C’est l’avance du PQ en termes de députés que ce parti aurait sur le Parti Libéral s’ils recueillaient chacun 33% des votes (et la CAQ à 22%). Le PLQ aurait 55 sièges contre 58 pour le PQ. Si l’on tient compte des luttes serrées, il est presque impossible de prédire qui gagnerait les élections. Ainsi, le dicton selon lequel le Parti Québécois part avec un avantage de 5% semble ne plus être vrai. Il y a certes un petit avantage pour le PQ en raison de la concentration du vote Libéral à Montréal (ou, si vous préférez, l’avantage du PQ chez les francophones) mais bien inférieur à ce qui était le cas auparavant.
Illustrons cela en retournant en 98. Le PQ avait remporté une majorité de 77 sièges avec pourtant moins de votes que le PLQ (42.9% vs 43.6%). Actuellement, si on utilise les pourcentages de l’élection de 1998 dans le simulateur (en assumant que la CAQ remplace l’ADQ et que ni QS ou les Verts existent), on obtient une victoire du PLQ avec 66 sièges contre 59 pour le PQ.
Le vote Libéral est rendu beaucoup plus efficace que dans les années 90. En 14 ans, la carte a changé, les électeurs ont bougés, etc. Au final, tous ces changements font en sorte qu’aujourd’hui, à pourcentages de voix égaux, PQ et PLQ sont virtuellement à égalité en termes de sièges.