Aujourd’hui, deux éléments d’information circulent concernant les médias et le conflit étudiant.
D’abord ce vidéo hallucinant d’une manifestante incohérente, qui voit un journaliste de LCN arriver avec un caméra mais qui lui dit qu’elle ne veut pas parler à une caméra, pour après lancer des doigts d’honneur … à la caméra.
Et puis cette information de Radio-Canada voulant que les étudiants ont émis des “mandats de méfiance” à l’égard des médias.
Or, selon Influence Communication,
On dépasse maintenant les 3 000 articles et reportages dans près de 77 pays
Le conflit étudiant représente :
35 % de la visibilité du Québec dans le monde.
66 fois le poids médias de la présence canadienne en Afghanistan
87 fois le poids médias du dollar canadien
C’est quand même bizarre. La crise occupe la première place des nouvelles pendant des mois et les étudiants disent qu ‘on ne les écoute pas. Les médias donnent, dans une proportion écrasante de 75 % (selon Influence Communications), la parole aux rouges mais ils se plaignent que la couverture leur est défavorable.
Dans les deux cas, je suis pantoite.
Un peu de rigueur intellectuelle ne serait pas de trop sur ce blogue…
1. La fille a l’air complètement gelée et qui a dit qu’elle était étudiante? Si vous suivez ne serait-ce que minimenet le conflit, vous sauriez que les gens qui vont au manifestations de casseroles ne sont pas tous des étudiants et ne militent pas tous contre les frais de scolarité (contre des projets du gouvernement libéral).
2. Les étudiants ne se plaignent pas du poids médiatique qui leur est accordé, mais du contenu qui dans certains cas on dénote un clair manque de rigueur de la part de certains journalistes qui ne font qu’exposer leur partisanerie politique.
Toujours pantoite?
Je comprends la méfiance des étudiants, ce que vous ne dites pas et qui me donne envie de rester méfiante en tant qu’enseigante en philosophie , c’est précisément le fait que tout est dans la manière de le faire comme dirait Daniel Bélanger, il faut de la nuance et non des lieux communs et de la désinformation. Il y a plausieurs manière de couvrir un événement!
Vive le journal le Devoir!
LCN a la crédibilité d’une patate. Ils font sans arrêt preuve d’une malhonnêteté journalistique crasse, après ils se demandent pourquoi les gens se méfie d’eux et pourquoi ils se font faire des doigts d’honneurs? PE-LEASE.
Les médias du Québec ont un sale problème. D’un côté on a la télé d’état, de l’autre, des médias de masse collusionés à mort. On est chanceux, l’émergence des médias sociaux compense, mais une petite démocratie comme le notre ne peut pas se permettre un journalisme bas de gamme avec l’étique chancelante dont elle fait preuve actuellement, c’est une question d’avantage compétitif. Ne serait-ce que par respect pour notre intelligence collective, il va falloir faire quelque chose avant que cette situation ait fait trop de dommage.
Je ne peux pas croire que vous êtes honnêtement “pantoite”. Sauf si vous pensez que ce que les étudiants cherchaient, c’était de la couverture médiatique. Mais ils préféraient en fait une table de négociation à huis clos. C’est le gouvernement qui voulait négocier par médias interposés: y a-t-il une meilleure manière de ne pas se comprendre, que de négocier à distance?
Qu’importe comment, parlez-en bien, parlez-en mal, mais parlez-en !
Et on en parle…dans le monde entier des événements au Québec.