant à Montréal. Le français ne fait pas concurrence à l’anglais dans le ROC.
Et puis j’aime bien votre ouverture d’esprit madame Ravary, mais je trouve votre message un peu fallacieux, je m’étonne que vous souhaitiez que le Québec embrasse encore davantage le bilinguisme. Est-il même nécessaire de rappeler la précarité du français en Amérique du Nord, la diminution de moitié des francophones hors-Québec en quelques décennies. N’en déplaise à certains, il faut des mesures exceptionnelles pour promouvoir le fait français qui donne au Québec son identité et cela veut dire limiter un peu la visibilité de l’anglais dans la sphère politique.