Soirée de gala réussie

- 7 décembre 2012

Kutan

 

C’était soir de Gala, jeudi soir, au Grand-Théâtre de Québec.
Douze chanteurs, l’Orchestre symphonique, dirigé pour l’occasion par Daniel Lipton, le Choeur de l’Opéra de Québec et 1538 amateurs d’art lyrique réunis dans la salle Louis-Fréchette. Une soirée de Gala réussie sur toute la ligne.

Surtout en deuxième partie où les moments de grâce ont été nombreux. Les chanteurs invités semblaient plus relaxes et le choix des pièces était à propos avec des extraits du Barbier de Séville, Madama Butterfly, la Bohème, la Flûte enchantée, Don Giovanni et Nabucco.

Le baryton Étienne Dupuis s’est amusé avec le Largo al factotum du Barbier de Séville, se permettant un bain de foule et quelques pas de «moonwalk» à la Michael Jackson. Beaucoup de charisme.

L’OSQ a ensuite enchaîné avec le très beau Choeur à bouche fermée de Madama Butterfly tout en douceur et en nuances.

La soprano Aline Kutan (photo) a atteint des notes incroyables durant La Reine de la nuit de la Flûte enchantée. Elle a été spectaculaire. Quelle voix. Quelle clarté.

Le plus beau moment de la soirée aura certainement été l’interprétation de Minuit, chrétiens par le ténor français Avi Klemberg.

J’ai entendu souvent cette pièce d’Adolphe Adam. Mon père Maurice l’a chanté longtemps à l’église et l’interprétation sur disque de Richard Verreau a souvent joué à la maison.

Celle de jeudi a été sublime. Entouré des solistes invités et du Choeur de l’Opéra, descendu sur le parterre, Klemberg a été solide, sans trop en mettre. Il y a avait beaucoup de puissance et d’émotions avec toutes ces voix. Mémorable, solonel, frissonnant et émouvant.

En première partie, Antoine Bélanger a été intense et dramatique avec Pourquoi me réveiller de l’opéra Werther et la mezzo-soprano Allyson McHardy a été superbe dans D’amour l’ardente flamme de La Damnation de Faust.

L’OSQ a été grandiose et les Choeurs de l’Opéra de Québec puissants dans la complexe et musicale Te Deum de la Tosca.

L’américain Kevin Burdette a volé la vedette de cette première partie avec Madamina, il catalogo è questo de Don Giovanni et avec La calunnia du Barbier de Séville. Expressif et comique avec sa démarche, ses gestes et sa façon de chanter, il a été fort sympathique et la foule a apprécié cette touche humoristique essentielle dans ce genre de gala. Aaron Ferguson a fait de même, en deuxième partie, avec Jour et nuit des contes d’Hoffman. Superbe soirée.

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