Archives pour juillet 2012

Zoofest: mini-critiques (partie 2)

- 19 juillet 2012

Voici la suite de mes petites critiques de spectacles vus au Zoofest, ces derniers jours.

Kheiron – Libre éducation
Au Québec, Kheiron est presque uniquement connu en raison de son personnage dans la série Bref qui textait toujours “baise-laaaaaaaa” au personnage principal. J’étais curieux de voir ce qu’il pouvait faire sur scène, surtout que l’organisation du Zoofest l’avait placé parmi ses coups de coeurs des humoristes européens. Eh bien, Kheiron m’a déçu. Certes, le Français est fort sympathique sur scène et certains de ses gags font mouche. Dans son spectacle, il passe une grande partie à interagir avec la foule. L’idée peut fonctionner si les spectateurs embarquent dans son petit manège. Mais ça peut aussi être casse-cou. Et c’est ce qui est arrivé le soir où je suis allé le voir, aux Katacombes. Importuné par un spectateur qui faisait du bruit, Kheiron a complètement décroché de son spectacle et il s’est mis à parler avec le type pendant plusieurs minutes. Le gros malaise a pris du temps avant de s’en aller. “Montréal, vous avez été le pire public ce soir”, a même dit Kheiron à la fin du spectacle, avec un demi-sourire. Eh, ce n’était pas entièrement de notre faute non plus!

Autour du feu
Marquée par l’émission Fais-moi peur, l’humoriste Gabrielle Caron a eu l’idée de ce spectacle autour d’un feu, lors duquel des humoristes se racontent des histoires dont la thématique est la peur. Bonne idée sur papier, le concept a toutefois manqué de finition. Les humoristes (Caron, Stéphane Fallu, Pierre-Luc Pomerleau, Silvi Tourigny et Alex Douville) ont pour la plupart livré de comiques numéros, mais j’aurais préféré avoir de véritables histoires épeurantes et hilarantes. Au bout du compte, le concept du feu a aussi principalement été mis de côté. Si on ramène le spectacle l’an prochain, ce que j’espère, il faudra travailler un peu plus sur la mise en scène.

Vincent C – Magie, explosions et autres trucs bizarres
Si vous en avez marre des magiciens conventionnels, Vincent C ira peut-être vous chercher. Avec sa magie trash, il réussit à gagner un jeune public qui le suit depuis déjà quelques années. Dans son spectacle complet, le magicien a repris quelques numéros qu’il avait faits dans le passé lors de galas Juste pour rire, ou dans différentes émissions télé. Mais c’est toujours impressionnant, et divertissant, de le voir de nos propres yeux, dans une petite salle. Par son humour, et le fait qu’il fait souvent semblant d’avoir raté ses numéros, Vincent C se démarque grandement de ses confrères magiciens. Cela dit, ses numéros ne conviennent pas à tous et je me demande jusqu’à quel point il pourra réussir dans une carrière à long terme.

Phone Whore
Sans doute l’un des spectacles les plus controversés de l’actuelle édition du Zoofest. Phone Whore met en scène Cameryn Moore, une actuelle employée de lignes érotiques. Dans son spectacle, on la retrouve sur scène, dans son “salon” en train de prendre des appels de clients. Les conversations sont très crues et portent, bien entendu, sur la sexualité. L’interprète ne porte pas de gants blancs lorsque vient le temps de parler de sexe et certains de ses propos peuvent choquer des spectateurs. Lors de mon passage, au Théâtre Ste-Catherine, au moins une vingtaine de spectateurs ont quitté la salle, durant le spectacle. L’endroit pouvant accueillir peut-être une soixantaine de personnes, la diminution de la foule avait de quoi déranger. Mais Cameryn Moore a continué son spectacle comme si de rien n’était. À l’entrée du théâtre, une affiche annonçait que le spectacle n’en était pas un d’humour, “même si le sexe peut faire rire”. Après avoir vu Phone Whore, je peux le confirmer. Il y a des moments drôles, mais d’autres plutôt troublants.

Sèxe Illégal – 40 ans dans l’chant
Gardons le meilleur pour la fin. Après avoir tout cassé sur leur passage, au Zoofest l’an dernier, Paul Sèxe et Tony Légal lançaient finalement leur album d’anthologie, pour marquer leur 40 ans de carrière. Si vous ne connaissez pas ce duo, je vous conseille d’aller voir des vidéos sur Youtube, car l’expliquer ici serait trop long! Pour les autres, les deux rockeurs ont livré un solide spectacle de plus d’une heure au Café Campus. En tout, Sèxe Illégal a dû jouer une quinzaine de pièces de son album, le tout entremêlé d’hilarants sketches entre les deux comparses. Sèxe Illégal c’est du solide. On n’a qu’à écouter le disque 40 ans dans l’chant pour s’en rendre compte. Possédant parfaitement leur humour à plusieurs niveaux, les deux rockeurs comiques seront à surveiller au cours des prochaines années. Et espérons, pour le reste de la province, qu’une véritable tournée sera mise en place pour amener le groupe à l’extérieur de Montréal.

Suggestion du mardi : Milo Greene

- 17 juillet 2012

Aujourd’hui, je me suis décidée à écouter un album qui « dormait » depuis quelques jours parmi les nombreux téléchargements, sur mon ordinateur.

Le disque homonyme de la formation californienne Milo Greene se révèle des plus agréables à écouter. Les amateurs de folk nouveau genre apprécieront certainement.

L’album est paru hier sur iTunes Canada et comprend 13 chansons. Accordez-lui une écoute, c’est encore tout frais ! De plus, ses créateurs seront au Divan Orange le 29 juillet prochain.

Quoi de neuf sur la planète cirque?

- 16 juillet 2012

Lundi avant-midi, 11 heures. Les médias sont conviés à assister à la conférence de presse bilan de la troisième édition de Montréal complètement cirque (MCC), qui a pris fin la veille après 11 jours de festivités… et un « gros party ».

Nadine Marchand et Stéphane Lavoie, qui dirigent le projet MCC, se disent ravis du marathon qui vient tout juste de prendre fin. Cette année, en plus de présenter 59 représentations de 15 spectacles qui ont fait la démonstration, une fois de plus, de la grande variété des arts du cirque, ils ont réussi à attirer 70 000 festivaliers, soit 10 000 de plus que l’an dernier.

Le duo s’est également dit heureux d’avoir pu être témoin du triomphe de Québécois. Ce fut entre autres le cas des 7 doigts de la main qui, après seulement deux représentations, ont vu tous leurs billets trouver preneurs. Il faut dire que Séquence 8, leur nouvelle création, en valait largement le détour. D’ailleurs, Stéphane Lavoie, qui est également le directeur général de la TOHU, a profité de cette conférence pour confirmer le retour du spectacle en supplémentaires, dans la salle du quartier Saint-Michel, du 30 octobre au 10 novembre.

Vous pouvez relire ma critique du spectacle ici : http://www.journaldemontreal.com/2012/07/05/la-beaute-du-cirque-contemporain

La création de la compagnie allemande Circle of Eleven, Leo, a également fait bonne figure. Mis en scène par le comédien Daniel Brière, ce spectacle présenté au Théâtre Outremont affichait complet tous les soirs. Heureusement, ce petit bijou théâtral sera de retour au Québec à Espace Libre, du 30 octobre au 24 novembre. Si vous n’avez pu y assister, n’hésitez pas une seconde à vous procurer des billets.

Une fois de plus, vous pouvez lire ma critique ici : http://www.journaldemontreal.com/2012/07/07/leoentre-la-realite-et-limaginaire

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Lors de la conférence bilan de Montréal complètement cirque, qui conservera sa formule « 11 jours » l’an prochain, nous avons également appris que ce sont pas moins de 90 professionnels qui se sont déplacés afin de prendre part aux diverses activités de l’événement. Selon les échos que nous avons obtenus de plusieurs représentants du milieu, ces rencontres auraient été des plus profitables. Il faut dire que des diffuseurs venant d’aussi loin que le Japon et la Russie étaient présents, cette année. Petit changement : on note une participation accrue des diffuseurs québécois, ce qui fait grand plaisir à l’organisation de MCC.

« Pour l’instant, nous n’avons pas encore programmé à la TOHU d’autres artistes qui ont participé au festival, cette année, a expliqué Stéphane Lavoie. Cependant, si d’autres diffuseurs québécois achètent des spectacles étrangers, nous allons peut-être souhaiter nous joindre à la tournée. »

C’est ce qui nous amène à parler de retombées concrètes. Après la conférence, nous avons pu discuter avec Nassib El-Husseini, directeur général des 7 doigts de la main, qui nous a expliqué que les retombées de MCC avaient été importantes pour la compagnie, cette année.

« Nous avons des partenaires qui avaient l’intention de programmer le spectacle mais qui, en le voyant, ont décidé de le programmer pour une plus longue durée », a-t-il affirmé.

Ainsi, Séquence 8 sera présenté pendant quatre semaines plutôt que deux au théâtre Circo Price de Madrid. M. El-Husseini nous a aussi expliqué que le président du Salzburg Winter Festival, qui a « l’habitude de voir un show quatre fois avant de signer une entente », a programmé Séquence 8 pour cinq semaines après avoir assisté à la première nord-américaine, le 5 juillet dernier. Des projets comme celui de célébrer une « ville très prestigieuse », outre-mer, sont également sur la table. Parmi les spectacles qui ont été confirmés grâce à MCC, on compte une série au festival Polo Circo de Buenos Aires, un court arrêt au Festival of Arts & Ideas de New Haven et une tournée de huit semaines aux États-Unis…

Comme les diffuseurs sont encore relativement peu nombreux à se présenter à Montréal, les 7 doigts de la main ont également pu discuter de leur prochain projet A Muse, présenté en première mondiale à Mexico le 26 juillet prochain. Une entente avec un diffuseur espagnol aurait été conclue dans ce dossier.

Nous avons également appris que le spectacle Undermän pourrait faire l’objet d’une tournée québécoise à l’automne 2013. L’agent Vincent Messager nous a expliqué que Cirkus Cirkör, compagnie suédoise qui produit le spectacle, souhaitait faire sa marque en Amérique du Nord. Le Canada anglais et les États-Unis pourraient également se retrouver sur l’itinéraire de cette tournée.

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En terminant, mentionnons que nous avons assisté à notre spectacle coup de coeur de cette édition 2012 samedi dernier, au Théâtre Outremont. Petit mal, de la compagnie Race Horse Company, s’est révélé être un véritable chef d’oeuvre trash et absurde. Si vous avez la chance de voir ce spectacle offert par trois artistes finlandais qui n’ont pas peur du risque, précipitez-vous.

En attendant, voici un extrait vidéo de leur spectacle :

Race Horse Company: Petit Mal (trailer) from Race Horse Company on Vimeo.

La quatrième édition de Montréal complètement cirque pourrait avoir lieu du 4 au 14 juillet 2013.

Zoofest: entrevue avec Yannick De Martino

- 15 juillet 2012

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Lui qui a remporté l’édition 2011 d’En route vers mon premier gala, Yannick De Martino participe à la série “60 minutes avec…”, dans le cadre du Zoofest. Je lui ai posé quelques questions, qui ont été publiées ici.

Voici l’intégral de l’entrevue.

Comment gères-tu ton stress à l’approche des trois prochaines semaines qui s’annoncent particulièrement chargées?

Je prends le temps de stresser sur d’autres choses, je me crée des problèmes financiers et familiaux pour focuser ailleurs. Sérieux, j’ai tellement le nez dans mes trucs en ce moment qu’on dirait que chaque heure est comme une semaine. Donc j’ai l’impression que c’est encore loin. Je teste par bloc donc j’ai le stress de tout rassembler, j’ai la qualité/défaut par contre de ne pas être bien nerveux en général.



Comment décris-tu ton style d’humour?

Mon style est souvent résumé par le mot absurde, je peux comprendre par rapport à mon attitude sur scène, elle n’est pas hyper conventionnelle. Je ne me force pas pour être un « performer » et je marmonne des affaire. Je crois que ma présence rend en surface mon propos encore plus « weird » qu’il ne l’est vraiment. De plus je déteste simplifier mes idées et mon écriture passe du surréalisme à l’hyperréalisme sans que ce sois expliqué. Je veux qu’il y ait place à l’analyse. Il est important de dire que je ne cherche pas à ce que les gens ne comprennent rien, mais qu’ils ne soient pas juste surpris rendu à la chute d’un gag. En tous cas, il y a toujours une logique à ce que je dis.


Pourquoi passerait-on 60 minutes avec toi?

Pour être transporté ailleurs, pour entendre des réflexions un peu déconnectés mais qui ont du sens. Voir la vie dans les yeux d’un personnage qui passe plus de temps dans sa tête qu’à socialiser.


Qu’est-ce qui a changé pour toi depuis que tu as gagné En route vers mon premier gala?

C’est devenu sérieux dans ma tête, à ce moment-là je me suis dis que j’avais une place dans le milieu, ça m’a donné de la confiance pour aller plus loin dans mes idées. Durant en route vers mon premier gala, je n’avais pas d’appartement, je vagabondais pas mal. Je n’étais pas la personne la plus organisée au monde. Je ne le suis pas plus aujourd’hui mais au moins j’ai plus une vie d’adulte et mon approche de l’humour est beaucoup plus sérieuse, je travaille pour de vrai et vois ça comme étant mon métier.



À quoi penses-tu juste avant d’entrer sur scène?


Ça change vraiment d’une fois à l’autre, souvent je pense à tout en même temps et fais naître des « flashs » de dernière minute. Dans ce temps-là, je commence le show avec ceux-ci. Sinon je pense à ne pas bafouiller. Je crois que c’est une de mes plus grandes peurs. D’autres fois je pense aussi à qu’est-ce que j’aurais dû faire durant la journée que je n’ai pas fait et à quel point à ce moment précis là je m’en fous.

Qui est la personne qui te fait le plus rire?

Y’a Frédéric Beigbeder dans ses livres qui me fait bien rire. Sinon Charlie Day dans It’s Always Sunny in Philadelphia. J’suis un grand fan en humour des idées d’Andy Kaufman. Mon père me faisait rire aussi. J’ai de la misère à mettre le doigt sur la personne qui me fait le plus rire. J’ai des chums comiques aussi… Je ne sais pas trop. Mais y’a beaucoup de monde qui ne me font pas rire du tout par exemple!



Quel esprit règne-t-il entre les humoristes de la relève? Compétition ou solidarité?

Un peu des deux. Présentement, il y a de plus en plus d’humoristes de la relève qui commencent à s’établir sérieusement. Ce qui fait que chacun dans notre style nous devons nous tailler une place. Pour ça, il faut être le meilleur dans notre genre, ne pas être remplaçable. Pour beaucoup, c’est constamment de se dépasser qui est important et on s’entraide les uns les autres pour arriver à notre apogée. Avec beaucoup de compagnons de travail, nous échangeons des idées, le Zoofest montre aussi qu’il y a beaucoup d’associations entre nous pour donner les meilleurs spectacles possibles. 


Le mot de la fin?

Si j’avais vraiment un seul mot à sélectionner par rapport à ce qui s’en vient pour mon 60 minutes se serait “hippocampe”. Ma première présence sur scène a débuté en mettant un gros hippocampe en bois sur mon cahier de note. Depuis ce temps, ç’a été un peu mon porte-bonheur et j’aime le plus possible en mettre comme je peux dans ce que je fais.

Zoofest: Entrevue avec Gabrielle Caron pour “Autour du feu”

- 12 juillet 2012

22h30

Vous vous rappelez de l’émission Fais-moi peur (Are You Afraid of the Dark, dans sa version originale)? Diffusée dans les années 1990, l’émission avait fasciné bon nombre de jeunes téléspectateurs, moi le premier. L’humoriste Gabrielle Caron a voulu ramener la fameuse “Société de minuit” sur scène dans un spectacle à Zoofest. Je suis allé à la première représentation d’Autour du feu, hier, à l’Underworld. Cinq humoristes ont pris part au spectacle: Stéphane Fallu, Silvi Tourigny, Pierre-Luc Pomerleau, Alex Douville et Gabrielle Caron. D’abord tous placés dans des chaises de camping autour d’un faux feux, les humoristes ont tour à tour pris la parole pour livrer un numéro dont le thème était généralement la peur.

J’ai envoyé quelques questions à Gabrielle Caron. Voici ses réponses.

En quoi consiste le spectacle?
Autour du Feu est inspiré de la populaire émission Fais-moi peur. Des humoristes se réunissent autour d’un feu pour se raconter des histoires de peur et parler de leurs phobies personnelles.

Comment représenterez-vous le feeling “autour du feu”? Y aura-t-il un vrai feu sur scène?
Hahaha ! On y a bien pensé, mais l’Association des Pompiers Nerveux n’a pas voulu ! En fait, nous n’aurons pas de vrai feu mais une imitation plutôt réussie. Et des chaises de camping. Et une glacière. Et des guimauves. Mais pas de maringouins, ce qui est bonus. Tout le monde va sentir bon, plutôt que de sentir le Off !.

D’où est venue l’idée d’un tel spectacle?
J’aimais beaucoup l’idée de montrer les humoristes dans un côté plus vulnérable, les voir s’ouvrir aux gens en partageant une peur bleue qu’ils ont déjà eu ou une phobie personnelle. Autour d’un feu, tout le monde est plus relax, l’ambiance est propice aux confidences. Le public fait donc partie du spectacle plutôt que juste y assister, c’est presque comme si tout le monde était autour du feu. On recréé, à notre manière, la société de minuit. En remplaçant la phrase «C’est arrivé à l’ami d’un de mes ami» par «Ça m’est arrivé à moi, la semaine passée».

Que représente l’émission Fais-moi peur pour toi? Quel souvenir en gardes-tu?
Dans ma tête, c’est l’émission la plus épeurante du monde ENTIER ! Je suis très peureuse, mais je ne pouvais pas m’empêcher de l’écouter, même si ça voulait dire que je dormirais avec une veilleuse pour les prochains jours. En même temps, j’enviais ces jeunes qui se retrouvaient dans le bois et faisaient des feux en plus le p’tit à lunettes était pas mal cute ! Aussi, j’ai toujours aimé l’aspect convivial, relax d’un feu de camp. Comme si on pouvait tout se dire dans le bois.

À qui s’adresse le spectacle?
À tout le monde qui peut rester assis une heure en riant. Au fan d’humour, au fan d’histoire de fantômes, au fan de CD de musique d’Halloween, au fan d’En route vers mon premier gala (Plusieurs humoristes qui participent au spectacle on aussi participé à la populaire émission, entre autre le gagnant de l’édition 2010, Olivier Martineau.)

Comment ont été choisis les humoristes qui y prendront part?
Ça dépend des humoristes. Pour ce qui est de Stéphane Fallu et de Olivier Martineau, c’est eux qui, lorsque je leur ai expliqué le concept du spectacle, on voulu y participer. Pour ce qui est d’Annie Deschamps et de Charles Beauchesne, c’est qu’ils ont un numéro en particulier qui «fitte» avec le thème. Pour les autres : Pierre-Luc Pomerleau, Silvi Tourigny (Carole aide son prochain), Alex Douville, Frank Grenier et Jonathan Lord, ce sont des humoristes qui me font rire et des gens avec qui j’aime travailler et qui ont des styles très différents. Et finalement, pour ce qui est de Gabrielle Caron, ben c’est moi ! Et comme je me trouve drôle, je me suis mise sur le show.

Ont-ils créé des numéros spécialement pour le spectacle?
Quelques humoristes ont écrit un numéro tout neuf spécialement pour Autour du Feu. Certains ont écrit un numéro en lien avec la peur juste au bon moment, comme s’ils avaient lu dans mes pensées que c’est ce que je recherchais. Ce qui me fait un peu peur. Certains on adapté du matériel déjà existant. Une chose est certaine, aucune des quatre représentations ne sera identique, en grosse partie parce que ce n’est jamais les mêmes humoristes qui sont sur le spectacle.

Qu’est-ce qui est intéressant à mélanger la peur et le rire?
Tout le monde a déjà eu peur, même ceux qui refusent de l’avouer publiquement. Que ce soit la peur d’aller dormir après avoir vu le film Freddy ou avoir une phobie des araignées, la peur est une thématique qui rejoint tout le monde. Dans nos numéros, les gens vont se reconnaître, se mettre à notre place et rire avec nous (et sans doute un peu de nous !).

Autour du Feu
Jusqu’au 14 juillet, 22h30
L’Underworld, 1403 rue Sainte-Élisabeth