C’est un classique de la campagne électorale. Les représentants des médias, qui suivent les chefs pas à pas, s’amusent à baptiser leurs bus. Voici les résultats préliminaires de leurs cogitations.
(Ajout : Précisons que ce sont les bus des médias qui sont baptisés et non pas les bus des chefs).
Sur le bus libéral, les collègues ont hésité. Tout d’abord, il a été question de nommer le bus « Le panier à salade ». Bien encadrés, les reporters se sentaient quelque peu à l’étroit. En plus, l’impression d’être dans une bulle fut accentuée par le fait que Jean Charest évoluait dans un environnement fort protégé et qu’il évitait soigneusement tout bain de foule.
Cependant, la note de 8 sur 10 que Jean Charest s’est accordée dans la lutte contre la corruption est rapidement devenue incontournable. Jacques Duchesneau, vedette du premier tiers de la campagne, a même expliqué que c’est cette déclaration qui a achevé de le convaincre de faire le saut en politique. Deux appellations ont alors fait surface pour le bus. « Le V8 sur 10 » ou encore « L’Express 11 sur 10 ». Aux dernières nouvelles, il semble bien qu’il y ait eu consensus sur la dernière appellation.
Dans les bus des médias qui suivent Pauline Marois, on avale des milliers de kilomètres, on voit du pays et…on change de nom de bus quasi quotidiennement.
Par contre, les collègues demeurent souvent sur leur faim. À l’exception de la déclaration sur les saines habitudes de vie – Mme Marois n’a jamais nommé le caquiste Gaétan Barrette qui s’est pourtant senti visé -, la chef du PQ mène une campagne plutôt pépère où elle tente de décliner à l’infini des thèmes de campagne déjà connus.
Ainsi, l’appellation « le petit peu bus » a fait son apparition parmi les collègues. Le « petit peu » est également un des tics de langage de Mme Maris.
D’autres dénominations comme « le capital patient » sont également au menu. « Capital patient, ça vient de l’annonce faite par Marois en début de campagne sur la Banque québécoise de développement. Elle avait alors dit que du capital patient serait disponible pour les entreprises en démarrage. L’expression nous avait fait sourire (ça fait référence à de l’argent prêté sur une dizaine d’années sans attendre rien en retour). On a choisi aussi ce nom car notre autobus exerçait notre patience en raison des nombreux problèmes techniques de début de campagne », explique un confrère.
À La Coalition Avenir Québec, le bus des médias électroniques a rapidement opté pour Le « Eliot Ness ». Il est vrai que la déclaration de François Legault sur le sujet a fait mouche.
Après un vote serré, le bus des médias écrits et de la radio a plutôt choisi « La CAQ-mobile ».
« Clin d’oeil à Batman (le justicier). Et on peut faire un lien aussi avec cette vidéo sur YouTube », explique une consoeur amusée.