Le raz-de-marée Daft Punk

- 22 mai 2013

Le nouvel album de Daft Punk, Random Access Memories, est officiellement paru sur le marché hier. Dire que l’album était attendu sur la planète est un euphémisme, car l’opus s’est retrouvé en tête des 22 pays répertoriés sur iTunes ici. Sans surprise, le disque est en première position des ventes numériques aux États-Unis, en France, au Canada, mais aussi au Japon, en Grèce, en Suisse et au Luxembourg. Un véritable raz-de-marée que l’on a rarement vu dans le passé.

Du côté des critiques, c’est presque un constat unanime. Le site Metacritic donne une moyenne excellente de 87/100 à Random Access Memories alors que 30 médias ont fait des commentaires favorables, contre seulement deux avec des critiques mitigées. Six publications, dont NME, The Telegraph, Q Magazine et Entertainment Weekly, lui ont même attribué une note parfaite. «Il s’agit du meilleur album de Daft Punk dans une carrière qui a redéfini la musique dance au à au moins deux reprises. Pour résumer, c’est un album hallucinant», a écrit Q Magazine.

(VIDÉO) Idées de sorties à Montréal ce week-end

- 17 mai 2013

R.E.M.: pas de réunion

- 16 mai 2013

REM

Vingt mois après avoir annoncé leur séparation, les gars de R.E.M. persistent et signent: pas question de se réunir malgré l’insistance de leurs fans. «Nous avons dit que c’est terminé et c’est terminé. Si nous avions crû honnêtement qu’il y avait des chances qu’on se réunisse pour une tournée, nous l’aurions dit alors», a déclaré le bassiste Mike Mills dans une entrevue accordée au magazine Rolling Stone.

Évidemment, les déclarations de Mills sont à prendre avec une dose mesurée de scepticisme. Combien de groupes ont juré, craché, la main sur leur coeur, qu’ils ne se reformeraient jamais, jamais? Puis, quelques années plus tard, des offres mirobolantes les faisaient changer d’avis. Remarquez, s’il y a un groupe qui peut résister aux chants des sirènes, c’est bien R.E.M., dont les membres ont toujours fait preuve d’une grande intégrité artistique.

Quand même, laissez-moi penser qu’on les reverra un jour tous ensemble sur une même scène.

Les années 70 revues et améliorées par Daft Punk

- 15 mai 2013

DaftPunk2

Le voilà enfin le tant attendu (euphémisme) nouvel album du duo Daft Punk, curiosité mondiale à la source de bien des cancans sur Internet depuis plusieurs mois. Une semaine avant sa sortie, Random Access Memories est en écoute intégrale sur iTunes. Verdict? Un très bon album qui a le potentiel de se bonifier en multipliant les écoutes. Le funk et les années 70 ont inspiré Daft Punk pour le mieux, même si le résultat déroute plusieurs fans de la première heure qui s’attendaient à un son plus près de Homework. Au programme, de nombreux invités (Giorgio Moroder, Pharell Williams, Nile Rodgers et plusieurs autres) et de vrais instruments de musique. Daft Punk se réinvente avec brio.

Voici en vrac, sans ordre précis, les notes que j’ai prises lors de mes premières écoutes.

- Pas de succès qui frappent en pleine poire comme One More Time et Da Funk. La séduction opère de façon plus subtile sur Random Access Memories,

- Je vais écouter cet album d’un bout à l’autre plutôt qu’en sélectionnant les morceaux selon mon humeur. Malgré son aspect un peu éparpillé, Random Access Memories forme un tout cohérent.

- L’alliance avec Julien Casablancas, des Strokes, pour Instant Crush: irrésistible.

- Beaucoup d’expérimentations mais ça reste très accessible.

- Touch est la pièce de résistance. Un huit minutes qui nous transporte dans plusieurs univers et se conclut dans un majestueux mélange de cordes et de voix harmonisées. Une grande réussite. Tout juste derrière, Giorgio By Moroder, dans laquelle le pionnier italien du disco se raconte.

- Pour la première fois, je vais pouvoir faire jouer du Daft Punk pendant un petit souper tranquille du samedi soir.

- Une balade au piano (Within, avec Gonzalez) sur un album de Daft Punk??? On aura tout vu.

- Préparez-vous à entendre souvent Get Lucky à la radio cet été. Ça joue déjà beaucoup d’ailleurs…

- Les Bee Gees pourraient chanter Lose Yourself To Dance et on y verrait que du feu.

- La virevoltante Motherboard a une petite touche du groupe Boards of Canada qui n’est pas désagréable du tout.

- Doin’ It Right me laisse sur mon appétit, malgré l’apport intéressant de Panda Bear, d’Animal Collective.

- Quelle enlevante finale que la pièce Contact, le morceau le plus près du Daft Punk d’époque.

Cannes: et les femmes?

- 15 mai 2013

 

On se souvient que l’absence de films réalisés par des femmes parmi les titres qui composaient la compétition l’an passé avait déclenché une mini polémique au Festival de Cannes il y a un an. Or, la situation ne s’est pas beaucoup améliorée cette année. Alors que la 66e édition de l’événement vient d’être lancée, une seule réalisatrice (Valeria Bruni-Tedeschi) est en lice pour la Palme d’or.

Questionné à ce sujet le mois dernier lors de la conférence de presse du festival à Paris, le délégué général de l’événement, Thierry Frémaux, a eu sensiblement la même réponse que l’an passé :

«Les films que vous verrez sont des oeuvres faites par des artistes et des cinéastes et nous ne préjugeons de leurs qualités selon qu’elles ont été réalisées par des hommes ou des femmes, disait-il. Comme nous avons dit lannée dernière, il y a une parité légèrement déséquilibrée dans le monde du cinéma. Comme citoyens, nous sommes attachés à cette parité mais comme sélectionneurs cannois, nous tentons de faire les mêmes sélections possibles. Je rappelle que lannée davant (2011), il y avait quatre femmes en compétition.»

Thierry Frémaux a aussi souligné que les réalisatrices occupaient une grande place dans le reste de la sélection officielle. Huit des 17 titres programmés dans la section Un certain regard (dont Sarah préfère la course, de la Québécoise Chloé Robichaud).

«Ne soyons pas toujours obnubilé par la compétition», de conclure le délégué général.

20120417-214658-g

La cinéaste québécoise Chloé Robichaud