
Le voilà enfin le tant attendu (euphémisme) nouvel album du duo Daft Punk, curiosité mondiale à la source de bien des cancans sur Internet depuis plusieurs mois. Une semaine avant sa sortie, Random Access Memories est en écoute intégrale sur iTunes. Verdict? Un très bon album qui a le potentiel de se bonifier en multipliant les écoutes. Le funk et les années 70 ont inspiré Daft Punk pour le mieux, même si le résultat déroute plusieurs fans de la première heure qui s’attendaient à un son plus près de Homework. Au programme, de nombreux invités (Giorgio Moroder, Pharell Williams, Nile Rodgers et plusieurs autres) et de vrais instruments de musique. Daft Punk se réinvente avec brio.
Voici en vrac, sans ordre précis, les notes que j’ai prises lors de mes premières écoutes.
- Pas de succès qui frappent en pleine poire comme One More Time et Da Funk. La séduction opère de façon plus subtile sur Random Access Memories,
- Je vais écouter cet album d’un bout à l’autre plutôt qu’en sélectionnant les morceaux selon mon humeur. Malgré son aspect un peu éparpillé, Random Access Memories forme un tout cohérent.
- L’alliance avec Julien Casablancas, des Strokes, pour Instant Crush: irrésistible.
- Beaucoup d’expérimentations mais ça reste très accessible.
- Touch est la pièce de résistance. Un huit minutes qui nous transporte dans plusieurs univers et se conclut dans un majestueux mélange de cordes et de voix harmonisées. Une grande réussite. Tout juste derrière, Giorgio By Moroder, dans laquelle le pionnier italien du disco se raconte.
- Pour la première fois, je vais pouvoir faire jouer du Daft Punk pendant un petit souper tranquille du samedi soir.
- Une balade au piano (Within, avec Gonzalez) sur un album de Daft Punk??? On aura tout vu.
- Préparez-vous à entendre souvent Get Lucky à la radio cet été. Ça joue déjà beaucoup d’ailleurs…
- Les Bee Gees pourraient chanter Lose Yourself To Dance et on y verrait que du feu.
- La virevoltante Motherboard a une petite touche du groupe Boards of Canada qui n’est pas désagréable du tout.
- Doin’ It Right me laisse sur mon appétit, malgré l’apport intéressant de Panda Bear, d’Animal Collective.
- Quelle enlevante finale que la pièce Contact, le morceau le plus près du Daft Punk d’époque.